



{"id":3958,"date":"2013-08-02T10:44:11","date_gmt":"2013-08-02T08:44:11","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3958"},"modified":"2014-02-18T16:08:14","modified_gmt":"2014-02-18T14:08:14","slug":"entreprise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3958","title":{"rendered":"Fragilit\u00e9 des managers: sortir du d\u00e9ni"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/072013\/LARGE20130804.jpg\" title=\"LARGE20130804.jpg\" alt=\"LARGE20130804.jpg\" height=\"311\" border=\"0\" width=\"468\" \/><\/p>\n<p>La Suisse est encore sous le choc de la disparition du dirigeant charismatique de Swisscom, Carsten Schloter, qui a mis fin \u00e0 ses jours \u00e0 son domicile. Si rien ne prouve pour l\u2019heure que son d\u00e9c\u00e8s ait quelque lien que ce soit avec sa charge importante de travail, la disparition de ce grand patron pose la question de la fragilit\u00e9 des managers, dont le mal-\u00eatre est tr\u00e8s souvent silencieux. \u00abA la base, le r\u00f4le d\u2019entrepreneur est plut\u00f4t bon pour la sant\u00e9, car le sentiment de diriger soi-m\u00eame son destin est positif, rappelle Rico Baldegger, directeur de la Haute Ecole de gestion (HEG) de Fribourg. Mais, lorsqu\u2019il y a une perte de contr\u00f4le, alors la situation devient rapidement extr\u00eamement n\u00e9gative.\u00bb<\/p>\n<p>Un chiffre laisse entrevoir l\u2019\u00e9tendue de l\u2019\u00e9puisement professionnel des CEO: dans une \u00e9tude r\u00e9cente de la Harvard Medical School, pas moins de 96% des leaders interrog\u00e9s disaient ressentir une forme de burn-out, dont un tiers de mani\u00e8re tr\u00e8s s\u00e9v\u00e8re. L\u2019omerta r\u00e8gne pourtant au sommet de la pyramide professionnelle. En Suisse, aucune statistique officielle ne s\u2019int\u00e9resse pour l\u2019heure au ph\u00e9nom\u00e8ne. Seul le Japon dispose de chiffres officiels: \u00abDans ce pays, on d\u00e9nombre huit suicides de dirigeants de PME par jour, souligne Olivier Torr\u00e8s, le directeur de l\u2019Observatoire Amarok sur la sant\u00e9 des dirigeants, \u00e0 Montpellier. En France, selon nos estimations, un ou deux patrons commettent l\u2019irr\u00e9parable chaque jour.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Cong\u00e9s sabbatiques en s\u00e9rie<\/strong><\/p>\n<p>Une partie de ce tabou devrait n\u00e9anmoins \u00eatre abord\u00e9e en Suisse d\u2019ici au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e prochaine. La HEG Fribourg a en effet inaugur\u00e9 en mars dernier son propre observatoire, filiale helv\u00e9tique de l\u2019Amarok, dont une \u00e9tude sur le sujet est en pr\u00e9paration: \u00abNous avons d\u00e9j\u00e0 pris contact avec une centaine d\u2019entrepreneurs\u00bb, pr\u00e9cise Rico Baldegger. Une initiative tout simplement salutaire, estime le professeur: \u00abDepuis vingt ans, l\u2019ouverture des march\u00e9s internationaux a fait cro\u00eetre le poids qui p\u00e8se sur les \u00e9paules des managers. Ceux-ci se retrouvent sous des pressions multiples, coinc\u00e9s entre les actionnaires, les employ\u00e9s, les clients et, de plus en plus, le monde financier. Le risque de crise cardiaque, par exemple, touche des patrons de plus en plus jeunes, et pas seulement ceux de 100 kilos qui fument\u2026\u00bb<\/p>\n<p>En Suisse, la prise de conscience arrive plus tardivement que dans le monde anglo-saxon, o\u00f9 des cas spectaculaires de burn-out ont \u00e9clat\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es, comme celui du directeur du groupe Lloyds