



{"id":4349,"date":"2015-02-03T17:13:44","date_gmt":"2015-02-03T15:13:44","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4349"},"modified":"2015-02-03T18:27:49","modified_gmt":"2015-02-03T16:27:49","slug":"e-commerce","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4349","title":{"rendered":"Vendre via des sites comme Ricardo, une solution viable?"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Largeur_edition_03022015.jpg\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" title=\"Largeur_edition_03022015.jpg\" alt=\"Largeur_edition_03022015.jpg\" \/><\/p>\n<p>\u00abLe nombre d\u2019annonces publi\u00e9es par des professionnels a augment\u00e9 de 40% depuis le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e, constate Yves M\u00e4der, directeur de Ricardo. Les annonces professionnelles ont aujourd\u2019hui d\u00e9pass\u00e9 les annonces priv\u00e9es. Pourtant, notre plateforme \u00e9tait initialement destin\u00e9e aux particuliers.\u00bb Ricardo, Anibis, Petitesannonces ou encore Tutti: les entrepreneurs sont toujours plus nombreux \u00e0 commercialiser leurs produits via ces plateformes de petites annonces. Il s\u2019agit m\u00eame de l\u2019une des tendances fortes observ\u00e9es actuellement dans le domaine du e-commerce.<\/p>\n<p>Et le ph\u00e9nom\u00e8ne n\u2019en serait qu\u2019\u00e0 ses d\u00e9buts. \u00abLe nombre d\u2019annonceurs professionnels a augment\u00e9 de 27% en un an sur Anibis, note Olivier Rihs, son directeur. Nous sommes encore aux pr\u00e9mices de cette croissance. Les commer\u00e7ants savent depuis longtemps que les clients se trouvent sur le net. Mais ils r\u00e9alisent depuis peu o\u00f9 il convient d\u2019aller les chercher.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Quelle plateforme?<\/strong><\/p>\n<p>Que l\u2019on d\u00e9cide de vendre ses produits uniquement via ces sites ou de les utiliser comme canaux suppl\u00e9mentaires, la d\u00e9marche permet d\u2019augmenter sa visibilit\u00e9. Tr\u00e8s connus, ils sont visit\u00e9s par des millions d\u2019internautes chaque mois: 18 pour Ricardo, 7,5 pour Anibis et 1,2 pour Petitesannonces. \u00abLes commer\u00e7ants viennent sur notre plateforme dans le but d\u2019attirer de nouveaux clients, explique Fr\u00e9d\u00e9ric Monnard, fondateur de Petitesannonces. En outre, ils b\u00e9n\u00e9ficient de notre travail en mati\u00e8re de r\u00e9f\u00e9rencement et de maintenance, les co\u00fbts sont donc tr\u00e8s faibles voire inexistant.\u00bb<\/p>\n<p>Sur les sites de e-commerce et d\u2019annonces en lignes, l\u2019annonceur a le choix entre diff\u00e9rentes formules. Sur Ricardo, les professionnels ach\u00e8tent des forfaits de publication qui vont de 15 francs par mois pour 50 annonces, \u00e0 360 francs par mois pour 3000. Les articles peuvent \u00eatre mis en vente aux ench\u00e8res ou \u00e0 prix fixe et doivent co\u00fbter un minimum de 10 francs. Dans un second temps, l\u2019annonceur peut choisir de placer sa publication de mani\u00e8re \u00e0 optimiser sa visibilit\u00e9 sur le site: 40 francs pour la faire figurer en page d\u2019accueil, et des options comprises entre 2 et 12 francs pour l\u2019afficher sur les pages principales des diff\u00e9rentes cat\u00e9gories de produits. Ricardo touche une commission de 5 \u00e0 9% sur chaque vente en fonction du type d\u2019article.<\/p>\n<p>\u00abEn plus d\u2019\u00eatre un site d\u2019annonces, nous sommes une plateforme de commerce en ligne sur laquelle les transactions sont effectu\u00e9es, pr\u00e9cise Yves M\u00e4der. Ce qui explique ces frais.\u00bb La strat\u00e9gie de Ricardo consiste donc \u00e0 garder un maximum de distance entre les vendeurs et les acheteurs. Objectif: \u00e9viter que ces derniers ne passent commande directement sur les sites des vendeurs. Cela explique que, sur une annonce, il n\u2019y ait pas de lien renvoyant au site de l\u2019annonceur. \u00abBien s\u00fbr, les clients voient d\u2019o\u00f9 vient leur produit lorsqu\u2019ils le re\u00e7oivent chez eux, rel\u00e8ve le directeur. Vendeurs et acheteurs peuvent \u00e9galement discuter sur le \u00abchat\u00bb de notre site. N\u00e9anmoins, de nombreux consommateurs continuent d\u2019acheter via notre plateforme tout en devenant des clients fid\u00e8les pour les vendeurs car notre site a acquis une bonne r\u00e9putation et les consommateurs s\u2019y sentent en s\u00e9curit\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Sur Anibis, Petitesannonces et Tutti, la publication des annonces est gratuite. Les publications prioritaires et plus visibles se paient \u00e0 des tarifs compris entre 11 et 24 francs avec la possibilit\u00e9 d\u2019ins\u00e9rer des liens, except\u00e9 sur Tutti. Sur ces portails, les transactions s\u2019effectuent entre l\u2019acheteur et le vendeur directement.