



{"id":4269,"date":"2014-10-15T09:53:18","date_gmt":"2014-10-15T07:53:18","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4269"},"modified":"2014-10-15T10:07:21","modified_gmt":"2014-10-15T08:07:21","slug":"entreprises","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4269","title":{"rendered":"Transformer les d\u00e9chets en or"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/201408\/Largeur_14102014_dechets.png\" alt=\"Largeur_14102014_dechets.png\" title=\"Largeur_14102014_dechets.png\" width=\"468\" height=\"311\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p>Pionni\u00e8re en mati\u00e8re d&rsquo;\u00e9cologie, la Suisse s&rsquo;est de longue date pos\u00e9 la question du recyclage de ses d\u00e9chets. Depuis les ann\u00e9es 1980, elle a consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9 son taux de r\u00e9cup\u00e9ration, pass\u00e9 de 20% environ \u00e0 plus de 50% aujourd&rsquo;hui, tous d\u00e9chets confondus. Avec des performances parfois impressionnantes: l\u00e0 o\u00f9 la Suisse recycle ou valorise 98% des mati\u00e8res plastiques, son voisin fran\u00e7ais d\u00e9passe p\u00e9niblement un taux de 60%. Des r\u00e9sultats qui s&rsquo;expliquent par des infrastructures et un tissu \u00e9conomique adapt\u00e9s.<\/p>\n<p>Chaque type de d\u00e9chets pr\u00e9sente des particularit\u00e9s et n\u00e9cessite un traitement appropri\u00e9: on ne g\u00e8re pas le papier comme les t\u00e9l\u00e9viseurs. La soci\u00e9t\u00e9 genevoise RVM Recycling Valorisation de Mati\u00e8res s&rsquo;est sp\u00e9cialis\u00e9e dans la gestion des d\u00e9chets sp\u00e9ciaux (produits chimiques, m\u00e9dicaments) ou confidentiels (dossiers administratifs, disques durs). Fond\u00e9e en 1987 par Jean-Paul Humair, RVM s&rsquo;est d&rsquo;abord cantonn\u00e9e \u00e0 la simple collecte avant de franchir une \u00e9tape d\u00e9cisive en assurant le d\u00e9montage d&rsquo;anciens centraux t\u00e9l\u00e9phoniques de Swisscom.<\/p>\n<p>Le mouvement est lanc\u00e9 et la demande est telle que l&rsquo;entreprise conna\u00eet une croissance rapide dans les ann\u00e9es 1990. \u00abPendant ces quinze derni\u00e8res ann\u00e9es, j&rsquo;ai acquis pr\u00e8s de 15 v\u00e9hicules et autant de nouveaux collaborateurs\u00bb, se souvient Jean-Paul Humair, qui a install\u00e9 depuis 2010 son entreprise \u00e0 Meyrin-Satigny (GE), sur plus de 4500 m2.<\/p>\n<p>L&rsquo;entreprise compte aujourd&rsquo;hui 22 employ\u00e9s, contre 12 en 2010. RVM poss\u00e8de plusieurs broyeurs et assure des t\u00e2ches de d\u00e9c\u00e2blage, \u00e9tape n\u00e9cessaire \u00e0 la r\u00e9cup\u00e9ration de m\u00e9taux comme le cuivre. Tri\u00e9s, les diff\u00e9rents mat\u00e9riaux sont ensuite revendus \u00e0 d&rsquo;autres op\u00e9rateurs sp\u00e9cialis\u00e9s, en Suisse et en Europe.<\/p>\n<p>Complexe, vari\u00e9e, la gestion des d\u00e9chets est soumise \u00e0 une permanente remise en cause: les normes ont chang\u00e9, les \u00e9tudes d&rsquo;impact se multiplient et la nature des d\u00e9tritus a profond\u00e9ment \u00e9volu\u00e9 avec l&rsquo;essor des nouvelles technologies de l&rsquo;information et de la communication. Pour Jean-Paul Humair, \u00abpeu d&rsquo;industries se sont autant transform\u00e9es en si peu de temps\u00bb. Cet \u00e9lectrom\u00e9canicien de m\u00e9tier est d&rsquo;autant mieux plac\u00e9 pour en t\u00e9moigner qu&rsquo;il pr\u00e9side l&rsquo;association des recycleurs de Gen\u00e8ve qui regroupe 16 entreprises sp\u00e9cialis\u00e9es du canton.<\/p>\n<p><strong>Innovations en s\u00e9rie<\/strong><\/p>\n<p>Une telle \u00e9volution force \u00e0 innover en permanence: services, organisation, valorisation, nouveaux produits\u2026 Le cas de la soci\u00e9t\u00e9 EcoWaste, install\u00e9e \u00e0 Aclens (VD), est \u00e0 cet \u00e9gard exemplaire. Fond\u00e9e en 2003, elle fabrique des \u00abconteneurs intelligents\u00bb. Pour se diff\u00e9rencier de ses concurrents, son directeur Jean-Luc Schlaeppi a d\u00e9velopp\u00e9 des solutions destin\u00e9es \u00e0 optimiser le ramassage. \u00abQu&rsquo;ils soient enterr\u00e9s ou semi-enterr\u00e9s, nos mod\u00e8les sont dot\u00e9s de jauges qui permettent de mesurer le niveau de remplissage gr\u00e2ce \u00e0 un syst\u00e8me de sondes connect\u00e9es au Web.