en 2011. Mais de plus en plus de CEO assument le fait de prendre des cong\u00e9s sabbatiques pour se ressourcer, comme Pierin Vincenz, \u00e0 la Raiffeisen, qui s\u2019accorde une pause de deux mois apr\u00e8s treize ans d\u2019activit\u00e9 dans la banque, ou Joe Hogan, ex-patron d\u2019ABB, qui a d\u00e9missionn\u00e9 et se consacre \u00e0 sa famille. \u00abCes exemples l\u2019illustrent bien: il ne s\u2019agit pas uniquement d\u2019une question de sant\u00e9, mais d\u2019un \u00e9quilibre \u00e0 trouver entre vie priv\u00e9e et vie professionnelle\u00bb, estime Alain Salamin, consultant en ressources humaines et professeur \u00e0 HEC Lausanne.<\/p>\n<p>\u00abMon d\u00e9part pour me consacrer \u00e0 ma vie de famille avait \u00e9t\u00e9 ressenti comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu, se souvient G\u00e9rard Botteron, pr\u00e9sident de la direction du groupe pharmaceutique Galenica jusqu\u2019en 1990. Je suis parti une ann\u00e9e en Californie, j\u2019ai enfin eu du temps. Et j\u2019ai fini par m\u2019\u00e9panouir. Ce n\u2019est pas bon de toujours tout faire dans l\u2019urgence. Aujourd\u2019hui, la soci\u00e9t\u00e9 dans son ensemble se rend compte qu\u2019il y a davantage de pression sur les patrons et admet mieux ce genre d\u2019initiative.\u00bb<\/p>\n<p>La surcharge de travail reste le facteur de stress le plus fort, rappelle Olivier Torr\u00e8s: dormir moins pour travailler plus, le nez dans le guidon, jusqu\u2019\u00e0 tomber dans la \u00abspirale des 3D: d\u00e9pression, divorce, d\u00e9p\u00f4t de bilan\u00bb\u2026 \u00abLe paradoxe des patrons de grosses structures, c\u2019est qu\u2019ils peuvent \u00e9prouver un sentiment de solitude malgr\u00e9 leur \u00e9quipe nombreuse.\u00bb Difficile de sortir de cette autarcie, ajoute Alain Salamin: \u00abUn CEO \u00e9puis\u00e9 ne peut que tr\u00e8s difficilement s\u2019en ouvrir \u00e0 ses collaborateurs ou \u00e0 sa famille. La seule porte de salut est souvent \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de l\u2019entreprise, avec son m\u00e9decin ou un coach, par exemple.\u00bb<\/p>\n<p><strong>\u00abPas le temps d\u2019\u00eatre malades\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Un patron peut-il vraiment, aujourd\u2019hui, assumer ses fragilit\u00e9s? \u00abCertains me disent qu\u2019ils n\u2019ont tout simplement pas le temps d\u2019\u00eatre malades\u2026 Le diagnostic risque ensuite d\u2019\u00eatre encore plus s\u00e9v\u00e8re. Mais vous seriez surpris de voir le nombre de dirigeants qui fr\u00e9quentent nos conf\u00e9rences. Une fois la bo\u00eete de Pandore ouverte, ils n\u2019h\u00e9sitent plus \u00e0 parler\u00bb, assure Olivier Torr\u00e8s. L\u2019universitaire n\u2019a pas fond\u00e9 son observatoire sur des motifs purement acad\u00e9miques: \u00abC\u2019est aussi un appel aux patrons \u00e0 lib\u00e9rer leur parole face \u00e0 l\u2019h\u00e9r\u00e9sie anthropologique du dirigeant invincible. Il faut agir!\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019affaiblissement de cette culture d\u2019entreprise qui vise \u00e0 \u00abs\u00e9lectionner\u00bb brutalement les dirigeants les plus endurants \u00e0 l\u2019interne, c\u2019est \u00e9galement l\u2019\u00e9volution qu\u2019observe Alain Salamin. \u00abCette logique est maintenant mise \u00e0 mal, puisque m\u00eame ceux qui ont \u00e9t\u00e9 tri\u00e9s pendant des ann\u00e9es selon la loi du plus fort peuvent craquer. Le mod\u00e8le traditionnel montre de plus en plus ses limites.