



{"id":4090,"date":"2014-01-28T16:58:36","date_gmt":"2014-01-28T14:58:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4090"},"modified":"2014-04-03T10:25:09","modified_gmt":"2014-04-03T08:25:09","slug":"deviances","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4090","title":{"rendered":"\u00abLa figure monstrueuse de notre \u00e9poque, c\u2019est celle de Marc Dutroux\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.largeur.com\/wp-content\/uploads\/102013\/Large20140128.jpg\" alt=\"Large20140128.jpg\" title=\"Large20140128.jpg\" height=\"311\" border=\"0\" width=\"468\" \/><\/p>\n<p>\u00abNous nous sommes int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 la transgression radicale, la seule qui r\u00e9v\u00e8le les limites d\u2019une soci\u00e9t\u00e9\u00bb, pr\u00e9vient C\u00e9dric Passard, professeur agr\u00e9g\u00e9 de sciences sociales \u00e0 l\u2019Institut d\u2019\u00e9tudes politiques de Lille. Des pratiques qui ne se contentent pas de heurter, mais choquent au plus profond. De l\u2019abjection, du d\u00e9go\u00fbt, et pas seulement de la d\u00e9sapprobation. C\u2019est sur ce fil-l\u00e0, au-dessus de ce pr\u00e9cipice dont on ne conna\u00eet pas la profondeur, que voltige le concept de transgression.<\/p>\n<p>Pour mieux conna\u00eetre une soci\u00e9t\u00e9 et ses interdits, il faut aussi s\u2019int\u00e9resser \u00e0 ses bas-fonds. En 2012, C\u00e9dric Passard a justement cosign\u00e9 un livre consacr\u00e9 aux \u00abparadoxes de la transgression\u00bb. L\u2019ouvrage tente de d\u00e9finir un concept qui s\u2019immisce partout, jusque dans la publicit\u00e9, et prend une connotation positive, mais est longtemps rest\u00e9 un parent pauvre de la recherche universitaire.<\/p>\n<p>Il y a aujourd\u2019hui tellement de transgressions affich\u00e9es qu\u2019il devient difficile de discerner l\u2019essence du mot. \u00abOn joue beaucoup au rebelle\u00bb, souligne l\u2019auteur. Plus de dieux \u00e0 insulter, plus de rois \u00e0 d\u00e9capiter dans nos soci\u00e9t\u00e9s la\u00efcis\u00e9es. Envol\u00e9s, \u00e9galement, les rituels de catharsis &#8212; des moments bien limit\u00e9s durant lesquels l\u2019illimit\u00e9 \u00e9tait envisageable &#8211;, comme c\u2019\u00e9tait le cas avec le carnaval, le charivari ou la f\u00eate des fous au Moyen Age.<\/p>\n<p>Alors, une soci\u00e9t\u00e9 sans codes ni fronti\u00e8res, dans laquelle la transgression aurait perdu sa place? Sans doute pas. Car de nouvelles idoles apparaissent et certains interdits se renforcent. Les d\u00e9crypter est un travail p\u00e9nible\u2026 et transgressif.<\/p>\n<p><strong>Quelle est votre d\u00e9finition de la transgression? <\/strong><\/p>\n<p>Nous avons essay\u00e9 de sortir de son sens le plus courant, celui de la d\u00e9sob\u00e9issance ou de l\u2019infraction. Il s\u2019agit \u00e9videmment de passer outre des limites, mais pas n\u2019importe lesquelles: ce sont celles du tol\u00e9rable, pas juste celles de l\u2019acceptable. Une transgression frappe les valeurs morales essentielles d\u2019une soci\u00e9t\u00e9. En ce sens, on peut parler d\u2019infraction radicale, contrairement \u00e0 la simple d\u00e9viance. Le philosophe Georges Bataille d\u00e9finissait d\u00e9j\u00e0 ce concept comme une atteinte au sacr\u00e9, une profanation sociale, envers ce que les groupes sociaux tentent de mettre \u00e0 l\u2019abri de toute violation. Il y a dans toute soci\u00e9t\u00e9 un consensus minimum, m\u00eame inconscient, sur ce qui ne doit pas \u00eatre d\u00e9pass\u00e9.<\/p>\n<p><strong>La transgression aurait donc une utilit\u00e9?<\/strong><\/p>\n<p>Chaque soci\u00e9t\u00e9 fixe ses interdits, qui permettent justement \u00e0 la transgression d\u2019exister. La plupart du temps, le trouble qu\u2019elle provoque renforce la coh\u00e9sion du groupe, qui se retourne contre celui qui a commis l\u2019irr\u00e9parable. C\u2019est un principe de r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration, qui consolide des valeurs fondamentales.