\u00bb<\/p>\n<p>L&rsquo;algorithme d\u00e9velopp\u00e9 par l&rsquo;entreprise permet d&rsquo;avertir les municipalit\u00e9s lorsqu&rsquo;il est temps de vider les conteneurs, de quoi \u00e9viter les collectes inutiles ou compliqu\u00e9es en cas de surcharge. Mieux: la PME, qui compte aujourd&rsquo;hui 27 collaborateurs \u00e0 plein-temps, a su s&rsquo;adapter au cas des communes qui ont adopt\u00e9 la taxe au poids. \u00abnous avons d\u00e9velopp\u00e9 un syst\u00e8me de badge qui contr\u00f4le l&rsquo;acc\u00e8s au conteneur, indique Jean-Luc Schlaeppi. Sur la base du principe du pollueur-payeur, la facturation est adapt\u00e9e \u00e0 chacun, en fonction du poids qu&rsquo;il d\u00e9pose.\u00bb<\/p>\n<p>L&rsquo;innovation a un co\u00fbt: 11&rsquo;000 francs l&rsquo;unit\u00e9 pour un conteneur semi-enterr\u00e9, 16&rsquo;000 pour un mod\u00e8le enterr\u00e9 compl\u00e8tement. Un investissement vite compens\u00e9 par la r\u00e9duction des volumes ramass\u00e9s. Forte d&rsquo;un chiffre d&rsquo;affaires de cinq millions de francs, l&rsquo;entreprise a d\u00e9j\u00e0 convaincu une vingtaine de collectivit\u00e9s publiques en Suisse. Pour accompagner sa croissance et son d\u00e9veloppement \u00e0 l&rsquo;international, EcoWaste a pu compter sur le soutien de l&rsquo;association vaudoise Innovaud, qui aide les start-up et les PME porteuses de projets d&rsquo;innovation.\u00abEcoWaste correspondait parfaitement au profil des entreprises que nous ciblons\u00bb, explique le directeur d&rsquo;Innovaud, Patrick Barbey.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 des questions de financement, l&rsquo;association propose du coaching afin d&rsquo;offrir un encadrement optimal aux entreprises \u00e9ligibles. Un soutien qui permet \u00e0 EcoWaste d&rsquo;envisager sereinement un avenir tourn\u00e9 vers l&rsquo;international. Italie, Belgique, France, l&rsquo;entreprise y est d\u00e9j\u00e0 un peu pr\u00e9sente. Elle a par exemple vendu 1200 conteneurs \u00e0 sonde de niveau et 800 autres \u00e0 contr\u00f4le d&rsquo;acc\u00e8s dans l&rsquo;Hexagone.<\/p>\n<p>La PME Serbeco, install\u00e9e \u00e0 Satigny (GE), a pour sa part innov\u00e9 dans les services qu&rsquo;elle propose. N\u00e9e en 1975, elle se contentait initialement de collecter le verre usag\u00e9 pour la Ville de Gen\u00e8ve. Une hypersp\u00e9cialisation alors fr\u00e9quente. \u00abDans les ann\u00e9es 1990, les entreprises de r\u00e9cup\u00e9ration ne g\u00e9raient le plus souvent qu&rsquo;un type de d\u00e9tritus: papier, verre, m\u00e9taux, analyse Bernard Girod, qui a dirig\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 de 1991 \u00e0 2012. Nos clients devaient parfois s&rsquo;adresser \u00e0 une quinzaine d&rsquo;interlocuteurs diff\u00e9rents pour se d\u00e9barrasser de leurs d\u00e9chets. Nous avons compris avant d&rsquo;autres l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de d\u00e9velopper notre activit\u00e9 en g\u00e9rant l&rsquo;ensemble de leurs d\u00e9chets. Ainsi, nous avons simplifi\u00e9 la t\u00e2che des clients en leur permettant de s&rsquo;adresser \u00e0 un seul et m\u00eame interlocuteur.\u00bb<\/p>\n<p>Serbeco est aujourd&rsquo;hui dirig\u00e9e par le fils de Bernard Girod, Bertrand. Riche d&rsquo;une centaine de collaborateurs et de locaux de 30 000 m2, l&rsquo;entreprise a fond\u00e9 d&rsquo;autres structures: Energie durable, qui commercialise des sources d&rsquo;\u00e9nergie issues de la biomasse, et Prop, sp\u00e9cialis\u00e9e dans le nettoyage de chantiers ou d&rsquo;espaces publics.