



{"id":4141,"date":"2014-04-09T16:20:55","date_gmt":"2014-04-09T14:20:55","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4141"},"modified":"2014-04-09T16:40:15","modified_gmt":"2014-04-09T14:40:15","slug":"innovation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4141","title":{"rendered":"L&rsquo;agriculture, nouvelle industrie high-tech"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.largeur.com\/wp-content\/uploads\/102013\/Largeur_agri.JPG\" alt=\"Largeur_agri.JPG\" title=\"Largeur_agri.JPG\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" \/><\/p>\n<p>L\u2019agriculture devient high-tech, en Suisse aussi. Pour produire plus, mais aussi pour produire mieux. Les paysans de la r\u00e9gion traient leurs vaches avec des robots et cultivent leurs tomates dans des serres automatis\u00e9es. Certains utilisent m\u00eame des capteurs reli\u00e9s \u00e0 un t\u00e9l\u00e9phone portable qui indiquent les p\u00e9riodes de chaleur du b\u00e9tail.<\/p>\n<p>Innover appara\u00eet comme une \u00e9vidence pour les g\u00e9ants de l\u2019agroalimentaire tels que le groupe chimique b\u00e2lois Syngenta, qui d\u00e9veloppent continuellement de nouvelles semences et des produits de protection des cultures. Il en va de m\u00eame pour les grands de la technologie comme Leica et ses syst\u00e8mes de guidage de tracteurs par GPS.<\/p>\n<p>Mais les petits acteurs ont une belle carte \u00e0 jouer eux aussi. \u00abLa Suisse romande constitue une r\u00e9gion parfaite pour l\u2019innovation, t\u00e9moigne Beno\u00eet de Combaud qui a fond\u00e9 la start-up CombaGroup pour d\u00e9velopper un syst\u00e8me de culture de salades enti\u00e8rement robotis\u00e9. J\u2019ai d\u2019abord r\u00e9fl\u00e9chi \u00e0 mon projet en France, mais c\u2019est en Suisse que j\u2019ai pu le concr\u00e9tiser. Il existe ici un vrai soutien pour les PME qui veulent innover.\u00bb<\/p>\n<p>Les paysans romands peuvent b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un important r\u00e9seau de soutien \u00e0 l\u2019innovation avec des institutions telles que la Commission pour la technologie et l\u2019innovation (CTI), les parcs technologiques et de nombreuses fondations, souligne Jean-Michel Stauffer, conseiller en innovation chez Innovaud.<\/p>\n<p>Le premier parc suisse d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l\u2019innovation dans l\u2019agroalimentaire &#8211; qui sert d\u2019incubateur pour start-up &#8211; est d\u2019ailleurs situ\u00e9 \u00e0 Molondin, dans le canton de Vaud. \u00abLes multinationales peuvent facilement consacrer un budget important \u00e0 l&rsquo;innovation, mais les petites structures ont besoin d&rsquo;aide et c&rsquo;est \u00e0 elles que nous nous int\u00e9ressons, souligne l\u2019administrateur de l\u2019Agrop\u00f4le de Molondin, St\u00e9phane Fankhauser. Nous mettons \u00e0 disposition des infrastructures qui leur permettent de d\u00e9montrer la faisabilit\u00e9 et l\u2019efficacit\u00e9 de leur projet. Il y a beaucoup \u00e0 faire entre une id\u00e9e et sa concr\u00e9tisation. Il faut progresser vite, car, en face, l\u2019industrie n&rsquo;attend pas.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Produire plus, produire mieux<\/strong><\/p>\n<p>Les d\u00e9fis de l\u2019agriculture moderne sont multiples et poussent les paysans \u00e0 s\u2019\u00e9quiper d\u2019outils de pointe. Il faut produire plus sur moins de surface, mais \u00e9galement r\u00e9duire les distances de transport et l\u2019utilisation de produit chimiques, notamment pour satisfaire les amateurs de produits locaux et bio.<\/p>\n<p>Les agriculteurs 2.0 n\u2019h\u00e9sitent d\u2019ailleurs pas \u00e0 souligner les avantages \u00e9cologiques et \u00e9conomiques des nouvelles technologies: \u00abLes cultures hors-sol et sous serres g\u00e9r\u00e9es par ordinateur permettent d\u2019\u00e9viter de polluer des nappes phr\u00e9atiques par des engrais et des pesticides, et elles \u00e9conomisent d\u2019\u00e9normes quantit\u00e9s d\u2019eau\u00bb, assure le mara\u00eecher genevois Claude Janin. \u00abLes tracteurs guid\u00e9s par GPS n\u00e9cessitent moins de carburant et optimisent l\u2019utilisation d\u2019engrais et de pesticides en \u00e9pandant \u00e0 dix centim\u00e8tres pr\u00e8s\u00bb, ajoute son fr\u00e8re Damien, qui travaille \u00e9galement dans l\u2019exploitation familiale.