



{"id":4028,"date":"2013-11-04T12:56:35","date_gmt":"2013-11-04T10:56:35","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=4028"},"modified":"2013-11-04T17:54:34","modified_gmt":"2013-11-04T15:54:34","slug":"livres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=4028","title":{"rendered":"La bataille des petits \u00e9diteurs romands"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.largeur.com\/wp-content\/uploads\/102013\/Large20131104.png\" alt=\"Large20131104.png\" title=\"Large20131104.png\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" \/><\/p>\n<p>\u00abLes ventes de litt\u00e9rature romande baissent \u00e0 long terme. Un livre qui partait auparavant \u00e0 1000 exemplaires ne s\u2019\u00e9coule plus qu\u2019\u00e0 250 exemplaires aujourd\u2019hui\u00bb, analyse Olivier Morattel, des \u00e9ditions du m\u00eame nom. Ce recul met en p\u00e9ril de nombreuses petites structures ind\u00e9pendantes, qui craignent de devoir fermer boutique. \u00abM\u00eame si chaque maison d\u2019\u00e9dition a sa propre identit\u00e9, reposant souvent sur le charisme du dirigeant, elles font toutes face aux m\u00eames soucis conjoncturels\u00bb, explique Olivier Babel, pr\u00e9sident du domaine \u00e9diteurs de l\u2019Association suisse des diffuseurs, \u00e9diteurs et libraires (Asdel).<\/p>\n<p>La crise qui p\u00e8se sur le secteur du livre en France se classe au premier rang des difficult\u00e9s. La majorit\u00e9 du chiffre d\u2019affaire des \u00e9diteurs romands se fait chez nos voisins et le march\u00e9 dans l\u2019Hexagone s\u2019effrite doucement en raison de la baisse du pouvoir d\u2019achat. En Suisse, la situation est \u00e9galement tendue, avec pour cons\u00e9quence la fermeture de plusieurs acteurs dont l\u2019historique librairie Descombes \u00e0 Gen\u00e8ve en 2011.<\/p>\n<p>Pour Eric Caboussat, fondateur des Editions Cab\u00e9dita, un autre probl\u00e8me majeur provient de l\u2019\u00e9miettement du service de distribution dans le pays. \u00abLes grandes surfaces comme Coop et Migros ont abandonn\u00e9 la litt\u00e9rature romande, se laissant envahir par du mat\u00e9riel parisien. Et rien n\u2019a remplac\u00e9 ces canaux de distribution\u00bb, regrette-t-il. Cet entrepreneur attendait davantage de soutien de la part d\u2019entreprises helv\u00e9tiques pour mettre en avant l\u2019offre culturelle locale. Il existe bien s\u00fbr des exceptions, comme le \u00abph\u00e9nom\u00e8ne Jo\u00ebl Dicker\u00bb. Mais, dans l\u2019ensemble, les quelques 2000 productions romandes qui sortent par ann\u00e9e ne sont pas assez visibles.<\/p>\n<p><strong>Lobbying et subventions<\/strong><\/p>\n<p>Pour s\u2019en sortir, les \u00e9diteurs romands peuvent malgr\u00e9 tout compter sur les aides s\u00e9lectives des services de la culture, des villes ou des institutions priv\u00e9es pour leurs projets \u00e9ditoriaux. La plupart du temps, ces aides sont toutefois jug\u00e9es insuffisantes pour combler les co\u00fbts de production d\u2019un roman qui oscille entre 10&rsquo;000 et 30&rsquo;000 francs. Contrairement \u00e0 d\u2019autres cantons, Gen\u00e8ve propose depuis plusieurs ann\u00e9es des subsides structurelles pour le secteur de l\u2019\u00e9dition afin de maintenir une certaine abondance de publications. \u00abNous ne sommes pas subventionn\u00e9s \u00e0 100% mais cela nous permet de baisser nos prix de vente et de payer une partie des co\u00fbts li\u00e9s \u00e0 la promotion des ouvrages genevois\u00bb, pr\u00e9cise Gabriel de Montmollin, pr\u00e9sident du Cercle genevois de l&rsquo;\u00e9dition et de la librairie.<\/p>\n<p>Inspir\u00e9s par leurs confr\u00e8res, les \u00e9diteurs vaudois ont commenc\u00e9 \u00e0 n\u00e9gocier avec l\u2019Etat de Vaud pour instaurer une politique culturelle de soutien et de promotion du livre. \u00abIl y a une v\u00e9ritable \u00e9coute de la part de la conseill\u00e8re d\u2019Etat Anne-Catherine Lyon, note Olivier Babel de l\u2019Asdel. Les choses vont bouger.