



{"id":4326,"date":"2015-01-07T17:45:58","date_gmt":"2015-01-07T15:45:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4326"},"modified":"2015-01-07T19:17:11","modified_gmt":"2015-01-07T17:17:11","slug":"economie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4326","title":{"rendered":"La disparition des banquiers romands n&rsquo;a pas eu lieu"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Large20150107.jpg\" alt=\"Large20150107.jpg\" title=\"Large20150107.jpg\" width=\"468\" height=\"311\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p>Cinq mille, et sans doute plus. C\u2019\u00e9tait le nombre d\u2019emplois financiers sens\u00e9s dispara\u00eetre \u00e0 Gen\u00e8ve, victimes de la crise et des atteintes au secret bancaire. En y ajoutant les suppressions chez les sous-traitants, le chiffre grimpait \u00e0 15&rsquo;000 postes. Ces pr\u00e9visions provenaient de Jean-Pierre B\u00e9guelin, le chef-\u00e9conomiste de la banque Pictet, interview\u00e9 en octobre 2009 par le magazine \u00abPrivate Banking\u00bb. Il basait son sc\u00e9nario \u00absur des hypoth\u00e8ses extr\u00eames\u00bb, \u00e0 savoir la suppression totale du secret bancaire, l\u2019\u00e9change automatique d\u2019information, et la fuite de la moiti\u00e9 des clients \u00e9trangers.<\/p>\n<p>Cinq ans plus tard, le secret bancaire fiscal est mort et l\u2019\u00e9change automatique des donn\u00e9es plus qu\u2019une question de temps. Pourtant ces pr\u00e9visions ne se v\u00e9rifient pas dans les chiffres (lire l\u2019encadr\u00e9). Le pronostic \u00e9tait-il trop alarmiste? \u00abJ\u2019ai peut-\u00eatre \u00e9t\u00e9 un peu pessimiste, admet Jean-Pierre B\u00e9guelin, aujourd\u2019hui \u00e9conomiste ind\u00e9pendant et chroniqueur au quotidien \u00abLe Temps\u00bb. Finalement, moins de la moiti\u00e9 des clients \u00e9trangers sont partis. Cela confirme qu\u2019il y avait beaucoup d\u2019estimations farfelues et sur\u00e9valu\u00e9es concernant la part des fonds non d\u00e9clar\u00e9s en Suisse.\u00bb<\/p>\n<p>Les statistiques de la Banque Nationale Suisse (BNS) indiquent que les stocks des titres poss\u00e9d\u00e9s par des particuliers \u00e9trangers et d\u00e9pos\u00e9s dans des banques suisses atteignaient 1042 milliards de francs en 2007. En ao\u00fbt 2014, ils ne se montaient plus qu\u2019\u00e0 560 milliards. \u00abLa principale chute a eu lieu en 2008, quand ces stocks sont pass\u00e9s \u00e0 671 milliards en raison de l\u2019effondrement des cours sur les march\u00e9s\u00bb, pr\u00e9cise-t-il. C\u2019est seulement ensuite que certains particuliers ont retir\u00e9 leurs fonds.<\/p>\n<p>Tous les experts s\u2019accordent \u00e0 dire que gr\u00e2ce \u00e0 sa grande diversification, la place financi\u00e8re genevoise a bien encaiss\u00e9 le choc de la crise de la fin des ann\u00e9es 2000 et des atteintes au secret bancaire. \u00abAvec leur client\u00e8le venant non seulement de la \u2018Vieille Europe\u2019, mais aussi des march\u00e9s \u00e9mergents et du Moyen-Orient, les banques de Suisse romande ont mieux surmont\u00e9 la crise que la place financi\u00e8re de Lugano, trop focalis\u00e9e sur la client\u00e8le italienne\u00bb, analyse Martin Schilling, responsable Corporate Finance Financial Services pour le cabinet d\u2019audit et de conseil PricewaterhouseCoopers (PwC) Suisse. Le vaste \u00e9ventail d\u2019activit\u00e9s, notamment li\u00e9 au n\u00e9goce, a aussi contribu\u00e9 \u00e0 pr\u00e9server les emplois dans la Cit\u00e9 de Calvin.