



{"id":4094,"date":"2014-02-03T19:13:20","date_gmt":"2014-02-03T18:13:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4094"},"modified":"2017-08-02T16:06:12","modified_gmt":"2017-08-02T14:06:12","slug":"personnalisation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4094","title":{"rendered":"Costumes, v\u00e9los, meubles&#8230; le retour gagnant du sur-mesure"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/102013\/Editionlargeur_03022014.png\" alt=\"Editionlargeur_03022014.png\" title=\"Editionlargeur_03022014.png\" height=\"311\" border=\"0\" width=\"468\" \/><\/p>\n<p>DahuShaper a trouv\u00e9 son cr\u00e9neau. Cette PME vaudoise se sp\u00e9cialise dans la fabrication de skis sur mesure. Avec une touche d&rsquo;originalit\u00e9: elle propose \u00e0 ses clients de participer \u00e0 une des \u00e9tapes de la confection de l&rsquo;article. L&rsquo;entreprise s&rsquo;adapte ainsi \u00e0 une nouvelle mode: les consommateurs veulent des produits personnalis\u00e9s, fabriqu\u00e9s \u00e0 leur demande. \u00abApr\u00e8s la standardisation massive des biens de consommation, la tendance revient \u00e0 l&rsquo;unique, analyse Ralf Seifert, professeur \u00e0 l&rsquo;IMD. Les gens cherchent \u00e0 exprimer leur personnalit\u00e9 \u00e0 travers les produits qu&rsquo;ils ach\u00e8tent.\u00bb Le sur-mesure ne concerne plus seulement v\u00eatements et chaussures. On peut aussi faire fabriquer son v\u00e9lo, ses skis, ses meubles et m\u00eame sa voiture de mani\u00e8re personnalis\u00e9e.<\/p>\n<p>Les PME romandes sont de plus en plus nombreuses \u00e0 s&rsquo;engouffrer dans la br\u00e8che. Leur but? Se distinguer de l&rsquo;offre des grands distributeurs. \u00abNous mettons en avant d&rsquo;autres valeurs accrocheuses, comme le Swiss Made, explique Sacha Martin, l&rsquo;un des jeunes fondateurs de DahuShaper. Si les gens prennent conscience de l&rsquo;exp\u00e9rience unique qui leur est propos\u00e9e, ils sont pr\u00eats \u00e0 y mettre le prix.\u00bb Les entreprises offrent des services originaux ou cherchent \u00e0 coller au plus pr\u00e8s des besoins des consommateurs.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 Monogramme, sp\u00e9cialis\u00e9e dans la confection de costumes et v\u00eatements, se d\u00e9place \u00e0 la demande \u00e0 la rencontre du client. D&rsquo;autres entreprises, comme quickmeuble.ch, fonctionnent via internet et proposent des produits r\u00e9alisables sur mesure en quelques clics. Le sur-mesure se veut aussi de plus en plus accessible. Longtemps r\u00e9serv\u00e9 aux personnes fortun\u00e9es, il se d\u00e9mocratise, m\u00eame si l&rsquo;article reste plus cher que celui vendu par les grandes cha\u00eenes. Par exemple, l&rsquo;offre de Monogramme se situe entre le costume standardis\u00e9 vendu par H&amp;M et le costume haut de gamme Herm\u00e8s ou Dior.<\/p>\n<p>Les PME ne sont pas les seules \u00e0 miser sur la tendance. \u00abBeaucoup de marques de grande consommation l&rsquo;exploitent depuis les ann\u00e9es 2000\u00bb, poursuit Ralf Seifert. Certaines grandes enseignes permettent en effet au consommateur de finaliser des produits dont le prototype de base est d\u00e9j\u00e0 \u00e9tabli. Adidas et Nike, par exemple, proposent \u00e0 leurs clients d&rsquo;apporter une touche personnelle via internet.