



{"id":4412,"date":"2015-05-04T20:43:31","date_gmt":"2015-05-04T18:43:31","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4412"},"modified":"2015-05-04T20:44:52","modified_gmt":"2015-05-04T18:44:52","slug":"entreprises","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4412","title":{"rendered":"Les atouts suisses du fintech"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Largeur_edition_04052015_Fintech.jpg\" alt=\"Largeur_edition_04052015_Fintech.jpg\" title=\"Largeur_edition_04052015_Fintech.jpg\" height=\"311\" border=\"0\" width=\"468\" \/><\/p>\n<p>Dans le monde des technologies, le nouveau favori, c\u2019est le fintech. En ce moment, il \u00e9clipse cleantech, biotech et medtech, et affole les investisseurs. Ce n\u2019est pas un hasard. \u00abLe fintech remet en cause l\u2019industrie bancaire de la m\u00eame mani\u00e8re que le num\u00e9rique a boulevers\u00e9 l\u2019industrie du voyage ou de la musique\u00bb, explique Cyril Dorsaz, directeur du d\u00e9partement start-up et innovation au sein de la filiale de San Francisco de Swissnex, un r\u00e9seau d&rsquo;ambassades scientifiques qui soutient l&rsquo;innovation helv\u00e9tique \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger.<\/p>\n<p>Les nouvelles technologies financi\u00e8res (fintech) disposent d\u2019un vaste champ d\u2019application, touchant toutes les activit\u00e9s dans les banques, le secteur du n\u00e9goce, le domaine des paiements ainsi que la s\u00e9curit\u00e9 informatique au sens large. Parmi les success stories embl\u00e9matiques, on peut citer le g\u00e9ant du paiement en ligne PayPal, la plateforme de pr\u00eats de particuliers \u00e0 particuliers Lending Club, ou encore Wealthfront et ses algorithmes qui remplacent les g\u00e9rants de fortune.<\/p>\n<p><strong>Impact sur les banques<\/strong><\/p>\n<p>En g\u00e9n\u00e9ral, les fintech se subdivisent en trois cat\u00e9gories: celles qui concurrencent les acteurs financiers traditionnels, celles qui leur fournissent des solutions innovantes, et celles qui d\u00e9veloppent des produits ou des services de niche encore inexistants. \u00abA Londres, les start-up fintech ont tendance \u00e0 appartenir \u00e0 la premi\u00e8re cat\u00e9gorie car elles ciblent en g\u00e9n\u00e9ral le march\u00e9 des consommateurs finaux, tandis qu\u2019\u00e0 Gen\u00e8ve, elles s\u2019inscrivent plut\u00f4t dans la deuxi\u00e8me, en soutenant les acteurs financiers traditionnels\u00bb, observe Antonio Gambardella, directeur de la Fondation genevoise pour l\u2019innovation technologique (FONGIT), un incubateur qui h\u00e9berge une quarantaine de start-up, dont neuf dans le secteur de la fintech.<\/p>\n<p>Actuellement, les efforts redoublent pour favoriser le d\u00e9veloppement de la finance 2.0 en Suisse. Un incubateur sp\u00e9cialement d\u00e9di\u00e9 au secteur verra le jour en automne \u00e0 Gen\u00e8ve. Il encadrera une dizaine de start-up travaillant sur des projets destin\u00e9s \u00e0 augmenter les revenus et la valeur ajout\u00e9e des banques. Switzerland Global Enterprise (l\u2019ancienne OSEC) a organis\u00e9 en novembre un voyage \u00e0 Londres afin de permettre aux entreprises suisses de fintech d\u2019y nouer des contacts et r\u00e9p\u00e9tera l\u2019op\u00e9ration en septembre \u00e0 New York. Quant au Swissnex de San Francisco, il envisage la cr\u00e9ation d\u2019un \u00abavant-poste fintech\u00bb pour cr\u00e9er un lien entre l\u2019ensemble de la place financi\u00e8re suisse et les innovations de la Silicon Valley.<\/p>\n<p><strong>Nouvelle g\u00e9n\u00e9ration<\/strong><\/p>\n<p>Pourquoi une telle effervescence maintenant? \u00abLe mod\u00e8le de la finance traditionnelle a besoin de changement, estime Antonio Gambardella. Le fait que le secret bancaire ne constitue plus un argument de vente majeur conduit les banques \u00e0 innover, mais c\u2019est m\u00eame plus que cela: la client\u00e8le des banques priv\u00e9es a rajeuni, elle ma\u00eetrise l\u2019informatique, internet et les outils en ligne, et pose par cons\u00e9quent plus de d\u00e9fis \u00e0 son gestionnaire de fortune.