



{"id":4223,"date":"2014-08-14T16:33:03","date_gmt":"2014-08-14T14:33:03","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4223"},"modified":"2014-08-15T09:06:55","modified_gmt":"2014-08-15T07:06:55","slug":"innovation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4223","title":{"rendered":"Comment Airbnb, Netflix et Uber bousculent le march\u00e9 romand"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/102013\/Airbnb Netflix Uber_1.jpg\" alt=\"Airbnb Netflix Uber_1.jpg\" title=\"Airbnb Netflix Uber_1.jpg\" width=\"468\" height=\"311\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p>Avec un temps de retard sur les Etats-Unis, la vague Airbnb a submerg\u00e9 la Suisse. Et c&rsquo;est maintenant au tour de Netflix et d&rsquo;Uber de s&rsquo;imposer sur le march\u00e9 romand. Avec leur offre innovante, ces nouveaux services disponibles via internet mettent les acteurs traditionnels de l&rsquo;h\u00f4tellerie, des taxis et de l&rsquo;audiovisuel sous pression: Airbnb permet de r\u00e9server facilement un appartement chez un particulier, Uber d&rsquo;organiser un d\u00e9placement gr\u00e2ce \u00e0 une application. Quant \u00e0 Netflix, il propose une multitude de films et s\u00e9ries en streaming sur abonnement. Le tout \u00e0 des tarifs particuli\u00e8rement comp\u00e9titifs.<\/p>\n<p>\u00abCes soci\u00e9t\u00e9s s&rsquo;attaquent \u00e0 des march\u00e9s qui \u00e9taient un peu endormis, qui n&rsquo;ont pas su \u00e9voluer et s&rsquo;adapter aux besoins de leurs clients, explique Alexandre Cherix, expert en strat\u00e9gie digitale chez PricewaterhouseCoopers Suisse. Des secteurs demeur\u00e9s tr\u00e8s traditionnels qui ont rat\u00e9 le coche et n&rsquo;ont pas toujours su prendre le virage technologique au bon moment.\u00bb<\/p>\n<p>Airbnb et Uber profitent pleinement du trend de l&rsquo;\u00e9conomie num\u00e9rique du partage. Ils fonctionnent exclusivement en ligne ou via des applications pour smartphones et adaptent constamment leur offre \u00e0 la demande. Autre avantage de taille pour ces soci\u00e9t\u00e9s, elles ne sont pas soumises aux r\u00e9glementations et taxes habituelles des secteurs dans lesquels elles s&rsquo;implantent. Elles se situent dans des zones grises qui leur permettent de pratiquer des prix tr\u00e8s agressifs.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ce statut de hors-la-loi qui provoque la col\u00e8re des acteurs d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sents sur le march\u00e9. \u00abUne nouvelle \u00e9conomie de l&rsquo;h\u00e9bergement se d\u00e9veloppe de mani\u00e8re souterraine, d\u00e9plore Philippe Thuner, de l&rsquo;association romande des h\u00f4teliers. Aujourd&rsquo;hui, des chambres sont lou\u00e9es online en permanence dans le monde entier. Il y en a plus de 5000 en Suisse dont 340 rien qu&rsquo;\u00e0 Lausanne! nous aimerions que la Conf\u00e9d\u00e9ration se pr\u00e9occupe de ce travail au noir.\u00bb M\u00eame protestation du c\u00f4t\u00e9 des professionnels de la branche des taxis, d\u00e9rang\u00e9s par les pratiques d&rsquo;Uber.