<\/p>\n<p><strong>Multiplier les canaux<\/strong><\/p>\n<p>Entre son propre site internet et les plateformes d\u2019annonces et de vente en ligne, il est important d\u2019\u00eatre pr\u00e9sent sur un maximum de canaux. \u00abNous travaillons depuis le d\u00e9but avec des sites comme Petitesannonces, indique Olivier Nimis, fondateur de Remicom, une soci\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9e dans la transmission d\u2019entreprises et la remise de commerces. Au total, nous publions 1800 annonces sur une quarantaine de portails web. Environ 30% de notre client\u00e8le provient de ces sites, Petitesannonces \u00e9tant le plus efficace pour nous.\u00bb<\/p>\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, la boutique en ligne de chaussures Koala.ch n\u2019a pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 s\u2019inscrire sur Ricardoshops, le centre commercial virtuel de Ricardo. Cette plateforme, qui ne comprend pas d\u2019annonces priv\u00e9es, rassemble une quarantaine de soci\u00e9t\u00e9s. Pour \u00e9tablir un magasin dans Ricardoshops, les commer\u00e7ants doivent remplir certains crit\u00e8res. Les produits \u00e9rotiques et alimentaires ne sont, par exemple, pas accept\u00e9s. Par ailleurs, les entreprises doivent installer un logiciel pour connecter leur site \u00e0 cette plateforme et, comme avec le site principal, Ricardo touche une commission sur chaque vente.<\/p>\n<p>\u00abLes ventes que nous effectuons sur Ricardoshops repr\u00e9sentent une infime partie de notre chiffre d\u2019affaires, dit Matthias Fr\u00f6hlicher, cofondateur de Koala.ch. La d\u00e9marche vise \u00e0 accro\u00eetre notre visibilit\u00e9 sur la toile, et \u00e0 prendre la place qu\u2019un concurrent pourrait occuper.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>PORTRAITS<\/p>\n<p><strong>\u00abTr\u00e8s vite, je suis parvenu \u00e0 vendre entre 10 et 20 bateaux par an\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Gr\u00e2ce \u00e0 Anibis, Thierry Turuvani s\u2019est lanc\u00e9 en solitaire dans la vente de bateaux. Cette ann\u00e9e, il a rachet\u00e9 le Centre nautique du Landeron et dirige une \u00e9quipe de dix collaborateurs.<\/em><\/p>\n<p>Apr\u00e8s une formation en micro\u00e9lectronique et un premier parcours professionnel dans l\u2019horlogerie, le Neuch\u00e2telois Thierry Turuvani d\u00e9cide de r\u00e9orienter sa carri\u00e8re et de cr\u00e9er sa propre entreprise. En 2000, il fonde Windspeed, une soci\u00e9t\u00e9 qui met des avions \u00e0 disposition de pilotes priv\u00e9s. Au fil des ans, il diversifie son activit\u00e9 en proposant aux entreprises des services de comptabilit\u00e9 et de consulting. En 2009, il se lance dans la vente de bateaux en publiant des annonces sur plusieurs sites, dont Anibis. \u00abTr\u00e8s vite, je suis parvenu \u00e0 vendre entre 10 et 20 bateaux par ann\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 cette plateforme. J\u2019ai donc d\u00e9cid\u00e9 de poursuivre dans cette voie.\u00bb<\/p>\n<p>Cette ann\u00e9e, l\u2019entrepreneur a rachet\u00e9 le Centre nautique du Landeron, une soci\u00e9t\u00e9 de vente de bateaux \u00e9galement active dans l\u2019entretien et qui dispose de locaux pour l\u2019hivernage. Un rachat rendu possible gr\u00e2ce aux bonnes ventes effectu\u00e9es sur Anibis durant ces cinq derni\u00e8res ann\u00e9es; le prix des bateaux peut atteindre 50&rsquo;000 francs. \u00abLe Centre nautique m\u2019int\u00e9ressait car, avec ses infrastructures, il me permet d\u2019\u00e9toffer mon offre en proposant des services de m\u00e9canique et de peinture par exemple.\u00bb<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, Thierry Turuvani reste tr\u00e8s actif sur Anibis, o\u00f9 il dispose en permanence d\u2019une soixantaine d\u2019annonces publi\u00e9es. \u00abCe site a beaucoup contribu\u00e9 au d\u00e9veloppement de mes affaires. M\u00eame avec des sites d\u2019annonces sp\u00e9cialis\u00e9s dans le nautisme, je ne concr\u00e9tise pas autant de ventes.