\u00bb Cyril Dorsaz, de Swissnex, abonde. \u00abLa g\u00e9n\u00e9ration des millenials (n\u00e9e entre 1981 et 2000) consomme tr\u00e8s diff\u00e9remment et veut tout faire en ligne. Une \u00e9tude indique m\u00eame que 71% d\u2019entre eux pr\u00e9f\u00e8reraient aller chez le dentiste plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 la banque&#8230;\u00bb Cette g\u00e9n\u00e9ration ne se retrouve d\u2019ailleurs pas que chez les clients, mais aussi parmi les employ\u00e9s de l\u2019industrie financi\u00e8re, et r\u00e9clame des outils qui lui correspondent.<\/p>\n<p>\u00abLa Suisse a une belle carte \u00e0 jouer dans les fintech, gr\u00e2ce \u00e0 son leadership reconnu en mati\u00e8re financi\u00e8re, estime Cyril Dorsaz, mais il y a urgence \u00e0 prendre le virage digital.\u00bb Selon lui, les opportunit\u00e9s se situent dans les plateformes de gestion de fortune bas\u00e9e sur des algorithmes, dans le domaine des bitcoins, ainsi que dans la protection de la vie priv\u00e9e et des donn\u00e9es num\u00e9riques confidentielles. Des start-up n\u2019ont toutefois pas attendu pour tenter leur chance, et vont certainement susciter une forte \u00e9mulation ces prochaines ann\u00e9es.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>1. Agflow: le hub d\u2019information participatif pour les n\u00e9gociants<\/strong><\/p>\n<p>Cr\u00e9er un nouvel outil pour les acteurs du n\u00e9goce, qui leur donne une vue globale et en temps r\u00e9el du prix des cargaisons qui s\u2019\u00e9changent d\u2019un point \u00e0 un autre du globe. C\u2019est l\u2019id\u00e9e qu\u2019a eue Siavosh Arasteh, apr\u00e8s avoir constat\u00e9 que l\u2019information dans le domaine des mati\u00e8res premi\u00e8res avait besoin d\u2019\u00e9voluer. \u00abDes clients nous appelaient ou nous \u00e9crivaient pour demander des statistiques sur les cours du ma\u00efs en Italie, ou sur l\u2019\u00e9volution de la cotation du bl\u00e9 argentin, raconte le cofondateur d\u2019Agflow. Nous avons r\u00e9alis\u00e9 que la meilleure solution serait de cr\u00e9er un outil sophistiqu\u00e9 qui permette au client d\u2019acc\u00e9der lui-m\u00eame \u00e0 ces informations\u00bb.<\/p>\n<p>Agflow a vu le jour \u00e0 Gen\u00e8ve en 2012. La plateforme se concentre sur les march\u00e9s physiques des c\u00e9r\u00e9ales, des ol\u00e9agineux et des huiles v\u00e9g\u00e9tales. Elle centralise les donn\u00e9es de prix de ces marchandises, les actualise en temps r\u00e9el et les agr\u00e8ge sous forme de tableaux ou de graphiques. En outre, quarante courtiers sp\u00e9cialis\u00e9s, bas\u00e9s en Australie, en Chine, ou encore au Br\u00e9sil y partagent leur point de vue. Ceux-ci ne sont pas r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s mais b\u00e9n\u00e9ficient de la visibilit\u00e9 de la plateforme et de son contenu. \u00abNous allions l\u2019approche analytique d\u2019un Bloomberg avec la profondeur et la pr\u00e9cision attendue par un professionnel du n\u00e9goce\u00bb, r\u00e9sume le dipl\u00f4m\u00e9 de la London School of Economics.<\/p>\n<p>La plateforme est payante depuis le mois de septembre. Elle compte actuellement 1000 abonn\u00e9s, la plupart en Suisse et \u00e0 Singapour, mais \u00e9galement en France, au Maroc ou en Jordanie. Il s\u2019agit d\u2019entreprises de n\u00e9goce, d\u2019exportateurs, de centrales d\u2019achat de groupes agroalimentaires, ou encore de ports de commerce.<\/p>\n<p>La PME, qui compte aujourd\u2019hui dix employ\u00e9s, ambitionne de devenir le leader mondial de l\u2019information sur les mati\u00e8res premi\u00e8res agricoles. Dans un horizon plus proche, elle travaille \u00e0 la mise au point d\u2019une application mobile et pr\u00e9voit une lev\u00e9e de fonds de deux millions au deuxi\u00e8me semestre 2015.<\/p>\n<p><strong>2. CashSentinel: payer de gros montants cash en toute s\u00e9curit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Comment faire lorsque l\u2019on habite Gen\u00e8ve et que l\u2019on rep\u00e8re une voiture d\u2019occasion au Tessin? Partir essayer le v\u00e9hicule avec des dizaines de milliers de francs en poche? Ou aller voir l\u2019auto, payer un acompte et esp\u00e9rer que le vendeur sera toujours l\u00e0 lorsque l\u2019on reviendra avec le reste? C\u2019est suite \u00e0 un tel dilemme que Sylvain Bertolus a cr\u00e9\u00e9 en 2012 CashSentinel, un service de paiement s\u00e9curis\u00e9 pour les gros montants en cash, cibl\u00e9 sur les achats de voitures.