



{"id":4198,"date":"2014-07-08T14:57:35","date_gmt":"2014-07-08T12:57:35","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4198"},"modified":"2015-07-30T15:03:37","modified_gmt":"2015-07-30T13:03:37","slug":"boissons","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4198","title":{"rendered":"La soif de nostalgie des limonades suisses"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.largeur.com\/wp-content\/uploads\/102013\/Image_Jour_080714.png\" width=\"468\" height=\"311\" border=\"0\" title=\"Image_Jour_080714.png\" alt=\"Image_Jour_080714.png\" \/><\/p>\n<p>Pin-ups aux jambes interminables sur les affiches, tout droit sorties des ann\u00e9es 1930, logo vintage sur l\u2019\u00e9tiquette, et une recette ancestrale, au sucre naturel et sans \u00e9dulcorant. En faisant rena\u00eetre la mythique limonade romande \u00abRomanette\u00bb, Nestl\u00e9 donne le ton sur le march\u00e9 tr\u00e8s concurrentiel des boissons citronn\u00e9es: celui du retour aux sources. Une strat\u00e9gie qui ne doit rien au hasard: \u00abAvec le trend du vintage actuel, il nous a paru opportun de relancer la Romanette en gardant sa recette originale et son packaging d\u2019\u00e9poque. Cette limonade a marqu\u00e9 de nombreux esprits, si bien qu\u2019elle \u00e9tait r\u00e9clam\u00e9e par bon nombre de nos consommateurs\u00bb, pr\u00e9cise Michel Beneventi, CEO de Nestl\u00e9 Waters Suisse.<\/p>\n<p>Produite pour la premi\u00e8re fois en 1938 \u00e0 Romanel-sur-Lausanne (VD) avec l\u2019eau de la source locale, la Romanette est acquise par Henniez en 1979, avant de dispara\u00eetre 12 ans plus tard au profit de nouvelles boissons consid\u00e9r\u00e9es comme \u00abplus modernes\u00bb. Nestl\u00e9, qui a rachet\u00e9 Henniez en 2007, d\u00e9cide cette ann\u00e9e de jouer la carte de la nostalgie. \u00abLa tendance actuelle pousse \u00e0 consommer local et l\u2019aspect ancien v\u00e9hicule des valeurs saines et authentiques, explique Christine Demen Meier, responsable Food &amp; Beverage de l\u2019Ecole h\u00f4teli\u00e8re de Lausanne. Les marques font aussi de gros efforts sur leur packaging et ont su progresser au niveau du go\u00fbt, abandonnant l\u2019unique ar\u00f4me citron.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Verre et porcelaine <\/strong><\/p>\n<p>De nombreuses limonades suisses doivent leur r\u00e9ussite &#8212; et leur survie &#8212; \u00e0 leurs caract\u00e9ristiques anciennes et locales. Aujourd\u2019hui propri\u00e9t\u00e9 du groupe lucernois Ramseier, l\u2019Elmer Citro jouit d\u2019une popularit\u00e9 intacte outre-Sarine, plus de 80 ans apr\u00e8s son lancement dans le canton de Glaris. Elle a r\u00e9ussi \u00e0 pr\u00e9server son image traditionnelle sur un march\u00e9 pris d\u2019assaut par les produits \u00e9trangers: \u00abSon lien avec une source d\u2019eau min\u00e9rale locale, \u00e0 Elm, lui donne un statut particulier, qui pla\u00eet aux consommateurs\u00bb, explique Christiane Zwahlen, de l\u2019Association suisse des sources d\u2019eaux min\u00e9rales et des producteurs de soft drinks (SMS). En comptant l\u2019eau min\u00e9rale du m\u00eame nom, Elmer produit quelque 35 millions de litres par an.<\/p>\n<p>Plus au sud, dans le canton du Tessin, c\u2019est la Gazosa Fiorenzana, produite par la famille Ponzio-Tonna depuis 1921, qui r\u00e9siste encore et toujours. R\u00e9pertori\u00e9e au sein du Patrimoine culinaire suisse (tout comme l\u2019Elmer Citro), sa particularit\u00e9 r\u00e9side dans son emballage: des bouteilles en verre munies d\u2019une fermeture m\u00e9canique avec t\u00eate en PVC ou en porcelaine. \u00abIl s\u2019agit de notre marque de fabrique: jamais nous ne passerons au plastique, souligne Roberto Feusi, responsable de la distribution de la Gazosa. Nos bouteilles sont consign\u00e9es \u00e0 1 franc et nous les r\u00e9utilisons plus d\u2019une centaine de fois.\u00bb<\/p>\n<p>Un syst\u00e8me qui constitue aussi un frein \u00e0 l\u2019exportation\u2026 Approch\u00e9e par de nombreux gros distributeurs, la famille Ponzio-Tonna a cependant toujours refus\u00e9 tout rachat. Le march\u00e9 suisse suffit \u00e0 la marque: \u00abTant que cela est possible nous voulons garder notre c\u00f4t\u00e9 artisanal. En un an, nous produisons environ 1,5 million de bouteilles, soit autant que ce que produit Coca-Cola en deux heures! Mais l\u2019authenticit\u00e9 fait notre succ\u00e8s.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Le Vivi Kola rena\u00eet aussi<\/strong><\/p>\n<p>Les limonades n\u2019ont pas l\u2019exclusivit\u00e9 du \u00abvintage\u00bb: de nombreux producteurs suisses de boissons surfent sur la vague. A Eglisau, dans le canton de Zurich, on a ainsi assist\u00e9 en 2010 \u00e0 la renaissance du Vivi Kola, l\u2019\u00ab\u00e9quivalent\u00bb historique suisse du Coca-Cola, aux ar\u00f4mes naturels et \u00e0 l\u2019\u00e9tiquette figurant une carte ancienne. Cr\u00e9\u00e9 en 1938, le Vivi Kola avait disparu en 1986 sous l\u2019effet de la concurrence. La boisson au grapefruit Pepita, lanc\u00e9e en 1949 et qui appartient au groupe b\u00e2lois Eptingen, a \u00e9galement mis\u00e9 en 2009 sur un relooking vintage de son identit\u00e9 visuelle, alors qu\u2019elle \u00e9tait en difficult\u00e9 financi\u00e8re. Un retour aux sources qui lui a tout juste permis d\u2019\u00e9viter la disparition.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans L&rsquo;Hebdo.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Disparue il y a plus de 20 ans, la Romanette revient sur le march\u00e9 cette ann\u00e9e. Dans un secteur satur\u00e9 par les marques internationales, plusieurs fabricants locaux misent sur leur image vintage pour r\u00e9sister. <\/p>\n","protected":false},"author":19913,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-4198","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4198","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19913"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4198"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4198\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4198"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4198"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4198"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}