



{"id":4314,"date":"2014-12-16T18:27:33","date_gmt":"2014-12-16T16:27:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4314"},"modified":"2015-01-20T16:19:56","modified_gmt":"2015-01-20T14:19:56","slug":"rachats","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4314","title":{"rendered":"J\u2019ai vendu mon entreprise. Et maintenant?"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Largeur_edition_16122014.png\" width=\"468\" height=\"311\" border=\"0\" title=\"Largeur_edition_16122014.png\" alt=\"Largeur_edition_16122014.png\" \/><\/p>\n<p>C\u2019est dans le quartier flambant neuf de la Mor\u00e2che, \u00e0 Nyon (VD), pr\u00e8s de la gare, que Jacques Suard et ses 15 collaborateurs ont pris leurs marques depuis quelques mois. L\u2019architecte nyonnais de 72 ans a vendu son entreprise, Suard Architecture, fin 2011 pour en assurer la p\u00e9rennit\u00e9. Il l\u2019a confi\u00e9e \u00e0 l\u2019un des plus grands acteurs romands du secteur, CCHE Architecture et Design, qui emploie d\u00e9j\u00e0 plus de 140 collaborateurs.<\/p>\n<p>La d\u00e9marche de Jacques Suard est courante en Suisse romande. Selon Samuel Babey, directeur Corporate Finance du cabinet d\u2019audit PricewaterhouseCoopers, au minimum 15 PME romandes sont rachet\u00e9es tous les ans. \u00abAu niveau national, 25% des entreprises devront \u00eatre transmises dans les cinq ann\u00e9es \u00e0 venir\u00bb, analyse Nicole Conrad, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019association vaudoise Rel\u00e8ve PME, sp\u00e9cialis\u00e9e dans les successions d\u2019entreprises.<\/p>\n<p>Mais que deviennent ces soci\u00e9t\u00e9s lorsqu\u2019elles sont int\u00e9gr\u00e9es \u00e0 une autre entreprise ou \u00e0 un grand groupe? Leur identit\u00e9 peut-elle rester inchang\u00e9e? Quelles transformations sont le plus souvent engag\u00e9es par le nouvel acqu\u00e9reur? \u00abTous les sc\u00e9narios sont possibles, note Samuel Babey. La premi\u00e8re \u00e9tape de discussion portera sur la valeur et donc le prix de vente de la soci\u00e9t\u00e9. Pour le c\u00e9dant, la priorit\u00e9 est surtout d\u2019assurer l\u2019avenir de ses employ\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Garder sa libert\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Pour Xavier Castaner, professeur \u00e0 HEC Lausanne, les d\u00e9cisions impos\u00e9es par l\u2019acqu\u00e9reur peuvent toucher trois dimensions. La premi\u00e8re est structurelle: \u00abL\u2019acqu\u00e9reur d\u00e9cidera probablement de redistribuer les cartes dans le management de l\u2019entreprise rachet\u00e9e pour en am\u00e9liorer le fonctionnement. Il formera peut-\u00eatre aussi de nouvelles \u00e9quipes.\u00bb Le maintien, ou non, du directeur en place se d\u00e9cide en g\u00e9n\u00e9ral au moment du contrat. Le plus souvent, le directeur reste au sein de la soci\u00e9t\u00e9 au moins durant les deux premi\u00e8res ann\u00e9es suivant la transmission. C\u2019est notamment le cas de Jacques Suard, qui a int\u00e9gr\u00e9 le conseil d\u2019administration de la nouvelle entit\u00e9 et a donc servi de lien pour une transition en douceur.<\/p>\n<p>La seconde \u00e9tape concerne les salari\u00e9s de l\u2019entreprise vendue. \u00abLe repreneur peut intervenir dans le patrimoine des ressources humaines et proc\u00e9der \u00e0 des licenciements ou des replacements\u00bb, explique Xavier Castaner. Dans un troisi\u00e8me temps, l\u2019acqu\u00e9reur peut finalement imposer toute sa culture ou philosophie d\u2019entreprise. \u00abIl fera dispara\u00eetre alors totalement l\u2019identit\u00e9 de l\u2019ancienne soci\u00e9t\u00e9.\u00bb Le professeur signale n\u00e9anmoins que l\u2019absorption totale de la petite entreprise est rare et dangereuse. \u00abTous les employ\u00e9s risquent simplement de s\u2019en aller.