



{"id":4391,"date":"2015-04-02T17:58:54","date_gmt":"2015-04-02T15:58:54","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4391"},"modified":"2015-04-02T18:01:13","modified_gmt":"2015-04-02T16:01:13","slug":"pheromones","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4391","title":{"rendered":"L\u2019odeur enivrante de la sueur"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Large02042015.jpg\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" title=\"Large02042015.jpg\" alt=\"Large02042015.jpg\" \/><\/p>\n<p>Respirer \u00e0 pleins poumons le linge sale d\u2019un inconnu ne semble pas \u00eatre la cl\u00e9 d\u2019un rendez-vous r\u00e9ussi. Pourtant, si l\u2019on en croit de r\u00e9centes \u00e9tudes, c\u2019est une option qu\u2019il serait peut-\u00eatre judicieux d\u2019envisager, car l\u2019odeur corporelle pourrait bien \u00eatre un excellent indicateur de compatibilit\u00e9.<\/p>\n<p>La d\u00e9couverte n\u2019a \u00e9chapp\u00e9 ni aux vendeurs de \u00abparfums aux ph\u00e9romones\u00bb qui pullulent sur le Web ni aux organisateurs de \u00abpheromone parties\u00bb. Le principe? Apr\u00e8s avoir dormi trois nuits avec le m\u00eame t-shirt, des c\u00e9libataires l\u2019emportent \u00e0 une soir\u00e9e o\u00f9 d\u2019autres participants le reniflent pour choisir un partenaire, laissant leur nez les guider vers l\u2019amour.<\/p>\n<p>Il est clair depuis longtemps que beaucoup d\u2019esp\u00e8ces de mammif\u00e8res, comme les rongeurs, se fient \u00e0 leur odorat pour trouver leur partenaire. L\u2019id\u00e9e que les humains fassent de m\u00eame est accueillie avec scepticisme. Pourtant, les preuves montrant que les humains sont sensibles aux effluves corporels s\u2019accumulent. \u00abJe travaille sur les odeurs depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 1970 et les changements sont notables, d\u00e9clare Charles Wysocki, du Monell Chemical Senses Center de Philadelphie. Il y a de plus en plus d\u2019informations sur la mani\u00e8re dont les humains traitent inconsciemment les odeurs.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Un sens sous-estim\u00e9 <\/strong><\/p>\n<p>Qu\u2019il s\u2019agisse de trouver un partenaire, de signaler un danger ou d\u2019identifier une proie, les animaux utilisent les odeurs pour transmettre une myriade d\u2019informations \u00e0 leurs cong\u00e9n\u00e8res. Les humains, eux, sous-estiment l\u2019importance de leurs effluves corporels et de l\u2019odorat en g\u00e9n\u00e9ral. Une \u00e9tude r\u00e9cente, men\u00e9e par l\u2019agence am\u00e9ricaine de communication McCann aupr\u00e8s de plus de 7\u2019000 jeunes \u00e0 travers le monde, a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que la moiti\u00e9 pr\u00e9f\u00e9rerait renoncer \u00e0 ce sens plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 son appartenance \u00e0 un r\u00e9seau social en ligne. Nos comp\u00e9tences olfactives sont jug\u00e9es secondaires par rapport \u00e0 d\u2019autres sens consid\u00e9r\u00e9s comme plus essentiels \u00e0 la survie. Et tant qu\u2019elles ne sont pas pestilentielles, les odeurs nous sont souvent indiff\u00e9rentes. De m\u00eame, nous parvenons bien plus facilement \u00e0 identifier un son ou une image qu\u2019\u00e0 mettre un nom sur une fragrance ou \u00e0 d\u00e9terminer<br \/>\nsa provenance.<\/p>\n<p>Les ph\u00e9romones sont des substances chimiques d\u00e9clenchant une r\u00e9action, sociale ou comportementale, chez les autres membres d\u2019une m\u00eame esp\u00e8ce. L\u2019id\u00e9e que les humains en s\u00e9cr\u00e8tent provient en grande partie des recherches men\u00e9es il y a une vingtaine d\u2019ann\u00e9es par Claus Wedekind, biologiste \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Berne. A l\u2019origine des \u00abpheromone parties\u00bb, ses th\u00e9ories se basent sur des exp\u00e9riences dans le cadre desquelles des \u00e9tudiantes \u00e9taient invit\u00e9es \u00e0 juger et \u00e0 classer l\u2019odeur des t-shirts de participants masculins.