



{"id":4075,"date":"2014-01-07T15:15:49","date_gmt":"2014-01-07T13:15:49","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4075"},"modified":"2014-01-07T18:38:57","modified_gmt":"2014-01-07T16:38:57","slug":"economie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4075","title":{"rendered":"Quand les expatri\u00e9s deviennent entrepreneurs"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/102013\/Expat_cupcake.jpg\" alt=\"Expat_cupcake.jpg\" title=\"Expat_cupcake.jpg\" width=\"468\" height=\"311\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p>Cours de jardinage, services de sant\u00e9 ou encore de garde d\u2019enfants se multiplient le long de l\u2019arc l\u00e9manique. Et bien souvent, les entreprises qui offrent ces prestations n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es par des Suisses. A leur t\u00eate, on trouve ceux que l\u2019on baptise commun\u00e9ment des \u00abexpatri\u00e9s\u00bb ou des \u00abinternationaux\u00bb, qui ont su identifier des niches \u00e9conomiques aupr\u00e8s de leurs pairs. Parmi ces entrepreneurs d&rsquo;un nouveau genre, il y a fr\u00e9quemment des \u00e9poux et \u00e9pouses venus en Suisse pour accompagner leur conjoint.<\/p>\n<p>\u00abCes personnes avaient un travail int\u00e9ressant dans leur pays d&rsquo;origine et souhaitent continuer \u00e0 utiliser leurs comp\u00e9tences dans une langue qu&rsquo;ils ma\u00eetrisent\u00bb, analyse Jos Van Megchelen, elle-m\u00eame expatri\u00e9e et cofondatrice de la foire L\u00e9man Expat Fair. Dans les nombreux blogs et forums d\u00e9di\u00e9s \u00e0 la communaut\u00e9 des expatri\u00e9s, on constate l&rsquo;apparition de services propos\u00e9s par des jeunes m\u00e8res, surnomm\u00e9es les \u00abmompreneurs\u00bb.<\/p>\n<p>Mais on trouve \u00e9galement une autre cat\u00e9gorie d&rsquo;entrepreneurs: des anciens employ\u00e9s de multinationales ou d&rsquo;organisations internationales. \u00abIl s&rsquo;agit de personnes arriv\u00e9es en fin de contrat qui souhaitent rester en Suisse ou qui ont quitt\u00e9 leur emploi pour devenir ind\u00e9pendants\u00bb, raconte Edward McGaugh, directeur d&rsquo;Expat-Expo, une foire destin\u00e9e aux entrepreneurs expatri\u00e9s qui se tient une fois par ann\u00e9e dans cinq villes \u00e0 travers le pays. Il constate par ailleurs une demande croissante du nombre d&rsquo;exposants et de visiteurs. Lors de sa premi\u00e8re \u00e9dition en 2006, son \u00e9v\u00e9nement \u00e0 Gen\u00e8ve comptait une trentaine d&rsquo;exposants. Il en accueille d\u00e9sormais 130.<\/p>\n<p>Si les entreprises cr\u00e9\u00e9es par les expatri\u00e9s rencontrent du succ\u00e8s, c&rsquo;est aussi parce que les PME locales d\u00e9laissent cette client\u00e8le, malgr\u00e9 son potentiel \u00e9vident. A la t\u00eate d&rsquo;Expat Assistance, une agence de relocation, Christophe Arnoux rel\u00e8ve que \u00ables soci\u00e9t\u00e9s de la r\u00e9gion ne savent pas toujours adapter leurs prestations aux besoins des internationaux. Pourtant, il existe des parts de march\u00e9 int\u00e9ressantes \u00e0 prendre.\u00bb Ce potentiel commercial a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 tr\u00e8s t\u00f4t par Nir Ofek, fondateur du site pour expatri\u00e9s Glocals.com: \u00abLes expatri\u00e9s repr\u00e9sentent un public-cible attrayant, parce qu&rsquo;ils cherchent \u00e0 conna\u00eetre de nouveaux produits et endroits, mais aussi parce qu&rsquo;ils ont un haut pouvoir d&rsquo;achat.\u00bb<\/p>\n<p>Parmi ces PME cr\u00e9\u00e9es par et pour les expatri\u00e9s, on trouve une multitude de services touchant \u00e0 des domaines tels que l&rsquo;\u00e9ducation, la finance, la sant\u00e9 ou l&rsquo;artisanat. Elles poss\u00e8dent toutes un point commun: l&rsquo;anglais. Le seul fait de proposer des prestations dans cette langue constitue un atout \u00e9norme. \u00abD&rsquo;autant plus si l&rsquo;entrepreneur est de langue maternelle anglaise, ajoute Penny Fraser, m\u00e9decin anglais et cofondatrice de HealthFirst (lire le t\u00e9moignage ci-dessous). Il existe un besoin \u00e9norme de services dispens\u00e9s en anglais. Quand on s&rsquo;adresse aux expatri\u00e9s, cela fait toute la diff\u00e9rence.