<\/p>\n<p><strong style=\"font-size: 1em; line-height: 20.7999992370605px\">Mauvaise ambiance<\/strong><\/p>\n<p>Des postes ont bien \u00e9t\u00e9 coup\u00e9s ou externalis\u00e9s dans le backoffice, les services informatiques ou de traduction. Mais pour l\u2019instant, ces pertes ont \u00e9t\u00e9 compens\u00e9es par la cr\u00e9ation de places de travail dues aux nouvelles r\u00e9glementations. \u00abLes banques de taille moyenne ont beaucoup engag\u00e9 de juristes, de comptables et d\u2019auditeurs dans le domaine de la compliance\u00bb, rel\u00e8ve Edouard Cuendet, directeur de la Fondation Gen\u00e8ve Place Financi\u00e8re. Ces mesures ont toutefois fait grimper les co\u00fbts, alors que les profits des \u00e9tablissements s\u2019inscrivent \u00e0 la baisse. Par cons\u00e9quent, les bonus des employ\u00e9s ont chut\u00e9. \u00abDans l\u2019industrie horlog\u00e8re, il y a le ch\u00f4mage technique, poursuit-il. Dans la banque nous n\u2019avons pas cet instrument \u00e0 disposition, mais nous utilisons la part variable du salaire comme soupape afin de pouvoir maintenir le nombre de collaborateurs.\u00bb<\/p>\n<p>Les chiffres ont beau \u00eatre rassurants, dans le milieu, l\u2019atmosph\u00e8re est lourde. \u00abNous sommes confront\u00e9s \u00e0 des licenciements collectifs et des restructurations, rappelle Cl\u00e9ment Dubois, responsable de la section romande de l\u2019Association suisse des employ\u00e9s de banque. En ce moment, tout bouge et il y a beaucoup d\u2019ins\u00e9curit\u00e9. Il r\u00e8gne une concurrence acharn\u00e9e entre places financi\u00e8res, \u00e9tablissements bancaires et m\u00eame entre employ\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<p>\u00abL\u2019ambiance n\u2019est pas au beau fixe dans la profession\u00bb, confirme Michel D\u00e9robert, directeur de l\u2019Association de Banques Priv\u00e9es Suisses. Et quels que soient les efforts du monde bancaire romand pour s\u2019adapter \u00e0 la nouvelle donne, le retour \u00e0 la stabilit\u00e9 n\u2019est pas pour demain. \u00abOn a sous-estim\u00e9 les ph\u00e9nom\u00e8nes d\u2019inertie, pr\u00e9vient-il. On s\u2019attendait \u00e0 ce que l\u2019avalanche r\u00e9glementaire et la relativisation du secret bancaire aient des cons\u00e9quences rapides, mais cela prend du temps.\u00bb<\/p>\n<p>Pour l\u2019heure, ce sont les deux grandes banques suisses, UBS et Credit Suisse, qui ont connu les plus fortes r\u00e9ductions d\u2019effectifs. Au niveau national, leur nombre d\u2019emplois est pass\u00e9 de 66&rsquo;924 au moment de l\u2019euphorie bancaire en 2007, \u00e0 54&rsquo;771 en 2013, selon la BNS (soit une baisse de 18%). A Gen\u00e8ve, les emplois des deux banques mammouth ont plafonn\u00e9 \u00e0 3502 en 2009 et sont retomb\u00e9es \u00e0 2819 en 2014. \u00abLes coupes ont probablement surtout eu lieu dans les activit\u00e9s de banque d\u2019investissement\u00bb, pr\u00e9cise Jean-Pierre B\u00e9guelin.<\/p>\n<p><strong>Disparitions de banques<\/strong><\/p>\n<p>Mais les petites banques paient aussi un lourd tribut \u00e0 la vague de restructurations. \u00abDans le private banking, nous observons une redistribution des petits acteurs vers les grands \u00e9tablissements\u00bb, fait remarquer Olivier Gauderon, associ\u00e9 du d\u00e9partement des services financiers chez KPMG \u00e0 Gen\u00e8ve. Dans une \u00e9tude portant sur 94 banques sp\u00e9cialis\u00e9es dans la gestion de fortune publi\u00e9e en septembre, la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019audit et de conseil en entreprise conclut que, sur la p\u00e9riode 2007-2013, les petits et moyens \u00e9tablissements ont supprim\u00e9 pr\u00e8s de 2\u2019500 emplois, tandis que les grands en ont cr\u00e9\u00e9 3\u2019000. En effet, pas tous les petits acteurs n\u2019ont eu les moyens de mettre sur pied les co\u00fbteuses infrastructures de compliance tout en faisant face aux baisses de revenus.