



{"id":4037,"date":"2013-11-15T17:21:22","date_gmt":"2013-11-15T15:21:22","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4037"},"modified":"2014-03-18T10:52:54","modified_gmt":"2014-03-18T08:52:54","slug":"technologie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4037","title":{"rendered":"\u00abGravity\u00bb: publicit\u00e9 de luxe pour un projet spatial suisse"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.largeur.com\/wp-content\/uploads\/102013\/Large20131117.jpg\" alt=\"Large20131117.jpg\" title=\"Large20131117.jpg\" height=\"310\" border=\"0\" width=\"468\" \/><\/p>\n<p>La station spatiale internationale (ISS) pulv\u00e9ris\u00e9e par un nuage de d\u00e9bris: bien que pouss\u00e9 \u00e0 l\u2019extr\u00eame, le sc\u00e9nario du film Gravity montre le danger de l\u2019accumulation des d\u00e9chets spatiaux, qui constituent 90% des 16&rsquo;000 objets de plus de 10 cm en orbite catalogu\u00e9s par le Space Surveillance Network. Un chiffre qui a doubl\u00e9 en vingt ans.<\/p>\n<p>Le succ\u00e8s du film d\u2019Alfonso Cuar\u00f3n fournit une publicit\u00e9 inattendue au projet suisse CleanSpace One, entam\u00e9 en 2009 par l\u2019EPFL. Objectif: cr\u00e9er un satellite muni d\u2019une pince capable de saisir un d\u00e9bris spatial pour l\u2019amener dans l\u2019atmosph\u00e8re et se d\u00e9sint\u00e9grer avec lui. Le syst\u00e8me de lancement sera celui de l\u2019entreprise vaudoise Swiss Space Systems (S3).<\/p>\n<p>Hasard du calendrier, le partenariat entre la soci\u00e9t\u00e9 domicili\u00e9e \u00e0 Payerne et l\u2019EPFL a \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9 un mois avant la sortie du film en octobre dernier. \u00abLe timing n\u2019\u00e9tait pas calcul\u00e9\u00bb, assure, amus\u00e9, Gr\u00e9goire Loretan, responsable de la communication de S3.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 vaudoise, fond\u00e9e en 2012 et qui compte une cinquantaine d\u2019employ\u00e9s, ambitionne de lancer de petits satellites \u00e0 des fins commerciales. Son syst\u00e8me se compose d\u2019une navette arrim\u00e9e au dos d\u2019un avion gros porteur. Une fois que l\u2019avion atteint une altitude de 10 km, il rel\u00e2che la navette qui am\u00e8ne le satellite \u00e0 la fronti\u00e8re de l\u2019espace (80 km), pour le lib\u00e9rer ensuite et le laisser atteindre son orbite. Un dispositif moins co\u00fbteux et plus flexible que les fus\u00e9es \u00e0 \u00e9tages traditionnelles. Autant la navette que l\u2019avion sont r\u00e9utilisables.<\/p>\n<p>La collaboration avec l\u2019EPFL a \u00e9t\u00e9 initi\u00e9e par S3, qui injecte 15 millions de francs dans le projet. Ensemble, ils veulent \u00e9liminer en 2018 le satellite de l\u2019EPFL SwissCube, lanc\u00e9 il y a quatre ans par une fus\u00e9e indienne pour observer des ph\u00e9nom\u00e8nes lumineux appel\u00e9s nightglows. \u00abIl est encore fonctionnel aujourd\u2019hui mais ce ne devrait plus \u00eatre le cas dans cinq ans\u00bb, pr\u00e9cise Volker Gass, directeur du Swiss Space Center de l\u2019EPFL.<\/p>\n<p>Il se peut aussi que SwissCube soit percut\u00e9 par un d\u00e9bris spatial d\u2019ici l\u00e0. Car il se trouve \u00e0 720 km d\u2019altitude, dans la zone de basse orbite dite LEO (qui s\u2019\u00e9tend jusqu\u2019\u00e0 2000 km), o\u00f9 le risque d\u2019accidents est particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9. Pr\u00e8s de 12&rsquo;000 objets de plus de 10 cm y sont r\u00e9pertori\u00e9s, dont environ 400 engins et satellites actifs. Leur vitesse \u00e9lev\u00e9e (un peu moins de 30 000 km\/h) rend les chocs destructeurs. Il y a quatre ans, par exemple, un satellite russe op\u00e9rationnel a \u00e9t\u00e9 fracass\u00e9 par un autre hors d\u2019usage, engendrant plus de 2000 nouveaux d\u00e9chets. L\u2019ISS doit, pour sa part, r\u00e9guli\u00e8rement entreprendre des manoeuvres d\u2019\u00e9vitement.<\/p>\n<p>\u00abLa menace est r\u00e9elle, confirme Thomas Schildknecht, professeur \u00e0 l\u2019Institut d\u2019astronomie de l\u2019Universit\u00e9 de Berne. Pour emp\u00eacher la croissance exponentielle du nombre de d\u00e9bris, la mesure la plus importante sera de supprimer ceux de grande taille des orbites situ\u00e9es entre 700 et 1000 km d\u2019altitude. Les mod\u00e8les montrent qu\u2019il faudra en enlever plusieurs par ann\u00e9e en commen\u00e7ant d\u2019ici dix \u00e0 quinze ans.\u00bb<\/p>\n<p>CleanSpace One n\u2019y parviendra pas tout seul. Ce n\u2019est d\u2019ailleurs pas le but. \u00abNous voulons avant tout faire avancer la technologie avec les \u00e9tudiants et montrer qu\u2019une telle op\u00e9ration est possible\u00bb, explique Volker Gass, de l\u2019EPFL. Il pr\u00e9cise que d\u2019autres initiatives similaires sont en cours de d\u00e9veloppement \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale, sous l\u2019impulsion notamment de l\u2019Agence spatiale europ\u00e9enne.<\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 de S3, le projet servira surtout de vitrine pour son syst\u00e8me de mise en orbite. \u00abNous restons une entreprise priv\u00e9e et nous n\u2019allons pas nettoyer l\u2019espace \u00e0 nos frais, indique clairement Gr\u00e9goire Loretan, tout en soulignant avoir une responsabilit\u00e9 en tant que lanceur. Si nettoyage il y a, nous serions cependant ravis de lancer d\u2019autres satellites du type de CleanSpace One.\u00bb<\/p>\n<p>Collaboration: C\u00e9line Bilardo<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans L&rsquo;Hebdo.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le film hollywoodien met en lumi\u00e8re les risques li\u00e9s aux d\u00e9chets spatiaux. Un probl\u00e8me que l\u2019EPFL et la soci\u00e9t\u00e9 vaudoise S3 tentent justement de r\u00e9soudre.<\/p>\n","protected":false},"author":19892,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-4037","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4037","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19892"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4037"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4037\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4037"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4037"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4037"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}