



{"id":4098,"date":"2014-02-10T12:26:26","date_gmt":"2014-02-10T11:26:26","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4098"},"modified":"2017-08-02T16:05:54","modified_gmt":"2017-08-02T14:05:54","slug":"innovation-8","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4098","title":{"rendered":"Le ski high-tech, une sp\u00e9cialit\u00e9 romande"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.largeur.com\/wp-content\/uploads\/102013\/Ski_largeur_1.jpg\" alt=\"Ski_largeur_1.jpg\" title=\"Ski_largeur_1.jpg\" height=\"311\" border=\"0\" width=\"468\" \/><\/p>\n<p>\u00abCe sont les skis de course. Il y a dix ans, il n\u2019existait quasiment que \u00e7a. Aujourd\u2019hui, ce n\u2019est qu\u2019une infime partie de l\u2019offre.\u00bb J\u00e9r\u00f4me Faure parcourt le mur de son magasin o\u00f9 sont align\u00e9s des dizaines de mod\u00e8les de ski color\u00e9s. Chez Univers Sports \u00e0 Gen\u00e8ve, comme dans tous les magasins sp\u00e9cialis\u00e9s, l\u2019offre a explos\u00e9: freestyle, freeride, randonn\u00e9e, \u00aball mountain\u00bb, les lattes s\u2019adaptent d\u00e9sormais \u00e0 chaque type de skieurs. La tendance est aux skis plus larges, plus l\u00e9gers, mais aussi plus flashy.<\/p>\n<p>Des cambrures nouvelles ont fait leur apparition, inspir\u00e9es du surf, pour plus de confort de glisse. \u00abL\u2019objectif consiste \u00e0 attirer les jeunes, qui recherchent de nouvelles sensations autant sur la piste qu\u2019en dehors, mais aussi les femmes ou les enfants avec des skis moins lourds\u00bb, poursuit le g\u00e9rant d\u2019Univers Sports.<\/p>\n<p>Dans un secteur des \u00e9quipements de ski satur\u00e9 et en faible croissance, les fabricants doivent innover pour vendre. De jeunes marques comme Faction Skis ou Movement, en Suisse romande, l\u2019ont compris. Elles ont \u00e9t\u00e9 parmi les premi\u00e8res \u00e0 miser sur les segments du hors-piste et de la randonn\u00e9e, en plein boom, et figurent aujourd\u2019hui parmi les leaders du march\u00e9 helv\u00e9tique: Movement \u00e9coule 30&rsquo;000 \u00e0 40&rsquo;000 paires de skis par an, tandis que Faction Skis atteint 8\u2019000 paires. Leurs skis et snowboards int\u00e8grent les derni\u00e8res innovations, comme des noyaux high-tech en fibres naturelles fabriqu\u00e9s \u00e0 Fribourg par une autre start-up: Bcomp.<\/p>\n<p>\u00abLes \u00e9quipements de ski ont fortement \u00e9volu\u00e9 au cours des cinq derni\u00e8res ann\u00e9es et en tant que petite marque, nous sommes nettement plus flexibles et pouvons apporter au march\u00e9 un design et des innovations mat\u00e9rielles beaucoup plus rapidement que les acteurs dominants\u00bb, explique Tony McWilliam, cofondateur de Faction Skis, soci\u00e9t\u00e9 bas\u00e9e \u00e0 Verbier. Il s\u2019agit de concurrencer efficacement de plus grands fabricants comme St\u00f6ckli, num\u00e9ro un suisse avec une production de 50&rsquo;000 paires de skis par an.<\/p>\n<p><strong>Textiles et chaussures high-tech<\/strong><\/p>\n<p>Les Romands innovent \u00e9galement dans l\u2019habillement, un secteur o\u00f9 la comp\u00e9tition mondiale est encore plus forte. Install\u00e9e \u00e0 Lausanne depuis 2006, l\u2019entreprise Mover a mis au point des textiles haut de gamme alliant pour la premi\u00e8re fois laine et Gore-Tex. A Fribourg, Dahu a con\u00e7u une chaussure de ski r\u00e9volutionnaire, qui se transforme en v\u00e9ritable soulier en bas des pistes. Elle a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e avec succ\u00e8s fin 2013. J\u00e9r\u00f4me Faure la propose justement dans son assortiment: \u00abJ\u2019ai \u00e9t\u00e9 d\u00e9valis\u00e9! En 20 ans, je n\u2019avais jamais vu un tel engouement. J\u2019ai bien fait d\u2019y croire.