\u00bb<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de la langue, ces entrepreneurs internationaux b\u00e9n\u00e9ficient d&rsquo;un autre avantage pour cibler leur client\u00e8le: leur propre exp\u00e9rience d&rsquo;expatriation. Etant eux-m\u00eames pass\u00e9s par cette \u00e9tape, ils ont conscience des probl\u00e9matiques li\u00e9es \u00e0 la vie quotidienne en Suisse. Jos Van Megchelen l&rsquo;explique: \u00abEn tant qu&rsquo;expatri\u00e9, ayant v\u00e9cu le d\u00e9m\u00e9nagement, la vie dans un pays o\u00f9 l&rsquo;on recommence tout \u00e0 z\u00e9ro, loin de sa famille et de ses amis, on arrive \u00e0 percevoir ce dont nos pairs ont besoin.\u00bb Parmi ces n\u00e9cessit\u00e9s sp\u00e9cifiques figurent notamment des services adapt\u00e9s \u00e0 un emploi du temps charg\u00e9. \u00abCes personnes travaillent pour des multinationales ou de grandes organisations, o\u00f9 elles ont des horaires \u00e9tendus. Il ne suffit donc pas de proposer des services en anglais, mais aussi des prestations dont elles peuvent b\u00e9n\u00e9ficier le soir ou les week-ends\u00bb, pr\u00e9cise Christophe Arnoux.<\/p>\n<p>\u00abParce qu&rsquo;ils partagent un parcours similaire, les expatri\u00e9s font \u00e9galement confiance aux services propos\u00e9s par d&rsquo;autres membres de leur communaut\u00e9\u00bb, ajoute Nir Ofek de glocals.com. Ces entrepreneurs n&rsquo;ont donc pas besoin de d\u00e9ployer de grands moyens marketing pour promouvoir leur activit\u00e9. Ils peuvent compter sur le puissant effet du bouche-\u00e0-oreille, canal particuli\u00e8rement efficace au sein de cette communaut\u00e9. \u00abLe monde des expatri\u00e9s est tr\u00e8s connect\u00e9. Ils se parlent beaucoup entre eux parce qu&rsquo;ils font partie des m\u00eames clubs, ont leurs enfants dans les m\u00eames \u00e9coles ou travaillent au sein des m\u00eames multinationales\u00bb, explique Edward Mcgaugh, directeur d&rsquo;Expat-Expo. Un moyen efficace que confirme Nir Ofek, \u00e9galement \u00e0 la t\u00eate de Buyclub.ch, un site d&rsquo;achat group\u00e9: \u00abC&rsquo;est le principal moyen de communication parce que les expatri\u00e9s r\u00e9seautent beaucoup. Ils aiment se faire recommander des adresses ou prestations que d&rsquo;autres ont d\u00e9j\u00e0 test\u00e9es.\u00bb<\/p>\n<p>Les entrepreneurs expatri\u00e9s profitent aussi de faire conna\u00eetre leurs activit\u00e9s en participant \u00e0 des foires sp\u00e9cialement d\u00e9di\u00e9es aux internationaux. \u00abavec plus de 3000 visiteurs, dont une grande majorit\u00e9 d&rsquo;expatri\u00e9s, notre \u00e9v\u00e9nement repr\u00e9sente un outil important pour se constituer une client\u00e8le\u00bb, assure Jos Van Megchelen, de L\u00e9man Expat Fair. Ces rendez-vous permettent ainsi d&rsquo;\u00e9tablir des liens avec d&rsquo;autres soci\u00e9t\u00e9s internationales et d\u00e9bouchent parfois sur des partenariats. Comme ceux de la PME HealthFirst, qui collabore avec des ONG et des \u00e9coles internationales, \u00e0 qui elle fournit des prestations de formation en premiers secours.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>TEMOIGNAGES<\/p>\n<p><strong> \u00abIls trouvent chez moi ce qu&rsquo;ils sont habitu\u00e9s \u00e0 trouver dans leur pays\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Marta Minuto Bracco est une \u00abmompreneur\u00bb. Cette expatri\u00e9e italienne a cr\u00e9\u00e9 son entreprise de p\u00e2tisserie \u00e0 Neuch\u00e2tel, en profitant des r\u00e9seaux de la communaut\u00e9 des expatri\u00e9s locaux.<\/em><\/p>\n<p>Marta Minuto Bracco confie volontiers que d\u00e9m\u00e9nager dans un autre pays n&rsquo;est pas facile: \u00abil faut quitter ses proches et un pays qu&rsquo;on aime.