<\/p>\n<p>La technologie dans le domaine agricole suscite toutefois de la m\u00e9fiance chez certains consommateurs suisses, note Claude Janin. \u00abJe trouve assez paradoxal que les gens associent l\u2019agriculture uniquement \u00e0 son c\u00f4t\u00e9 traditionnel. Tous les autres secteurs ont \u00e9volu\u00e9 au fil du temps, et l\u2019agriculture n\u2019a aucune raison de stagner. Je ne vois pas pourquoi je devrais rester les pieds dans la boue!\u00bb.<\/p>\n<p>La course \u00e0 l\u2019innovation ne concerne pas uniquement quelques exploitations isol\u00e9es. \u00abDepuis une vingtaine d\u2019ann\u00e9es, nous nous dirigeons de plus en plus vers ce que l\u2019on appelle l\u2019\u00abagriculture de pr\u00e9cision\u00bb (un principe de gestion des parcelles qui vise l&rsquo;optimisation des rendements et des investissements, ndlr)\u00bb, note Thomas Anken, sp\u00e9cialiste des machineries agricoles \u00e0 l\u2019Agroscope, l\u2019institut f\u00e9d\u00e9ral de recherche agronomique. Mais ce n\u2019\u00e9tait pas gagn\u00e9 d\u2019avance. \u00abLorsque les robots de traite sont apparus vers la fin des ann\u00e9es 1990, ils paraissaient utopiques. On pensait qu\u2019ils ne pourraient jamais remplacer les paysans car la t\u00e2che est d\u00e9licate. Aujourd\u2019hui, environ 300 agriculteurs utilisent cette technologie en Suisse.\u00bb<\/p>\n<p>Ce constat d\u2019une agriculture toujours plus sophistiqu\u00e9e est partag\u00e9 par Patrick Tanner, CEO de la soci\u00e9t\u00e9 Anemon, qui a d\u00e9velopp\u00e9 un capteur pour d\u00e9tecter les chaleurs du b\u00e9tail. \u00abLa majorit\u00e9 des exploitations agricoles de demain seront high-tech. Pour r\u00e9pondre aux besoins de la production industrielle, elles doivent se munir des moyens technologiques ad\u00e9quats. D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, les petites exploitations, dont l\u2019objectif n\u2019est pas d\u2019atteindre un gros volume de production, conserveront certainement leur c\u00f4t\u00e9 traditionnel et miseront sur cet aspect pour continuer \u00e0 s\u00e9duire une client\u00e8le tr\u00e8s locale.\u00bb Et Thomas Anken d\u2019ajouter: \u00abPour celles-l\u00e0, il est important de se sp\u00e9cialiser. Elles trouvent par exemple un march\u00e9 int\u00e9ressant dans l\u2019agrotourisme ou encore le commerce directement \u00e0 la ferme.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>PORTRAITS<\/p>\n<p><strong>\u00abLa technologie est une alli\u00e9e pour les agriculteurs\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>La soci\u00e9t\u00e9 Anemon a con\u00e7u un implant vaginal qui d\u00e9tecte les chaleurs du b\u00e9tail. Une innovation qui fait parler d\u2019elle aux Etats-Unis.<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p>Une vache qui ne porte pas de veau apr\u00e8s ses chaleurs, ce sont 600 litres de lait produits en moins, soit un manque \u00e0 gagner d\u2019environ 500 francs. Pour aider les \u00e9leveurs \u00e0 savoir exactement quand une b\u00eate peut \u00eatre ins\u00e9min\u00e9e, la soci\u00e9t\u00e9 Anemon, bas\u00e9e \u00e0 Saint-Imier (BE) et fond\u00e9e en 2008, a d\u00e9velopp\u00e9 un capteur vaginal qui d\u00e9tecte les p\u00e9riodes de chaleur du b\u00e9tail et envoie l\u2019information par SMS.<\/p>\n<p>\u00abAnemon est n\u00e9e d\u2019un projet transdisciplinaire, men\u00e9 \u00e0 la Haute \u00e9cole sp\u00e9cialis\u00e9e bernoise, qui a m\u00e9lang\u00e9 \u00e9lectrotechnique, communication, informatique et sciences v\u00e9t\u00e9rinaires, explique le directeur Patrick Tanner. Le produit d\u00e9velopp\u00e9 a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 prendre en compte les deux param\u00e8tres les plus importants pour d\u00e9terminer la p\u00e9riode de f\u00e9condit\u00e9: la temp\u00e9rature de la vache et ses mouvements.