\u00bb<\/p>\n<p>Ces PME novatrices parviendront-elles \u00e0 s\u2019imposer dans la dur\u00e9e? \u00abPour r\u00e9ussir dans ce secteur, il faut \u00eatre capable d\u2019innover d\u2019une saison \u00e0 l\u2019autre, pr\u00e9vient Julien Pache, directeur op\u00e9rationnel de la plateforme d\u2019investissement suisse Investiere, qui a lev\u00e9 320&rsquo;000 francs pour Dahu en juin dernier. Le marketing doit \u00e9galement s\u2019adresser \u00e0 des consommateurs qui se fid\u00e9lisent volontiers \u00e0 une marque et se r\u00e9\u00e9quipent fr\u00e9quemment.\u00bb<\/p>\n<p>Bien s\u00fbr, l\u2019innovation co\u00fbte cher et ces produits visent toujours le haut de gamme. Tony McWilliam, de Faction Skis, ne le voit pas comme un inconv\u00e9nient: \u00abIl y a deux types de clients: ceux qui s\u2019int\u00e9ressent de pr\u00e8s aux produits et font des recherches pour trouver exactement ce qui leur convient, et ceux qui veulent d\u00e9penser le moins possible. Un produit a une valeur qui correspond aux technologies et au temps n\u00e9cessaires pour le fabriquer. Les clients qui reconnaissent cette valeur, et la qualit\u00e9 du service en magasin, sont pr\u00eats \u00e0 payer la somme juste.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>PORTRAITS<\/p>\n<p><strong>\u00abNous r\u00e9duisons le poids des skis d\u2019un tiers gr\u00e2ce aux biocomposites\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>La start-up fribourgeoise Bcomp a mis au point des noyaux de ski ultra-l\u00e9gers en utilisant du lin pour remplacer le carbone ou la fibre de verre.<\/em><\/p>\n<p>Au sous-sol de l\u2019incubateur pour start-up Fri Up \u00e0 Fribourg, Cyrille Boinay, cofondateur de Bcomp, tend un bouquet de lin s\u00e9ch\u00e9: \u00abC\u2019est notre mati\u00e8re premi\u00e8re!\u00bb Fond\u00e9e en f\u00e9vrier 2011, la soci\u00e9t\u00e9 de sept employ\u00e9s a mis au point des composites en fibres naturelles pour remplacer carbone, fibre de verre ou aluminium, les mat\u00e9riaux traditionnellement employ\u00e9s dans la conception de skis et snowboards.<\/p>\n<p>\u00abNous avons eu l\u2019id\u00e9e d\u2019utiliser du lin en 2003\u00bb, raconte le responsable commercial, longs cheveux boucl\u00e9s roux et Converse aux pieds. A l\u2019\u00e9poque, ce Bernois d\u2019origine cherche \u00e0 am\u00e9liorer le confort de glisse pour son ancienne marque de skis DBskis (aujourd\u2019hui DPS). Deux doctorants de l\u2019EPFL, Christian Fischer et Julien Rion, sp\u00e9cialistes des fibres naturelles, lui apportent la solution. \u00abDepuis dix ans, les recherches sur les biocomposites ont fortement progress\u00e9, mais nous avons \u00e9t\u00e9 les premiers \u00e0 les industrialiser\u00bb, explique l\u2019ex-skieur de comp\u00e9tition.<\/p>\n<p>Le lin, une fois tiss\u00e9, coll\u00e9 et thermolaqu\u00e9 selon un proc\u00e9d\u00e9 brevet\u00e9, poss\u00e8de des propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9caniques miraculeuses: aussi l\u00e9ger que le carbone et r\u00e9sistant que l\u2019aluminium, plus rigide que la fibre de verre et imbattable en ce qui concerne l\u2019absorption des chocs et l\u2019amortissement. Bcomp s\u2019en sert notamment pour les noyaux de ski, coupl\u00e9 \u00e0 une mousse de PET recycl\u00e9 ou \u00e0 du balsa (plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 du bois traditionnel). \u00abLe poids d\u2019un ski ou d\u2019un snowboard est r\u00e9duit d\u2019un tiers et la sensation de glisse est plus douce.\u00bb Le lin est cultiv\u00e9 en Europe et les noyaux fabriqu\u00e9s au Danemark, pour des raisons de co\u00fbt, mais aussi techniques.