<\/p>\n<p>\u00abL\u2019arnaque au v\u00e9hicule d\u2019occasion est la deuxi\u00e8me fraude en ligne la plus d\u00e9nonc\u00e9e en Europe\u00bb, indique l\u2019ing\u00e9nieur en informatique. Sa solution? Une plateforme en ligne o\u00f9 les parties s\u2019inscrivent avant la rencontre. L\u2019acheteur y verse par e-banking le montant convenu, puis il va tester la voiture et d\u00e9cide ou non de d\u00e9clencher la transaction depuis son t\u00e9l\u00e9phone portable. Le vendeur re\u00e7oit instantan\u00e9ment la notification de ce paiement irr\u00e9vocable, et obtient l\u2019argent dans les 48 heures sur son compte bancaire. Un prix fixe est factur\u00e9 selon le montant: de 49 francs pour un paiement jusqu\u2019\u00e0 10&rsquo;000 francs, \u00e0 119 francs pour un versement de 50&rsquo;000 \u00e0 100&rsquo;000 francs.<\/p>\n<p>La plateforme a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e en septembre, en partenariat avec le portail automobile AutoScout24. Bas\u00e9e \u00e0 Yverdon-les-Bains (VD), elle emploie aujourd\u2019hui cinq personnes. \u00abNos clients ont de 30 \u00e0 65 ans, ils ne sont pas particuli\u00e8rement technophiles, mais plut\u00f4t sensibles \u00e0 l\u2019aspect s\u00e9curitaire. Ils font surtout appel \u00e0 nos services pour des voitures \u00e0 partir de 20&rsquo;000 francs\u00bb, pr\u00e9cise Martial Mathieu chef des ventes et du marketing. Une cinquantaine de garages, s\u00e9duits par l\u2019id\u00e9e de ne pas garder de trop gros montants dans leurs caisses, comptent aussi parmi les clients.<\/p>\n<p>Pour l\u2019heure, la plateforme fonctionne exclusivement en Suisse, mais des transactions en euros avec les pays limitrophes devraient \u00eatre possibles d\u00e8s l\u2019automne. CashSentinel projette aussi de s\u2019\u00e9tendre au march\u00e9 britannique, probablement d\u00e8s la fin 2015. A terme, elle envisage de se d\u00e9velopper dans toute l\u2019Europe et pourrait faire son apparition sur le march\u00e9 de l\u2019art, des bateaux ou des petites annonces.<\/p>\n<p><strong>3. TawiPay: le Comparis du transfert d\u2019argent<\/strong><\/p>\n<p>Aider les travailleurs migrants \u00e0 trouver la solution la moins ch\u00e8re pour envoyer de l\u2019argent \u00e0 leur famille rest\u00e9e au pays. C\u2019est l\u2019objectif de TawiPay, une start-up bas\u00e9e \u00e0 Bussigny (VD) et lanc\u00e9e en 2013 par deux fr\u00e8res, Fran\u00e7ois et Pascal Briod, et leur associ\u00e9, Laurent Oberholzer. Une suite logique: il y a 16 ans, les fr\u00e8res alors \u00e2g\u00e9s de 8 et 10 ans ont fond\u00e9 une association pour aider des jeunes en Afrique, ce qui les a expos\u00e9s tr\u00e8s t\u00f4t \u00e0 la probl\u00e9matique du transfert d\u2019argent. \u00abJe me souviens d\u2019avoir attendu des heures dans un Western Union au Cameroun pour recevoir les 90% d\u2019une somme envoy\u00e9e de Suisse\u00bb, se rappelle Fran\u00e7ois Briod, qui occupe le poste de directeur.<\/p>\n<p>Avec l\u2019\u00e9volution des technologies, la donne a chang\u00e9. \u00abNous sommes pass\u00e9s d\u2019un syst\u00e8me simple mais on\u00e9reux, avec des guichets physiques, \u00e0 un syst\u00e8me virtuel, o\u00f9 il est possible de faire moins cher, mais o\u00f9 il est difficile de s\u2019y retrouver, tant les offres et les frais cach\u00e9s sont nombreux\u00bb, pointe l\u2019entrepreneur de 24 ans.