\u00bb Pour d\u00e9velopper un prototype commercial, les chercheurs de la Haute \u00e9cole se font conseiller par un coach de la Commission pour la technologie et l\u2019innovation (CTI) et recrutent Patrick Tanner pour la gestion de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s deux ans de test effectu\u00e9s avec l\u2019aide de v\u00e9t\u00e9rinaires, la fiabilit\u00e9 du produit est d\u00e9montr\u00e9e et le r\u00e9seau de clients se met en place. \u00abPour l\u2019instant, nous commercialisons notre produit surtout par l\u2019interm\u00e9diaire de la Clinique v\u00e9t\u00e9rinaire du Vieux-Ch\u00e2teau \u00e0 Del\u00e9mont. Nous ne voulons pas d\u00e9velopper de vente directe mais passer par des interm\u00e9diaires. Nous sommes confiants pour l\u2019avenir: ceux qui utilisent notre capteur nous ont donn\u00e9 des retours positifs. La technologie est une alli\u00e9e pour les agriculteurs.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019innovation a soulev\u00e9 une grosse vague d\u2019int\u00e9r\u00eat m\u00e9diatique en 2009. \u00abNous avons alors re\u00e7u des demandes provenant de partout dans le monde, mais nous n\u2019\u00e9tions pas encore pr\u00eats. Nous cherchons aujourd\u2019hui un partenaire solide pour soutenir notre expansion en Europe. Nous visons surtout les march\u00e9s o\u00f9 le prix du lait est suffisamment valoris\u00e9 pour montrer qu\u2019il y a un retour sur investissement.\u00bb L\u2019invention est m\u00eame connue outre-Atlantique: l\u2019Universit\u00e9 du Kentucky, qui travaille avec le secteur agricole, veut tester le capteur helv\u00e9tique.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abIl faut adapter les cultures aux besoins de demain\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>La start-up vaudoise CombaGroup a invent\u00e9 la culture de salades enti\u00e8rement robotis\u00e9e.<\/em><\/p>\n<p>Dans une serre, les salades poussent dans des petits cubes de substrat. D\u00e9pos\u00e9s sur des rails, ceux-ci se d\u00e9placent automatiquement au cours de la croissance de la plante. C\u2019est la solution d\u00e9velopp\u00e9e par CombaGroup, fond\u00e9e en 2012 par Beno\u00eet de Combaud, un ing\u00e9nieur en logistique. Le Fran\u00e7ais r\u00e9fl\u00e9chissait depuis 2011 \u00e0 l\u2019\u00e9laboration d\u2019un syst\u00e8me pour automatiser la culture de salades sous serre. C\u2019est en Suisse qu\u2019il concr\u00e9tisera son projet.<\/p>\n<p>Il d\u00e9veloppe un prototype en collaboration avec l\u2019Institut d\u2019automatisation industrielle de la Haute \u00e9cole d\u2019ing\u00e9nierie et de gestion du Canton de Vaud. Il s\u2019installe ensuite dans les locaux de l\u2019Agrop\u00f4le de Molondin pour tester son produit. \u00abL\u2019id\u00e9e m\u2019est venue d\u2019un simple constat: il y a toujours plus de monde \u00e0 nourrir et de moins en moins de surface pour les cultures. Il faut donc adapter la mani\u00e8re de cultiver aux besoins de demain.\u00bb<\/p>\n<p>Pour se lancer, CombaGroup a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des conseils de la CTI, d\u2019infrastructures mises \u00e0 disposition par l\u2019Agroscope de Conthey (VS) et d\u2019un pr\u00eat de la Fondation pour l\u2019innovation technologique (FIT) \u00e0 Lausanne apr\u00e8s avoir remport\u00e9 le prix Venture Kick et l\u2019IMD Start-up Competition. Un tiers du financement a \u00e9t\u00e9 lev\u00e9 de mani\u00e8re participative \u00e0 travers la plateforme de crowdfunding Innobridge. En 2013, le manager Rodney Reis, d\u2019origine br\u00e9silienne et anglaise, rejoint l\u2019\u00e9quipe comme CEO.<\/p>\n<p>Le dispositif de CombaGroup peut produire des salades dix fois par an contre deux avec la culture en plein champ, ce qui \u00e9vite aux revendeurs de devoir importer de l\u2019\u00e9tranger. Il permet aussi d\u2019\u00e9conomiser 90% d\u2019eau par rapport aux cultures traditionnelles, selon Beno\u00eet de Combaud. