



{"id":4073,"date":"2014-01-02T18:09:44","date_gmt":"2014-01-02T16:09:44","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4073"},"modified":"2014-03-18T10:50:48","modified_gmt":"2014-03-18T08:50:48","slug":"entreprises","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4073","title":{"rendered":"Arm\u00e9e: les gagnants et perdants du remaniement"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.largeur.com\/wp-content\/uploads\/102013\/Edition_03012014.png\" title=\"Edition_03012014.png\" alt=\"Edition_03012014.png\" height=\"311\" border=\"0\" width=\"468\" \/><\/p>\n<p>Quand la Grande Muette d\u00e9place ses installations, elle tente de le faire, fid\u00e8le \u00e0 sa r\u00e9putation, tr\u00e8s discr\u00e8tement. Peine perdue: les cons\u00e9quences \u00e9conomiques de la fermeture de casernes militaires provoquent des tonnerres de protestations. Mais aussi quelques applaudissements, certes moins bruyants, mais tout aussi importants.<\/p>\n<p>Plusieurs communes romandes doivent faire face au d\u00e9part des militaires: c\u2019est le cas de Moudon (VD), avec la fermeture annonc\u00e9e de son infrastructure sanitaire g\u00e9ante; de Sion et son a\u00e9rodrome militaire; de St-Maurice (VS) et ses sp\u00e9cialistes en logistique; de Gen\u00e8ve et sa caserne des Vernets; ou encore de Fribourg et son infrastructure de la Poya. Leurs r\u00e9actions sont extr\u00eamement contrast\u00e9es.<\/p>\n<p>Outre les pertes d\u2019emplois directes (8 \u00e0 Gen\u00e8ve contre 50 \u00e0 Sion), le d\u00e9part des militaires a un impact sur l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me \u00e9conomique qui s\u2019\u00e9tait mis en place autour des casernes, en particulier dans les plus petites communes. Certaines PME, surtout dans les services, d\u00e9pendent pour partie de leurs clients en uniforme: restaurants, h\u00f4tels, bars, cordonniers, laitiers, bouchers, boulangers (lire nos portraits). C\u2019est moins le cas dans la maintenance et l\u2019\u00e9quipement, l\u2019arm\u00e9e pouvant compter sur sa propre structure, Armasuisse.<\/p>\n<p><strong>Mauvaise humeur<\/strong><\/p>\n<p>Pour une cit\u00e9-garnison historique comme Moudon, o\u00f9 l\u2019impact des militaires sur le commerce local se chiffre \u00e0 quelque 1,5 millions de francs par an, le coup est rude: \u00abSur place, l\u2019arm\u00e9e a toujours essay\u00e9 de faire vivre les \u00e9choppes de notre commune, souligne le syndic Gilbert Gubler. Aujourd\u2019hui, sur le plan \u00e9conomique c\u2019est comme si on enlevait un pied \u00e0 la chaise\u2026\u00bb A chaud, le maire aborde toute une s\u00e9rie de reconversions possibles, comme des infrastructures scolaires ou sportives: \u00abAvec ses 80 hectares, le terrain est tellement vaste que tout est imaginable.\u00bb<\/p>\n<p>A Sion \u00e9galement, l\u2019humeur est plut\u00f4t maussade aux abords de l\u2019a\u00e9rodrome menac\u00e9. \u00abL\u2019arm\u00e9e assure une fonction de formation importante, avec ses 40 apprentis, souligne Sophia Dini, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e \u00e0 la promotion \u00e9conomique de la ville. En outre, \u00e0 l\u2019heure actuelle, l\u2019activit\u00e9 a\u00e9roportuaire la plus importante \u00e0 Sion est militaire.