<\/p>\n<p>G\u00e9ant de la vid\u00e9o \u00e0 la demande et num\u00e9ro un de ce secteur aux Etats-Unis, Netflix vient quant \u00e0 lui bousculer le march\u00e9 de l&rsquo;audiovisuel. D&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;Office f\u00e9d\u00e9ral de la communication, son arriv\u00e9e en Suisse ne rencontrera aucun obstacle l\u00e9gal. Proposant une offre de catalogue et non des programmes TV en tant que tels, le diffuseur en ligne ne sera pas tenu de s&rsquo;annoncer ou de demander des autorisations. Netflix donne acc\u00e8s \u00e0 plusieurs milliers de films et s\u00e9ries contre un abonnement mensuel \u00e0 bas prix. Il vient concurrencer les entreprises de vid\u00e9o \u00e0 la demande suisses et \u00e9galement la t\u00e9l\u00e9vision, en perte de vitesse face aux nouvelles habitudes des consommateurs, qui ne veulent plus s&rsquo;astreindre \u00e0 des horaires de programmes.<\/p>\n<p>\u00abAujourd&rsquo;hui, le consommateur veut tout, tout de suite, avec la meilleure offre financi\u00e8re et de service, analyse Alexandre Cherix. Il s&rsquo;attend \u00e0 une exp\u00e9rience unifi\u00e9e et transparente. Les m\u00e9dias sociaux et les applications pour smartphones sont ses canaux pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s.\u00bb Les branches traditionnelles sont toutes touch\u00e9es par le m\u00eame d\u00e9fi: \u00eatre plus rapides, plus efficaces et faciliter l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 leurs services. \u00abPour r\u00e9ussir \u00e0 l&rsquo;\u00e8re num\u00e9rique, les entreprises doivent se centrer sur le client, maximiser l&rsquo;utilisation des profils et des donn\u00e9es des consommateurs, poursuit l&rsquo;expert. Elles doivent s&rsquo;adapter rapidement, innover et investir dans la technologie.\u00bb<\/p>\n<p>Conscients de l&rsquo;enjeu, les diff\u00e9rents secteurs commencent \u00e0 r\u00e9agir. Les h\u00f4teliers poussent petit \u00e0 petit les cantons \u00e0 contr\u00f4ler Airbnb, la branche du taxi souhaite s&rsquo;allier avec Uber et certaines entreprises de vid\u00e9o \u00e0 la demande s&rsquo;alignent sur l&rsquo;offre de Netflix. \u00abLa concurrence nous force \u00e0 devenir meilleurs\u00bb, r\u00e9sume ainsi Christophe Pian, responsable du contenu pour la soci\u00e9t\u00e9 genevoise Swiss TV.<\/p>\n<p><strong>1. Airbnb, la fin des h\u00f4tels?<\/strong><\/p>\n<p>Fond\u00e9e en 2008 \u00e0 San Francisco, la start-up Airbnb a connu un essor fulgurant. Cette plateforme permet de louer un appartement ou une chambre de particuliers \u00e0 particuliers. \u00abCe principe de chambre \u00e0 louer par des priv\u00e9s a toujours exist\u00e9 et n&rsquo;a jusqu&rsquo;alors jamais \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 comme une concurrence, note Pierre-Andr\u00e9 Michaud, h\u00f4telier \u00e0 Yverdon-les-Bains. Cependant, avec l&rsquo;av\u00e8nement d&rsquo;internet et la possibilit\u00e9 d&rsquo;obtenir une chambre en un clic, c&rsquo;est aujourd&rsquo;hui devenu un v\u00e9ritable business. D\u00e8s lors, les taxes et les normes en vigueur dans l&rsquo;industrie h\u00f4teli\u00e8re devraient s&rsquo;appliquer \u00e0 ces soci\u00e9t\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<p>En Suisse, les particuliers qui louent chambres ou appartements se situent actuellement dans une zone grise. Ils ne sont pas soumis aux normes d&rsquo;hygi\u00e8ne et de s\u00e9curit\u00e9 que doivent respecter les h\u00f4tels. Ils ne paient ni taxe de s\u00e9jour ni TVA, ce qui provoque la grogne des professionnels. L&rsquo;association fa\u00eeti\u00e8re de la branche a donc demand\u00e9 aux autorit\u00e9s concern\u00e9es de prendre position pour que ces locations soient r\u00e9glement\u00e9es.