\u00bb<\/p>\n<p>\u00abDans les secteurs techniques, par exemple, les grandes entreprises cherchent le plus souvent \u00e0 rattraper l\u2019\u00e9volution technologique et s\u2019int\u00e9ressent au savoir-faire sp\u00e9cifique d\u2019une petite entreprise\u00bb, indique Xavier Castaner. L\u2019exemple de Jean-Christophe Zufferey, directeur de la start-up vaudoise Sensefly, rachet\u00e9e par le groupe fran\u00e7ais Parrot en 2012, le confirme. Sp\u00e9cialis\u00e9e dans la conception et la r\u00e9alisation de drones \u00e0 usage professionnel, la jeune entreprise \u00e9voluait sur un march\u00e9 que Parrot, leader dans les drones grand public, envisageait alors d\u2019int\u00e9grer. \u00abToute l\u2019\u00e9quipe est rest\u00e9e en place et nous avons une libert\u00e9 totale d\u2019ex\u00e9cution\u00bb, se r\u00e9jouit l\u2019entrepreneur de 40 ans.<\/p>\n<p><strong>Anticiper les tensions <\/strong><\/p>\n<p>Jo\u00eblle Rossier, qui dirige un cabinet de recrutement et de conseil \u00e0 Pully (VD), insiste sur la valeur des ressources humaines. \u00abLa coh\u00e9sion de groupe est importante, surtout si l\u2019entreprise se trouve en phase de d\u00e9veloppement. L\u2019acqu\u00e9reur essuiera une perte substantielle si ce patrimoine n\u2019est pas respect\u00e9. Les ressources humaines repr\u00e9sentent la force vive de l\u2019entreprise et sont de surcro\u00eet li\u00e9es \u00e0 l\u2019image de l\u2019ancienne structure.\u00bb<\/p>\n<p>Une bonne communication de la part de l\u2019acqu\u00e9reur et de l\u2019ancien patron est donc essentielle. \u00abElle permettra d\u2019anticiper les bouleversements qui appara\u00eetront dans les premiers mois suivant la reprise: un d\u00e9m\u00e9nagement, un nouvel am\u00e9nagement de l\u2019espace de travail, la signature d\u2019une nouvelle convention de travail et donc d\u2019une nouvelle politique salariale, ou encore l\u2019apprentissage d\u2019une autre approche de la client\u00e8le, explique la sp\u00e9cialiste. L\u2019acqu\u00e9reur intelligent saura capitaliser sur les salari\u00e9s en place pour faire \u00e9voluer la nouvelle entit\u00e9.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>PORTRAITS<\/p>\n<p><strong>\u00abJe ne voulais pas de changement brutal\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>L\u2019architecte Jacques Suard a c\u00e9d\u00e9 son entreprise \u00e0 un tr\u00e8s grand bureau lausannois pour lui donner un nouveau souffle.<\/em><\/p>\n<p>Jacques Suard a r\u00e9alis\u00e9 des chantiers phares de la r\u00e9gion avec les 15 collaborateurs de son atelier nyonnais, comme le centre commercial La Combe, \u00e0 Nyon, ou encore le complexe de Balexert, \u00e0 Gen\u00e8ve. Assis dans les locaux flambant neufs de ce qui est aujourd\u2019hui SUARD-CCHE Architecture, dans le r\u00e9cent quartier de la Mor\u00e2che, \u00e0 Nyon, l\u2019architecte de 72 ans se montre serein.<\/p>\n<p>\u00abNous arrivions \u00e0 notre maximum en ce qui concerne la gestion et aussi la capacit\u00e9 dans nos locaux\u2026 Et j\u2019avais atteint l\u2019\u00e2ge de la retraite.\u00bb \u00c0 la fin 2011, Jacques Suard c\u00e8de son entreprise \u00e0 l\u2019un des plus grands bureaux d\u2019architectes romands, CCHE Architecture et Design, bas\u00e9 \u00e0 Lausanne. La soci\u00e9t\u00e9, dont la direction est partag\u00e9e entre six associ\u00e9s, compte plus de 140 collaborateurs. \u00abJe voyais cette grande structure d\u2019un bon \u0153il. Elle a une m\u00eame vision du m\u00e9tier et je peux dire aujourd\u2019hui que CCHE a donn\u00e9 un nouveau dynamisme \u00e0 Suard.\u00bb La reprise s\u2019est faite en douceur. \u00abJe ne voulais pas de changement brutal, je suis rest\u00e9 plus de deux ans dans le conseil d\u2019administration. J\u2019\u00e9tais tr\u00e8s impliqu\u00e9 en tant que patron. Certains mandats me tenaient \u00e0 c\u0153ur et je voulais les mener \u00e0 terme.