<\/p>\n<p>Mais il arrive aussi que la subversion prenne le dessus: dans ce cas, elle peut troubler la soci\u00e9t\u00e9 au point de changer ses codes. C\u2019est pour cela que ce qui \u00e9tait transgressif par le pass\u00e9 ne l\u2019est plus aujourd\u2019hui. Le meilleur exemple est celui du blasph\u00e8me: se moquer d\u2019une divinit\u00e9 ou d\u2019un roi peut encore troubler certains pans de la soci\u00e9t\u00e9, mais n\u2019est plus jug\u00e9 comme un p\u00e9ch\u00e9 par une majorit\u00e9 de Fran\u00e7ais ou de Suisses.<\/p>\n<p><strong>Justement, que veut dire \u00abtransgresser\u00bb au XXIe si\u00e8cle, dans une soci\u00e9t\u00e9 qui ne croit plus en Dieu?<\/strong><\/p>\n<p>Les soci\u00e9t\u00e9s modernes tendent \u00e0 inverser la signification de la transgression, qui est de plus en plus ressentie comme positive. Par exemple, En art contemporain, on l\u2019institue comme norme. Pour le grand public, certaines \u0153uvres seront peut-\u00eatre encore consid\u00e9r\u00e9es comme des \u00abprofanations\u00bb de l\u2019art, mais leur caract\u00e8re subversif est totalement assum\u00e9 dans les milieux de l\u2019art. C\u2019est tout le paradoxe: l\u2019insubordination, lorsqu\u2019elle devient la r\u00e8gle, perd de son caract\u00e8re intol\u00e9rable, donc transgressif\u2026<\/p>\n<p><strong>Au point de dispara\u00eetre de notre soci\u00e9t\u00e9?<\/strong><\/p>\n<p>Non. Elle s\u2019est plut\u00f4t d\u00e9plac\u00e9e vers de nouveaux interdits. A partir du XIXe si\u00e8cle, dans le sillage des Lumi\u00e8res, la question de la dignit\u00e9 corporelle et individuelle, que l\u2019on peut classer sous la cat\u00e9gorie plus vaste des droits de l\u2019homme, prend le pas sur la religion ou la royaut\u00e9 comme valeur fondamentale.<\/p>\n<p>La p\u00e9dophilie, l\u2019inceste, le meurtre ou le cannibalisme: toutes les pratiques qui touchent \u00e0 la violence faite au corps et \u00e0 sa dignit\u00e9 constituent les transgressions les plus radicales de notre temps. Ces pratiques suscitent chez nous une indignation totale, ce qui n\u2019est pas le cas dans toutes les soci\u00e9t\u00e9s. La figure monstrueuse par excellence de notre \u00e9poque, c\u2019est celle de Marc Dutroux. Aujourd\u2019hui, ce sont ces faits divers qui alertent le public et nourrissent le plus d\u2019abjection.<\/p>\n<p><strong>L\u2019infanticide n\u2019est-il pas un interdit fondamental universel? <\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est difficile \u00e0 admettre, mais les fronti\u00e8res de l\u2019intol\u00e9rable sont tellement ancr\u00e9es en nous que nous les consid\u00e9rons comme naturelles, alors que ce sont des constructions sociales, variables dans le temps et l\u2019espace. Les cas d\u2019infanticide et de p\u00e9dophilie existaient bien s\u00fbr dans l\u2019Ancien R\u00e9gime, mais ils n\u2019\u00e9taient pas v\u00e9cus de mani\u00e8re aussi \u00e9motionnelle et abjecte qu\u2019aujourd\u2019hui. Le r\u00e9gicide ou le blasph\u00e8me \u00e9taient bien plus choquants. Si l\u2019on admet l\u2019existence de tabous fondamentaux freudiens, ceux-ci se renforcent aujourd\u2019hui. Nous avons construit des limites \u00abnon n\u00e9gociables\u00bb autour du corps: leur violation est donc radicale.<\/p>\n<p><strong>Marc Dutroux est une figure honnie. Au contraire, Edward Snowden et les chantres de la transparence ne sont-ils pas les nouveaux transgresseurs qui font bouger nos soci\u00e9t\u00e9s?