<\/p>\n<p>\u00abSi l&rsquo;on fait commerce d&rsquo;h\u00e9bergement, il faut demander des autorisations, s&rsquo;insurge Marc-Antoine Nissille, pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 des h\u00f4teliers de Gen\u00e8ve. Nous sommes favorables \u00e0 un d\u00e9veloppement de la branche, mais nous nous opposons aux personnes qui ne respectent pas la loi. Or, internet fait \u00e9voluer les pratiques si rapidement que les l\u00e9gislations n&rsquo;arrivent pas \u00e0 suivre. A Gen\u00e8ve, les immeubles ont des affectations commerciales ou de logement. Les structures destin\u00e9es au logement ne peuvent l\u00e9galement pas \u00eatre utilis\u00e9es \u00e0 des fins commerciales.\u00bb Si les cantons commencent \u00e0 r\u00e9agir &#8212; Berne vient d&rsquo;imposer aux personnes louant des chambres et des appartements dans un but touristique de s&rsquo;acquitter des taxes de s\u00e9jour &#8212; les autorit\u00e9s f\u00e9d\u00e9rales n&rsquo;ont pas encore statu\u00e9 sur cette question.<\/p>\n<p>Sans le poids des normes, ces h\u00f4teliers d&rsquo;un nouveau genre pratiquent des tarifs bon march\u00e9 qui d\u00e9fient la branche. Seulement, le service propos\u00e9 est souvent bien moins \u00e9toff\u00e9 que dans un h\u00f4tel. \u00abL&rsquo;h\u00f4tellerie a l&rsquo;avantage d&rsquo;associer de multiples offres \u00e0 l&rsquo;h\u00e9bergement, tels des renseignements sur la r\u00e9gion ou des visites touristiques, souligne Philippe Thuner, de l&rsquo;association romande des h\u00f4teliers. A nous de faire valoir cet atout. Les h\u00f4teliers doivent r\u00e9agir en se montrant meilleurs dans la qualit\u00e9 de leurs prestations et leur communication.\u00bb Pour se maintenir au niveau d&rsquo;Airbnb, l&rsquo;h\u00f4tellerie suisse devrait \u00e9galement accro\u00eetre sa visibilit\u00e9 sur le Web et faciliter son syst\u00e8me de r\u00e9servation en ligne.<\/p>\n<p><strong>2. Uber, la fin des taxis?<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s Zurich, la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine Uber a annonc\u00e9 son arriv\u00e9e \u00e0 Gen\u00e8ve courant 2014. Cr\u00e9\u00e9e en 2009, Uber est un des leaders mondiaux du service de voiture de tourisme avec chauffeur. Son succ\u00e8s rapide aux Etats-Unis a suscit\u00e9 l&rsquo;engouement des investisseurs: Google y a investi 260 millions de dollars en 2013, et la soci\u00e9t\u00e9 vient de lever 1,2 milliard de dollars en juin 2014. Via son application mobile simple et performante, la start-up am\u00e9ricaine met en relation des chauffeurs priv\u00e9s avec des clients. En Suisse, les chauffeurs doivent disposer d&rsquo;un permis de conduire TPP (transport professionnel de personnes) et d&rsquo;une voiture noire haut de gamme pour pouvoir s&rsquo;inscrire. Le prix de la course est d\u00e9bit\u00e9 automatiquement via le smartphone du client et le chauffeur est r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 en fonction. L&rsquo;application localise le client et identifie la voiture la plus proche, ce qui garantit une rapidit\u00e9 et une efficacit\u00e9 sup\u00e9rieures aux taxis actuels.<\/p>\n<p>Comme pour Airbnb, la sollicitation de particuliers non soumis aux m\u00eames r\u00e8gles que les acteurs de la branche a fait d&rsquo;Uber la b\u00eate noire des soci\u00e9t\u00e9s de taxis partout dans le monde. Cependant, en Suisse, on cherche l&rsquo;alliance plut\u00f4t que la bataille. \u00abLa branche du taxi a besoin de s&rsquo;am\u00e9liorer continuellement et en ce sens je trouve Uber admirable, note Patrick Favre, pr\u00e9sident du groupe professionnel Taxisuisse et directeur de la PME Taxicab \u00e0 Neuch\u00e2tel. Uber poss\u00e8de la technologie et nous avons le savoir-faire. C&rsquo;est ensemble que nous devrions travailler pour offrir au client un service \u00e0 la hauteur de ses attentes.