<\/p>\n<p>En \u00e9tudiant le complexe majeur d\u2019histocompatibilit\u00e9 (CMH), l\u2019\u00e9tude a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les femmes pr\u00e9f\u00e9raient l\u2019odeur des v\u00eatements des hommes ayant un syst\u00e8me immunitaire tr\u00e8s diff\u00e9rent du leur, ce qui est pertinent en termes d\u2019\u00e9volution, notamment pour s\u2019adapter au mieux aux menaces qui nous entourent (les agents pathog\u00e8nes par exemple). Les auteurs ont donc conclu que les humains ont d\u00e9velopp\u00e9 une capacit\u00e9 \u00e0 \u00abflairer\u00bb le bon partenaire.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, il est \u00e9vident que la r\u00e9alit\u00e9 est encore plus complexe. \u00abLes humains tendent \u00e0 penser qu\u2019ils sont responsables et rationnels, mais en fait, ils sont influenc\u00e9s par les m\u00eames signaux primitifs que le reste du r\u00e8gne animal, estime Liron Rozenkrantz de l\u2019Institut Weizmann, en Isra\u00ebl. Nos d\u00e9cisions, nos comportements et nos opinions sont influenc\u00e9s par des facteurs dont nous n\u2019avons pas conscience, mais qui ont un effet majeur sur notre humeur, notre \u00e9quilibre hormonal et notre activit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Important pour la survie de l&rsquo;esp\u00e8ce<\/strong><\/p>\n<p>Les \u00e9tudes sur la peur sont \u00e0 l\u2019origine des preuves les plus convaincantes. Les chercheurs de l\u2019Universit\u00e9 de Kiel, en Allemagne, ont ainsi d\u00e9montr\u00e9 que l\u2019odeur de la sueur pr\u00e9lev\u00e9e sur des \u00e9tudiants attendant anxieusement les r\u00e9sultats de leurs examens pouvait avoir un impact sur d\u2019autres \u00e9tudiants, alors que la transpiration d\u00e9gag\u00e9e pendant une activit\u00e9 sportive n\u2019en avait aucun. Ces \u00e9l\u00e9ments ont conduit les auteurs \u00e0 d\u00e9clarer que, chez les humains comme chez les animaux, la capacit\u00e9 \u00e0 d\u00e9tecter \u00abl\u2019odeur des ph\u00e9romones d\u2019alerte pr\u00e9sente probablement des avantages en termes d\u2019\u00e9volution\u00bb.<\/p>\n<p>Ce principe a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9 en 2008 par Lilianne Mujica-Parodi, de la Stony Brook University de New York, qui travaille sur l\u2019aspect neuronal du stress. Les rats sont connus pour \u00eatre sensibles \u00e0 l\u2019odeur de la peur de leurs cong\u00e9n\u00e8res lorsqu\u2019ils sont, par exemple, mis en pr\u00e9sence d\u2019un pr\u00e9dateur. Afin de tester cette hypoth\u00e8se sur des humains, l\u2019\u00e9quipe de Lilianne Mujica-Parodi a r\u00e9colt\u00e9 la sueur de volontaires pendant un saut en parachute, situation stressante par excellence, et celle produite lors d\u2019un exercice physique sur un tapis de course. Quand d\u2019autres volontaires ont \u00e9t\u00e9 soumis aux premiers \u00e9chantillons dans une IRM fonctionnelle, les chercheurs ont constat\u00e9 une activation de l\u2019amygdale, la r\u00e9gion du cerveau impliqu\u00e9e dans les \u00e9motions. Les seconds \u00e9chantillons n\u2019avaient pas cet effet. Ces scientifiques ont \u00e9galement not\u00e9 que les volontaires \u00e9taient plus sensibles \u00e0 des photos de visages mena\u00e7ants qu\u2019\u00e0 des visages neutres apr\u00e8s avoir senti l\u2019odeur de la sueur produite lors du saut, alors qu\u2019ils r\u00e9agissaient de la m\u00eame mani\u00e8re aux deux s\u00e9ries apr\u00e8s avoir respir\u00e9 la transpiration produite lors d\u2019un exercice physique.