\u00bb L\u2019association souhaite \u00e9galement r\u00e9clamer une aide plus globale, sollicitant l\u2019appui de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9rale de la culture (OFC). Sous forme de lobby, les acteurs du livre tentent d\u2019influencer l\u2019OFC et les parlementaires, leur exposant l\u2019importance du monde de l\u2019\u00e9dition au niveau culturel. \u00abLa qualit\u00e9 de la litt\u00e9rature suisse est depuis longtemps reconnue ici et hors de nos fronti\u00e8res\u00bb, souligne Eric Caboussat, des Editions Cab\u00e9dita.<\/p>\n<p><strong>Le d\u00e9fi du num\u00e9rique<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s le succ\u00e8s spectaculaire de \u00abLa V\u00e9rit\u00e9 sur l\u2019Affaire Harry Quebert\u00bb du Genevois Jo\u00ebl Dicker, co\u00e9dit\u00e9 par les \u00e9ditions lausannoises L\u2019\u00c2ge d\u2019Homme, nul ne doute du potentiel des talents romands. Mais pour certains, les portes restent ferm\u00e9es. \u00abJe pensais surfer sur l\u2019effet Dicker, mais les Suisses sont marginalis\u00e9s, estime Olivier Morattel. J\u2019ai envoy\u00e9 plus de 200 dossiers aux m\u00e9dias pour promouvoir le nouveau livre de Quentin Mouron mais ils m\u2019ont boycott\u00e9 en tant que non-parisien.\u00bb <\/p>\n<p>Pour lui, Jo\u00ebl Dicker constitue une exception: le jeune \u00e9crivain est \u00e9galement \u00e9dit\u00e9 par la maison fran\u00e7aise de Fallois, un atout pour propulser son livre au sommet. La co\u00e9dition appara\u00eet comme une solution performante pour s\u2019imposer hors des fronti\u00e8res suisses. \u00abCe n\u2019est pas \u00e9vident de se faire conna\u00eetre dans un circuit ferm\u00e9, aupr\u00e8s des librairies sp\u00e9cialis\u00e9es et des diffuseurs \u00e9trangers, indique Andonia Dimitrijevic, directrice de L\u2019\u00c2ge d\u2019Homme. En nous associant avec Bernard de Fallois, nous avons pu b\u00e9n\u00e9ficier de son savoir-faire tout en partageant les frais.\u00bb<\/p>\n<p>Le num\u00e9rique constitue aussi un d\u00e9fi pour les maisons d\u2019\u00e9dition romandes. Outre-Atlantique, le march\u00e9 des e-books repr\u00e9sente d\u00e9j\u00e0 plus de 20% du chiffre d\u2019affaire des \u00e9diteurs, contre 3% en France. Tr\u00e8s prochainement, les entreprises locales devront \u00e0 leur tour composer avec cette nouvelle variable et adapter leurs catalogues. \u00abCela devrait \u00eatre notre propri\u00e9t\u00e9 mais il faut ren\u00e9gocier les contrats avec les auteurs et, pour le moment, nous n\u2019avons pas le temps de nous atteler \u00e0 cette t\u00e2che\u00bb, confie la directrice de L\u2019\u00c2ge d\u2019Homme. Investir aujourd\u2019hui semble pr\u00e9matur\u00e9 pour la plupart des \u00e9diteurs, car le support n\u2019est pas encore stable. Mais ils se pr\u00e9parent \u00e0 agir. \u00abNous allons devoir innover rapidement, r\u00e9sume Olivier Babel. Le num\u00e9rique ne se r\u00e9sume pas \u00e0 mettre des PDF en vente.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>TEMOIGNAGES<\/p>\n<p><strong>\u00abL\u2019avenir est devenu plus serein\u00bb <\/strong><\/p>\n<p><em>Port\u00e9es par le succ\u00e8s de Jo\u00ebl Dicker, les Editions L\u2019\u00c2ge d\u2019Homme respirent. Une exception parmi les petites maisons d\u2019\u00e9dition romandes.