\u00bb Taxisuisse a d\u00e9j\u00e0 approch\u00e9 le g\u00e9ant am\u00e9ricain \u00e0 plusieurs reprises. M\u00eame si les n\u00e9gociations n&rsquo;en sont qu&rsquo;\u00e0 leurs balbutiements, Patrick Favre a bon espoir de pouvoir d\u00e9velopper un syst\u00e8me Uber \u00e0 destination des professionnels de la branche du taxi.<\/p>\n<p>Pour Pierre Jenni, pr\u00e9sident de l&rsquo;entreprise Taxi-Phone, centrale d&rsquo;appel des taxis genevois, la start-up am\u00e9ricaine ne repr\u00e9sente pas une concurrence inqui\u00e9tante: \u00abUber poss\u00e8de moins de chauffeurs disponibles et ces derniers n&rsquo;ont pas le droit d&rsquo;utiliser les voies de bus. Or, dans ce service, c&rsquo;est la rapidit\u00e9, et donc le prix, qui l&#8217;emporte.\u00bb il reconna\u00eet tout de m\u00eame que les taxis doivent se moderniser et utiliser les nouvelles technologies pour plus d&rsquo;efficacit\u00e9. En ce sens, Taxi-Phone utilise depuis six mois une application semblable \u00e0 celle d&rsquo;Uber, taxi.eu, qui permet de suivre les taxis sur une carte interactive.<\/p>\n<p>\u00abIl faut s&rsquo;adapter \u00e0 la client\u00e8le qui utilise ce genre de technologies. Afin de d\u00e9velopper de meilleures strat\u00e9gies, nous b\u00e9n\u00e9ficions de l&rsquo;expertise du pr\u00e9sident d&rsquo;international association of Transportation Regulators, Matthew Daus, sp\u00e9cialiste du secteur aux Etats-Unis.\u00bb Si la concurrence provoqu\u00e9e par UberBlack est tol\u00e9r\u00e9e par la branche, car elle concerne des chauffeurs professionnels et pratique des prix jug\u00e9s convenables, il n&rsquo;en est pas de m\u00eame pour UberPop le nouveau service lanc\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine. Se basant toujours sur l&rsquo;\u00e9change entre particuliers, UberPop propose un syst\u00e8me de covoiturage urbain. L&rsquo;application permet \u00e0 n&rsquo;importe quel particulier poss\u00e9dant une voiture d&rsquo;arrondir ses fins de mois en jouant les chauffeurs et aux utilisateurs du service de faire des \u00e9conomies gr\u00e2ce \u00e0 des tarifs tr\u00e8s bas.<br \/>\n\u00abOn ne peut pas s&rsquo;improviser chauffeur de taxi, c&rsquo;est ill\u00e9gal et dangereux. Il s&rsquo;agit de concurrence d\u00e9loyale\u00bb, grognent les acteurs de la branche. Le service UberPop a \u00e9t\u00e9 interdit en Belgique par le Tribunal de commerce. Certaines villes europ\u00e9ennes, comme Berlin et Paris, sont sur la m\u00eame voie.<\/p>\n<p><strong>3. Netflix, la fin de la RTS?<\/strong><\/p>\n<p>Le march\u00e9 de la t\u00e9l\u00e9vision conna\u00eet lui aussi, depuis quelques ann\u00e9es, un grand chamboulement avec l&rsquo;essor du streaming et de la vid\u00e9o \u00e0 la demande. En Suisse, de nombreuses soci\u00e9t\u00e9s se sont d\u00e9velopp\u00e9es dans ce secteur: de grandes entreprises, comme Swisscom et Sunrise, ou de petites PME comme l&rsquo;entreprise genevoise Swiss TV. Leader de ce march\u00e9 aux Etats-Unis, le diffuseur en ligne Netflix a annonc\u00e9 sa venue en Suisse pour la fin 2014. Fond\u00e9e en 2007, la soci\u00e9t\u00e9 repr\u00e9sente aujourd&rsquo;hui aux Etats-Unis un tiers du trafic Internet quotidien et a r\u00e9alis\u00e9 en 2013 un chiffre d&rsquo;affaires de plus de 4 milliards de dollars. Contre un abonnement mensuel \u00e0 faible co\u00fbt (7,99 dollars, soit environ 7,20 francs), Netflix donne acc\u00e8s \u00e0 un catalogue de plusieurs milliers de films et s\u00e9ries. Plus de 1000 supports (ordinateurs, tablettes, consoles, etc.) sont compatibles avec le diffuseur.