<\/p>\n<p>De nombreuses marques de skis utilisent d\u00e9j\u00e0 les noyaux Bcomp, dont St\u00f6ckli, le leader suisse: \u00abNous \u00e9quipons un mod\u00e8le cette saison et en proposerons trois l\u2019an prochain, pr\u00e9cise Mathieu Fauve, responsable recherche et d\u00e9veloppement de la firme lucernoise. Cette technologie correspond exactement \u00e0 ce que l\u2019on recherchait pour rendre nos skis plus l\u00e9gers et plus calmes. Elle a aussi l\u2019avantage d\u2019\u00eatre \u00e9cologique. Le co\u00fbt est par contre un peu plus \u00e9lev\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Mais les applications des fibres naturelles s\u2019\u00e9tendent bien au-del\u00e0 des sports de neige. Le march\u00e9 des biocomposites affiche une croissance de 15% par an au niveau mondial et repr\u00e9sentait pr\u00e8s de 2,5 milliards de francs en 2010, selon le cabinet d\u2019analyse am\u00e9ricain Lucintel. Cadres de v\u00e9lo, carrosseries, cannes de hockey, tout est possible. \u00abNous avons conclu pr\u00e8s de 700 partenariats\u00bb, se r\u00e9jouit Cyrille Boinay en faisant d\u00e9filer les exemples de produits sur son \u00e9cran d\u2019ordinateur. Sans r\u00e9v\u00e9ler le chiffre d\u2019affaires, il pr\u00e9cise que les ventes ont tripl\u00e9 l\u2019an pass\u00e9.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abLe march\u00e9 ne r\u00e9pondait pas aux besoins des freeriders\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Fond\u00e9e \u00e0 Verbier par deux Anglo-saxons, la marque Faction Skis a d\u00e9velopp\u00e9 des lattes sp\u00e9cialement con\u00e7ues pour les amateurs de hors-piste et de freestyle.<\/em><\/p>\n<p>Chez Faction Skis, on parle anglais. Les deux fondateurs de la marque de skis, \u00e9quipements et accessoires valaisanne, Tony McWilliam et Alex Hoye, sont respectivement Australien et Am\u00e9ricain. Pas \u00e9tonnant donc qu\u2019ils aient choisi Verbier, station ch\u00e9rie des Anglo-saxons, pour y cr\u00e9er la soci\u00e9t\u00e9 en 2006. Leurs skis, destin\u00e9s avant tout au freestyle, au freeride et \u00e0 la randonn\u00e9e, rassemblent les derni\u00e8res technologies en mati\u00e8re de mat\u00e9riaux, et soignent l\u2019esth\u00e9tique.<\/p>\n<p>L\u2019entreprise a ainsi \u00e9t\u00e9 pionni\u00e8re dans la fabrication de skis tr\u00e8s larges et dans l\u2019adoption du style \u00abrocker\u00bb, caract\u00e9ris\u00e9 par des points de contact avec la neige plus \u00e9tendus qu\u2019avec une cambrure classique. Inspir\u00e9 du surf, le \u00abrocker\u00bb est particuli\u00e8rement appr\u00e9ci\u00e9 pour la poudreuse. \u00abNous avons aussi \u00e9t\u00e9 parmi les premiers \u00e0 utiliser les noyaux ultra-l\u00e9gers en fibres naturelles de la start-up fribourgeoise Bcomp\u00bb, ajoute Tony McWilliam, responsable du design et ex-freerider semi-professionnel. Lors de la saison 2014\/2015, la marque lancera aussi des v\u00eatements int\u00e9grant des mat\u00e9riaux isolant a\u00e9rogel d\u00e9velopp\u00e9s par l\u2019industrie a\u00e9rospatiale.<\/p>\n<p>Ces \u00e9volutions r\u00e9pondaient \u00e0 une demande, explique le cofondateur. \u00abLorsque nous nous sommes lanc\u00e9s, le march\u00e9 du freeride \u00e9tait satur\u00e9 de grands acteurs qui ne satisfaisaient pas vraiment les besoins des riders. Le design et la production de skis n\u2019avaient pas r\u00e9ellement progress\u00e9 dans les ann\u00e9es 1990 et il existait une opportunit\u00e9 de percer pour de petits ind\u00e9pendants.\u00bb<\/p>\n<p>La strat\u00e9gie suivie \u00e9tait la bonne. La PME de dix salari\u00e9s affiche une croissance annuelle de 70% et \u00e9coule aujourd\u2019hui 8000 paires de ski par ann\u00e9e. \u00abNous pr\u00e9voyons de franchir le seuil des 10&rsquo;000 paires la saison prochaine.\u00bb La fourchette de prix varie entre 269 francs pour les mod\u00e8les enfant et 939 francs, soit dans la moyenne du march\u00e9. Comme ses cr\u00e9ateurs, Faction Skis se veut international: seules 10% des ventes sont r\u00e9alis\u00e9es en Suisse, la soci\u00e9t\u00e9 poss\u00e8de des bureaux \u00e0 Londres et aux Etats-Unis, les skis sont fabriqu\u00e9s en Pologne et les v\u00eatements en Chine.<\/p>\n<p>A l\u2019heure actuelle, l\u2019entreprise, qui a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 plusieurs lev\u00e9es de fond, n\u2019est pas encore rentable. Mais elle devrait le devenir \u00abtr\u00e8s bient\u00f4t\u00bb si la croissance continue \u00e0 ce rythme, promet l\u2019Australien.