



{"id":4092,"date":"2014-01-30T14:26:06","date_gmt":"2014-01-30T12:26:06","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4092"},"modified":"2014-01-30T17:23:31","modified_gmt":"2014-01-30T15:23:31","slug":"startup","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4092","title":{"rendered":"Quand maman lance son entreprise"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.largeur.com\/wp-content\/uploads\/102013\/Large20140130.jpg\" alt=\"Large20140130.jpg\" title=\"Large20140130.jpg\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" \/><\/p>\n<p>Devenir m\u00e8re ne signifie plus la fin de la vie professionnelle. Au contraire, de nombreuses femmes choisissent de lancer leur propre entreprise apr\u00e8s avoir eu des enfants. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne prend de l\u2019ampleur en Suisse romande, si bien qu\u2019une association consacr\u00e9e \u00e0 ces \u00abmampreneurs\u00bb a vu le jour en 2011.<\/p>\n<p>A sa t\u00eate, Katell Bosser, jeune maman \u00e0 la t\u00eate de l\u2019agence de r\u00e9daction K etc. \u00abJ\u2019ai compris que je perdrais mon emploi d\u00e8s l\u2019annonce de ma grossesse \u00e0 mon ancien employeur. Lorsque ma fille a eu trois mois, j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 r\u00e9seauter dans divers milieux professionnels dans l\u2019id\u00e9e de cr\u00e9er ma propre soci\u00e9t\u00e9. Je n\u2019avais pas de solution de garde et j\u2019ai d\u00fb chercher un endroit o\u00f9 l\u2019on ne s\u2019arr\u00eatait pas au fait que j\u2019\u00e9tais accompagn\u00e9e de ma fille.\u00bb<\/p>\n<p>Katell Bosser finit par se rendre \u00e0 Paris, au \u2018Printemps des Mampreneurs\u2019. \u00abJe me suis retrouv\u00e9e au milieu de 200 femmes qui discutaient business avec un b\u00e9b\u00e9 dans les bras. De retour en Suisse, j\u2019ai voulu cr\u00e9er un espace similaire de dialogue et d\u2019\u00e9change consacr\u00e9 aux m\u00e8res entrepreneuses.\u00bb L\u2019Association suisse des mamans entrepreneurs compte aujourd\u2019hui 100 membres qui partagent leurs comp\u00e9tences en mati\u00e8re de cr\u00e9ation d\u2019entreprise \u00e0 travers des \u00abMamcaf\u00e9\u00bb th\u00e9matiques.<\/p>\n<p>Selon Katell Bosser, un d\u00e9clic se produit chez les futures mamans pendant la grossesse: \u00abBeaucoup de femmes qui viennent nous voir \u00e0 l\u2019association \u00e9mettent le d\u00e9sir de d\u00e9velopper une activit\u00e9 plus proche de leurs valeurs. Le bonheur qu\u2019elles vivent au niveau personnel se r\u00e9percute sur leurs ambitions professionnelles. Cependant, c\u2019est se tromper que de penser qu\u2019une m\u00e8re veut se mettre \u00e0 son compte uniquement pour pouvoir s\u2019occuper de ses enfants. Il s\u2019agit d\u2019une pens\u00e9e condescendante. Certes, \u00eatre son propre chef permet une souplesse que l\u2019on ne poss\u00e8de pas en tant qu\u2019employ\u00e9, mais monter une affaire demande un travail colossal.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Organisation millim\u00e9tr\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>Pour le professeur Rapha\u00ebl Cohen, directeur acad\u00e9mique du dipl\u00f4me en Entrepreneurship et Business Development \u00e0 HEC Gen\u00e8ve, l\u2019essor des \u00abmampreneurs\u00bb s\u2019inscrit \u00e9galement dans un courant plus vaste: \u00abAujourd\u2019hui, tant les femmes que les hommes prennent en main leur carri\u00e8re. Ils n\u2019entrent plus dans une entreprise dans la perspective d\u2019exercer le m\u00eame emploi jusqu\u2019\u00e0 leur retraite. On constate une autonomisation: les gens osent davantage se lancer en ind\u00e9pendant. Je pense que les m\u00e8res qui cr\u00e9ent leur entreprise sont aussi port\u00e9es pas ce ph\u00e9nom\u00e8ne.