



{"id":4345,"date":"2015-01-28T17:48:18","date_gmt":"2015-01-28T15:48:18","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4345"},"modified":"2015-01-29T15:33:27","modified_gmt":"2015-01-29T13:33:27","slug":"reconversion","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4345","title":{"rendered":"Ces sportifs d\u2019\u00e9lite devenus entrepreneurs"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Large20150128.jpg\" alt=\"Large20150128.jpg\" title=\"Large20150128.jpg\" height=\"311\" width=\"468\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p>Chaque matin, tous les employ\u00e9s de La Pati se serrent la main avant d\u2019attaquer le travail. Quelques mots d\u2019encouragement et c\u2019est parti, un peu comme une \u00e9quipe de hockey pr\u00eate \u00e0 en d\u00e9coudre avec l\u2019adversaire. Rien d\u2019\u00e9tonnant \u00e0 cela, puisque leur patron s\u2019appelle Antoine Descloux et qu\u2019il a d\u00e9fendu les couleurs de Fribourg-Gott\u00e9ron pendant 16 ans. \u00abChez moi, la poign\u00e9e de main est obligatoire. Ceux qui ne prennent pas cinq minutes pour saluer leurs coll\u00e8gues ne forment pas une \u00e9quipe\u00bb, ass\u00e8ne l\u2019ancien hockeyeur.<\/p>\n<p>De star de la glace \u00e0 num\u00e9ro un de la patinoire il n\u2019y avait qu\u2019un pas, et le Fribourgeois l\u2019a franchi en 2004. Son entreprise de construction de patinoires mobiles, La Pati, a commenc\u00e9 avec un seul employ\u00e9. Dix ans plus tard elle compte dix salari\u00e9s \u00e0 l\u2019ann\u00e9e et une trentaine pendant l\u2019hiver. Cette saison, la soci\u00e9t\u00e9 a construit 40 patinoires mobiles dans toute la Suisse romande. Et ses services se sont \u00e9toff\u00e9s \u00e0 travers les ann\u00e9es: elle construit \u00e9galement des patinoires fixes et fournit de l\u2019\u00e9quipement sp\u00e9cialis\u00e9 comme des surfaceuses, des patins ou m\u00eame des buts aux 58 patinoires de Suisse. L\u2019\u00e9t\u00e9, la PME bas\u00e9e \u00e0 Rossens, dans le canton de Fribourg, se diversifie avec des activit\u00e9s d\u2019\u00e9clairage sportif, de serrurerie et de climatisation industrielle. Le chiffre d\u2019affaires 2014 devrait avoisiner les trois millions de francs.<\/p>\n<p><strong>Rituels d\u2019\u00e9quipe<\/strong><\/p>\n<p>Le quotidien de l\u2019ancien d\u00e9fenseur garde des similitudes avec le calendrier des joueurs de hockey. L\u2019activit\u00e9 s\u2019intensifie pendant les mois de montage-d\u00e9montage des patinoires et se rel\u00e2che durant l\u2019\u00e9t\u00e9. \u00abTrois mois par an c\u2019est tr\u00e8s difficile. Les employ\u00e9s doivent laisser de c\u00f4t\u00e9 tout le reste, et il y a des engueulades, comme dans les \u00e9quipes de hockey, mais il faut les g\u00e9rer et les surmonter.\u00bb La philosophie de management d\u2019Antoine Descloux consiste \u00e0 g\u00e9rer ses employ\u00e9s comme un entra\u00eeneur. \u00abJ\u2019ai r\u00e9ussi \u00e0 faire une \u00e9quipe sportive avec mon entreprise et j\u2019en suis fier.\u00bb Le \u00ablancement de saison\u00bb se fait chaque ann\u00e9e autour d\u2019un d\u00eener et, tous les deux mois, les employ\u00e9s se r\u00e9unissent pour un barbecue \u00e0 midi. \u00abCela fait partie du travail\u00bb, lance le quadrag\u00e9naire au parler franc.<\/p>\n<p>Avoir appris \u00e0 se serrer les coudes pendant des ann\u00e9es avec des co\u00e9quipiers, influence forc\u00e9ment le style d\u2019un patron. \u00abJe fonctionne avec mes employ\u00e9s exactement comme dans le sport, je suis beaucoup au contact pour communiquer et les motiver\u00bb, dit Frank Monnier, lui aussi ancien hockeyeur \u00e0 Rapperswil et au Lausanne Hockey Club. En 2002 le Vaudois a repris avec un associ\u00e9 l\u2019entreprise Monnier, cr\u00e9\u00e9e par son p\u00e8re. Il l\u2019a revendue en 2012 au groupe zurichois Priora, actif dans le \u00abfacility management\u00bb (les services n\u00e9cessaires au bon fonctionnement d\u2019un b\u00e2timent, ndlr). La gestion quotidienne de l\u2019entreprise bas\u00e9e \u00e0 Pully (VD) n\u2019a toutefois pas chang\u00e9. Frank Monnier reste le directeur des quelque 50 employ\u00e9s fixes et installe chauffage, ventilation et climatisation sur le bassin l\u00e9manique, pour un chiffre d\u2019affaires entre 18 et 20 millions de francs.