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abMa compagne se plaignait constamment d\u2019avoir mal aux pieds\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>La start-up fribourgeoise Dahu a con\u00e7u une chaussure de ski versatile, qui se transforme en soulier confortable \u00e0 la sortie des pistes. Les ventes d\u00e9marrent fort.<\/em><\/p>\n<p>\u00abC\u2019est tout juste si je n\u2019ai pas install\u00e9 un lit de camp sous mon bureau!\u00bb Nicolas Frey, fondateur de la start-up fribourgeoise Dahu Sports Company, s\u2019enthousiasme du succ\u00e8s de sa \u00abDahu\u00bb, une chaussure de ski commercialis\u00e9e depuis novembre dernier. Tr\u00e8s sollicit\u00e9, l\u2019entrepreneur guette discr\u00e8tement les coups de fil sur son portable tout au long de notre rencontre, sans perdre sa d\u00e9contraction et son large sourire.<\/p>\n<p>Il y a de quoi \u00eatre satisfait. Sur les 1500 paires produites pour cette premi\u00e8re saison de vente, les deux tiers ont \u00e9t\u00e9 \u00e9coul\u00e9s par la vingtaine de revendeurs europ\u00e9ens partenaires avant le d\u00e9but de 2014. Une vendeuse du magasin Technic Shoes, situ\u00e9 dans la station fran\u00e7aise de Meg\u00e8ve, confirme l\u2019engouement pour la chaussure: \u00abDes skieurs de tous les niveaux nous l\u2019ont r\u00e9clam\u00e9e ces derniers mois avant m\u00eame que nous ne la leur conseillions.\u00bb<\/p>\n<p>Mais qu\u2019a-t-elle de si particulier? \u00abNous la pr\u00e9sentons d\u2019abord comme une vraie chaussure de ski, puis nous en r\u00e9v\u00e9lons son deuxi\u00e8me usage\u00bb, s\u2019amuse Nicolas Frey. Soit, que la chaussure unisexe vendue 690 francs la paire permet non seulement de skier, mais \u00e9galement de profiter de l\u2019\u00abapr\u00e8s-ski\u00bb. \u00abLa coque s\u2019abaisse \u00e0 l\u2019avant et \u00e0 l\u2019arri\u00e8re. Le skieur se retrouve ainsi avec de vrais souliers qui sont souples: il peut conduire, faire ses courses et boire un verre avec confort.\u00bb<\/p>\n<p>Cette invention d\u00e9coule d\u2019un constat sans appel: \u00abLes produits n\u2019ont pas \u00e9volu\u00e9 ces derni\u00e8res d\u00e9cennies. Avec les anciennes chaussures de ski, on partait skier, et c\u2019est tout. Et pourtant, tout ne tourne pas uniquement autour du ski! Quelque 80% des gens skient aujourd\u2019hui pour le plaisir et profitent surtout des activit\u00e9s annexes.\u00bb La compagne de Nicolas Frey y est aussi pour quelque chose: \u00abElle se plaignait constamment d\u2019avoir mal aux pieds.\u00bb<\/p>\n<p>Parti d\u2019un simple bricolage avec des boots et des fixations de snowboard, le designer de formation de 40 ans a su s\u2019entourer d\u2019un bon r\u00e9seau de professionnels pour arriver \u00e0 un premier prototype en octobre 2012 et sa commercialisation en 2013. La SA, qui occupe un petit local de l\u2019incubateur Fri Up de Fribourg, compte cinq employ\u00e9s, dont Aline Bonjour, championne de ski, pour les tests. Les chaussures sont produites en Italie.<\/p>\n<p>Dahu a lanc\u00e9 une nouvelle lev\u00e9e de fonds de 4 millions de francs qui se terminera au mois de mai 2014 pour d\u00e9velopper et produire des mod\u00e8les suppl\u00e9mentaires, f\u00e9minins et pour enfants notamment, ainsi que poursuivre son d\u00e9ploiement international. \u00abNotre plus gros d\u00e9fi reste de convaincre les bons skieurs \u00e0 l\u00e2cher leur chaussures traditionnelles.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abNous ciblons les amateurs et les connaisseurs de beaux produits\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>L\u2019entreprise lausannoise Mover commercialise des v\u00eatements de ski haut de gamme associant laine et Gore-Tex, un tissu reconnu pour ses propri\u00e9t\u00e9s \u00e9tanches et respirantes.