<\/p>\n<p>Autre manifestation de la crise, le nombre d\u2019\u00e9tablissements bancaires a clairement diminu\u00e9. A Gen\u00e8ve, il est pass\u00e9 de 145 en 2005 \u00e0 121 en 2014. Certaines banques ont disparues, tandis que d\u2019autres ont \u00e9t\u00e9 absorb\u00e9es par des tiers dans des mouvements de consolidation. L\u2019Union Bancaire Priv\u00e9e (UBP) a par exemple rachet\u00e9 les activit\u00e9s de banque priv\u00e9e internationale de Lloyds Banking Group en mai 2013. \u00abLa reprise n\u2019a \u00e9t\u00e9 que tr\u00e8s partielle, nuance Cl\u00e9ment Dubois. L\u2019UBP a juste repris quelques gestionnaires de comptes en esp\u00e9rant aussi transf\u00e9rer les clients de ces gestionnaires.\u00bb<\/p>\n<p>La diminution du nombre de banques ne fait d\u2019ailleurs que commencer, selon Martin Schilling de PwC. \u00abEn Suisse, nous comptons environ 150 banques actives dans le Private Banking, mais dans ce march\u00e9, elles sont nombreuses \u00e0 peiner pour maintenir leurs marges. J\u2019imagine que 25% d\u2019entre elles auront disparu d\u2019ici trois \u00e0 cinq ans.\u00bb Cette diminution pourrait signifier la perte de 10% des quelque 50&rsquo;000 postes de gestion de fortune en Suisse, soit 5\u2019000 au total. \u00abLes places financi\u00e8res de Gen\u00e8ve, Lugano et Zurich devraient \u00eatre touch\u00e9es de mani\u00e8re semblable\u00bb, estime le sp\u00e9cialiste.<\/p>\n<p><strong>Etrangers refroidis<\/strong><\/p>\n<p>Les banques \u00e9trang\u00e8res comptent aussi parmi les victimes de la crise. Entre 2007 et 2014, neuf banques en mains \u00e9trang\u00e8res et quinze repr\u00e9sentations de banques, \u00e9trang\u00e8res elles aussi, ont disparu de la place financi\u00e8re genevoise. Le ph\u00e9nom\u00e8ne s\u2019observe aussi au niveau national. Le nombre des banques \u00e9trang\u00e8res, succursales de banques \u00e9trang\u00e8res et autres prestataires de services financiers est pass\u00e9 de 140 en 2008 \u00e0 113 en 2014, selon des chiffres l\u2019Association des banques \u00e9trang\u00e8res en Suisse. \u00abCertains de ces \u00e9tablissements \u00e9taient l\u00e0 uniquement pour le secret bancaire\u00bb, note Jean-Pierre B\u00e9guelin.<\/p>\n<p>\u00abLe fait que des banques partent n\u2019est pas exceptionnel, car des mouvements ont toujours exist\u00e9, explique Raoul W\u00fcrgler, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral adjoint de l\u2019Association des banques \u00e9trang\u00e8res en Suisse. La diff\u00e9rence est qu\u2019avant, il y avait toujours des arriv\u00e9es pour compenser ces d\u00e9parts, mais ce n\u2019est plus le cas aujourd\u2019hui.\u00bb Deux banques viennent de s\u2019installer en Suisse en 2014, mettant fin \u00e0 une s\u00e9rie de trois ans quasiment sans aucune arriv\u00e9e. \u00abCertaines banques sont parties par manque de liquidit\u00e9s de la maison m\u00e8re suite \u00e0 la crise financi\u00e8re, et d\u2019autres en raison d\u2019un repositionnement dans le contexte des programmes de r\u00e9gularisation fiscale, d\u00e9taille-t-il. Le programme de r\u00e9gularisation am\u00e9ricain aura probablement aussi son impact.\u00bb<br \/>\n_______<br \/>\nENCADRES<\/p>\n<p><strong>Pr\u00e8s de 20&rsquo;000 banquiers<\/strong><\/p>\n<p>Selon les donn\u00e9es de l\u2019Office genevois de la statistique, les emplois dans les activit\u00e9s de services financiers, hors assurances et caisses de retraite, ont augment\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Ils sont pass\u00e9s de 21&rsquo;009 en 2008 \u00e0 21&rsquo;899 en 2011 (les donn\u00e9es pour les ann\u00e9es suivantes ne sont pas disponibles). Selon les chiffres de la Fondation Gen\u00e8ve Place Financi\u00e8re, on comptait 16&rsquo;644 emplois bancaires en 2005. Ils ont pass\u00e9 la barre des 19&rsquo;000 en 2008 et ne sont plus redescendus en dessous, atteignant m\u00eame un pic de 20&rsquo;753 en 2012. En octobre 2014, on comptait 19&rsquo;415 employ\u00e9s dans le secteur bancaire \u00e0 Gen\u00e8ve.