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abRicardo m\u2019a permis d\u2019attirer des clients\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Ludovic Decorges a fait conna\u00eetre son entreprise de e-commerce gr\u00e2ce \u00e0 Ricardo. Il vend maintenant des articles de sport automobile dans toute l\u2019Europe.<\/em><\/p>\n<p>En 2000, apr\u00e8s avoir travaill\u00e9 dans le secteur automobile, Ludovic Decorges d\u00e9cide de se mettre \u00e0 son compte en vendant des accessoires pour voiture sur Ricardo. En 2008, il fonde Swissimex, une soci\u00e9t\u00e9 de commerce en ligne bas\u00e9e \u00e0 Gland (VD) qui propose du mat\u00e9riel de comp\u00e9tition destin\u00e9 aux pilotes et de l\u2019outillage pour les m\u00e9caniciens. Il exporte aujourd\u2019hui ses produits en Espagne, au Portugal, en Italie, en Allemagne ainsi qu\u2019en Angleterre.<\/p>\n<p>\u00abDans un premier temps, pour me faire conna\u00eetre et attirer un maximum de clients, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s pr\u00e9sent sur Ricardo. Cela m\u2019a notamment permis de toucher des acheteurs domicili\u00e9s en Suisse al\u00e9manique. Environ 30% des internautes qui commandaient via cette plateforme venaient ensuite directement sur mon site. Une fois ma client\u00e8le acquise, j\u2019ai quasiment quitt\u00e9 Ricardo.\u00bb De temps en temps, pour attirer de nouveaux consommateurs, Ludovic Decorges vend encore certains articles via la plateforme de commerce en ligne. \u00ab\u00catre pr\u00e9sent sur plusieurs canaux reste important. Sur mes 2500 articles, j\u2019en propose occasionnellement une dizaine sur ce site.\u00bb<\/p>\n<p>Disposant d\u2019un d\u00e9p\u00f4t de 220m2 et d\u2019un bureau, le vendeur s\u2019appr\u00eate \u00e0 embaucher deux collaborateurs en 2015 pour suivre le rythme de ses ventes, qui progressent de 30% chaque ann\u00e9e.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abA mes d\u00e9buts, je doublais mon chiffre d\u2019affaires chaque ann\u00e9e\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Il y a dix ans, Pierre-Alec Emery s\u2019amusait \u00e0 acheter et revendre des produits sur Ricardo. Aujourd\u2019hui, il est \u00e0 la t\u00eate de PEM Import et son chiffre d\u2019affaires annuel d\u00e9passe les 700&rsquo;000 francs.<\/em><\/p>\n<p>\u00abJ\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 faire du commerce en ligne parall\u00e8lement \u00e0 mon m\u00e9tier d\u2019informaticien. J\u2019achetais des produits sur Ricardo pour les revendre plus cher. J\u2019y ai pris go\u00fbt et le nombre de mes ventes a rapidement augment\u00e9. Appareils photo, tire-bouchons ou encore paires de chaussettes, je vendais de tout. En 2000, j\u2019ai officialis\u00e9 cette activit\u00e9 en cr\u00e9ant ma soci\u00e9t\u00e9 et mon site de vente, PEM Import, parall\u00e8lement \u00e0 Ricardo. A cette \u00e9poque, j\u2019ai \u00e9galement engag\u00e9 une personne pour effectuer les envois et je stockais encore les produits dans mon garage! Huit ans plus tard, j\u2019ai quitt\u00e9 mon travail d\u2019informaticien pour me consacrer pleinement au e-commerce.\u00bb<\/p>\n<p>Dans la foul\u00e9e, Pierre-Alec Emery acqui\u00e8re un entrep\u00f4t de 800m2 \u00e0 Marin (NE) pour stocker sa marchandise et devient le vendeur le mieux \u00e9valu\u00e9 par les internautes de Ricardo. \u00abLorsque j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de me consacrer enti\u00e8rement \u00e0 la vente en ligne, vers 2008, je doublais r\u00e9guli\u00e8rement mon chiffre d\u2019affaires qui a atteint 2,4 millions de francs dans ma meilleure ann\u00e9e.\u00bb<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui le rythme des ventes s\u2019est calm\u00e9. \u00abLes consommateurs sont plus avertis qu\u2019il y a six ans et le nombre de vendeurs pr\u00e9sents sur le net a augment\u00e9, ce qui explique cette baisse. Mais le march\u00e9 reste int\u00e9ressant.\u00bb Malgr\u00e9 la notori\u00e9t\u00e9 de son site internet, Pierre-Alec Emery effectue toujours la moiti\u00e9 de son chiffre d\u2019affaires sur Ricardo.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De nombreux commer\u00e7ants utilisent les plateformes en ligne comme Ricardo ou Anibis pour doper leurs ventes. 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