<\/p>\n<p>Ces PME illustrent une r\u00e9alit\u00e9: le march\u00e9 du recyclage en Suisse est mature. En t\u00e9moigne le profil des salari\u00e9s du secteur: les machinistes et les m\u00e9caniciens des ateliers sont aujourd&rsquo;hui rejoints par des ing\u00e9nieurs, des \u00e9lectrom\u00e9caniciens, des experts ou encore des chercheurs. \u00abLa Suisse romande b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;un contexte exceptionnel, marqu\u00e9 par des liens \u00e9troits entre les grands centres de recherche comme l&rsquo;EPFL, les entreprises innovantes et les technop\u00f4les, raconte Patrick Barbey. Les six parcs technologiques vaudois favorisent les \u00e9changes, permettent la mise en commun de locaux, d&rsquo;infrastructures techniques et de comp\u00e9tences.\u00bb<\/p>\n<p>Jean-Paul Humair ajoute que \u00able m\u00e9tier de recycleur existe depuis longtemps mais se professionnalise de plus en plus, \u00e0 tous les niveaux\u00bb. Un mouvement concr\u00e9tis\u00e9 par la mise en place d&rsquo;un Certificat f\u00e9d\u00e9ral de capacit\u00e9 en 2000. Lui-m\u00eame forme des apprentis depuis 2007 au sein de sa soci\u00e9t\u00e9 &#8212; dont une jeune fille, premier signe d&rsquo;une possible f\u00e9minisation de ces m\u00e9tiers traditionnellement masculins.<\/p>\n<p>Essentiel pour la vitalit\u00e9 du tissu \u00e9conomique romand, le secteur pr\u00e9sente aussi une dimension soci\u00e9tale. Fond\u00e9e en 1995, la PME Job Eco, bas\u00e9e au Locle, ajoute par exemple une ambition sociale \u00e0 son r\u00f4le environnemental. Son directeur, Nicolas Frein, affirme que l&rsquo;entreprise privil\u00e9gie l&#8217;emploi de personnes en situation de pr\u00e9carit\u00e9 avec le soutien du canton de Neuch\u00e2tel. Job Eco se sp\u00e9cialise dans le d\u00e9mant\u00e8lement et le recyclage de mat\u00e9riel \u00e9lectrique et \u00e9lectronique. Un secteur cl\u00e9: l&rsquo;explosion des nouvelles technologies a multipli\u00e9 les outils num\u00e9riques truff\u00e9s de composants \u00e9lectroniques plus ou moins complexes \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer et \u00e0 valoriser.<\/p>\n<p>La consommation d&rsquo;ordinateurs, de smartphones, de tablettes ou de t\u00e9l\u00e9viseurs ne cesse d&rsquo;augmenter, dop\u00e9e notamment par d&rsquo;incessantes innovations. \u00abavec le Mondial de foot, nous avons r\u00e9cemment r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 de nombreux t\u00e9l\u00e9viseurs, sourit Nicolas Frein. Les Suisses ont profit\u00e9 de l&rsquo;occasion pour acheter des mod\u00e8les plus r\u00e9cents.\u00bb<\/p>\n<p>Job Eco assure une collecte s\u00e9lective pour le compte des entreprises et des d\u00e9chetteries communales des cantons de Neuch\u00e2tel et du Jura. Ses salari\u00e9s, form\u00e9s dans l&rsquo;entreprise, les d\u00e9mant\u00e8lent pour recycler les mati\u00e8res r\u00e9utilisables comme le cuivre ou le plastique. Ils \u00e9liminent les toxiques et les \u00e9l\u00e9ments non valorisables et assurent une premi\u00e8re \u00e9tape de d\u00e9construction avant de confier les carcasses \u00e0 d&rsquo;autres op\u00e9rateurs pour qu&rsquo;ils en ach\u00e8vent le traitement.<\/p>\n<p>Autre signe de maturit\u00e9 du march\u00e9, la collaboration entre le secteur public et priv\u00e9 semble apais\u00e9e. Une bonne nouvelle dans un domaine soumis \u00e0 de fr\u00e9quentes \u00e9volutions r\u00e9glementaires. Le cas du canton de Gen\u00e8ve illustre cette confiance mutuelle. \u00abLes pouvoirs publics ne font pas concurrence au priv\u00e9, ils se limitent \u00e0 veiller au respect du cadre l\u00e9gal et \u00e0 sensibiliser la population pour am\u00e9liorer le taux de r\u00e9cup\u00e9ration, assure Jean-Paul Humair dont l&rsquo;association qu&rsquo;il pr\u00e9side est directement impliqu\u00e9e dans les campagnes de promotion et parfois dans les processus de d\u00e9cision cantonaux. Ils laissent au secteur priv\u00e9 le soin de rassembler, collecter, transporter, trier, valoriser et commercialiser les d\u00e9chets de tous types.