\u00bb L\u2019heure du tournant strat\u00e9gique a donc sonn\u00e9: soit l\u2019a\u00e9roport civil se d\u00e9veloppe, par exemple via le tourisme de luxe, soit il p\u00e9riclite. \u00abNous sommes en pleine r\u00e9flexion sur son avenir, confie la responsable. C\u2019est le moment de se poser les bonnes questions, car nous n\u2019avons pas encore de strat\u00e9gie claire quant \u00e0 sa place dans l\u2019\u00e9conomie locale.\u00bb<\/p>\n<p>Un peu plus en aval dans la vall\u00e9e du Rh\u00f4ne, \u00e0 Saint-Maurice, 50 places de travail  sont en jeu. Et un impact chiffr\u00e9 \u00e0 200&rsquo;000 francs par an sur le commerce local. Mais le pr\u00e9sident de commune Damien Revaz nuance et entrevoit aussi les opportunit\u00e9s qui se pr\u00e9sentent suite ce d\u00e9part: \u00abNous esp\u00e9rons attirer des PME dans les b\u00e2timents administratifs abandonn\u00e9s par l\u2019arm\u00e9e. Au niveau des rentr\u00e9es fiscales, elles sont bien plus attractives que les militaires!\u00bb<\/p>\n<p><strong>Des terrains de choix<\/strong><\/p>\n<p>Dans les grandes villes romandes, la satisfaction prime clairement, derri\u00e8re les regrets de circonstance. A Gen\u00e8ve par exemple, l\u2019arm\u00e9e lib\u00e8re un vaste terrain dans une cit\u00e9 min\u00e9e par la p\u00e9nurie de logements. C\u2019est donc un projet immobilier ambitieux de 1&rsquo;500 appartements qui remplacera les v\u00e9tustes baraquements militaires. \u00abLa fermeture avait \u00e9t\u00e9 anticip\u00e9e et l\u2019impact \u00e9conomique de la pr\u00e9sence de l\u2019arm\u00e9e \u00e9tait assez marginal\u00bb, pr\u00e9cise Elisabeth Tripod-Fatio, au service de la promotion \u00e9conomique du canton.<\/p>\n<p>A Fribourg \u00e9galement, les rumeurs couraient depuis longtemps sur une fermeture. Comme \u00e0 Gen\u00e8ve, un terrain se lib\u00e8re dans un environnement urbain dynamique. \u00abLa caserne est proche de la future halte ferroviaire de St-L\u00e9onard, dont l\u2019inauguration est pr\u00e9vue pour d\u00e9cembre 2014\u00bb, explique Corinne Margalhan-Ferrat, directrice administrative de l\u2019Agglom\u00e9ration de Fribourg. Aussi situ\u00e9 sur le chemin de la Transagglo, un nouvel axe de mobilit\u00e9 douce, le secteur sera amen\u00e9 \u00e0 se d\u00e9velopper: \u00abL\u2019un des enjeux est d\u2019attirer commerces et PME dans cette zone, et \u00e9ventuellement de construire des logements. Il y a un int\u00e9r\u00eat \u00e9conomique clair.\u00bb<\/p>\n<p>La grande gagnante de cette vaste redistribution des cartes reste n\u00e9anmoins Payerne (VD). La bourgade accueillera le centre de recrutement jusqu\u2019ici situ\u00e9 \u00e0 Lausanne et b\u00e9n\u00e9ficiera d\u2019un renforcement de ses troupes a\u00e9ronautiques, au d\u00e9triment de Sion. L\u2019arm\u00e9e est d\u00e9j\u00e0 l\u2019un des plus gros employeurs de la commune, avec quelque 500 collaborateurs, dont 32 apprentis. \u00abAvec le redimensionnement d\u00e9cid\u00e9 par Ueli Maurer, nous gagnons 28 nouvelles places de travail, pr\u00e9cise la syndique Christelle Luisier Brodard. Et si l\u2019achat de Gripen se concr\u00e9tise, une cinquantaine de postes suppl\u00e9mentaires seront cr\u00e9\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Profiter de l\u2019arm\u00e9e <\/strong><\/p>\n<p>Dans la commune et ses environs, les d\u00e9penses courantes de l\u2019arm\u00e9e se montent \u00e0 deux millions de francs par an. Mais les ambitions de Payerne ne se limitent pas \u00e0 servir de la bi\u00e8re ou des saucisses aux choux aux soldats. La ville compte bien profiter de leur expertise a\u00e9ronautique pour devenir un r\u00e9el p\u00f4le dans ce domaine: apr\u00e8s avoir obtenu l\u2019extension \u00e0 l\u2019exploitation civile de l\u2019a\u00e9rodrome militaire, elle est en train de transformer en zone industrielle, ouverte aux PME, un terrain de 400&rsquo;000 m2 aux abords imm\u00e9diats des pistes, qui sera op\u00e9rationnel d\u00e8s 2015.