<\/em><\/p>\n<p>Depuis un an d\u00e9j\u00e0, le best-seller \u00abLa V\u00e9rit\u00e9 sur l\u2019Affaire Harry Quebert\u00bb de Jo\u00ebl Dicker parade dans les rayons des libraires suisses et \u00e9trang\u00e8res. Les chiffres impressionnent, en particulier pour un auteur helv\u00e9tique: 85&rsquo;000 ventes en Suisse, 650&rsquo;000 en France et des traductions qui s\u2019encha\u00eenent, de la Pologne \u00e0 la Cor\u00e9e. On estime que l\u2019\u00e9crivain genevois a vendu plus d\u20191,5 million d\u2019exemplaires de son roman \u00e0 ce jour. Une success story que la maison d\u2019\u00e9dition lausannoise L\u2019\u00c2ge d\u2019Homme, co\u00e9diteur avec le fran\u00e7ais de Fallois, peine encore \u00e0 r\u00e9aliser. \u00abC\u2019\u00e9tait inesp\u00e9r\u00e9 mais les choses n\u2019ont pas r\u00e9ellement chang\u00e9 pour nous, du moins pas autant que l\u2019on pourrait le croire, confie Andonia Dimitrijevic, la directrice de la maison. Nous avons une nouvelle fontaine \u00e0 eau&#8230; Plus s\u00e9rieusement, nous allons effectuer des travaux dans notre librairie parisienne et dans nos entrep\u00f4ts.\u00bb<\/p>\n<p>Avec les 4500 titres de son catalogue, l\u2019entreprise familiale de huit collaborateurs tournait d\u00e9j\u00e0 avant la parution du livre de Jo\u00ebl Dicker. Mais les revenus g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par le Prix Goncourt des lyc\u00e9ens lui permettent de souffler et d\u2019\u00eatre plus souple dans le lancement de nouveaux projets. \u00abJe viens par exemple de racheter les droits de traduction pour lancer une collection de livre de cuisine vegan\u00bb, se r\u00e9jouit Andonia Dimitrijevic. Tout en gardant l\u2019\u00e2me de la maison fond\u00e9e en 1966 par son p\u00e8re, ax\u00e9e sur la litt\u00e9rature suisse et russe, la jeune femme souhaite d\u00e9velopper davantage le portefeuille de l\u2019entreprise. Apr\u00e8s deux ans \u00e0 la t\u00eate de la maison, elle commence \u00e0 prendre ses marques et propose des th\u00e9matiques qui lui tiennent \u00e0 c\u0153ur.<\/p>\n<p>\u00abContrairement \u00e0 d\u2019autres, nous n\u2019avons aucun crit\u00e8re de s\u00e9lection pour nos auteurs. Les petites structures osent davantage et je pense que cela est leur atout.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abNous sommes sur le fil \u00e0 cause du march\u00e9 fran\u00e7ais\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Les ventes \u00e0 l\u2019\u00e9tranger des Editions Cab\u00e9dita, sp\u00e9cialis\u00e9es dans l\u2019histoire et le patrimoine, baissent drastiquement. Une situation inqui\u00e9tante pour l\u2019entreprise familiale.<\/em><\/p>\n<p>En 1987, avec ses propres moyens, Eric Caboussat a cr\u00e9\u00e9 Cab\u00e9dita, une maison d\u2019\u00e9dition qui vient combler un manque dans la litt\u00e9rature romande. \u00abJ\u2019ai choisi un canal original, celui du patrimoine et du r\u00e9gional, explique le fondateur. Par la suite on m\u2019a copi\u00e9, alors j\u2019ai appris \u00e0 me r\u00e9inventer\u00bb. Eric Caboussat enrichit ainsi ses collections, proposant p\u00e9riodiquement de nouvelles th\u00e9matiques comme M\u00e9moire de femme ou Militaria. Ces ouvrages sur l\u2019histoire des militaires sont d\u2019ailleurs devenus l\u2019un des piliers \u00e9conomiques de la maison d\u2019\u00e9dition. Cab\u00e9dita a aussi publi\u00e9 derni\u00e8rement une s\u00e9rie de livres sur l\u2019initiation et la d\u00e9couverte de la spiritualit\u00e9. \u00abParfois je me lance sans savoir s\u2019il y a vraiment une demande. Il n\u2019y a pas de recette secr\u00e8te, il faut \u00e9valuer au plus pr\u00e8s pour \u00e9viter un surplus de stock co\u00fbteux. \u00bb<\/p>\n<p>En 25 ans d\u2019activit\u00e9, le catalogue de Cab\u00e9dita atteint 800 titres. La maison d\u2019\u00e9dition sort une trentaine de titres et vend entre 60\u2019000 et 70&rsquo;000 livres chaque ann\u00e9e. Son chiffre d\u2019affaire s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 1 million de francs. Install\u00e9 \u00e0 Bi\u00e8re (VD), un lieu que le fondateur qualifie d\u2019idyllique et en accord avec le c\u00f4t\u00e9 \u00abnature et histoire\u00bb de sa soci\u00e9t\u00e9, l\u2019entreprise compte six employ\u00e9s.