\u00bb<\/p>\n<p>Les adaptations engag\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 nombreuses et rapides: six mois apr\u00e8s le rachat, deux associ\u00e9s de Suard Architecture, dont la fille de Jacques Suard, St\u00e9phanie, ont rejoint la direction g\u00e9n\u00e9rale du groupe. De son b\u00e2timent historique, l\u2019\u00e9quipe a par ailleurs d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 dans de nouveaux locaux en 2014. \u00abCela a \u00e9t\u00e9 le plus p\u00e9nible \u00e9motionnellement pour moi\u00bb, admet Jacques Suard. Sans compter le renouvellement de l\u2019\u00e9quipe pour compenser les membres qui partaient \u00e0 la retraite. \u00abNous avons pris le temps de rassurer chaque collaborateur qui s\u2019inqui\u00e9tait de tous ces changements\u00bb, explique St\u00e9phanie Suard Dancet.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce au rachat de Suard Architecture, CCHE a consolid\u00e9 sa pr\u00e9sence sur la C\u00f4te. Le bureau, qui mise sur la formation, accueille dix stagiaires EPFL et sept apprentis. \u00abNotre concept est de faire porter l\u2019entreprise par les jeunes. Il se retrouve naturellement aujourd\u2019hui dans nos deux ateliers\u00bb observe Hannes Ehrensperger, associ\u00e9 de CCHE.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abNous gardons une libert\u00e9 totale d\u2019ex\u00e9cution\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>La soci\u00e9t\u00e9 vaudoise Sensefly, rachet\u00e9e par le groupe fran\u00e7ais Parrot en 2012, \u00e9volue tout en gardant son ind\u00e9pendance.<\/em><\/p>\n<p>Sensefly est un bel exemple de success story. En 2011, la soci\u00e9t\u00e9, n\u00e9e \u00e0 l\u2019EPFL, compte trois collaborateurs, l\u2019ann\u00e9e suivante elle en d\u00e9nombre 35. Apr\u00e8s la prise de participation majoritaire du groupe fran\u00e7ais Parrot, l\u2019\u00e9volution de la soci\u00e9t\u00e9 est consid\u00e9rable. \u00abNous sommes aujourd\u2019hui plus de 80 collaborateurs. Nous avions pr\u00e9vu de grandir, certes, mais jamais aussi vite!\u00bb, raconte Jean-Christophe Zufferey, actuel directeur. L\u2019entreprise bas\u00e9e dans la zone industrielle de Cheseaux-sur-Lausanne (VD), est devenue en cinq ans leader sur le march\u00e9 des drones professionnels pour la cartographie 3D de haute pr\u00e9cision. D\u2019une cinquantaine de drones vendus sur toute l\u2019ann\u00e9e 2011, elle en livre aujourd\u2019hui pr\u00e8s de 100 par mois.<\/p>\n<p>\u00abAu moment de notre rapprochement avec Parrot, nous nous trouvions dans une bonne position, poursuit l\u2019entrepreneur de 40 ans. Nous avions cern\u00e9 notre march\u00e9, nous comptions d\u00e9j\u00e0 des clients. Nous recherchions en fait un investissement pour stimuler notre capacit\u00e9 d\u2019innovation.\u00bb Parrot, alors sp\u00e9cialiste des technologies sans fil pour mobile, s\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 lanc\u00e9 dans le domaine du drone, mais tout public. \u00abC\u2019\u00e9tait l\u00e0 tout l\u2019int\u00e9r\u00eat: nous avions une vision claire du march\u00e9 professionnel, Parrot ciblait le march\u00e9 grand public. Notre acqu\u00e9reur s\u2019int\u00e9ressait \u00e0 la technologie que nous avions d\u00e9velopp\u00e9e. Elle a souhait\u00e9 garder le management en place. Nous avons une libert\u00e9 totale d\u2019ex\u00e9cution.