<\/p>\n<p>\u00abLorsque les gens sont anxieux ou inquiets, leur odeur corporelle change et transmet des informations \u00e0 leur entourage\u00bb, conclut Charles Wysocki. Notons que les volontaires n\u2019\u00e9taient pas consciemment capables de faire la diff\u00e9rence entre les deux \u00e9chantillons. \u00abM\u00eame si c\u2019est au niveau subconscient, l\u2019activit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale est modifi\u00e9e. L\u2019odeur de la peur rend les gens plus vigilants.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Vall\u00e9e de larmes<\/strong><\/p>\n<p>Mais la transpiration n\u2019est pas le seul fluide corporel \u00e0 transmettre des informations. En 2011, Noam Sobel, de l\u2019Institut Weizmann, a demand\u00e9 \u00e0 des femmes de regarder des films tristes, et a r\u00e9colt\u00e9 leurs larmes. Comme \u00e9chantillon t\u00e9moin, il a utilis\u00e9 une solution saline qu\u2019il avait fait couler sur leur visage. Bien qu\u2019ils n\u2019aient pas \u00e9t\u00e9 capables de faire la diff\u00e9rence entre l\u2019odeur des larmes et celle de la solution saline de mani\u00e8re consciente, les hommes ont \u00e9t\u00e9 touch\u00e9s par des composants pr\u00e9sents dans les larmes.<\/p>\n<p>Ainsi, ils ont trouv\u00e9 ces femmes moins attirantes apr\u00e8s avoir respir\u00e9 les vraies larmes qu\u2019apr\u00e8s avoir senti la solution t\u00e9moin, et les chercheurs se sont aper\u00e7us que le fait de sentir les cotons impr\u00e9gn\u00e9s de larmes faisait baisser leur niveau de testost\u00e9rone. Enfin, ils leur ont demand\u00e9 de regarder des films \u00e0 connotation sexuelle. R\u00e9sultat: leur excitation \u00e9tait r\u00e9duite une fois qu\u2019ils avaient respir\u00e9 les cotons imbib\u00e9s de larmes.<\/p>\n<p>M\u00eame s\u2019il est possible que cela aie d\u2019autres r\u00f4les, le fait qu\u2019une femme puisse calmer les ardeurs d\u2019un homme en pleurant repr\u00e9sente un avantage \u00e9volutif, selon Liron Rozenkrantz. Cela pourrait, par exemple, expliquer pourquoi les femmes ont tendance \u00e0 pleurer plus souvent lorsqu\u2019elles ont leurs r\u00e8gles. \u00abLors de cette phase du cycle, les rapports sexuels ne peuvent pas entra\u00eener de grossesse. Limiter l\u2019excitation sexuelle du partenaire peut \u00eatre pr\u00e9f\u00e9rable du point de vue de l\u2019\u00e9volution\u00bb, souligne-t-elle. Un niveau de testost\u00e9rone plus bas rend les hommes moins agressifs: pleurer serait donc un moyen efficace de se prot\u00e9ger. L\u2019hypoth\u00e8se doit encore \u00eatre valid\u00e9e, mais cela pourrait aussi \u00eatre le cas chez les nourrissons, qui constituent l\u2019\u00e9crasante majorit\u00e9 des individus qui communiquent leurs \u00e9motions en pleurant. \u00abSi les larmes des enfants ont le m\u00eame effet que celles des femmes, il peut s\u2019agir d\u2019un m\u00e9canisme de d\u00e9fense visant \u00e0 r\u00e9duire l\u2019agressivit\u00e9 des adultes qui les entourent\u00bb, poursuit-elle.<\/p>\n<p><strong>Succ\u00e8s mitig\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Beaucoup aimeraient croire que les humains produisent des ph\u00e9romones pour attirer l\u2019\u00e9lu de leur c\u0153ur. \u00abDe nombreux sites internet vendent la recette miracle \u00e0 appliquer sur le corps ou \u00e0 ajouter au parfum, note Charles Wysocki. Certains pensent qu\u2019en s\u2019en enduisant avant de sortir, ils sont s\u00fbrs de faire des rencontres.\u00bb Ces ph\u00e9romones dites \u00ablib\u00e9ratrices\u00bb (voir encadr\u00e9, p. 29) ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es il y a plus d\u2019un demi-si\u00e8cle gr\u00e2ce au comportement des mites: lorsqu\u2019un m\u00e2le est sous l\u2019influence de la substance chimique s\u00e9cr\u00e9t\u00e9e par une femelle, il est pr\u00eat \u00e0 tout pour la rejoindre. Mais l\u2019id\u00e9e que la m\u00eame chose existe chez les humains fait encore l\u2019objet de d\u00e9bats. \u00abIl n\u2019existe aucune preuve biom\u00e9dicale incontestable\u00bb, souligne Charles Wysocki.