



{"id":4067,"date":"2013-12-27T11:33:12","date_gmt":"2013-12-27T09:33:12","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4067"},"modified":"2013-12-27T12:01:10","modified_gmt":"2013-12-27T10:01:10","slug":"rabais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4067","title":{"rendered":"La face cach\u00e9e des bons de r\u00e9duction"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/102013\/Largeur_27122013.png\" alt=\"Largeur_27122013.png\" title=\"Largeur_27122013.png\" width=\"468\" height=\"311\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p>Deux repas au restaurant pour le prix d&rsquo;un, soins du visage \u00e0 moiti\u00e9 prix, une entr\u00e9e offerte pour une entr\u00e9e achet\u00e9e\u2026 Les livrets de r\u00e9ductions, qui proposent des offres attrayantes, pullulent en Suisse romande. Les plus connus sont le Passeport gourmand (gastronomie) ou le Beauty Pass (beaut\u00e9, wellness). Vendus entre 50 et 100 francs, ils connaissent un tel succ\u00e8s qu&rsquo;ils s&rsquo;\u00e9coulent parfois en quelques heures et peuvent se revendre au double de leur prix sur les sites de petites annonces. Le concept s&rsquo;\u00e9tend m\u00eame au commerce du vin et aux services sp\u00e9cialis\u00e9s dans les mariages ou les naissances.<\/p>\n<p>Pour les professionnels qui adh\u00e8rent \u00e0 ces passeports, le principe est simple: en \u00e9change d&rsquo;une baisse de leurs prix de 20 \u00e0 50%, ils b\u00e9n\u00e9ficient d&rsquo;une meilleure visibilit\u00e9 et d&rsquo;une nouvelle client\u00e8le, attir\u00e9e par les tarifs r\u00e9duits. Et cela sans d\u00e9pense publicitaire. Un outil marketing a priori efficace, mais il y a un revers \u00e0 cette m\u00e9daille. Si le concept permet effectivement de s\u00e9duire de nouveaux clients, ceux-ci ne se r\u00e9v\u00e8lent pas forc\u00e9ment rentables. \u00abNous participons \u00e0 ces op\u00e9rations pour nous faire de la publicit\u00e9. Seulement, en raison des r\u00e9ductions conc\u00e9d\u00e9es, nous parvenons \u00e0 peine \u00e0 couvrir nos frais\u00bb, explique Marianne Julen, directrice de l&rsquo;Europe H\u00f4tel \u00e0 Zermatt.<\/p>\n<p>Tous les prestataires interrog\u00e9s s&rsquo;accordent sur ce point: il est impossible de compter uniquement sur ces clients pour faire tourner une activit\u00e9. D&rsquo;autant plus que ceux-ci limitent au maximum leur consommation et reviennent rarement apr\u00e8s avoir fait valoir leur r\u00e9duction, constate Jean-Luc Piguet, vice-pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 des Cafetiers, Restaurateurs et H\u00f4teliers de Gen\u00e8ve. \u00abLe grand probl\u00e8me, c&rsquo;est la fid\u00e9lisation. Comme les d\u00e9tenteurs de passeports cherchent surtout des services \u00e0 bas prix, ils n&rsquo;h\u00e9sitent pas \u00e0 changer tout le temps de restaurant pour manger en d\u00e9pensant un minimum \u00e0 longueur d&rsquo;ann\u00e9e. Cela jusqu&rsquo;\u00e0 la parution de l&rsquo;\u00e9dition suivante.\u00bb <\/p>\n<p>De leur c\u00f4t\u00e9, les \u00e9diteurs des guides ne s&rsquo;estiment pas responsables si les clients pratiquent une perp\u00e9tuelle consommation au rabais, \u00e0 l&rsquo;image de Ludovic Vuissoz, concepteur du WinePass et WeddingPass. \u00abLa fid\u00e9lisation est l&rsquo;affaire des commer\u00e7ants. Nos guides ne constituent qu&rsquo;un appel d&rsquo;offres. C&rsquo;est aux prestataires d&rsquo;aller plus loin, notamment par la qualit\u00e9 de leur offre, de l&rsquo;accueil ou l&rsquo;innovation.\u00bb<\/p>\n<p>M\u00eame si les clients qui butinent de commerce en commerce aident les professionnels \u00e0 remplir des heures creuses ou des tables vides, la gestion de leurs r\u00e9servations repr\u00e9sente souvent un casse-t\u00eate. Pour Rino Strangis, patron du restaurant lausannois San Marino et partenaire d&rsquo;un guide gastronomique depuis plusieurs ann\u00e9es, \u00abun taux trop important de clients avec r\u00e9ductions peut affecter la survie d&rsquo;un restaurant. Il est indispensable d&rsquo;\u00e9tablir un \u00e9quilibre entre ces r\u00e9servations et la client\u00e8le qui paie le prix normal.