\u00bb<\/p>\n<p>Le savoir-faire et les comp\u00e9tences sp\u00e9cifiques de l\u2019entreprise lausannoise ont convaincu le groupe fran\u00e7ais de plus de 900 collaborateurs. \u00abSoit nous d\u00e9veloppions des drones professionnels nous-m\u00eames, soit nous trouvions une entreprise sp\u00e9cialis\u00e9e, comme Sensefly\u00bb, explique Yannick Levy, responsable du d\u00e9veloppement de Parrot. Les synergies entre les deux leaders technologiques sont telles que des ing\u00e9nieurs parisiens travaillent aujourd\u2019hui chez Sensefly et vice-versa. Jean-Christophe Zufferey souligne: \u00abIl s\u2019agit d\u2019un vrai \u00e9change de connaissances. Et Parrot a su garder un esprit de start-up avec une vision de management encore assez horizontale. Nos s\u00e9ances trimestrielles sont de vrais d\u00e9bats, nos discussions sont constructives, ils ne nous ont encore rien impos\u00e9.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abL\u2019esth\u00e9tique du garage a totalement chang\u00e9\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Jacques Grimm a vendu son enseigne Grimm Centre afin de r\u00e9gler sa succession. La soci\u00e9t\u00e9 a gagn\u00e9 en productivit\u00e9.<\/em><\/p>\n<p>\u00abNous \u00e9tions concessionnaire Opel depuis 1985\u00bb, raconte Jacques Grimm, 80 ans. L\u2019ancien propri\u00e9taire du garage Grimm Centre, situ\u00e9 au Petit-Lancy, \u00e0 Gen\u00e8ve, ne pensait s\u00fbrement pas que cette marque lui permettrait de c\u00e9der son entreprise familiale au Groupe Andr\u00e9 Chevalley. \u00abNous ne nous entendions pas sur le chiffre de vente. Il a fallu faire de nombreux aller-retour avant que la marque elle-m\u00eame se fasse du souci en raison de mon \u00e2ge et contacte directement Andr\u00e9 Chevalley.\u00bb<\/p>\n<p>\u00abGrimm Centre \u00e9tait id\u00e9alement situ\u00e9 au centre de Gen\u00e8ve, l\u00e0 o\u00f9 nous n\u2019avions encore aucun garage, explique Andr\u00e9 Chevalley, pr\u00e9sident du groupe \u00e9ponyme qui poss\u00e8de aujourd\u2019hui cinq enseignes \u00e0 Gen\u00e8ve, deux \u00e0 Nyon et compte 304 collaborateurs. Opel, ainsi que quelques autres concessions du garage n\u2019\u00e9taient pas dans notre portfolio non plus, c\u2019\u00e9tait donc une belle opportunit\u00e9.\u00bb La vente conclue, le directeur de l\u2019exploitation, Daniel Nero, devient directeur adjoint et c\u2019est un employ\u00e9 du groupe, Alain Kung, qui dirige l\u2019\u00e9tablissement aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>\u00abVous auriez vu le garage il y a deux ans! Aujourd\u2019hui, ce n\u2019est plus le m\u00eame du tout, observe Daniel Nero. Le groupe a conserv\u00e9 les 60 employ\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 et appliqu\u00e9 un syst\u00e8me de reporting qui nous manquait. Mais il a surtout investi dans le rafra\u00eechissement de l\u2019infrastructure de notre surface de 7000m2.\u00bb<\/p>\n<p>Depuis deux ans, malgr\u00e9 une concurrence accrue, le garage Grimm Centre affiche une augmentation de ses ventes de 25%. Jacques Grimm aime le souligner: \u00abAndr\u00e9 Chevalley a r\u00e9alis\u00e9 son apprentissage dans nos murs, notre culture d\u2019entreprise \u00e9tait donc naturellement proche de la sienne.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De nouveaux locaux, un nouveau directeur, une nouvelle identit\u00e9: la reprise d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 s\u2019accompagne souvent de profonds bouleversements. T\u00e9moignages.<\/p>\n","protected":false},"author":20158,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-4314","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4314","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20158"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4314"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4314\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4314"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4314"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4314"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}