<\/em><\/p>\n<p>Un buste de mannequin tr\u00f4ne pr\u00e8s de la fen\u00eatre du local de la soci\u00e9t\u00e9 Mover, en zone industrielle de Lausanne. L\u2019espace de travail est grand, la d\u00e9coration \u00e9pur\u00e9e. Les \u00e9l\u00e9gants v\u00eatements aux couleurs vives align\u00e9s au fond de la salle accrochent le regard. \u00abLorsque j\u2019ai repris la marque Mover en 2006, je n\u2019avais qu\u2019une id\u00e9e en t\u00eate: la repositionner dans le tr\u00e8s haut de gamme, made in Europe et avec des qualit\u00e9s techniques\u00bb, lance Nicolas Rochat.<\/p>\n<p>Pour atteindre ses objectifs, l\u2019entrepreneur suisse \u00e2g\u00e9 de 50 ans, qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 actif depuis deux ans au sein de la firme alors bas\u00e9e en Su\u00e8de, repense toute la strat\u00e9gie: il commence par relocaliser le si\u00e8ge \u00e0 Lausanne avant de recentrer la production de l\u2019Asie vers l\u2019Europe de l\u2019Est, puis au Portugal.<\/p>\n<p>\u00ab\u00c0 cette p\u00e9riode, le march\u00e9 du v\u00eatement de ski \u00e9tait satur\u00e9 de bons produits \u00e0 bas prix. Celui du haut de gamme n\u2019\u00e9tait, lui, pas occup\u00e9.\u00bb Nicolas Rochat observe \u00e9galement une tendance, celle du retour de la laine m\u00e9rinos de Nouvelle-Z\u00e9lande, connue pour ses qualit\u00e9s thermor\u00e9gulatrices. Il ne se contente cependant pas d\u2019utiliser cette fibre seule, mais innove en l\u2019associant avec le tissu Gore-Tex, \u00e9tanche et respirant. Et l\u2019entreprise int\u00e8gre d\u00e9sormais aussi de la laine suisse \u00e0 ses textiles, sous la forme d&rsquo;une ouatine isolante, la \u00abSwisswool\u00bb: la veste reste tr\u00e8s fine et au toucher, tr\u00e8s douce.<\/p>\n<p>Pour rejoindre les chiffres noirs en 2013, la PME a augment\u00e9 ses prix de 20% par ann\u00e9e sur une dur\u00e9e de cinq ans. Une veste co\u00fbte aujourd\u2019hui de 860 \u00e0 1200 francs et un pantalon entre 600 et 750 francs. Des prix semblables \u00e0 ceux de la soci\u00e9t\u00e9 suisse Kjus (bas\u00e9e dans le canton de Zoug), son premier concurrent dans le haut de gamme. \u00abNous ciblons les amateurs et les connaisseurs de beaux produits.\u00bb Les ventes en ligne repr\u00e9sentent 10% du chiffre d\u2019affaires. \u00abNous n\u2019avons pas de shop Mover et fonctionnons principalement gr\u00e2ce \u00e0 nos d\u00e9taillants en Suisse, Autriche, Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Espagne et Etats-Unis.\u00bb<\/p>\n<p>Les perspectives de la marque lausannoise de cinq employ\u00e9s? R\u00e9affirmer Mover \u00e0 l\u2019international, en particulier sur le march\u00e9 asiatique d\u2019ici cinq ans, ainsi que d\u00e9velopper des produits pour toute l\u2019ann\u00e9e, dans le m\u00eame esprit sobre et \u00e9pur\u00e9 que ses v\u00eatements de ski.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Collaboration: C\u00e9line Bilardo<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Skis ultra-l\u00e9gers, chaussures tout-terrain ou v\u00eatements haut de gamme, les soci\u00e9t\u00e9s de la r\u00e9gion se d\u00e9marquent par leur cr\u00e9ativit\u00e9 et leur savoir-faire. Exemples.<\/p>\n","protected":false},"author":19892,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[1301],"class_list":["post-4098","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","tag-innovation","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4098","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19892"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4098"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4098\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6171,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4098\/revisions\/6171"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4098"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4098"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4098"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}