<\/p>\n<p>Depuis ses d\u00e9buts dans le monde du travail, ce p\u00e8re de trois enfants applique les enseignements tir\u00e9s de sa jeunesse sur la glace. \u00abEn sport, rien n\u2019est jamais acquis. Si tout va bien, il faut continuer sans rel\u00e2cher l\u2019effort. Et si l\u2019on fait des erreurs, il faut les analyser imm\u00e9diatement pour pouvoir tout de suite rectifier la situation et s\u2019am\u00e9liorer. Diriger une entreprise, c\u2019est la m\u00eame chose.\u00bb<\/p>\n<p>Le style de management varie selon le sport qu\u2019a pratiqu\u00e9 le patron. Chez Chassot Concept, la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9v\u00e9nementiel cr\u00e9\u00e9e par l\u2019ancien cycliste Richard Chassot, la tendance est au management participatif. \u00abDans une \u00e9quipe de v\u00e9lo, on est leader un jour, puis \u00e9quipier le lendemain si la forme n\u2019est pas au rendez-vous, t\u00e9moigne celui qui a boucl\u00e9 quatre Tours de Romandie et un Tour d\u2019Espagne. M\u00eame s\u2019il n\u2019y a que le leader qui finit dans la lumi\u00e8re, rien ne serait possible sans les \u00e9quipiers, le masseur ou le physio\u00bb. Le Fribourgeois conserve aujourd\u2019hui cette fa\u00e7on de fonctionner. \u00abUne stagiaire qui travaille chez nous depuis deux mois peut tr\u00e8s bien prendre les r\u00eanes pour une journ\u00e9e si elle dispose d\u2019une comp\u00e9tence d\u00e9cisive pour un de nos projets.\u00bb<\/p>\n<p>Le monde professionnel de Richard Chassot conserve lui aussi de nombreux liens avec son ancien milieu sportif. Chassot Concept organise en effet le Tour de Romandie depuis 2007. La soci\u00e9t\u00e9 bas\u00e9e \u00e0 Estavayer-le-Lac (FR) organise une vingtaine d\u2019\u00e9v\u00e9nements chaque ann\u00e9e comme le SlowUp La Gruy\u00e8re, le Tour de Romandie populaire, le Grand Prix des villes sportives, ainsi que des \u00e9v\u00e9nements culturels et ou d\u2019entreprises. Mais la PME qui comptera 10 \u00e9quivalents plein temps en 2015 et r\u00e9alise un chiffre d\u2019affaires d\u2019environ un million de francs par an d\u00e9passe le cadre de l\u2019\u00e9v\u00e9nementiel. Elle offre aussi des services de coaching pour athl\u00e8tes, de graphisme, de conception d\u2019\u00e9quipement cycliste et m\u00eame d\u2019immobilier.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sistance accrue<\/strong><\/p>\n<p>Sur le papier, son poste de directeur de PME ne repr\u00e9sente qu\u2019un 50% de l\u2019activit\u00e9 de Richard Chassot. L\u2019homme assure un autre 50% comme consultant \u00e0 La Vaudoise Assurances. En outre, il travaille ponctuellement comme consultant cyclisme \u00e0 la Radio T\u00e9l\u00e9vision Suisse. \u00abC\u2019est s\u00fbr, il y a du stress et de la pression, mais g\u00e9rer une soci\u00e9t\u00e9 est tellement plus facile qu\u2019exercer le m\u00e9tier de coureur cycliste, s\u2019exclame le Fribourgeois. Pendant dix ans j\u2019ai p\u00e9dal\u00e9 30&rsquo;000 kilom\u00e8tres par ann\u00e9e, parcouru 80&rsquo;000 kilom\u00e8tres en voiture, tout en \u00e9tant loin de la maison 220 jours par an. En comparaison, le travail quotidien me semble toujours plus calme.