<\/p>\n<p>Au sein d&rsquo;autres grandes enseignes, tels les magasins Bong\u00e9nie, on peut b\u00e9n\u00e9ficier de demi-mesure: sur la base d&rsquo;une pi\u00e8ce d\u00e9j\u00e0 existante, le client peut faire ajuster parfaitement son costume \u00e0 sa morphologie. Cette tendance d\u00e9mocratise le concept du pur sur-mesure et fait du tort aux petits entrepreneurs qui ont du mal \u00e0 se montrer concurrentiels. Fabricant de v\u00e9los depuis pr\u00e8s de vingt ans, Aurelio Persico, fondateur de la soci\u00e9t\u00e9 genevoise P-a-l-m, d\u00e9plore cette situation: \u00abAuparavant, je produisais une quarantaine de v\u00e9los par ann\u00e9e. Maintenant, comme l&rsquo;industrie propose de plus en plus de mod\u00e8les personnalis\u00e9s, je n&rsquo;en produis plus qu&rsquo;une dizaine.\u00bb Le co\u00fbt du mat\u00e9riel et le temps consacr\u00e9 \u00e0 la fabrication ne lui laissent qu&rsquo;une faible marge, de l&rsquo;ordre de 10%.<\/p>\n<p>\u00abC&rsquo;est la vente de ma carrosserie qui m&rsquo;a permis de me lancer dans cette aventure. Si ma soci\u00e9t\u00e9 survit aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est parce que je n&rsquo;ai pas d&#8217;employ\u00e9s et que mon loyer est tr\u00e8s bas: gr\u00e2ce \u00e0 un arrangement, mon petit atelier se situe au sein de mon ancienne carrosserie. Si je me mettais \u00e0 vendre en parall\u00e8le des produits standardis\u00e9s, je m&rsquo;en sortirais sans doute mieux, mais ce que j&rsquo;aime, c&rsquo;est l&rsquo;exp\u00e9rience que je vis avec chaque personne lorsque je fabrique un v\u00e9lo.\u00bb<\/p>\n<p>Se lancer dans le sur-mesure est donc une aventure p\u00e9rilleuse. Une production \u00e0 l&rsquo;unit\u00e9 engendre des co\u00fbts consid\u00e9rables. Le d\u00e9fi consiste alors \u00e0 optimiser le processus de fabrication pour ne pas faire exploser le prix de vente, tout en parvenant \u00e0 r\u00e9aliser un b\u00e9n\u00e9fice. \u00abProduire un ski en Suisse co\u00fbte sept fois plus cher qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, note Sacha Martin. Nous avons d\u00e9velopp\u00e9 nous-m\u00eames nos machines au cours de nos \u00e9tudes avant de cr\u00e9er la soci\u00e9t\u00e9, ce qui a d\u00e9j\u00e0 r\u00e9duit une partie des charges. Nous avons ensuite re\u00e7u deux prix d&rsquo;aide \u00e0 la cr\u00e9ation d&rsquo;entreprise, qui nous ont permis de rendre notre outillage plus performant. Plus la fabrication est rapide, plus on r\u00e9duit le co\u00fbt du ski. Nous arrivons \u00e0 pr\u00e9sent \u00e0 obtenir une marge de 50% entre les frais de production et le prix de vente.\u00bb<\/p>\n<p>Partag\u00e9s entre innovation et tradition, certains entrepreneurs refusent de r\u00e9volutionner leur mani\u00e8re de fonctionner au profit des nouvelles technologies qui les \u00e9loignent du rapport direct avec le consommateur. \u00abNous proposons une souplesse que n&rsquo;ont pas les grandes marques, observe Gianfranco Albertella, actif dans la confection de costumes sur mesure avec sa soci\u00e9t\u00e9 Monogramme. Cela reste notre atout.\u00bb<\/p>\n<p>Avec l&rsquo;arriv\u00e9e d&rsquo;outils telle l&rsquo;imprimante 3D, le march\u00e9 du sur mesure devrait encore conna\u00eetre des bouleversements. Cette technologie permettra \u00e0 de nouveaux acteurs de se lancer. Et, concurrence accrue oblige, les petites soci\u00e9t\u00e9s devront aussi se montrer de plus en plus inventives pour rester dans la course.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abLe consommateur est toujours plus en qu\u00eate de mod\u00e8les uniques\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Avec Monogramme, Gianfranco Albertella fait venir le costume sur mesure \u00e0 domicile.