



{"id":3992,"date":"2013-09-17T16:33:18","date_gmt":"2013-09-17T14:33:18","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3992"},"modified":"2013-09-17T16:56:58","modified_gmt":"2013-09-17T14:56:58","slug":"energie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3992","title":{"rendered":"OsmoBlue, la start-up qui transforme la chaleur perdue en \u00e9lectricit\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/072013\/Electricite.jpg\" alt=\"Electricite.jpg\" title=\"Electricite.jpg\" width=\"468\" height=\"311\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p>Convertir les rejets de chaleur, m\u00eame \u00e0 des temp\u00e9ratures aussi basses que 30 degr\u00e9s, en \u00e9lectricit\u00e9? Tel est le syst\u00e8me mis au point par la start-up lausannoise OsmoBlue. Son projet rec\u00e8le de nombreuses promesses pour l\u2019industrie, notamment les data centers, les usines d\u2019incin\u00e9ration ou encore les raffineries.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, ce principe de r\u00e9cup\u00e9ration s\u2019applique d\u00e9j\u00e0, mais essentiellement \u00e0 des temp\u00e9ratures plus \u00e9lev\u00e9es, oscillant autour de 150 degr\u00e9s. Le syst\u00e8me mis au point par OsmoBlue permet de r\u00e9duire consid\u00e9rablement ce seuil et de fonctionner, par exemple, \u00e0 partir de la fum\u00e9e rejet\u00e9e par une usine. \u00abPour une question d\u2019\u00e9chelle, nous visons surtout le secteur industriel\u00bb, rel\u00e8ve la cofondatrice Elodie Dahan. Un immeuble de quelques \u00e9tages ne rejette pas une quantit\u00e9 de chaleur suffisante pour que le processus puisse s\u2019y appliquer de mani\u00e8re ad\u00e9quate. Cependant, des grands centres de traitement de donn\u00e9es informatiques aux services industriels municipaux en passant par les d\u00e9ch\u00e8teries, les clients potentiels et les applications possibles ne manquent pas.<\/p>\n<p>D\u2019autant qu\u2019il s\u2019agit pour l\u2019heure d\u2019un march\u00e9 encore peu explor\u00e9. \u00abA notre connaissance, une seule soci\u00e9t\u00e9, aux Etats-Unis, utilise une technologie similaire\u00bb, rel\u00e8ve Elodie Dahan, qui a r\u00e9alis\u00e9 une th\u00e8se en microtechnique \u00e0 l\u2019EPFL apr\u00e8s des \u00e9tudes en France. Tout comme OsmoBlue, cette start-up se trouve \u00e0 l\u2019heure actuelle en phase de d\u00e9marrage. Preuve de l\u2019int\u00e9r\u00eat port\u00e9 \u00e0 l\u2019international pour cette technologie: la jeune pousse est soutenue par le d\u00e9partement am\u00e9ricain de l\u2019\u00e9nergie.<\/p>\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, la soci\u00e9t\u00e9 lausannoise, qui compte quatre associ\u00e9s et se trouve en contact avec diverses entreprises locales actives dans le secteur de la chimie et de l\u2019incin\u00e9ration de d\u00e9chets, d\u00e9veloppe en ce moment le prototype de sa machine. Celle-ci fonctionne selon un principe chimique &#8212; l\u2019osmose &#8212; qui, par le biais d\u2019un circuit hydraulique, g\u00e9n\u00e8re un mouvement. La source de chaleur compl\u00e8te ce mouvement et permet de faire tourner une turbine g\u00e9n\u00e9rant ainsi de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9. \u00abEn r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, l\u2019osmose fonctionne avec de l\u2019eau sal\u00e9e, note la scientifique. Nous d\u00e9veloppons en interne d\u2019autres produits permettant d\u2019obtenir le m\u00eame r\u00e9sultat.\u00bb<\/p>\n<p>Cette id\u00e9e, brevet\u00e9e, lui est venue \u00e0 l\u2019esprit durant son temps libre, alors qu\u2019elle parcourait de la documentation sur les technologies renouvelables. Elle travaillait alors \u00e0 Boston dans le secteur des biotechnologies. \u00abLe fait que je vienne du secteur de la microtechnique m\u2019a sans doute permis d\u2019adopter un regard diff\u00e9rent sur ce sujet\u00bb, souligne l\u2019entrepreneuse.<\/p>\n<p>Mais les bonnes id\u00e9es ne font pas tout. Encore faut-il pouvoir les mettre en \u0153uvre pour les commercialiser. C\u2019est pourquoi, avec ses associ\u00e9s, Elodie Dahan a d\u00e9cid\u00e9 de rentrer en contact avec l\u2019EPFL et plus particuli\u00e8rement avec le professeur Philippe Renaud du laboratoire de microsyst\u00e8mes. Ce dernier a permis \u00e0 l\u2019\u00e9quipe de d\u00e9marrer son travail au sein d\u2019un laboratoire d\u2019accueil et d\u2019obtenir l\u2019appui de la bourse de soutien aux start-up Innogrants.<\/p>\n<p>Le professeur estime que la start-up pr\u00e9sente un mod\u00e8le d\u2019affaires particuli\u00e8rement int\u00e9ressant: \u00abDe nombreuses machines, en particulier les serveurs informatiques, g\u00e9n\u00e8rent de grandes quantit\u00e9s de chaleur \u00e0 basse temp\u00e9rature qu&rsquo;on peut utiliser pour le chauffage des b\u00e2timents, mais dont on ne peut pas stocker ou transmettre l&rsquo;\u00e9ventuel exc\u00e8s d&rsquo;\u00e9nergie. La temp\u00e9rature est trop basse pour faire, par exemple, fonctionner une machine thermique.\u00bb La solution d\u2019OsmoBlue pourrait, \u00e0 cet \u00e9gard, se r\u00e9v\u00e9ler simple et peu co\u00fbteuse. Cependant, ajoute-t-il, la marge pour le fonctionnement efficace est tr\u00e8s serr\u00e9e et la validation du concept doit encore \u00eatre am\u00e9lior\u00e9e.<\/p>\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, SuisseEnergie, plate-forme rassemblant l\u2019ensemble des activit\u00e9s li\u00e9es au domaine des \u00e9nergies renouvelables et de l\u2019efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, rel\u00e8ve le grand potentiel d\u2019\u00e9conomies d\u2019\u00e9nergie dans les entreprises industrielles de moyenne et grande envergure en Suisse. En consid\u00e9rant l\u2019ensemble des flux servant \u00e0 les chauffer et \u00e0 les refroidir sous un angle global, il serait possible, selon l\u2019association, de r\u00e9aliser une \u00e9conomie d\u2019\u00e9nergie thermique de l\u2019ordre de 40% en fonction de la branche. Ce qui repr\u00e9sente un potentiel de gains pour l\u2019\u00e9conomie suisse estim\u00e9 entre 20% et 40%.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Recycler la chaleur industrielle \u00e0 basse temp\u00e9rature pour en faire de l\u2019\u00e9nergie, c\u2019est le projet d&rsquo;une jeune soci\u00e9t\u00e9 lausannoise qui d\u00e9veloppe actuellement son prototype.<\/p>\n","protected":false},"author":18920,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[],"class_list":["post-3992","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-glocal","glocal"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3992","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/18920"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3992"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3992\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3992"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3992"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3992"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}