<\/p>\n<p>Avec des ouvrages diffus\u00e9s en France, en Belgique et au Canada, Cab\u00e9dita souffre particuli\u00e8rement de la crise fran\u00e7aise. \u00abEn Suisse, nous avons augment\u00e9 nos ventes de 120% au premier trimestre 2013, alors qu\u2019en France, o\u00f9 l\u2019on cumule 60% de notre activit\u00e9, nos r\u00e9sultats ont parfois chut\u00e9 de 70%.\u00bb L\u2019entreprise helv\u00e9tique, qui n\u2019est pas subventionn\u00e9e sur le territoire fran\u00e7ais, fait face \u00e0 de lourdes pertes. \u00abNous sommes d\u2019habitude une entreprise saine. Mais depuis huit mois, nous subissons fortement la baisse de conjoncture de nos voisins\u00bb, conclut Eric Caboussat avec inqui\u00e9tude.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abJe serais riche dans un autre secteur\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Olivier Morattel, une nouvelle recrue dans le domaine de l\u2019\u00e9dition, consid\u00e8re son m\u00e9tier comme un sacerdoce. <\/em><\/p>\n<p>Olivier Morattel, ancien gestionnaire de fortune et f\u00e9ru de litt\u00e9rature, d\u00e9cide d\u2019investir le milieu de l\u2019\u00e9dition en 2009, avec 2000 francs en poche. Peu frileux, il n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 se lancer dans un secteur jug\u00e9 en crise. \u00abJ\u2019ai un v\u00e9ritable parcours d\u2019entrepreneur. Pour un novice, le m\u00e9tier d\u2019\u00e9diteur est myst\u00e9rieux. Il n\u2019existe pas de formation. Alors j\u2019ai appris sur le tas, guid\u00e9 par des amis comme St\u00e9phane Bovon des \u00e9ditions H\u00e9lice H\u00e9las.\u00bb Il cr\u00e9e une entreprise en raison individuelle et part en qu\u00eate de jeunes talents et d\u2019aides publiques. \u00abJe travaille seul. Je sous-traite la correction, l\u2019impression et la mise en page. Mais, au final, je supervise tout le processus de production de mes livres.\u00bb<\/p>\n<p>Bas\u00e9 \u00e0 la Chaux-de-fonds, Olivier Morattel imprime ses dix premiers romans \u00e0 l\u2019imprimerie Gasser, au Locle. \u00abJe suis fier d\u2019avoir collabor\u00e9 avec une soci\u00e9t\u00e9 locale, soucieuse de l\u2019environnement. Par contre, j\u2019ai d\u00fb changer pour des raisons financi\u00e8res.\u00bb L\u2019impression d\u2019un livre de 200 pages co\u00fbte trois \u00e0 quatre fois plus cher en Suisse. Pour 1000 exemplaires, Olivier Morattel d\u00e9pensait entre 6000 et 10&rsquo;000 francs, contre 2000 chez un imprimeur \u00e9tranger pour la m\u00eame qualit\u00e9.<\/p>\n<p>Pour faire sa place et survivre, fort de son exp\u00e9rience en tant qu\u2019attach\u00e9 de presse pour les \u00e9ditions Castagni\u00e9\u00e9\u00e9, Olivier Morattel mise sur la communication et la promotion de ses auteurs. Pour leur apporter le maximum de visibilit\u00e9, il n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 faire du porte \u00e0 porte. \u00abJ\u2019ai contact\u00e9 80 libraires en Suisse romande pour leur pr\u00e9senter mes nouveaut\u00e9s. Ensuite, j\u2019ai envoy\u00e9 syst\u00e9matiquement des informations aux journalistes. Je les relance sans cesse.\u00bb Son m\u00e9tier, il le per\u00e7oit un peu comme un sacerdoce. \u00abJe ne gagne presque rien mais je me sens comme un faiseur d\u2019artistes. En fait, vu le travail abattu, je serais d\u00e9j\u00e0 riche dans un autre secteur.\u00bb<\/p>\n<p>En quatre ans, la nouvelle maison d\u2019\u00e9dition a publi\u00e9 13 ouvrages dont le roman de Quentin Mouron, \u00abAu point d\u2019effusion des \u00e9gouts\u00bb, vendu \u00e0 plusieurs milliers exemplaires \u00e0 travers le monde. Il compte engager une attach\u00e9e de presse fran\u00e7aise pour mieux d\u00e9velopper son r\u00e9seau sur place.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Suisse romande compte une centaine de maisons d&rsquo;\u00e9dition. 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