



{"id":4097,"date":"2014-02-07T12:11:07","date_gmt":"2014-02-07T10:11:07","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4097"},"modified":"2017-07-12T11:21:36","modified_gmt":"2017-07-12T09:21:36","slug":"suisse-148","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4097","title":{"rendered":"Schneider super Ammann"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.largeur.com\/wp-content\/uploads\/102013\/Amman_largeur.JPG\" title=\"Amman_largeur.JPG\" alt=\"Amman_largeur.JPG\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" \/><\/p>\n<p>Des mauvais plaisants pourront toujours faire valoir que non, les parlementaires ne s\u2019\u00e9taient pas tromp\u00e9s en \u00e9lisant Johann Schneider- Ammann au poste de conseiller f\u00e9d\u00e9ral. Que le bug est intervenu juste apr\u00e8s, entre sages, au moment de l\u2019attribution des d\u00e9partements. Que ce n\u2019est peut-\u00eatre pas \u00e0 l\u2019\u00e9conomie que le Bernois aurait d\u00fb \u00eatre plac\u00e9 pour exercer ses v\u00e9ritables, ses immenses talents. Bien plut\u00f4t aux finances. Quand on manie avec un tel art, une telle opini\u00e2tret\u00e9, une telle suite dans les id\u00e9es, la d\u00e9fense de son propre argent, on serait s\u00fbrement capable d\u2019en faire autant avec celui des autres, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment de la Conf\u00e9d\u00e9ration.<\/p>\n<p>Ah, Schneider-Ammann grand argentier! Voil\u00e0 qui aurait eu de l\u2019allure. Lui qui, apprend-on, ne disposait \u00abpas que d&rsquo;une structure offshore sur l&rsquo;\u00eele de Jersey mais aussi au Luxembourg, o\u00f9 son groupe avait plac\u00e9 pr\u00e8s d&rsquo;un quart de milliard de francs\u00bb. Plus exactement donc 226\u2019598\u2019529 bons et jolis francs. 230 millions quoi. Sacr\u00e9 Schneider, super Amman.<\/p>\n<p>Douterait-on des capacit\u00e9s hors normes qu\u2019aurait pu d\u00e9montrer ce prince de l\u2019optimisation fiscale au d\u00e9partement des finances, de la constance qu\u2019il aurait d\u00e9ploy\u00e9e \u00e0 d\u00e9fendre bec, ongles et dents la galette f\u00e9d\u00e9rale, qu\u2019une nouvelle preuve nous est aussit\u00f4t ass\u00e9n\u00e9e. Sous la forme d\u2019une plainte d\u00e9pos\u00e9e par les pugnaces cantons de Vaud, Fribourg, Neuch\u00e2tel, B\u00e2le-Ville et B\u00e2le-Campagne, contre la Conf\u00e9d\u00e9ration. Au motif qu\u2019un montant total de 200 millions de francs &#8212; chiffre d\u00e9cid\u00e9ment f\u00e9tiche pour l\u2019ami Johann &#8212; auxquels ils auraient eu droit, ne leur aurait jamais \u00e9t\u00e9 vers\u00e9. Par qui? On vous le donne en mille, ou plut\u00f4t en deux cent mille: le D\u00e9partement  de l\u2019\u00e9conomie, de la formation et de la recherche dirig\u00e9 comme on sait par un certain Johann Schneider-Ammann.<\/p>\n<p>On ne peut d\u2019ailleurs qu\u2019admirer l\u2019\u00e9l\u00e9gance et la finesse du tour de passe-passe effectu\u00e9 par les services de JSA, comme le Bernois aurait \u00e9t\u00e9 surnomm\u00e9 s\u2019il avait \u00e9t\u00e9, ce qu\u2019\u00e0 Dieu ne plaise, Fran\u00e7ais. Le montant en cause concerne en effet la contribution habituelle de la Conf\u00e9d\u00e9ration aux co\u00fbts de fonctionnement des universit\u00e9s. Or, comme l\u2019explique avec son habituelle sobri\u00e9t\u00e9 l\u2019ATS, Berne jusqu&rsquo;en 2011, \u00abversait les subventions de base a posteriori, c&rsquo;est-\u00e0-dire durant l&rsquo;ann\u00e9e suivant celle du subventionnement\u00bb.