\u00bb Pour cette maman de deux enfants de 4 et 6 ans qui a suivi son mari \u00e0 Neuch\u00e2tel, l&rsquo;exp\u00e9rience de l&rsquo;expatriation a cependant \u00e9t\u00e9 l&rsquo;occasion de r\u00e9aliser son r\u00eave de toujours: monter sa propre affaire de cr\u00e9ation de g\u00e2teaux. Lorsque cette dipl\u00f4m\u00e9e des beaux-arts de 47 ans lance son entreprise en 2010, elle choisit de le faire depuis la maison. \u00abA mon arriv\u00e9e en Suisse, je souhaitais retravailler mais il \u00e9tait hors de question de cesser de m&rsquo;occuper de mes enfants. Je suis donc devenue une vraie &lsquo;mompreneur&rsquo;. Cela me demande beaucoup d&rsquo;investissement, car je dois \u00eatre active sur les deux fronts: mon job et mes enfants.\u00bb<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce au bouche-\u00e0-oreille, \u00e0 son site internet, ainsi qu&rsquo;\u00e0 des d\u00e9monstrations dans de grands centres commerciaux comme Globus, Marta Minuto Bracco s&rsquo;est rapidement constitu\u00e9 une client\u00e8le, dont la grande majorit\u00e9 est compos\u00e9e d&rsquo;expatri\u00e9s: \u00abNotre communaut\u00e9 poss\u00e8de son propre r\u00e9seau. Nous \u00e9changeons beaucoup sur les forums d&rsquo;expatri\u00e9. Le bouche-\u00e0-oreille \u00e0 \u00e9t\u00e9 pour moi la meilleure fa\u00e7on de faire conna\u00eetre mon entreprise R\u00eaves de sucre.\u00bb Vendus entre 100 et 150 francs, les g\u00e2teaux hauts en forme et en couleurs de Marta Minuto Bracco sont particuli\u00e8rement appr\u00e9ci\u00e9s des Anglo-Saxons. \u00abIls trouvent chez moi les p\u00e2tisseries qu&rsquo;ils sont habitu\u00e9s \u00e0 trouver dans leur pays.\u00bb Avec des demandes en augmentation constante, elle songe \u00e0 d\u00e9m\u00e9nager pour agrandir son atelier de cuisine et accro\u00eetre sa production. \u00abPour l&rsquo;instant, je dois r\u00e9guli\u00e8rement refuser des commandes par manque d&rsquo;espace de production.\u00bb En attendant, elle pr\u00e9pare un livre sur la d\u00e9coration de p\u00e2tisseries et travaille \u00e0 l&rsquo;ouverture de sa propre \u00e9cole.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong> \u00abLes expatri\u00e9s ne connaissent ni la langue ni le syst\u00e8me de sant\u00e9 suisse\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Penny Fraser, m\u00e9decin d&rsquo;origine anglaise, a cr\u00e9\u00e9 une structure qui r\u00e9pond aux questions de la communaut\u00e9 anglophone en mati\u00e8re de sant\u00e9. Comment dit-on chicken pox en fran\u00e7ais?<\/em><\/p>\n<p>\u00abComment dit-on chicken pox (varicelle) en fran\u00e7ais? Quel est le num\u00e9ro des urgences?\u00bb Arriv\u00e9e en Suisse il y a bient\u00f4t dix ans, Penny Fraser s&rsquo;est rapidement rendu compte qu&rsquo;il y manquait une structure de conseil m\u00e9dical pour la communaut\u00e9 anglophone. \u00abLorsque les expatri\u00e9s ont appris que j&rsquo;\u00e9tais m\u00e9decin, ils se sont mis \u00e0 me poser des questions sur leurs probl\u00e8mes m\u00e9dicaux, ainsi que sur le syst\u00e8me de sant\u00e9 suisse. J&rsquo;ai r\u00e9alis\u00e9 qu&rsquo;il existait une niche qui n&rsquo;avait pas encore \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9e. La majorit\u00e9 des expatri\u00e9s se sentent d\u00e9sempar\u00e9s face aux probl\u00e8mes m\u00e9dicaux dans un pays dont ils ne connaissent ni le syst\u00e8me de soins ni la langue.\u00bb En 2008, cette m\u00e8re de deux enfants commence par donner des cours sur les maladies et l\u00e9sions infantiles \u00e0 un public anglophone. Elle est ensuite rejointe par une autre docteure, Michelle Wright, avec qui elle fonde HealthFirst en 2010.