\u00bb<\/p>\n<p>Le Fribourgeois reconna\u00eet qu\u2019il n\u2019est pas facile d\u2019abandonner l\u2019esprit de comp\u00e9tition. \u00abCertains diront que je ne suis jamais content, que ma mentalit\u00e9 consiste \u00e0 toujours vouloir gagner avec plus de panache. C\u2019est vrai que je suis constamment \u00e0 la recherche de d\u00e9fis. Par contre, je ne suis pas d\u00e9\u00e7u si l\u2019objectif n\u2019est pas atteint. Je sais g\u00e9rer les \u00e9checs, car en v\u00e9lo on perd plus souvent qu\u2019on ne gagne.\u00bb<\/p>\n<p>Mais la r\u00e9sistance physique et mentale d\u2019un sportif d\u2019\u00e9lite pass\u00e9 directeur peut cr\u00e9er un d\u00e9calage avec les employ\u00e9s qui ne disposent pas tous d\u2019une telle endurance. \u00abLors de mes d\u00e9buts comme patron, j\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 que mon pass\u00e9 d\u2019athl\u00e8te m\u2019avait donn\u00e9 de fabuleuses capacit\u00e9s de leader en me rendant plus d\u00e9termin\u00e9, rapide et efficace en terme de gestion de projet. En revanche, pour la gestion de personnel, j\u2019ai d\u00fb me remettre en question\u00bb, reconna\u00eet Philippe Perakis, qui a fait partie de l\u2019\u00e9lite mondiale du VTT au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990. \u00abJe mets la barre tr\u00e8s haut et j\u2019attends beaucoup de moi-m\u00eame, mais j\u2019ai d\u00fb apprendre \u00e0 ne pas \u00eatre si exigeant avec mes employ\u00e9s et \u00e0 ne pas leur mettre autant de pression.\u00bb<\/p>\n<p>Le Vaudois a dirig\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 huit personnes dans sa soci\u00e9t\u00e9 de conseil en \u00e9v\u00e9nementiel cr\u00e9\u00e9e \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990. Mais depuis 2010, il s\u2019est lanc\u00e9 un nouveau d\u00e9fi avec le Swissroombox, un kit permettant de transformer sa voiture en camping-car, qu\u2019il a mis au point lui-m\u00eame. Le produit tient dans une valise. Sa version la plus compacte consiste en un lit \u00e0 monter dans l\u2019habitacle de la voiture et deux tables qui se fixent \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. La version plus volumineuse comprend encore une cuisini\u00e8re \u00e0 gaz, un \u00e9vier et une douche. Pour l\u2019instant, MISC Sport &amp; Loisirs, la PME de Philippe Perakis bas\u00e9e \u00e0 Collombey (VS), n\u2019a pas d\u2019employ\u00e9. L\u2019entrepreneur sous-traite la production, le marketing et le graphisme \u00e0 d\u2019autres entreprises locales. Le kit est \u00e9coul\u00e9 dans des points de vente en France, en Espagne, en Allemagne et en Belgique, et il est livr\u00e9 gratuitement aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Z\u00e9lande.<\/p>\n<p>Philippe Perakis ne souhaite pas pour l\u2019heure donner de chiffres concernant ses ventes. Mais plus de deux millions de personnes ont regard\u00e9 sa vid\u00e9o de promotion sur internet, indique-t-il fi\u00e8rement. Le v\u00e9t\u00e9tiste a r\u00e9alis\u00e9 l\u2019importance d\u2019une bonne communication alors qu\u2019il g\u00e9rait sa carri\u00e8re sportive en solo. \u00abJ&rsquo;ai compris qu\u2019il valait parfois mieux prendre du temps avec les journalistes pendant l\u2019entra\u00eenement. Ainsi, m\u00eame si je ne remportais pas la course, les m\u00e9dias parlaient de moi et les sponsors adoraient \u00e7a.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Entrepreneurs dans l\u2019\u00e2me<\/strong><\/p>\n<p>Avoir un pass\u00e9 d\u2019athl\u00e8te ne garantit certainement pas le succ\u00e8s \u00e0 la t\u00eate d\u2019une PME. L\u2019esprit entrepreneurial ou un caract\u00e8re de leader semblent s\u2019ajouter comme une condition obligatoire. C\u2019est le cas de tous nos interlocuteurs. Frank Monnier avait ouvert avec un ami une petite soci\u00e9t\u00e9 d\u2019import-export de produits informatiques chinois pour \u00aboccuper son temps libre en marge du sport\u00bb. Lorsqu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas en selle, l\u2019inventeur passionn\u00e9 Philippe