\u00bb<\/p>\n<p>La pratique demande donc rigueur et anticipation, ce que souligne \u00e9galement Jean-Charles Buffat, directeur du guide Tables Ouvertes: \u00abC&rsquo;est une solution adapt\u00e9e pour les restaurants qui ne sont pas toujours pleins. Si les \u00e9tablissements respectent des coefficients normaux, ils gagnent moins, n\u00e9anmoins ils ne perdent pas d&rsquo;argent.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Quotas et plages horaires <\/strong><\/p>\n<p>La plupart des prestataires ont appris \u00e0 se fixer des quotas ou des plages horaires sp\u00e9cifiques afin de canaliser efficacement l&rsquo;afflux de consommateurs \u00abdiscount\u00bb. Cette option n&rsquo;est pas toujours possible, souligne Alain Gagliardi, charg\u00e9 de communication du centre de bien-\u00eatre Insens \u00e0 Gen\u00e8ve: \u00abnous essayons autant que possible d&rsquo;organiser les rendez-vous avec rabais en dehors des heures les plus sollicit\u00e9es par notre public habituel. Il arrive que nous ne puissions pas le faire par manque de flexibilit\u00e9 de la part du client. C&rsquo;est une r\u00e9elle perte qui fait partie du jeu et nous devons faire avec.\u00bb<\/p>\n<p>D&rsquo;autres commer\u00e7ants pr\u00e9f\u00e8rent s&rsquo;en tenir aux restrictions qu&rsquo;ils se sont fix\u00e9es, quitte \u00e0 froisser certaines personnes. \u00abil faut parfois se montrer strict avec les gens qui insistent ou ne comprennent pas que l&rsquo;on ne puisse pas les recevoir au moment o\u00f9 ils le souhaitent. C&rsquo;est une situation qui est p\u00e9nible pour eux comme pour nous\u00bb, avoue Philippe Girardet, patron du restaurant Le Buffet d&rsquo;un Tram \u00e0 Cortaillod (NE). A force de ne pas r\u00e9ussir \u00e0 obtenir une place, certains clients contournent les refus en omettant de mentionner leur s\u00e9same au moment de la r\u00e9servation, contrairement \u00e0 ce qu&rsquo;exige le r\u00e8glement des guides.<\/p>\n<p>Le prestataire ne le d\u00e9couvre alors que le jour du rendez-vous. C&rsquo;est une exp\u00e9rience que conna\u00eet parfois Carine Spengler, directrice de l&rsquo;institut lausannois Io Soin de Soi: \u00abDans ces situations, je perds le gain que j&rsquo;aurais pu r\u00e9aliser avec un client au tarif normal. Si, en plus, je refuse ces personnes le jour m\u00eame pour cause de manquement au r\u00e8glement, je perds tout, car le rendez-vous tombe \u00e0 l&rsquo;eau&#8230;\u00bb<\/p>\n<p>Les tensions li\u00e9es aux r\u00e9servations et l&rsquo;insatisfaction face aux attentes suscit\u00e9es par ces guides peuvent parfois d\u00e9boucher sur une diminution de la qualit\u00e9 de service. \u00abUn serveur qui sert de l&rsquo;eau ti\u00e8de parce que les clients ont command\u00e9 une carafe au lieu d&rsquo;une bouteille d&rsquo;eau min\u00e9rale, un service lent et peu attentionn\u00e9, ce sont des comportements rencontr\u00e9s chez certains restaurateurs qui n&rsquo;assument plus leur partenariat, reconna\u00eet Jean-Luc Piguet, vice-pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 des cafetiers de Gen\u00e8ve. C&rsquo;est une attitude qui agit comme une v\u00e9ritable contre-publicit\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Bien que tous les prestataires pr\u00e9tendent accorder un service identique \u00e0 tous les clients, quel que soit le prix pay\u00e9, on peut lire de plus en plus de commentaires n\u00e9gatifs sur les sites de recommandation, post\u00e9s par des personnes mal re\u00e7ues \u00e0 cause de leur rabais. Un ph\u00e9nom\u00e8ne qui touche surtout le secteur de la restauration.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ces probl\u00e8mes, la grande majorit\u00e9 des commer\u00e7ants renouvellent leur contrat. A peine 10% des prestataires refusent de continuer l&rsquo;affiliation. \u00abAu final, les passeports fournissent aux commer\u00e7ants une publicit\u00e9 bon march\u00e9 et tr\u00e8s cibl\u00e9e, ce qui repr\u00e9sente un avantage en temps de crise, conclut Jean-Luc Piguet. Et pour \u00e9viter les cons\u00e9quences n\u00e9fastes pour l&rsquo;entreprise, les patrons doivent \u00eatre conscients des contraintes de la d\u00e9marche et en assumer toutes les facettes.