\u00bb<\/p>\n<p>Accoucher d\u2019un enfant en m\u00eame temps que d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 est un pari os\u00e9 qui demande une organisation millim\u00e9tr\u00e9e. \u00abJe suis souvent oblig\u00e9e de travailler t\u00f4t le matin et tard le soir car je consacre mes apr\u00e8s-midi \u00e0 ma famille\u00bb, souligne Katherine Gubbins, fondatrice de la marque de nourriture pour b\u00e9b\u00e9 Goodness Gracious. Dans un tel contexte, le conjoint devient alors un partenaire cl\u00e9. Son soutien, autant dans la gestion du quotidien que des affaires, est important. \u00abMais il faut faire attention \u00e0 ne pas totalement m\u00e9langer vie professionnelle et vie familiale, poursuit Katherine Gubbins. Les fronti\u00e8res doivent rester bien d\u00e9finies si on ne veut pas que l\u2019entreprise prenne toute la place.\u00bb<\/p>\n<p>Les \u00abmampreneurs\u00bb privil\u00e9gient les secteurs du e-commerce et des services. \u00abParmi les membres de l\u2019association, beaucoup se lancent dans le commerce sur internet car cela leur permet de se d\u00e9velopper ind\u00e9pendamment de leur localisation g\u00e9ographique, note Katell Bosser, pr\u00e9sidente de l\u2019Association suisse des mamans entrepreneurs. Beaucoup travaillent depuis chez elles. Quant aux services, il s\u2019agit d\u2019une tendance globale de notre pays: les Suisses sont tr\u00e8s performants dans ce secteur.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Des services aux parents<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Le succ\u00e8s de ces entreprises s\u2019explique souvent par le fait qu\u2019elles s\u2019adressent aux parents, \u00e0 l\u2019image de Goodness Gracious, qui propose des compotes pour b\u00e9b\u00e9 100% bio. \u00abJ\u2019ai toujours \u00e9t\u00e9 confiante dans mon produit car je savais que je proposais une solution \u00e0 d\u2019autres mamans dans la m\u00eame situation que moi\u00bb, explique Katherine Gubbins. Et l\u2019entrepreneuse ne s\u2019y est pas tromp\u00e9e: ses compotes rencontrent un forte demande en Suisse et \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.<\/p>\n<p>Dans la m\u00eame veine, le studio Photo-Vertige, sp\u00e9cialis\u00e9 dans les portraits de b\u00e9b\u00e9s, la marque de v\u00eatement pour enfants Milo &amp; Lilirose ou encore l\u2019entreprise Baby Steps, qui propose un accompagnement personnalis\u00e9 pendant la grossesse, connaissent le m\u00eame engouement.<\/p>\n<p>\u00abLes femmes qui ont men\u00e9 une vie active et se retrouvent coinc\u00e9es \u00e0 la maison identifient les opportunit\u00e9s qui leur sont offertes et tentent de les exploiter, explique le professeur Rapha\u00ebl Cohen, de HEC Gen\u00e8ve. Les prestations qu\u2019elles proposent sont souvent li\u00e9es \u00e0 leur v\u00e9cu.\u00bb D\u2019autres se lancent \u00e9galement dans des sph\u00e8res bien distinctes. La soci\u00e9t\u00e9 valaisanne d\u2019assurance Aweckel ou le bar \u00e0 ongles vaudois The Nail Bar constituent d\u2019autres exemples de r\u00e9ussite.