<\/p>\n<p>Le but: attirer des entreprises actives dans le secteur. Et \u00e7a marche, avec l\u2019arriv\u00e9e annonc\u00e9e de la premi\u00e8re soci\u00e9t\u00e9, la fribourgeoise Boschung, qui produit des v\u00e9hicules de d\u00e9neigement, notamment pour les a\u00e9roports. \u00abA Sion, ce qui inqui\u00e8te n\u2019est pas seulement la perte des emplois militaires, mais celle des synergies avec l\u2019arm\u00e9e pour permettre une exploitation a\u00e9ronautique civile, comme nous le faisons \u00e0 Payerne\u00bb, poursuit la syndique.<\/p>\n<p>D\u00e9j\u00e0 connue pour accueillir le projet Solar Impulse ou encore la soci\u00e9t\u00e9 spatiale Swiss Space Systems (S3), qui veut \u00eatre leader mondial dans la mise en orbite de petits satellites, la commune capitalise \u00e0 fond sur le rayonnement offert par l\u2019arm\u00e9e. \u00abL\u2019an prochain, elle organise le show a\u00e9rien Air 14 sur deux weekends, qui drainera un public immense avec un fort impact sur le commerce local.\u00bb<\/p>\n<p>Mais quid des nuisances sonores, qui en Valais ont envenim\u00e9 les relations entre politiques et militaires? \u00abNous sommes moins touch\u00e9s, du fait de la g\u00e9ographie de notre r\u00e9gion. Les nuisances sont certes r\u00e9elles. Mais nous sommes aussi conscients qu\u2019il faut accepter des sacrifices pour se d\u00e9velopper \u00e9conomiquement.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>PORTRAITS<\/p>\n<p><strong>\u00abNous voulons faire de Payerne une Silicon Valley a\u00e9ronautique\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Le sp\u00e9cialiste mondial des technologies de d\u00e9neigement Boschung va installer son nouveau si\u00e8ge au bord de la piste de l\u2019a\u00e9rodrome militaire de Payerne. Elle est la premi\u00e8re entreprise du nouvel \u00abA\u00e9rop\u00f4le\u00bb. <\/em><\/p>\n<p>C\u2019est la bonne nouvelle de l\u2019ann\u00e9e pour Payerne: l\u2019arriv\u00e9e de la soci\u00e9t\u00e9 fribourgeoise Boschung d\u00e8s fin 2015 dans le nouveau centre industriel A\u00e9rop\u00f4le, qui jouxtera l\u2019a\u00e9rodrome militaire. Ce fleuron industriel de 650 employ\u00e9s (dont 150 en Suisse) est le leader mondial des v\u00e9hicules de d\u00e9neigement. La soci\u00e9t\u00e9 est aujourd\u2019hui r\u00e9partie en plusieurs sites, dont Granges-Paccot et Matran (FR), qui seront regroup\u00e9s au sein du nouveau si\u00e8ge. \u00abCe choix s\u2019explique simplement: c\u2019est l\u2019accessibilit\u00e9 aux infrastructures a\u00e9roportuaires militaires qui nous a convaincus de nous \u00e9tablir ici\u00bb, explique Claude Louis K\u00fcbler, repr\u00e9sentant de Boschung pour le nouveau centre technologique \u00e0 Payerne.<\/p>\n<p>La firme entend notamment renforcer son offre de d\u00e9neigement pour a\u00e9roports: \u00abCe segment prend de plus en plus d\u2019importance. Nos clients pourront d\u00e9sormais venir en personne sur notre site en avion, pour voir et tester nos produits.