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Et demain?<\/strong><\/p>\n<p>Reste une question essentielle: les PME tiendraient-elles le choc face \u00e0 la concurrence de grands groupes que la vitalit\u00e9 du secteur pourrait s\u00e9duire? \u00abIls ont d\u00e9j\u00e0 essay\u00e9, avertit Bernard Girod. La multinationale fran\u00e7aise Veolia, active dans la collecte et le tri des d\u00e9chets ainsi que dans la distribution d&rsquo;eau, a tent\u00e9 de s&rsquo;implanter dans la r\u00e9gion, non sans une certaine arrogance.\u00bb Avant de d\u00e9chanter rapidement. \u00abLa concurrence de cette multinationale, qui a entre-temps quitt\u00e9 la Suisse, nous a d&rsquo;abord inqui\u00e9t\u00e9s. Puis elle nous a pouss\u00e9s \u00e0 faire \u00e9voluer nos offres et \u00e0 moderniser nos installations en fonction des besoins de nos clients.\u00bb<\/p>\n<p>Autre facteur non n\u00e9gligeable: les contraintes du territoire helv\u00e9tique. \u00abDans tout le pays jurassien, la n\u00e9cessit\u00e9 de ne pas multiplier les convois de camions favorise les acteurs locaux\u00bb, estime Nicolas Frein. Veolia a fini par se retirer, r\u00e9alisant qu&rsquo;elle ne pourrait s&rsquo;aligner sur la bonne r\u00e9putation et l&rsquo;anciennet\u00e9 des PME romandes. Les capacit\u00e9s d&rsquo;adaptation de ces derni\u00e8res et leur implantation dans un tissu local fid\u00e8le \u00e0 ses partenaires traditionnels ont fait le reste.<\/p>\n<p>Le march\u00e9 semble donc prot\u00e9g\u00e9 de la concurrence des grands groupes. Seulement, n&rsquo;est-il pas satur\u00e9? Pas pour Jean-Paul Humair qui voit dans les m\u00e9tiers verts une source d&rsquo;innovation capable de g\u00e9n\u00e9rer des emplois, \u00e0 condition que les entreprises sachent s&rsquo;adapter. \u00abPour les centrales de tri, les r\u00e8gles seront de plus en plus strictes en mati\u00e8re d&rsquo;impact sur l&rsquo;environnement, pr\u00e9vient-il. Les acteurs du recyclage seront constamment amen\u00e9s \u00e0 faire \u00e9voluer leurs techniques.\u00bb<\/p>\n<p>Une contrainte qui est aussi une opportunit\u00e9: \u00abPlus nous irons loin dans la diff\u00e9renciation, plus le tri sera qualitatif, mieux nous serons r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s\u00bb, rajoute le directeur de RVM. Les m\u00e9taux, aujourd&rsquo;hui compact\u00e9s grossi\u00e8rement avant d&rsquo;\u00eatre r\u00e9utilis\u00e9s dans les fonderies, seront mieux tri\u00e9s demain pour r\u00e9pondre aux besoins des secteurs industriels qui devront affronter la rar\u00e9faction de certaines mati\u00e8res rares ou ch\u00e8res. \u00abLe recyclage devient une source de mati\u00e8res premi\u00e8res essentielle, conclut Jean-Paul Humair. Il est possible de r\u00e9cup\u00e9rer jusqu&rsquo;\u00e0 130 kg de cuivre en recyclant une tonne de t\u00e9l\u00e9phones portables.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La production de d\u00e9tritus en Suisse atteint 700 kg par an et par habitant. Des ordures que des PME se chargent de traiter, recycler ou incin\u00e9rer. Tour d&rsquo;horizon d&rsquo;un march\u00e9 m\u00e9connu mais r\u00e9mun\u00e9rateur.<\/p>\n","protected":false},"author":20148,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-4269","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4269","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20148"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4269"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4269\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4269"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4269"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4269"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}