<\/p>\n<p>\u00abLes conditions pour monter son entreprise sont aussi difficiles pour une maman que pour toute autre personne, si c\u2019est n\u2019est plus, avec les enfants \u00e0 charge, note Katell Bosser, pr\u00e9sidente de l\u2019Association suisse des mamans entrepreneurs. Mais, selon moi, il n\u2019y a pas d\u2019\u00e9chec possible pour les \u00abmampreneurs\u00bb, car m\u00eame si leur soci\u00e9t\u00e9 ne rencontre pas le succ\u00e8s escompt\u00e9, m\u00eame si elles finissent par abandonner leur activit\u00e9 ind\u00e9pendante, cette exp\u00e9rience enrichissante aura am\u00e9lior\u00e9 leur employabilit\u00e9. C\u2019est donc en position de force qu\u2019elles reviennent sur le march\u00e9 du travail.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>TEMOIGNAGES<\/p>\n<p><strong>\u00abApr\u00e8s ma grossesse, je ne voulais pas retourner au bureau\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Cindy Evans a quitt\u00e9 son activit\u00e9 salari\u00e9e pour se consacrer exclusivement \u00e0 sa soci\u00e9t\u00e9 Photo-Vertige.<\/em><\/p>\n<p>Depuis son adolescence, Cindy Evans se passionne pour la photographie. En parall\u00e8le \u00e0 son travail de cadre \u00e0 l\u2019Office des poursuites de Lausanne, elle cr\u00e9\u00e9e en 2005 le studio Photo-Vertige, sp\u00e9cialis\u00e9 dans la photographie de b\u00e9b\u00e9s, grossesses et mariages. Elle y r\u00e9alise des clich\u00e9s tout en continuant son activit\u00e9 salari\u00e9e. \u00abLorsque je suis tomb\u00e9e enceinte, un d\u00e9clic s\u2019est produit. Je ne voulais plus retourner dans un bureau, mais vivre de ma passion. L\u2019\u00e9panouissement que j\u2019ai connu au niveau priv\u00e9 avec la naissance de mon fils a conduit \u00e0 une volont\u00e9 d\u2019\u00e9panouissement professionnel. Je n\u2019\u00e9tais pas suffisamment heureuse dans le m\u00e9tier que j\u2019exer\u00e7ais.\u00bb<\/p>\n<p>Cindy Evans se consacre \u00e0 100% \u00e0 sa soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 partir de 2011. Gr\u00e2ce \u00e0 une client\u00e8le fid\u00e8le qui la conna\u00eet depuis ses d\u00e9buts comme photographe et au bouche \u00e0 oreille, elle r\u00e9alise un b\u00e9n\u00e9fice d\u00e8s la premi\u00e8re ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Photo-Vertige r\u00e9unit aujourd\u2019hui trois studios en Suisse Romande, \u00e0 Dommartin (VD), L\u00e9chelles (FR) et Corg\u00e9mont (BE). \u00abDepuis 2005, toutes mes \u00e9conomies sont pass\u00e9es dans la cr\u00e9ation de mon entreprise. Pour fonder trois studios, le co\u00fbt du mat\u00e9riel s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 pr\u00e8s de 70&rsquo;000 francs.\u00bb L\u2019entrepreneuse emploie deux personnes pour la retouche photo et collabore avec des photographes, graphistes, coiffeurs et maquilleurs ind\u00e9pendants. \u00abLes shootings qui rencontrent le plus de succ\u00e8s sont ceux de b\u00e9b\u00e9s. C\u2019est aussi ceux que je pr\u00e9f\u00e8re r\u00e9aliser.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abNous aurions pu acheter une maison, nous avons cr\u00e9\u00e9 une entreprise\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>En 2010, Florence Stumpe ouvre The Nail Bar, le premier bar \u00e0 ongles de Suisse romande. Elle poss\u00e8de aujourd\u2019hui sept salons.<\/em><\/p>\n<p>C\u2019est lors d\u2019un voyage aux Etats-Unis il y a quatre ans que Florence Stumpe, alors maman de deux enfants en bas \u00e2ge, d\u00e9couvre les \u00abbars \u00e0 ongles\u00bb. Intrigu\u00e9e par le succ\u00e8s de ce ph\u00e9nom\u00e8ne outre-Atlantique, elle proc\u00e8de \u00e0 une \u00e9tude de march\u00e9 une fois rentr\u00e9e. \u00abMon mari et moi nous sommes rendu compte que ce service n\u2019existait pas en Suisse romande et qu\u2019il y avait un march\u00e9 \u00e0 prendre.