\u00bb La soci\u00e9t\u00e9 fond\u00e9e en 1947 reste aussi proche de son canton d\u2019origine: \u00abLa situation aurait \u00e9t\u00e9 diff\u00e9rente si nous avions propos\u00e9 \u00e0 nos salari\u00e9s un nouvel emploi en Allemagne ou en Chine\u2026\u00bb<\/p>\n<p>Al\u00e9a du sort, Sion figurait \u00e9galement parmi les a\u00e9rodromes papables. \u00abMais nous l\u2019avons \u00e9cart\u00e9 assez t\u00f4t de la liste. A l\u2019A\u00e9rop\u00f4le, nous esp\u00e9rons que d\u2019autres entreprises dans un segment proche s\u2019installeront. Nous voulons contribuer \u00e0 faire de Payerne une Silicon Valley de l\u2019a\u00e9ronautique.\u00bb Les infrastructures militaires profiteront \u00e0 Boschung et l\u2019arm\u00e9e est d\u00e9j\u00e0 cliente de l\u2019entreprise.<\/p>\n<p>\u00abLe grand d\u00e9fi pour la suite reste de maintenir notre comp\u00e9titivit\u00e9, ajoute Claude Louis K\u00fcbler. Pas dans le sens d\u2019\u00eatre bon march\u00e9, mais d\u2019assurer un volume d\u2019innovation \u00e9lev\u00e9.\u00bb La soci\u00e9t\u00e9 entend conserver en Suisse le R&amp;D, le marketing, la vente et les d\u00e9cisions strat\u00e9giques. La production, quant \u00e0 elle, est de plus en plus situ\u00e9e hors de Suisse, en Allemagne, Chine, Etats-Unis ou encore Russie.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abJ\u2019ai toujours eu l\u2019arm\u00e9e dans mon champ de vision\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>A Moudon, l\u2019h\u00f4tel-restaurant du Chemin-de-Fer se d\u00e9veloppe depuis quatre g\u00e9n\u00e9rations gr\u00e2ce \u00e0 la pr\u00e9sence de la caserne. Le d\u00e9part des militaires sonne comme une trahison. <\/em><\/p>\n<p>\u00abDepuis que je suis n\u00e9, j\u2019ai toujours eu l\u2019arm\u00e9e dans mon champ de vision.\u00bb A l\u2019h\u00f4tel-restaurant du Chemin-de-Fer, situ\u00e9 juste en face de la caserne de Moudon, Dominique Voruz incarne la quatri\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 la t\u00eate de l\u2019\u00e9tablissement. Aujourd\u2019hui, le directeur de 61 ans, qui dirige une \u00e9quipe de douze personnes, voit une partie du patrimoine de sa cit\u00e9 voler en \u00e9clat, avec le d\u00e9part annonc\u00e9 des militaires. Et il ne d\u00e9col\u00e8re pas: \u00abNous allons lutter contre cette d\u00e9cision, aux c\u00f4t\u00e9s de nos autorit\u00e9s, qui ont toujours investi pour la pr\u00e9sence de l\u2019arm\u00e9e \u00e0 Moudon. Ce n\u2019est pas normal qu\u2019on nous laisse tomber comme cela, apr\u00e8s tant d\u2019histoire commune. Mais les gratte-papiers \u00e0 Berne ne voient que leurs Gripen\u2026\u00bb<\/p>\n<p>Le b\u00e2timent, qui date de 1869, accueillait d\u00e9j\u00e0 des soldats au temps des diligences. \u00abAujourd\u2019hui, il nous arrive encore fr\u00e9quemment de faire une centaine de couverts pour les militaires en une seule soir\u00e9e. Et les officiers s\u00e9journent souvent \u00e0 l\u2019h\u00f4tel. M\u00eame les aviateurs de Payerne nous rendent parfois visite.\u00bb Pour l\u2019heure, Dominique Voruz ne voit pas de solution de rechange: \u00abNous ne nous basons heureusement pas que sur l\u2019arm\u00e9e pour faire tourner notre \u00e9tablissement, mais cela met tout de m\u00eame du beurre dans les \u00e9pinards.