Perakis travaillait constamment \u00e0 am\u00e9liorer son mat\u00e9riel. \u00abJ\u2019\u00e9tais le premier \u00e0 utiliser un v\u00e9lo \u00e0 suspensions et j\u2019ai cr\u00e9\u00e9 la premi\u00e8re p\u00e9dale automatique pour VTT\u00bb, raconte-t-il. Richard Chassot se d\u00e9crit comme \u00abcelui qui faisait bouger les choses\u00bb, et prenait en main le check-in lorsqu\u2019ils se retrouvaient \u00e0 huit cyclistes avec huit v\u00e9los et autant de bagages \u00e0 l\u2019a\u00e9roport. Quant \u00e0 Antoine Descloux, il reconna\u00eet avoir du plaisir et de la facilit\u00e9 \u00e0 diriger. \u00abSi un barbecue s\u2019organise, je fais forc\u00e9ment partie des instigateurs, c\u2019est dans ma nature\u00bb, dit-il.<\/p>\n<p>Quelle que soit la suite qu\u2019ils envisagent pour leur carri\u00e8re, tous les anciens sportifs d\u2019\u00e9lite peuvent compter sur une t\u00e9nacit\u00e9 hors du commun. St\u00e9phane Rolle, directeur du Centre de perfectionnement interprofessionnel de Granges-Paccot qui propose un programme de reconversion pour les sportifs de haut niveau, en a fait le constat. \u00abLe trait de caract\u00e8re dominant de la plupart des athl\u00e8tes qui viennent se former chez nous est une extr\u00eame orientation vers leur objectif, t\u00e9moigne-t-il. D\u00e8s qu\u2019ils ont un but, ils foncent, et le plus souvent l\u2019atteignent. Je peux imaginer que cela repr\u00e9sente un avantage lorsqu\u2019ils deviennent patrons.\u00bb<\/p>\n<p>Mais les anciens athl\u00e8tes souhaitant devenir des patrons \u00e0 succ\u00e8s doivent aussi surmonter des obstacles caract\u00e9ristiques. Richard Chassot cite l\u2019\u00e9gocentrisme ainsi que la tendance \u00e0 \u00eatre assist\u00e9 ou \u00e0 se focaliser exclusivement sur un seul objectif. \u00abIl faut apprendre \u00e0 se concentrer sur autre chose que sa propre personne, \u00e0 \u00eatre proactif sans avoir une cohorte de personnes qui font les choses \u00e0 notre place, et r\u00e9ussir \u00e0 prendre du recul pour voir quels sont les d\u00e9partements \u00e0 d\u00e9velopper pour un meilleur fonctionnement de l\u2019entreprise\u00bb, d\u00e9taille-t-il.<\/p>\n<p>Enfin, le facteur notori\u00e9t\u00e9 peut jouer des tours \u00e0 ces directeurs qui sortent du lot. \u00abCertains se disent que si nous savons organiser le Tour de Romandie, nous saurons organiser leur \u00e9v\u00e9nement. D\u2019autres estiment que si nous avons d\u00e9j\u00e0 le Tour de Romandie, nous n\u2019avons pas besoin d\u2019un autre mandat. Il y a un peu de jalousie\u00bb, constate Richard Chassot. Le hockeyeur Antoine Descloux a quant \u00e0 lui \u00e9t\u00e9 surpris de voir \u00e0 quel point sa renomm\u00e9e lui a ouvert des portes. \u00abJe ne pensais pas que j\u2019\u00e9tais aussi connu en Suisse romande, notamment parmi les grandes entreprises, s\u2019\u00e9tonne-t-il encore. Cela a \u00e9t\u00e9 beaucoup plus facile de me pr\u00e9senter et m\u2019a fait gagner du temps.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s une carri\u00e8re dans le sport, certains athl\u00e8tes choisissent de lancer leur propre entreprise. Leurs atouts? Une r\u00e9sistance physique et mentale hors norme, un go\u00fbt prononc\u00e9 pour le d\u00e9fi et un bel esprit d&rsquo;\u00e9quipe. <\/p>\n","protected":false},"author":19284,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-4345","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4345","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19284"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4345"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4345\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4345"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4345"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4345"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}