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abAvant, l\u2019argent arrivait dans nos coffres presque automatiquement\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Les d\u00e9fis s\u2019accumulent pour la place financi\u00e8re genevoise. \u00abLe premier choc est pass\u00e9, estime Jean-Pierre B\u00e9guelin, ancien chef-\u00e9conomiste de la banque Pictet. Le tableau n\u2019est pas aussi noir que ce qu\u2019on pensait, mais il reste gris, car la rentabilit\u00e9 de la gestion de fortune est tendanciellement \u00e0 la baisse, en raison de clients plus exigeants et d\u2019exigences l\u00e9gales plus fortes.\u00bb<\/p>\n<p>En septembre, Gen\u00e8ve a perdu quatre rangs au classement des places financi\u00e8res globales \u00e9tabli par Z\/Yen, un think tank britannique. Elle a \u00e9t\u00e9 \u00e9ject\u00e9e du top 10, passant de la neuvi\u00e8me \u00e0 la treizi\u00e8me place, derri\u00e8re Chicago et devant Vancouver. \u00abCe classement refl\u00e8te les doutes des experts concernant les conditions cadre de la place, interpr\u00e8te Edouard Cuendet, directeur de la Fondation Gen\u00e8ve Place Financi\u00e8re. Nous avons montr\u00e9 notre forte capacit\u00e9 d\u2019adaptation pendant la crise, mais nous devons rester comp\u00e9titifs. Il faut en terminer avec le \u00abSwiss finish\u00bb, cette derni\u00e8re couche qui fait que tout est plus compliqu\u00e9 en Suisse\u00bb, exhorte-t-il.<\/p>\n<p>Une banque asiatique en a justement fait l\u2019exp\u00e9rience. \u00abElle souhaitait venir en Suisse mais y a renonc\u00e9 apr\u00e8s avoir pris connaissance de la lourdeur et de l\u2019impr\u00e9visibilit\u00e9 des proc\u00e9dures\u00bb, se d\u00e9sole Raoul W\u00fcrgler, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral adjoint de l\u2019Association des banques \u00e9trang\u00e8res en Suisse. L\u2019homme s\u2019inqui\u00e8te aussi du fait que la Suisse est la seule place financi\u00e8re d\u2019Europe qui ne compte aucune banque chinoise. \u00abSi nous voulons rester une grande place financi\u00e8re internationale, nous devons nous ouvrir au monde. Et aujourd\u2019hui le monde ne se limite plus aux Etats-Unis et \u00e0 l\u2019Europe.\u00bb<\/p>\n<p>La plupart des experts se disent en outre pr\u00e9occup\u00e9s par les nouvelles r\u00e9glementations, comme la directive europ\u00e9enne MiFID 2, critiqu\u00e9e pour son protectionnisme en faveur des march\u00e9s europ\u00e9ens. Mais quoiqu\u2019il en soit, m\u00eame si les banques finissent par \u00eatre toutes soumises aux m\u00eames r\u00e8gles du jeu, le \u00abbon vieux temps\u00bb pour les banques helv\u00e9tiques appartient d\u00e9finitivement au pass\u00e9, selon Martin Schilling, responsable Corporate Finance Financial Services pour le cabinet d\u2019audit et de conseil PwC Suisse. \u00abAvant, l\u2019argent arrivait dans nos coffres presque automatiquement, en raison de la tradition bancaire et de la stabilit\u00e9 du pays. Mais maintenant les banques suisses vont devoir offrir plus, en mati\u00e8re de compr\u00e9hension des besoins du client et de performance. Ce sera difficile et tous n\u2019y parviendront pas.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En pleine crise financi\u00e8re, des voix pr\u00e9disaient la perte de milliers d\u2019emplois bancaires en Suisse romande. Cinq ans plus tard, le nombre de postes n\u2019a pas chut\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"author":19284,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-4326","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4326","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19284"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4326"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4326\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4326"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4326"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4326"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}