\u00bb<\/p>\n<p>Collaboration: Audrey Ramat<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abJe pr\u00e9f\u00e8re que mon restaurant soit rempli pour sa cuisine\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Pour Marc Salangros du Caf\u00e9-Restaurant de la Fronti\u00e8re \u00e0 Ani\u00e8res, les guides de r\u00e9ductions gastronomiques d\u00e9valorisent la profession.<\/em><\/p>\n<p>Lorsque Marc Salangros reprend le Caf\u00e9-Restaurant de la Fronti\u00e8re \u00e0 Ani\u00e8res (GE) en d\u00e9cembre 2012, il rompt imm\u00e9diatement les partenariats que le pr\u00e9c\u00e9dent propri\u00e9taire avait \u00e9tablis avec diff\u00e9rents passeports. Sa d\u00e9cision est motiv\u00e9e par une exp\u00e9rience de quatre ans en tant que ma\u00eetre d&rsquo;h\u00f4tel au sein d&rsquo;un \u00e9tablissement affili\u00e9 \u00e0 plusieurs guides de r\u00e9ductions. \u00abPour remplir la salle, le propri\u00e9taire de l&rsquo;\u00e9poque a orient\u00e9 sa strat\u00e9gie marketing sur le promotionnel. Le restaurant a \u00e9t\u00e9 pris d&rsquo;assaut, sans que le chiffre d&rsquo;affaires ait augment\u00e9 pour autant.\u00bb<\/p>\n<p>Pour le restaurateur de 41 ans, ces actions ne peuvent \u00eatre que ponctuelles et concernent avant tout les nouveaux \u00e9tablissements qui veulent se faire conna\u00eetre. Les endroits r\u00e9put\u00e9s pour offrir un bon rapport qualit\u00e9-prix n&rsquo;ont pas besoin de ces offres, sous peine de voir leurs finances chuter.<\/p>\n<p>\u00abUn restaurant a des charges et la qualit\u00e9 co\u00fbte cher. Avec un rabais de 50%, il faut \u00e0 un moment ou un autre baisser le niveau de la cuisine ou du service pour rester rentable. Cela devient alors du service \u00e0 la cha\u00eene, rien \u00e0 voir avec la vision que j&rsquo;ai du m\u00e9tier. Je pr\u00e9f\u00e8re que mon restaurant soit rempli pour sa cuisine plut\u00f4t que pour ses prix bas.\u00bb Le pari s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9 gagnant pour Marc Salangros et son associ\u00e9 Ricardo Marques. \u00abMalgr\u00e9 le fait que notre \u00e9tablissement soit en pleine campagne et qu&rsquo;il ne b\u00e9n\u00e9ficie pas de la publicit\u00e9 des passeports, son taux de remplissage a augment\u00e9 de 95% depuis que nous sommes aux commandes. M\u00eame si les gens doivent prendre leur v\u00e9hicule pour d\u00eener chez nous, nous voulons qu&rsquo;ils sachent qu&rsquo;ils vont bien manger et qu&rsquo;en repartant, ils se disent que le prix \u00e9tait justifi\u00e9. Il ne faut pas oublier que le but est de fid\u00e9liser la client\u00e8le. Or, avec les passeports, elle ne fait que passer et se renouvelle constamment, au d\u00e9triment des bons clients.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abLes gens prennent go\u00fbt \u00e0 ce syst\u00e8me de r\u00e9ductions\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Yann Mora, du FriBowling \u00e0 FriBourg, estime que le Passeport Loisirs offre au bowling une visibilit\u00e9 dans toute la r\u00e9gion. Au niveau financier, il ne lui rapporte presque rien.<\/em><\/p>\n<p>Pour Yann Mora, directeur et fondateur de FriBowling, l&rsquo;int\u00e9r\u00eat principal des passeports se situe du c\u00f4t\u00e9 du marketing. La distribution de ces guides de r\u00e9ductions au niveau r\u00e9gional offre \u00e0 son \u00e9tablissement un rayonnement bien plus large que la publicit\u00e9 traditionnelle, et \u00e0 un prix nettement plus avantageux. \u00abAujourd&rsquo;hui, le client dispose d&rsquo;une multitude d&rsquo;options. A moins de pouvoir miser sur une certaine notori\u00e9t\u00e9, il faut avoir de nouvelles id\u00e9es et sans cesse relancer la machine pour attirer du monde. Or, la publicit\u00e9 classique co\u00fbte cher, explique Yann Mora. Avec les passeports, notre promotion est assur\u00e9e dans toute la Suisse romande sans que j&rsquo;aie \u00e0 d\u00e9penser le moindre centime.\u00bb<\/p>\n<p>Le centre de loisirs fribourgeois, avec 12 pistes de bowling et une salle de laser game de 700 m2, rencontre un joli succ\u00e8s depuis son affiliation au Passeport Loisirs il y a quatre ans. Son directeur reconna\u00eet n\u00e9anmoins que les r\u00e9ductions conc\u00e9d\u00e9es aux clients ne rapportent presque rien. Un sacrifice financier qu&rsquo;il est pr\u00eat \u00e0 faire afin de continuer \u00e0 susciter l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de sa client\u00e8le cible: les familles. \u00abEn cette p\u00e9riode de crise, tout le monde cherche \u00e0 faire de bonnes affaires. Avec une client\u00e8le en majeure partie familiale, accueillir les gens \u00e0 bas prix est devenu une n\u00e9cessit\u00e9. M\u00eame si on travaille quasiment \u00e0 perte avec les passeports, pratiquer de tels rabais nous permet d&rsquo;augmenter notre capital sympathie.