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9e, l\u2019eau de pluie est vaporis\u00e9e sur les racines des salades qui poussent en dessous du cube de substrat, ce qui permet de r\u00e9cup\u00e9rer et r\u00e9utiliser les gouttes qui en tombent. La solution a d\u00e9j\u00e0 int\u00e9ress\u00e9 le producteur vaudois Sylvain &amp;Co ainsi que des gros producteurs suisses et fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>\u00abNotre objectif est de rapprocher les lieux de culture de salades avec les endroits o\u00f9 elles sont emball\u00e9es et vendues, ajoute Rodney Reis. Pour le moment, il peut s\u2019\u00e9couler jusqu\u2019\u00e0 cinq jours de transport pour les acheminer du Sud de l\u2019Europe. Ce n\u2019est pas id\u00e9al pour la fra\u00eecheur des produits et repr\u00e9sente un g\u00e2chis \u00e9conomique et \u00e9cologique, surtout si l\u2019on consid\u00e8re le nombre de salades qu\u2019il faut jeter rien qu\u2019apr\u00e8s le transport. Comme il n\u2019y a pas encore de leader dans ce domaine, le march\u00e9 est tr\u00e8s ouvert. Notre but est \u00e9galement d\u2019utiliser la chaleur perdue des usines d\u2019emballage pour chauffer les serres.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abLa technologie me permet de ne pas \u00eatre esclave de mon travail\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>La culture sous serre de l\u2019exploitation mara\u00eech\u00e8re Bernard Janin a \u00e9t\u00e9 compl\u00e8tement informatis\u00e9e pour optimiser au maximum la production.<\/em><\/p>\n<p>Sur les \u00e9crans d\u2019ordinateurs, une multitude de courbes et de chiffres d\u00e9filent. C\u2019est l\u2019outil de travail du producteur Claude Janin, fils de Bernard, le patron de l\u2019exploitation fond\u00e9e en 1925. Ouverture des toits, temp\u00e9rature ambiante, humidit\u00e9, taux de CO2, temp\u00e9rature des plantes: autant de param\u00e8tres que le mara\u00eecher contr\u00f4le gr\u00e2ce \u00e0 son ordinateur \u00abclimatique\u00bb. \u00abCet outil me permet de ne pas \u00eatre esclave de mon travail et d\u2019avoir une vie sociale. Je peux recevoir des alertes sur mon smartphone si je suis en d\u00e9placement et agir directement sur les param\u00e8tres n\u00e9cessaires.\u00bb<\/p>\n<p>Les cultures sous serre sont enti\u00e8rement hors-sol, ce qui \u00e9conomise de grandes quantit\u00e9s d\u2019eau et d\u2019engrais. Ces deux \u00e9l\u00e9ments m\u00e9lang\u00e9s sont achemin\u00e9s par des petits tuyaux directement dans des sacs contenant de la sciure de coque de coco, o\u00f9 poussent les plantes. La culture hors-sol et sous serre permet \u00e9galement d\u2019\u00e9viter le recours aux pesticides et autres produits chimiques pour traiter les plantes gr\u00e2ce \u00e0 la lutte biologique, \u00e0 savoir l\u2019utilisation d\u2019insectes pour se d\u00e9barrasser des ind\u00e9sirables. Pour la pollinisation, Claude Janin utilise des bourdons.<\/p>\n<p>Son fr\u00e8re Damien g\u00e8re les cultures de choux, persil, c\u00e9leris et poireaux dans les champs environnants. Les tracteurs sont \u00e9galement devenus hi-tech. Guid\u00e9s par un syst\u00e8me GPS, ils sont munis d\u2019une antenne sur le toit, d\u2019un \u00e9cran affichant leur position pr\u00e9cise et d\u2019une console permettant d\u2019actionner la machine tract\u00e9e qui diffuse les intrants (engrais, pesticides et insecticides). \u00abLe GPS me permet de me rep\u00e9rer avec une pr\u00e9cision de dix centim\u00e8tres dans les champs, d\u00e9taille Damien Janin. Cela est tr\u00e8s utile pour ne pas rouler sur des lignes d\u00e9j\u00e0 ensemenc\u00e9es ou de ne pas diffuser d\u2019intrants deux fois au m\u00eame endroit. Vu le prix de ces produits, l\u2019utilisation du GPS repr\u00e9sente de pr\u00e9cieuses \u00e9conomies\u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019exploitation emploie entre dix \u00e0 30 personnes et produit de 500 \u00e0 600 tonnes de tomates chaque ann\u00e9e. Elle vend ses fruits et l\u00e9gumes \u00e0 l\u2019Union mara\u00eech\u00e8re de Gen\u00e8ve qui fournit notamment Migros, Coop et Manor.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abAvec cette machine, nous sommes connus sur toute la plan\u00e8te\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Roi de la carotte suisse, Stoll Fr\u00e8res a contribu\u00e9 \u00e0 d\u00e9velopper la premi\u00e8re trieuse de l\u00e9gumes automatique au monde.