<\/strong><\/p>\n<p>Ils sont dans l\u2019ill\u00e9galit\u00e9, c\u2019est s\u00fbr. Mais sont-ils pour autant dans la radicalit\u00e9? Je crois qu\u2019ils n\u2019y sont d\u00e9j\u00e0 plus. Leurs actions ne suscitent pas une r\u00e9action d\u2019abjection unanime. Pour une bonne partie de la soci\u00e9t\u00e9, ce sont des h\u00e9ros, qui transgressent seulement dans le sens d\u2019une infraction \u00e0 la loi. Ils r\u00e9v\u00e8lent une tension entre ce que la loi interdit et ce que la soci\u00e9t\u00e9 permet. Pour paraphraser le philosophe et sociologue Emile Durkheim, le syst\u00e8me l\u00e9gal et la norme sociale seront sans doute finalement condamn\u00e9s \u00e0 se confondre.<\/p>\n<p>Une loi viol\u00e9e est forc\u00e9ment remise en cause si elle conduit \u00e0 un succ\u00e8s moral. On le voit aussi avec l\u2019euthanasie, qui est d\u00e9j\u00e0 possible dans les faits et dans les esprits. Mais l\u2019inverse est \u00e9galement vrai: la loi peut donner l\u2019impression d\u2019enfreindre des normes morales et sociales. Ce fut le cas avec l\u2019abolition de la peine de mort en France en 1981: \u00e0 l\u2019\u00e9poque, la majorit\u00e9 de la population \u00e9tait encore en faveur de la guillotine. Cette loi aussi va dans le sens du respect de la dignit\u00e9 corporelle, le nouvel absolu de notre temps.<\/p>\n<p><strong>Vous avez voulu combler une lacune avec votre livre. Pourquoi les sciences sociales ont-elles du mal \u00e0 empoigner ce concept?<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est en effet le premier des paradoxes: la transgression est omnipr\u00e9sente dans notre soci\u00e9t\u00e9, mais elle a peu \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e en sciences sociales &#8212; sauf en anthropologie, qui s\u2019est int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 la question de l\u2019interdit. Cette frilosit\u00e9 peut s\u2019expliquer par le risque, de la part des chercheurs, de para\u00eetre relativiser ce qui est transgress\u00e9, en montrant par exemple que l\u2019interdit de la p\u00e9dophilie est une construction sociale. Les sciences sociales se sont plus int\u00e9ress\u00e9es aux d\u00e9viances. Nous continuons \u00e0 tenter de clarifier le terme, notamment ses \u00abdegr\u00e9s\u00bb possibles. Il y a un chantier autour de la distinction entre d\u00e9viance et transgression.<\/p>\n<p><strong>Assiste-t-on \u00e0 une mondialisation des transgressions?<\/strong><\/p>\n<p>Il n\u2019existe pas de transgression unanimement partag\u00e9es. Dans certaines soci\u00e9t\u00e9s, le blasph\u00e8me est l\u2019outrage le plus radical, dans d\u2019autres le fait de siffler l\u2019hymne national ou de br\u00fbler un drapeau. Dans nos soci\u00e9t\u00e9s modernes et la\u00efques, il y a tout de m\u00eame un consensus de plus en plus fort autour des droits de l\u2019homme comme valeurs sup\u00e9rieures. Toutefois, des tendances lourdes montrent des diff\u00e9rences persistantes sur des questions comme l\u2019euthanasie ou l\u2019avortement entre les pays europ\u00e9ens de tradition protestante et catholique.<\/p>\n<p><strong>Mai 68 a ouvert tr\u00e8s grand les vannes de la transgression. Mais depuis, celle-ci semble avoir perdu du terrain face au \u00abpolitiquement correct\u00bb, et les humoristes s\u2019interdisent beaucoup de th\u00e8mes. <\/strong><\/p>\n<p>Il y a en effet de fortes tensions autour de la libert\u00e9 d\u2019expression et du rire. Au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, on pouvait encore se permettre de faire publiquement des blagues antis\u00e9mites, sexistes, racistes ou homophobes. Leur bannissement de l\u2019espace public va de pair avec l\u2019\u00e9mergence de la conscience des droits de l\u2019homme. La dignit\u00e9 humaine est sacralis\u00e9e, parfois au d\u00e9triment de la libert\u00e9 d\u2019expression. Une valeur l\u2019emporte sur l\u2019autre, car elle est aujourd\u2019hui jug\u00e9e plus fondamentale.