<\/p>\n<p>Mais voil\u00e0 que depuis 2013, \u00ables subventions sont vers\u00e9es explicitement pour la m\u00eame ann\u00e9e\u00bb. Cons\u00e9quence imparable et rigolote: l&rsquo;ann\u00e9e 2012 \u00absera d\u00e8s lors ignor\u00e9e, comme l\u2019avaient constat\u00e9 les cinq cantons dans un communiqu\u00e9 en novembre dernier\u00bb. Pfuit, une ann\u00e9e disparue, gomm\u00e9e, d\u00e9sint\u00e9gr\u00e9e d\u2019un coup de baguette magique, comme un vulgaire lapin. Si ce n\u2019est pas l\u00e0 l\u2019\u0153uvre d\u2019un formidable magicien\u2026 Chapeau, donc, l\u2019artiste.<\/p>\n<p>De son vrai nom Johann Niklaus Schneider, l\u2019homme y a pour la premi\u00e8re rajout\u00e9 Ammann, le nom de son \u00e9pouse, lors d\u2019une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des actionnaires de la Soci\u00e9t\u00e9 de Banque Suisse. L\u2019habilet\u00e9 d\u00e9j\u00e0 pointait sous la grisaille. Ammann, il faut dire, est aussi le nom du groupe familial que lui, le gendre, dirigeait jusqu\u2019\u00e0 son \u00e9lection sous la coupole.<\/p>\n<p>A l\u2019\u00e9poque, une publication pas sp\u00e9cialement \u00e0 droite, Domaine Public, s\u2019\u00e9tait \u00e9mue de ce que les parlementaires de gauche aient contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9lection de JSA, le pr\u00e9f\u00e9rant ouvertement \u00e0 la comp\u00e9tente et ind\u00e9pendante Karin Keller-Sutter, au pr\u00e9texte des positions trop affirm\u00e9es de cette derni\u00e8re sur l\u2019asile. \u00abDans un pass\u00e9 r\u00e9cent, \u00e9crivait alors Alex D\u00e9praz dans Domaine Public, la gauche s\u2019\u00e9tait montr\u00e9e \u00e0 juste titre bien moins timide vis-\u00e0-vis d\u2019un autre \u00e9lu. Les liens entre Christoph Blocher et l\u2019entreprise EMS-Chemie, dont celui-ci \u00e9tait l\u2019actionnaire majoritaire et qu\u2019il avait longtemps dirig\u00e9e, avaient suscit\u00e9 une virulente pol\u00e9mique au moment de l\u2019\u00e9lection du Zurichois au Conseil f\u00e9d\u00e9ral.\u00bb<\/p>\n<p>Et l\u00e0 rien. Les camarades ont fait comme si, entre Schneider et Ammann, il n\u2019y avait m\u00eame pas l\u2019ombre d\u2019un tiret. Aujourd\u2019hui, il est bien tard pour pousser des tr\u00e9molos d\u2019indignation. Sans compter que depuis, JSA a d\u00e9montr\u00e9 tant de franches et fra\u00eeches qualit\u00e9s. Dont la moindre n\u2019est pas  la modestie. Quand on lui met sous le nez ses savantes acrobaties fiscales, ne se contente-t-il d\u2019un sobre et presque \u00e9mouvant: \u00abJ\u2019ai toujours agi correctement.\u00bb<\/p>\n<p>Sans l\u2019ombre d\u2019un doute.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chaque jour qui passe accroche de nouvelles casseroles aux basques du conseiller f\u00e9d\u00e9ral bernois. Toutes n\u2019\u00e9taient pas impr\u00e9visibles. Autopsie d\u2019une ambulance.<\/p>\n","protected":false},"author":19223,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[1298],"class_list":["post-4097","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-glocal","tag-chroniques","glocal"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4097","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19223"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4097"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4097\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5157,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4097\/revisions\/5157"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4097"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4097"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4097"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}