<\/em><\/p>\n<p>Pr\u00e9c\u00e9demment actif dans le domaine de l&rsquo;informatique industrielle, Gianfranco Albertella op\u00e8re en 2008 une transition de carri\u00e8re. Son projet de confection sur mesure pour hommes et femmes, il l&rsquo;a en t\u00eate depuis plusieurs ann\u00e9es: \u00abJe portais moi-m\u00eame des v\u00eatements sur mesure, que j&rsquo;allais faire confectionner en Italie, indique l&rsquo;entrepreneur. Pour moi, il fallait d\u00e9velopper ce secteur en Suisse, le rapprocher de la population helv\u00e9tique.\u00bb<\/p>\n<p>Ce fils de couturi\u00e8re cr\u00e9e donc fin 2009 sa propre entreprise de sur-mesure, Monogramme. La soci\u00e9t\u00e9 bas\u00e9e \u00e0 La Neuveville (BE) propose la confection personnalis\u00e9e de costumes, chemises, manteaux et accessoires, tels que cravates et boutons de manchettes, pour hommes, ainsi que tailleurs, chemisiers, jupes et pantalons pour femmes. Le prix d&rsquo;un costume fabriqu\u00e9 sur mesure d\u00e9marre \u00e0 940 francs et peut monter jusqu&rsquo;\u00e0 2500 francs selon le tissu et les options choisis.<\/p>\n<p>La force de Monogramme r\u00e9side dans le fait que Gianfranco Albertella se rend \u00e0 domicile ou sur le lieu de travail de ses clients, et cela dans toute la Suisse. \u00abJe n&rsquo;ai pas d&#8217;employ\u00e9s. Je me d\u00e9place en personne pour rencontrer ma client\u00e8le, prendre les mesures et \u00e9laborer le mod\u00e8le souhait\u00e9. Je travaille ensuite avec diff\u00e9rents partenaires exclusivement bas\u00e9s en Europe pour la cr\u00e9ation des pi\u00e8ces. La confection de v\u00eatements est un savoir-faire qui se perd en Europe. Aujourd&rsquo;hui, beaucoup d&rsquo;entreprises de pr\u00eat-\u00e0-porter fabriquent leurs produits en Asie.\u00bb<\/p>\n<p>Avec Monogramme, Gianfranco Albertella souhaite proposer un service proche de la tradition des tailleurs d&rsquo;antan, tout en \u00e9tant innovant, notamment au niveau des coupes et des mati\u00e8res. Il \u00e9largit \u00e9galement son offre en proposant l&rsquo;\u00e9laboration de lignes de v\u00eatements pour les entreprises et des produits cibl\u00e9s, comme des pantalons de golf. \u00abLes consommateurs souhaitent de plus en plus savoir o\u00f9 et comment ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s les v\u00eatements qu&rsquo;ils portent et sont en qu\u00eate de mod\u00e8les uniques.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De nombreuses entreprises romandes se sont lanc\u00e9es avec succ\u00e8s dans la production personnalis\u00e9e. Elles parviennent \u00e0 se d\u00e9marquer malgr\u00e9 des co\u00fbts de fabrication \u00e9lev\u00e9s. Tour d&rsquo;horizon.<\/p>\n","protected":false},"author":19913,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[1301],"class_list":["post-4094","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","tag-innovation","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4094","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19913"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4094"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4094\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6172,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4094\/revisions\/6172"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4094"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4094"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4094"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}