\u00bb Son objectif: inciter les gens \u00e0 revenir et conqu\u00e9rir un nouveau public gr\u00e2ce au bouche-\u00e0-oreille.<\/p>\n<p>Cependant, Yann Mora avoue que la client\u00e8le des passeports est difficile \u00e0 fid\u00e9liser et que seuls les Fribourgeois reviennent \u00e0 plein tarif. \u00abLes gens prennent go\u00fbt \u00e0 ce syst\u00e8me de r\u00e9ductions et comme le rabais n&rsquo;est valable qu&rsquo;une fois pour le laser game et une fois pour le bowling, ils attendent g\u00e9n\u00e9ralement une ann\u00e9e avant de revenir, afin de pouvoir profiter des offres du nouveau guide.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abJe pr\u00e9f\u00e8re faire une promotion\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Une directrice de spa, membre d&rsquo;un guide de r\u00e9ductions depuis seulement une ann\u00e9e, explique pourquoi elle ne reconduira pas son partenariat.<\/em><\/p>\n<p>\u00abLe passeport nous dit que, gr\u00e2ce aux r\u00e9ductions, on finit par se faire une client\u00e8le. Alors que ce n&rsquo;est pas vrai du tout. 90% des gens ne recherchent que les bonnes affaires. Je perds du temps et de l&rsquo;argent pour une client\u00e8le qui ne reviendra pas. Je couvre une partie du co\u00fbt des produits, mais pas celui du travail\u00bb, observe la directrice d&rsquo;un spa de la C\u00f4te, qui demande \u00e0 t\u00e9moigner anonymement. Attir\u00e9e par l&rsquo;originalit\u00e9 du concept il y a un an, le bilan est assez n\u00e9gatif pour cette g\u00e9rante. A ses yeux, son affiliation au passeport a attir\u00e9 une client\u00e8le d\u00e9sagr\u00e9able et irrespectueuse du mat\u00e9riel, des clientes \u00abdiscount\u00bb qui prennent la place des clientes fid\u00e8les et qui a entra\u00een\u00e9 une baisse de la qualit\u00e9 de service pour r\u00e9pondre aux trop nombreuses demandes. <\/p>\n<p>La directrice est cat\u00e9gorique, malgr\u00e9 la visibilit\u00e9 que ce partenariat offre \u00e0 son institut, elle ne le reconduira pas. \u00abJe pr\u00e9f\u00e8re faire une promotion moi-m\u00eame, hors de ces guides, afin de fid\u00e9liser ma client\u00e8le habituelle. M\u00eame si \u00e0 la base le concept mise sur l&rsquo;aspect de la d\u00e9couverte de nouveaux lieux, pour la majorit\u00e9 des clients, c&rsquo;est avant tout un guide de r\u00e9ductions.\u00bb Malgr\u00e9 ces critiques, la directrice reconna\u00eet que les passeports peuvent \u00eatre un outil marketing int\u00e9ressant pour les nouveaux \u00e9tablissements qui cherchent \u00e0 se faire conna\u00eetre. \u00abEn cette p\u00e9riode de crise, le milieu de l&rsquo;esth\u00e9tique va mal et beaucoup d&rsquo;entreprises d\u00e9cident de se lancer dans les passeports en esp\u00e9rant pouvoir sortir la t\u00eate de l&rsquo;eau. Or, s&rsquo;il est vrai qu&rsquo;il y a un afflux de client\u00e8le au d\u00e9but, cela ne dure g\u00e9n\u00e9ralement pas. Et un \u00e9tablissement ne peut pas survivre en bradant ses prix, \u00e0 moins de sacrifier la qualit\u00e9.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les \u00abpasseports\u00bb et autres coupons qui offrent des rabais un peu partout se vendent tr\u00e8s bien en Suisse romande. Pour les commer\u00e7ants, le syst\u00e8me dissimule une r\u00e9alit\u00e9 contraignante.<\/p>\n","protected":false},"author":20151,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-4067","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4067","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/20151"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4067"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4067\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4067"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4067"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4067"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}