\u00bb<\/p>\n<p>Sur une note plus optimiste, la cinqui\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration est pr\u00eate \u00e0 reprendre la destin\u00e9e de l\u2019h\u00f4tel-restaurant, qui affiche une capacit\u00e9 de 150 couverts et 9 chambres qui peuvent accueillir 21 personnes. Son directeur actuel le d\u00e9finit comme un \u00e9tablissement traditionnel et polyvalent, qui sert \u00abde l\u2019ouvrier \u00e0 l\u2019homme d\u2019affaires\u00bb. A d\u00e9faut, d\u00e9sormais, de soldats.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abPerdre un bon client, c\u2019est toujours une mauvaise nouvelle\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Jeune entreprise d\u2019Orsi\u00e8res (VS), la Boucherie du St-Bernard fournit les militaires de Saint-Maurice, sur le d\u00e9part. Elle compte bien rebondir avec sa nouvelle succursale de Monthey.<\/em><\/p>\n<p>Pour Samuel Pellaud, le jeune directeur de la Boucherie du St-Bernard, l\u2019arm\u00e9e a un avantage de taille: elle r\u00e8gle toujours \u00e0 l\u2019heure ses factures. Chaque ann\u00e9e, le Valaisan de 38 ans, qui a fond\u00e9 il y a trois ans cet \u00e9tablissement d\u2019Orsi\u00e8res avec son beau-fr\u00e8re, fournit jusqu\u2019\u00e0 quatre tonnes de viande aux militaires. Les soldats de Saint-Maurice cuisinent ensuite pour l\u2019Acad\u00e9mie de police de Savatan, situ\u00e9e \u00e0 quelques jets de pierre. Mais cette cha\u00eene risque bien de s\u2019interrompre, avec la fermeture annonc\u00e9e de la caserne valaisanne.<\/p>\n<p>\u00abC\u2019\u00e9tait plus ou moins \u00e9crit d\u2019avance. Mais perdre un bon client, c\u2019est toujours une mauvaise nouvelle. Cela repr\u00e9sentait tout de m\u00eame un service pour 200 personnes matin, midi et soir. En dehors de chez nous, il y a aussi les emplois des cuisiniers, des civils mandat\u00e9s par l\u2019arm\u00e9e, qui sont menac\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<p>La mesure a surtout un impact sur la succursale de Saint-Maurice. Mais la structure de onze personnes, qui affiche plus d\u2019un million de francs de chiffre d\u2019affaires, compte bien s\u2019en sortir sans trop de d\u00e9g\u00e2ts. Gr\u00e2ce surtout \u00e0 la vente directe, que Samuel Pellaud privil\u00e9gie par rapport \u00e0 la grande distribution ou \u00e0 la client\u00e8le dans la restauration. \u00abLe magasin d\u2019Orsi\u00e8res fonctionne d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s bien. Nous allons d\u00e9velopper les succursales, notamment celle de Monthey que nous avons inaugur\u00e9e cet automne. Nous assurons aussi une pr\u00e9sence aux march\u00e9s de Martigny et de Sion.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plusieurs soci\u00e9t\u00e9s d\u00e9pendent de leur client\u00e8le militaire. Apr\u00e8s la fermeture annonc\u00e9e de places d\u2019armes, c\u2019est la d\u00e9ception \u00e0 Moudon et Sion. A Payerne, en revanche, on affiche une large satisfaction. <\/p>\n","protected":false},"author":19840,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-4073","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4073","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19840"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4073"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4073\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4073"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4073"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4073"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}