



{"id":4340,"date":"2015-01-21T17:02:16","date_gmt":"2015-01-21T15:02:16","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4340"},"modified":"2022-12-19T15:13:33","modified_gmt":"2022-12-19T14:13:33","slug":"esthetique-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4340","title":{"rendered":"Le succ\u00e8s des sous-v\u00eatements qui corrigent les formes"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"Large20150121.jpg\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Large20150121.jpg\" alt=\"Large20150121.jpg\" width=\"465\" height=\"317\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p>Gwyneth Paltrow, Kim Kardashian, Jessica Alba et m\u00eame Michelle Obama ont succomb\u00e9 \u00e0 Spanx, une marque am\u00e9ricaine de sous-v\u00eatements et d\u2019habits qui transforment la physionomie gr\u00e2ce \u00e0 un savant m\u00e9lange de rembourrages et d\u2019\u00e9lastiques permettant de galber les fesses, rehausser les seins et affiner la taille. Aux Etats-Unis le succ\u00e8s de la marque &#8211; dont le nom vient de spanking, soit \u00abfess\u00e9e\u00bb en anglais &#8211; est ph\u00e9nom\u00e9nal. Le magazine Forbes a r\u00e9cemment class\u00e9 sa fondatrice Sara Blakely parmi les plus jeunes \u00abself-made women\u00bb milliardaires du monde et l\u2019a class\u00e9e cette ann\u00e9e au 93\u00e8me rang des femmes les plus puissantes de la plan\u00e8te. En 2012, le magazine estimait la part de march\u00e9 de sa soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 20% dans les sous-v\u00eatements amincissants pour un chiffre d\u2019affaires avoisinant les 250 millions de dollars.<\/p>\n<p>Tout d\u00e9bute il y a une quinzaine d\u2019ann\u00e9es. Alors qu\u2019elle se pr\u00e9pare pour une f\u00eate, Sara Blakely, aujourd\u2019hui \u00e2g\u00e9e de 43 ans, se rend compte qu\u2019elle ne poss\u00e8de dans sa garde-robe aucun sous-v\u00eatement ad\u00e9quat pour porter un pantalon blanc. Elle d\u00e9cide alors de d\u00e9couper avec des ciseaux le bas d\u2019une paire de collants. Ce simple geste lui donnera l\u2019id\u00e9e de se lancer dans le \u00abshapewear\u00bb, appellation am\u00e9ricaine d\u00e9signant les v\u00eatements et sous-v\u00eatements \u00abcorrigeant\u00bb les formes.<\/p>\n<p><strong>Des culottes aux maillots de bain<\/strong><\/p>\n<p>Bas\u00e9e \u00e0 Atlanta, l\u2019entreprise, dirig\u00e9e par une \u00e9quipe majoritairement f\u00e9minine d\u2019environ 130 personnes, propose aujourd\u2019hui plus de 200 produits allant des culottes aux maillots de bain, en passant par les soutien-gorge, les v\u00eatements de sports, les jeans et m\u00eame les articles pour hommes. La marque est disponible dans une cinquantaine de pays, notamment en Europe, o\u00f9 l\u2019on peut acheter ses produits via des sites comme Zalando pour des prix compris entre 35 et 180 francs.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 sous-traite sa confection aux Etats-Unis, en Am\u00e9rique du Sud et en Asie et travaille principalement sur les mati\u00e8res, les d\u00e9coupes au laser et les innovations textiles sur lesquelles elle d\u00e9tient plusieurs brevets. \u00abLes nouveaux produits ont des textiles toujours plus fins mais avec toujours plus de compression, souligne Sandra Macaya, porte-parole pour la France. Il faut qu\u2019ils restent agr\u00e9ables \u00e0 porter et soient invisibles sous les v\u00eatements. C\u2019est la cl\u00e9 dans le shapewear.\u00bb La marque ne d\u00e9pense en outre rien en publicit\u00e9 et mise essentiellement en mati\u00e8re de communication sur le bouche-\u00e0-oreille et le placement de produit aupr\u00e8s d\u2019ambassadrices de premier plan comme les stars de cin\u00e9ma am\u00e9ricaines.<\/p>\n<p><strong>Depuis l\u2019\u00e9poque m\u00e9di\u00e9vale<\/strong><\/p>\n<p>Sp\u00e9cialiste du textile et de la mode, l\u2019historien de l\u2019art genevois Alexandre Fiette rappelle que la tradition des habits sculptant ou amincissant le corps ne date pas d\u2019hier. Elle remonte \u00e0 l\u2019\u00e9poque m\u00e9di\u00e9vale avec les corsets et autres habits rembourr\u00e9s. Au 20\u00e8me si\u00e8cle, la tendance a connu un fort d\u00e9veloppement gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019\u00e9lasthanne, mat\u00e9riau mis au point d\u00e8s la fin des ann\u00e9es 1950 par la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine DuPont, \u00e9galement connu sous le nom de Spandex ou de Lycra. \u00abCe qui est int\u00e9ressant aujourd\u2019hui, notamment pour les v\u00eatements et sous-v\u00eatement sportifs, c\u2019est que l\u2019on travaille par zone, avec des parties tricot\u00e9es diff\u00e9remment selon la forme du muscle\u00bb, rel\u00e8ve le sp\u00e9cialiste. Il n\u2019est donc pas \u00e9tonnant que l\u2019on retrouve davantage d\u2019habits \u00abtrichant\u00bb sur les parties mises traditionnellement en avant chez les hommes et les femmes, \u00e0 savoir les abdos et le torse pour les premiers et le fessier, les jambes et la poitrine pour les secondes.<\/p>\n<p>Etant constitu\u00e9s de mailles, ces articles laissent, selon cet expert, respirer la peau \u00e0 l\u2019image d\u2019un v\u00eatement en jersey. Le tricotage peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 partir de fibres synth\u00e9tiques ou de fibres naturelles, voire d\u2019un m\u00e9lange des deux, en fonction de la chaleur ou de la brillance souhait\u00e9e. On peut ainsi dire que le principal coup d\u2019\u00e9clat de l\u2019entrepreneuse am\u00e9ricaine a consist\u00e9, en termes de marketing, \u00e0 cr\u00e9er un univers id\u00e9alis\u00e9 et glamour autour d\u2019articles a priori tr\u00e8s techniques. Et surtout, de permettre de modifier les corps, sans recourir \u00e0 la chirurgie esth\u00e9tique\u2026<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans le magazine L&rsquo;Hebdo.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Spanx a conquis la plan\u00e8te gr\u00e2ce \u00e0 ses rembourrages qui redessinent la physionomie. 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