\u00bb Le concept est simple: une manucure bon march\u00e9 (environ 40 francs) tout en prenant un verre avec ses copines.<\/p>\n<p>En janvier 2010, la jeune femme quitte son travail \u00e0 la police f\u00e9d\u00e9rale \u00e0 Berne pour suivre une formation de manucure. Elle lance dans la foul\u00e9e le premier bar \u00e0 ongle de Suisse romande, \u00e0 Lausanne, sobrement baptis\u00e9 The Nail Bar. Six autres \u00e9tablissement suivront (deux autres \u00e0 Lausanne, deux \u00e0 Gen\u00e8ve, un \u00e0 Fribourg et un \u00e0 Neuch\u00e2tel) et l\u2019entreprise, qui compte actuellement 35 employ\u00e9s, projette d\u2019en ouvrir encore trois d\u2019ici fin 2014.<\/p>\n<p>Florence Stumpe confie que le lancement de la soci\u00e9t\u00e9 n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 ais\u00e9. \u00abJ\u2019ai pass\u00e9 plus de deux ans sans salaire et, dans ces moments-l\u00e0, on se pose toutes sortes de questions.\u00bb La jeune m\u00e8re a d\u00fb structurer son quotidien et pr\u00e9voir des solutions de rechange pour la garde de ses enfants. \u00abJe me suis construit un r\u00e9seau de \u00abnounous\u00bb. Je vois mes enfants quand je rentre \u00e0 la maison le soir. Ils sont d\u00e9j\u00e0 nourris et lav\u00e9s donc je peux vraiment profiter d\u2019eux.\u00bb Malgr\u00e9 la difficult\u00e9 de combiner enfants et travail, la jeune entrepreneuse ne regrette absolument pas son choix. \u00abNous aurions pu acheter une maison, mais nous avons cr\u00e9\u00e9 une entreprise. Nous avons 40 ans et nous nous sentons vivre.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abEn montant mon entreprise, je me suis donn\u00e9 une mission\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Fond\u00e9e par Katherine Gubbins, la soci\u00e9t\u00e9 Goodness Gracious propose des pur\u00e9es bio pour b\u00e9b\u00e9. Son but: offrir une alternative aux compotes insipides pr\u00e9sentes sur le march\u00e9.<\/em><\/p>\n<p>Alors toute jeune maman, en parcourant les rayons du supermarch\u00e9, Katherine Gubbins r\u00e9alise que l\u2019offre en nourriture pour b\u00e9b\u00e9 est pauvre. Des pur\u00e9es industrielles sans go\u00fbt, coup\u00e9es \u00e0 l\u2019eau et au sel, non merci! \u00abLa plupart des parents ne les go\u00fbtent m\u00eame pas tant elles sont mauvaises. J\u2019ai donc eu le d\u00e9sir de monter ma propre entreprise de nourriture pour b\u00e9b\u00e9, proposant des recettes 100% bio et sans sucre, bas\u00e9es sur des principes ayurv\u00e9diques. Cela m\u2019est apparu comme une mission.\u00bb Cette m\u00e8re de deux petites filles abandonne alors sa carri\u00e8re de professeure de yoga et cr\u00e9e en 2011 la marque Goodness Gracious, en y investissant pr\u00e8s de 150\u2019000 francs de ses \u00e9conomies.<\/p>\n<p>Propos\u00e9es dans de petites gourdes souples, les produits de Goodness Gracious ont aussi l\u2019avantage d\u2019\u00eatre faciles \u00e0 transporter, \u00e0 l\u2019inverse des traditionnels pots en verre. Katherine Gubbins, \u00e9tablie \u00e0 Begnins (VD), choisit de r\u00e9aliser ses recettes dans des usines en Ecosse et aux Pays de Galles, qui ma\u00eetrisent la technologie de st\u00e9rilisation d\u2019aliments sans conservateurs.<\/p>\n<p>Commercialis\u00e9es d\u00e8s 2012 en Suisse, les compotes de Goodness Gracious rencontrent vite le succ\u00e8s. Vendu d\u2019abord via internet, le produit int\u00e9resse rapidement drogueries et magasins bio, qui l\u2019ajoutent \u00e0 leurs rayons. Manor d\u00e9cide \u00e9galement de le distribuer. \u00abEntre 2012 et 2013, les ventes ont augment\u00e9 de 300% sur l\u2019ensemble de la Suisse!