<\/p>\n<p><strong>Le langage reste l\u2019une des armes transgressives les plus puissantes: outre le blasph\u00e8me, vous prenez l\u2019exemple du \u00abverlan\u00bb dans votre livre. <\/strong><\/p>\n<p>En effet, certains groupes qui se sentent marginalis\u00e9s utilisent l\u2019inversion et l\u2019exag\u00e9ration du langage dominant pour revendiquer leur identit\u00e9. C\u2019est une \u00abcontre-l\u00e9gitimit\u00e9\u00bb linguistique: le fait de prendre syst\u00e9matiquement le contre-pied de la culture majoritaire. Mais \u00e0 partir du moment o\u00f9 cette pratique est copi\u00e9e par les m\u00e9dias, la publicit\u00e9 et d\u2019autres jeunes, ses d\u00e9positaires initiaux doivent trouver de nouvelles fronti\u00e8res \u00e0 franchir. C\u2019est une fuite en avant vers des limites toujours diff\u00e9rentes, qui conduit au m\u00eame paradoxe qu\u2019en art contemporain: ils perdent leur caract\u00e8re provocateur. La contre-culture devient tout simplement une sous-culture, et sa marginalit\u00e9 est institu\u00e9e en norme.<\/p>\n<p><strong>Avec le risque que toute transgression soit r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e et devienne finalement un simple argument marketing?<\/strong><\/p>\n<p>Le sociologue Luc Boltanski a montr\u00e9 dans son livre Le nouvel esprit du capitalisme comment, apr\u00e8s Mai 68, l\u2019\u00e9conomie a int\u00e9gr\u00e9 la critique sociale radicale ou la critique artiste. Les entreprises cherchent maintenant l\u2019innovation \u00e0 tout prix en mimant souvent la transgression dans les techniques de vente et de marketing. Mais c\u2019est une violation aseptis\u00e9e. Par exemple, la marque Benetton est all\u00e9e parfois assez loin dans ses publicit\u00e9s. Aujourd\u2019hui, l\u2019imagerie qu\u2019ils ont utilis\u00e9e a tendance \u00e0 se banaliser.<\/p>\n<p>Les premiers insubordonn\u00e9s sont ceux qui prennent le plus de risques. Ceux qui viennent apr\u00e8s et reproduisent l\u2019acte initial ne suscitent plus le m\u00eame choc. Des groupes contestataires utilisent \u00e9galement la transgression, comme les Femen, Greenpeace ou Act Up. D\u2019une certaine mani\u00e8re, c\u2019est une strat\u00e9gie comparable au \u00abcoup\u00bb marketing: ceux qui n\u2019ont pas l\u2019avantage du nombre ont au moins l\u2019arme de la transgression pour faire parler d\u2019eux.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>BIOGRAPHIE<\/p>\n<p><strong>C\u00e9dric Passard<\/strong><\/p>\n<p>1978: Naissance \u00e0 Roubaix<\/p>\n<p>2006: Professeur agr\u00e9g\u00e9 en sciences \u00e9conomiques et sociales \u00e0 l\u2019Institut d\u2019\u00e9tudes politiques de Lille<\/p>\n<p>2012: Publication de Paradoxes de la transgression avec Michel Hastings et Lo\u00efc Nicolas<\/p>\n<p>2013: Doctorat en sciences politiques sur Les pamphl\u00e9taires et la politique (1868-1898)<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans la revue H\u00e9misph\u00e8res (no 6).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans son livre \u00abParadoxes de la transgression\u00bb, le chercheur fran\u00e7ais C\u00e9dric Passard a \u00e9tudi\u00e9 les comportements les plus choquants de notre temps. Interview.<\/p>\n","protected":false},"author":19840,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-4090","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-pop-culture","pop-culture"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4090","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19840"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4090"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4090\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4090"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4090"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4090"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}