<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, cette PME genevoise aide les particuliers \u00e0 r\u00e9soudre leurs probl\u00e8mes de sant\u00e9 et propose des formations de secourisme aux \u00e9coles internationales, aux clubs de sport, aux grandes entreprises comme Procter &amp; Gamble ou Barclays Bank, ainsi qu&rsquo;aux organisations internationales. HealthFirst vient d&rsquo;\u00eatre reconnu comme le seul organisme anglophone autoris\u00e9 \u00e0 fournir la formation de premiers secours obligatoire pour tous les conducteurs en Suisse. \u00abDepuis cinq ans, nous avons entra\u00een\u00e9 plus de 2000 personnes \u00e0 la r\u00e9animation cardio-respiratoire et aux premiers secours, raconte Penny Fraser. Nous donnons \u00e9galement des cours d&rsquo;\u00e9ducation sexuelle, tr\u00e8s demand\u00e9s dans les \u00e9tablissements scolaires priv\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<p>Anim\u00e9 par huit professionnels de la sant\u00e9, dont un psychoth\u00e9rapeute, un m\u00e9decin urgentiste et une sage-femme, HealthFirst est active dans toute la Suisse romande. \u00abNous avons v\u00e9cu une expansion \u00e9conomique importante cette ann\u00e9e, confie Penny Fraser. Nous nous sommes fait conna\u00eetre gr\u00e2ce \u00e0 nos brochures pr\u00e9sentes dans toutes les \u00e9coles et organisations internationales, aux r\u00e9seaux sociaux, ainsi qu&rsquo;au bouche-\u00e0-oreille.\u00bb En 2014, Penny Fraser et Michelle Wright souhaitent \u00e9tendre leurs activit\u00e9s en Suisse al\u00e9manique et au Tessin.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong> \u00abJe veux cr\u00e9er un r\u00e9seau de cr\u00e8ches dans toute la Suisse\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Les cr\u00e8ches multilingues Little Green House sont fr\u00e9quent\u00e9es par plus de 25 nationalit\u00e9s.<\/em><\/p>\n<p>Barbara Lax a d\u00e9cid\u00e9 de lancer son entreprise de cr\u00e8ches en 2010. Devenue maman un an auparavant, elle s&rsquo;\u00e9tait alors rendu compte qu&rsquo;aucune structure d&rsquo;accueil de la r\u00e9gion l\u00e9manique ne r\u00e9pondait \u00e0 ses crit\u00e8res \u00e9ducatifs. Cette expatri\u00e9e viennoise arriv\u00e9e en Suisse en 1997, ancienne experte en marketing chez Caterpillar, cr\u00e9e alors un concept de garderie multilingue (anglais, fran\u00e7ais, allemand), ax\u00e9e sur la nature et destin\u00e9e principalement \u00e0 une client\u00e8le d&rsquo;expatri\u00e9s. \u00abLa Suisse est interna tionale et plus de la moiti\u00e9 de la population est \u00e9trang\u00e8re. Pourtant, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, le cr\u00e9neau des cr\u00e8ches multilingues n&rsquo;avait pas encore \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9 et l&rsquo;offre pour un tel concept \u00e9tait inexistante.\u00bb<\/p>\n<p>En 2011, Barbara Lax investit plus de 1,5 million de francs, dont une partie de ses propres \u00e9conomies, dans une premi\u00e8re cr\u00e8che \u00e0 Gland. Elle enregistre d\u00e8s le d\u00e9but un taux de remplissage de plus de 70% et ouvre une seconde cr\u00e8che \u00e0 Morges en mai 2013. Little Green House s\u00e9duit de nombreux parents et est fr\u00e9quent\u00e9e par plus de 25 nationalit\u00e9s. \u00abLa plupart de nos clients ne parlent pas fran\u00e7ais. Ils savent \u00e0 quel point parler plusieurs langues est essentiel pour r\u00e9ussir professionnellement et bien s&rsquo;int\u00e9grer dans la soci\u00e9t\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>R\u00e9compens\u00e9e en juin 2012 par l&rsquo;association Genilem comme la start-up la plus innovante de suisse romande, Little Green House enregistre d\u00e9j\u00e0 2 millions de francs de chiffre d&rsquo;affaires, seulement un an et demi apr\u00e8s son ouverture. Suite \u00e0 ce succ\u00e8s, Barbara Lax ne compte pas s&rsquo;arr\u00eater. Elle travaille \u00e0 des projets d&rsquo;implantation de nouvelles structures en Suisse al\u00e9manique et au Tessin et vise la cr\u00e9ation d&rsquo;un vaste r\u00e9seau de cr\u00e8ches dans tout le pays. \u00abLe multilinguisme connecte les gens. Notre objectif est de fonder une grande communaut\u00e9 autour des valeurs de Little Green House que sont la nature, le multilinguisme et le respect de l&rsquo;autonomie de l&rsquo;enfant.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Collaboration: Audrey Ramat et Barbara Santos.<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On compte de plus en plus de PME lanc\u00e9es par des internationaux install\u00e9s en Suisse. 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