<\/p>\n<p>\u00abNous voyons d&rsquo;un bon oeil l&rsquo;arriv\u00e9e de Netflix, dit Christophe Pian, responsable du contenu pour Swiss TV, qui propose des vid\u00e9os \u00e0 la demande. Cela va dynamiser le march\u00e9 de la VOD (video on demand), le faire conna\u00eetre et nous forcer \u00e0 devenir meilleurs. Nous d\u00e9veloppons actuellement des solutions identiques au syst\u00e8me de Netflix. Nous allons notamment \u00e9largir notre offre de s\u00e9ries pour rester comp\u00e9titifs.\u00bb Si Netflix repr\u00e9sente l&rsquo;eldorado pour les fans de s\u00e9ries, son point faible se situe au niveau des films qu&rsquo;il propose, qui ne font pas partie des derni\u00e8res nouveaut\u00e9s. \u00abSe procurer les films les plus r\u00e9cents a un prix, et, avec ses tarifs tr\u00e8s bas, Netflix n&rsquo;a pas la possibilit\u00e9 de les acqu\u00e9rir, poursuit Christophe Pian. C&rsquo;est une faiblesse dont ses concurrents peuvent se servir.\u00bb<\/p>\n<p>Justement tr\u00e8s comp\u00e9titif en mati\u00e8re de blockbusters r\u00e9cents et souhaitant \u00e9galement baser sa strat\u00e9gie sur le local &#8211; films et sports suisses &#8211; Swisscom TV ne craint pas l&rsquo;arriv\u00e9e de Netflix, dit le porte-parole de Swisscom Christian Neuhaus. Alexandre Cherix, expert du domaine chez PwC, se montre moins optimiste: \u00abNetflix, avec ses 48 millions d&rsquo;utilisateurs, casse le march\u00e9 et les prix. Son syst\u00e8me est \u00e0 la pointe de la technologie, disponible en deux secondes sur tablettes ou t\u00e9l\u00e9phones. Il va secouer les piliers des business models de soci\u00e9t\u00e9s comme Canal+ en France et les fournisseurs d&rsquo;acc\u00e8s TV en Suisse. Et sachant qu&rsquo;il faut en moyenne deux ans pour changer de strat\u00e9gie op\u00e9rationnelle, de plus en plus de soci\u00e9t\u00e9s vont souffrir, dont la RTS probablement.\u00bb<\/p>\n<p>Car la t\u00e9l\u00e9vision traditionnelle est elle aussi concern\u00e9e par cette concurrence. Aujourd&rsquo;hui, les t\u00e9l\u00e9spectateurs aiment de moins en moins \u00eatre astreints \u00e0 des horaires et pr\u00e9f\u00e8rent regarder des rediffusions, films ou s\u00e9ries en ligne quand bon leur semble. Gilles Marchand, directeur de la RTS, reste serein: \u00abUne nouvelle consommation se d\u00e9veloppe parall\u00e8lement \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision lin\u00e9aire classique. Cela contribue \u00e0 \u00e9parpiller les parts de march\u00e9 mais, dans l&rsquo;ensemble, la t\u00e9l\u00e9vision \u00e0 la carte reste encore minoritaire. La RTS s&rsquo;est adapt\u00e9e \u00e0 ces nouvelles habitudes de consommation et propose par exemple de suivre des s\u00e9ries en VOD sur sa plateforme Web.\u00bb La RTS propose \u00e9galement des contenus en ligne con\u00e7us uniquement pour la Toile, comme la s\u00e9rie Break-ups.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>H\u00e9bergement, audiovisuel, transport\u2026 de nouveaux services aux tarifs tr\u00e8s attractifs, qui r\u00e9pondent mieux \u00e0 la demande des clients, s&rsquo;imposent sur le march\u00e9. 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