<\/p>\n<p>Si les humains utilisent les odeurs pour transmettre des informations, pourquoi faire autant d\u2019efforts pour les masquer? Selon Charles Wysocki, l\u2019efficacit\u00e9 des substances utilis\u00e9es dans les d\u00e9odorants est en r\u00e9alit\u00e9 assez limit\u00e9e. Son laboratoire en a \u00e9tudi\u00e9 plus de 50. \u00abEnviron un tiers d\u2019entre elles r\u00e9ussissent effectivement \u00e0 r\u00e9duire l\u2019impact de l\u2019odeur corporelle masculine sur les personnes du m\u00eame sexe\u00bb, explique-t-il. Mais aupr\u00e8s des femmes, leur efficacit\u00e9 est absolument nulle.<\/p>\n<p>Faudrait-il en conclure que les d\u00e9odorants sont bons pour la poubelle? Probablement pas. Mais la prochaine fois que vous aurez un rendez-vous galant, n\u2019oubliez pas que vos \u00e9motions, votre comportement et vos impressions seront influenc\u00e9s par des signaux olfactifs dont vous n\u2019avez pas conscience.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>ENCADRES<\/p>\n<p><strong>Faits divers olfactifs<\/strong><\/p>\n<p><strong>Fringale<\/strong><br \/>\nLes fringales associ\u00e9es \u00e0 la consommation de marijuana sont scientifiquement prouv\u00e9es: un r\u00e9cepteur cannabino\u00efde situ\u00e9 dans le cerveau stimule l\u2019odorat qui accro\u00eet la sensation de faim.<\/p>\n<p><strong>Mauvaise haleine<\/strong><br \/>\nDans 85% des cas, ce ph\u00e9nom\u00e8ne est d\u00fb aux germes pr\u00e9sents dans la bouche \u00e0 cause d\u2019un manque d\u2019hygi\u00e8ne. D\u2019autres causes incluent l\u2019inflammation des voies respiratoires ou des maladies de l\u2019estomac.<\/p>\n<p><strong>Odeur de la mort<\/strong><br \/>\nUne \u00e9tude am\u00e9ricaine r\u00e9v\u00e8le un lien entre la perte d\u2019odorat et un risque de d\u00e9c\u00e8s multipli\u00e9 par trois dans les cinq ans.<\/p>\n<p><strong>Les femmes ont un meilleur odorat<\/strong><br \/>\nD\u2019apr\u00e8s une \u00e9tude de 2014, les femmes d\u00e9tectent mieux les odeurs que les hommes tout au long de leur vie et en particulier \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 15 ans.<\/p>\n<p><strong>33%<\/strong><br \/>\nUn tiers des 400 r\u00e9cepteurs situ\u00e9s dans les membranes des neurones olfactifs (dans le nez) varient d\u2019une personne \u00e0 l\u2019autre, ce qui pourrait expliquer pourquoi nous appr\u00e9cions des odeurs diff\u00e9rentes.<\/p>\n<p><strong>Inconnu<\/strong><br \/>\nLe nombre d\u2019odeurs qu\u2019un humain peut distinguer est incertain. Une \u00e9tude cit\u00e9e par Technologist (juillet 2014) faisait \u00e9tat de \u00abplus de 1\u2019000 milliards\u00bb d\u2019odeurs, mais sa m\u00e9thodologie a depuis \u00e9t\u00e9 critiqu\u00e9e. D\u2019autres chercheurs ont constat\u00e9 que les humains \u00e9taient capables de distinguer de nombreuses odeurs, mais qu\u2019il leur \u00e9tait tr\u00e8s difficile de les identifier.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Collaboration: Line Emilie Fedders<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans le magazine Technologist.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Certains animaux utilisent leur odorat pour communiquer. De plus en plus d\u2019\u00e9tudes sugg\u00e8rent que les humains font de m\u00eame.<\/p>\n","protected":false},"author":20181,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-4391","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4391","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20181"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4391"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4391\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4391"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4391"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4391"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}