<\/em><\/p>\n<p>\u00abPour \u00eatre commercialis\u00e9e, une carotte doit r\u00e9pondre \u00e0 plusieurs crit\u00e8res comme la taille, la forme ou encore la couleur, raconte Roland Stoll, qui dirige avec son fr\u00e8re Willy une exploitation agricole pr\u00e8s d\u2019Yverdon-les-Bains. Nous avons longuement cherch\u00e9 une trieuse automatique, sans succ\u00e8s. Notre fournisseur a finalement identifi\u00e9 en Belgique un ing\u00e9nieur de l\u2019Institut sup\u00e9rieur industriel agronomique de Gembloux, qui avait mis au point par un premier prototype. Ensemble, ils ont fond\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 Visar Europe en 2008 pour commercialiser la machine. Nous avons investi pour l\u2019installer et particip\u00e9 au calibrage des param\u00e8tres de s\u00e9lection.\u00bb<\/p>\n<p>Cette premi\u00e8re trieuse de l\u00e9gumes automatique au monde tourne depuis 2010 dans l\u2019exploitation familiale. Elle s\u00e9pare les carottes en trois cat\u00e9gories en fonction de leur taille et de leur aspect. Chaque seconde, une douzaine de l\u00e9gumes d\u00e9filent sous une cam\u00e9ra, sont analys\u00e9s par un programme de traitement d\u2019image et tri\u00e9s. \u00abTrier les l\u00e9gumes \u00e0 la main est un travail p\u00e9nible. Notre machine permet d\u2019\u00e9conomiser quatre \u00e0 six postes. Aujourd\u2019hui, nous sommes connus sur toute la plan\u00e8te pour avoir d\u00e9velopp\u00e9 cette technologie.\u00bb<\/p>\n<p>Stoll Fr\u00e8res dispose \u00e9galement de GPS pour diriger ses tracteurs. \u00abNous pouvons ainsi cultiver jusqu\u2019\u00e0 10% de surface en plus. Rationaliser au maximum l\u2019exploitation des terres est devenu essentiel, cela nous permet aussi de r\u00e9duire notre consommation d\u2019essence et d\u2019engrais.\u00bb Premier producteur suisse de tomates, carottes et oignons, Stoll Fr\u00e8res commercialise plus de 35 sortes de l\u00e9gumes sur une surface de pr\u00e8s de 380 hectares, dont 19 sous serre.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Le vertical farming monte en puissance<\/strong><\/p>\n<p>Dix-sept millions de plantes sur plus de trois hectares (30\u2019000 m2), dans une tour en pleine ville: la plus grande ferme verticale au monde doit voir le jour en mars 2014 \u00e0 Scranton, en Pennsylvanie (Etat-Unis). Des cultures sous serres, automatis\u00e9e et nourries par des solutions aqueuses contenant des micronutriments. L\u2019id\u00e9e para\u00eet saugrenue, mais a l\u2019avantage de rapprocher les points de production et de vente et de satisfaire l\u2019app\u00e9tit des citoyens pour l\u2019agriculture de proximit\u00e9. D\u00e9velopp\u00e9 en 1999 par Dickson Despommier de l\u2019Universit\u00e9 Columbia \u00e0 New York, le concept d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 concr\u00e9tis\u00e9 \u00e0 Vancouver (Canada) o\u00f9 une ferme verticale produit quelque 75 tonnes de l\u00e9gumes par ann\u00e9e. Une autre de ces exploitations futuristes, compos\u00e9e de 120 tours de neuf m\u00e8tres de haut, a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9e en octobre 2012 \u00e0 Singapour et produit une demi-tonne de l\u00e9gumes par jour.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Loin des clich\u00e9s, les paysans tirent eux aussi parti des nouvelles technologies, tels que les robots ou les smartphones. Exemples en Suisse romande.<\/p>\n","protected":false},"author":20006,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[],"class_list":["post-4141","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-technophile","technophile"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4141","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20006"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4141"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4141\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4141"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4141"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4141"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}