<\/p>\n<p>TawiPay a donc mis au point un comparateur online, o\u00f9 le migrant inscrit la somme qu\u2019il souhaite envoyer, de quel pays \u00e0 quel pays. Le site liste alors les diff\u00e9rentes options, de la moins ch\u00e8re \u00e0 la plus ch\u00e8re, comme lors d\u2019une r\u00e9servation de vol sur internet. La personne n\u2019a plus qu\u2019\u00e0 choisir, et la start-up pr\u00e9l\u00e8ve une commission sur la commission de l\u2019op\u00e9rateur s\u00e9lectionn\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019enjeu est \u00e9norme. Selon la Banque mondiale, les migrants ont envoy\u00e9 en 2013 quelque 542 milliards de dollars \u00e0 leurs familles, sur lesquels 48 milliards ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9s comme frais de transfert. \u00abSelon nous, un comparateur de frais d\u2019envois leur aurait permis d\u2019\u00e9conomiser 28 milliards\u00bb, dit Fran\u00e7ois Briod.<\/p>\n<p>La plateforme emploie trois personnes et comptabilise plus de 50&rsquo;000 recherches faites dans le monde entier. Actuellement, elle fonctionne sur 223 corridors d\u2019envoi comme France-Maroc, Angleterre-Pologne ou Suisse-Serbie, mais l\u2019offre va encore s\u2019\u00e9toffer. \u00abA terme, on peut imaginer que des milliers de transactions passent chaque jour via notre plateforme\u00bb, estime le CEO.<\/p>\n<p><strong>4. InvestGlass: un outil sur-mesure pour les banquiers priv\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>La start-up genevoise InvestGlass combine le savoir-faire des banquiers priv\u00e9s avec les technologies du web. \u00abActuellement, les professionnels disposent de tr\u00e8s bonnes informations \u00e9conomiques via les agences sp\u00e9cialis\u00e9es, mais ils n\u2019ont pas d\u2019outil pour les individualiser pour chaque client\u00bb, explique le CEO Alexandre Gaillard, ancien directeur des ventes action dans de grandes banques de la place.<\/p>\n<p>InvestGlass a d\u00e9velopp\u00e9 une plateforme web d\u2019informations financi\u00e8res destin\u00e9e aux g\u00e9rants de fortune et aux courtiers. Celle-ci simplifie les questions de compliance, notamment en aidant les professionnels \u00e0 s\u00e9lectionner les actifs \u00e0 proposer au client de fa\u00e7on cibl\u00e9e. Un syst\u00e8me de filtres permet de tenir compte du profil de risque de ce dernier, de ses imp\u00e9ratifs culturels, de ses anciens investissements, ou encore des sp\u00e9cificit\u00e9s relatives \u00e0 son domicile fiscal.<\/p>\n<p>Des outils de suivi d\u00e9tectent en outre au cas par cas les actifs non-\u00e9ligibles. Il peut s\u2019agir d\u2019un investissement dans le secteur de l\u2019alcool pour un client souhaitant respecter les principes de la finance islamique, d\u2019un fonds non autoris\u00e9 en raison du domicile fiscal d\u2019une personne, ou d\u2019un placement non-adapt\u00e9 au profil de risque d\u2019un client. \u00abDans ces cas, la plateforme va proposer des alternatives personnalis\u00e9es\u00bb, poursuit le dipl\u00f4m\u00e9 en finance comportementale. Une fois qu\u2019un portefeuille est cr\u00e9\u00e9, le g\u00e9rant de fortune re\u00e7oit en temps r\u00e9el des alertes de prix et des informations pertinentes, afin d\u2019actualiser la strat\u00e9gie d\u2019investissement ou de r\u00e9\u00e9quilibrer le portefeuille.<\/p>\n<p>InvestGlass, qui a vu le jour en 2014 et emploie trois personnes, fonctionne sur un syst\u00e8me d\u2019abonnement mensuel, avec diff\u00e9rentes offres pour particuliers, professionnels ou entreprises. Pour l\u2019instant, elle est encore en phase de tests sur le march\u00e9 suisse, notamment chez la banque genevoise Syz, et compte prochainement s\u2019\u00e9tendre \u00e0 Londres.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le num\u00e9rique bouleverse les services financiers. Le ph\u00e9nom\u00e8ne, qui remet en question les acteurs traditionnels, gagne la Suisse romande et ouvre d\u2019immenses opportunit\u00e9s pour les start-up. <\/p>\n","protected":false},"author":19284,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-4412","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4412","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19284"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4412"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4412\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4412"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4412"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4412"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}