\u00bb. Les compotes de Katherine Gubbins sont \u00e9galement en vente dans plus de 120 magasins en France depuis fin 2013, ainsi que dans certaines enseignes \u00e0 Londres et \u00e0 Milan.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abIl a fallu \u00e9norm\u00e9ment structurer notre vie de famille\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>La Valaisanne Inge Meyer Weckel a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 fonder sa propre entreprise de courtage en assurance, Aweckel, plut\u00f4t que de travailler loin de ses enfants. <\/em><\/p>\n<p>En 2005, alors employ\u00e9e par une soci\u00e9t\u00e9 d\u2019assurance, Inge Meyer Weckel travaille depuis son domicile. Cette situation lui permet de passer du temps avec ses enfants. Mais lorsque son employeur de l\u2019\u00e9poque l\u2019emp\u00eache de continuer cet emploi \u00e0 distance, la S\u00e9dunoise d\u00e9cide de monter sa propre entreprise de courtage en assurance, avec l\u2019aide de son mari. \u00abDurant les six premiers mois, les responsabilit\u00e9s me pesaient, mais je me suis rapidement habitu\u00e9e. J\u2019ai aussi eu la chance de pouvoir d\u00e9marrer en douceur, gr\u00e2ce au soutien de mon mari et parce que l\u2019entretien financier de mes enfants ne d\u00e9pendait pas de mon salaire.\u00bb<\/p>\n<p>La constitution d\u2019un portefeuille n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 ais\u00e9e pour Inge Meyer Weckel qui a d\u00fb red\u00e9marrer de z\u00e9ro et donc d\u00e9marcher entreprises locales et particuliers. Avec au d\u00e9part une seule employ\u00e9e \u00e0 30% et le domicile priv\u00e9 de sa fondatrice en guise de bureau, la soci\u00e9t\u00e9 Aweckel s\u2019est rapidement agrandie. Bas\u00e9e \u00e0 Sion, elle compte actuellement six employ\u00e9s et occupe des locaux de 150 m\u00e8tres carr\u00e9s \u00e0 l\u2019avenue de la Gare.<\/p>\n<p>La cheffe d\u2019entreprise confie que l\u2019organisation familiale n\u2019a pas toujours \u00e9t\u00e9 \u00e9vidente. \u00abIl a fallu \u00e9norm\u00e9ment structurer notre vie de famille. Je travaillais \u00e0 la maison le matin et l\u2019apr\u00e8s-midi, et je profitais du retour de mon mari le soir pour pouvoir me rendre \u00e0 mes rendez-vous \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur.\u00bb Selon l\u2019entrepreneuse, ce mode de vie tr\u00e8s rythm\u00e9 a contribu\u00e9 \u00e0 rendre ses enfants plus autonomes. \u00abIls ont grandi dans un dynamisme qu\u2019ils reproduisent maintenant dans leur vie de tous les jours. Ils sont tr\u00e8s ind\u00e9pendants.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Collaboration: Antoine Harari<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les \u00abmampreneurs\u00bb, h\u00e9ro\u00efnes des temps modernes, combinent avec succ\u00e8s maternit\u00e9 et entrepreneuriat. Exemples en Suisse romande.<\/p>\n","protected":false},"author":19913,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-4092","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4092","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19913"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4092"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4092\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4092"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4092"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4092"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}