\u00bb Pour le consultant, le nouveau mod\u00e8le d\u2019entreprise se rapproche de celui de Google, qui offre un jour par semaine \u00e0 tous les employ\u00e9s pour travailler sur des projets qui leur tiennent \u00e0 coeur. \u00abPour un leader, la notion d\u2019authenticit\u00e9, d\u2019\u00eatre vrai avec ses forces et ses limites, est devenue beaucoup plus importante.\u00bb<\/p>\n<p>Sur la sc\u00e8ne politique, o\u00f9 la pression est au moins aussi intense qu\u2019en entreprise, les \u00e9lus qui ont assum\u00e9 leurs failles, comme le Neuch\u00e2telois Yvan Perrin ou la Zurichoise Nathalie Rickli, ne se sont pas vus ostracis\u00e9s par les \u00e9lecteurs, bien au contraire. \u00abEst-ce que vous pr\u00e9f\u00e9rez un malade qui s\u2019ignore ou un convalescent qui se soigne? demande Alain Salamin. Aujourd\u2019hui, davantage de rentes AI sont revers\u00e9es en Suisse pour des maladies psychiques que physiques. Les dirigeants ne sont plus \u00e9pargn\u00e9s.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>TEMOIGNAGES<\/p>\n<p><strong>\u00abLe CEO est expos\u00e9 \u00e0 la solitude\u00bb<\/strong><br \/>\n<em>Christian Wanner, cofondateur et directeur de LeShop jusqu\u2019en septembre<\/em><\/p>\n<p>Apr\u00e8s seize ans de bons et loyaux services, le cofondateur de la plateforme de vente en ligne LeShop, filiale de Migros depuis 2006, a d\u00e9cid\u00e9 de changer de cap. Une pause pour se consacrer \u00e0 sa famille, avant de se r\u00e9orienter vers une nouvelle aventure entrepreneuriale: \u00abJ\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 en toute conscience d\u2019arr\u00eater le job de CEO \u00e0 un moment o\u00f9 tout va bien dans l\u2019entreprise. Cela pourrait \u00eatre vu comme une fragilit\u00e9 par ceux qui estiment que cela ne se fait pas d\u2019avoir un trou dans son CV. Mais j\u2019ai l\u2019impression que les mentalit\u00e9s changent: notre g\u00e9n\u00e9ration est peut-\u00eatre plus consciente de la n\u00e9cessit\u00e9 de l\u2019\u00e9quilibre de vie, du besoin de se ressourcer \u00e0 certains moments.\u00bb<\/p>\n<p>Au mot \u00abfragilit\u00e9\u00bb, Christian Wanner pr\u00e9f\u00e8re celui de \u00abdoute\u00bb. \u00abC\u2019est le lot de tout CEO. Et le doute g\u00e9n\u00e8re de l\u2019anxi\u00e9t\u00e9. De par sa fonction, le directeur g\u00e9n\u00e9ral est expos\u00e9 \u00e0 la solitude, il occupe une position \u00e0 l\u2019intersection des employ\u00e9s d\u2019une part, de l\u2019actionnariat et du conseil d\u2019administration d\u2019autre part. A la fin, on est seul \u00e0 trancher. Quand tout le monde s\u2019est renvoy\u00e9 la balle, celle-ci finit sur notre table.\u00bb<\/p>\n<p>Face \u00e0 cette pression, l\u2019entrepreneur se r\u00e9serve des espaces de r\u00e9flexion, durant lesquels il se concentre sur une seule id\u00e9e. \u00abMais la meilleure mani\u00e8re de r\u00e9partir la charge, c\u2019est de s\u2019entourer de gens comp\u00e9tents et loyaux avec qui l\u2019on a envie de partir en bataille. Il faut aussi savoir quelle culture d\u2019entreprise on veut insuffler. L\u2019humour reste une des armes fatales contre l\u2019anxi\u00e9t\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Un autre soutien, il l\u2019a trouv\u00e9 au sein du r\u00e9seau de jeunes dirigeants \u00abYoung Presidents\u2019 Organization\u00bb, qui rassemble de jeunes chefs d\u2019entreprise dans le monde entier, avec une dizaine de rencontres par ann\u00e9e. \u00abNous pouvons partager nos exp\u00e9riences, nos r\u00eaves, mais aussi nos angoisses. L\u2019id\u00e9e est de s\u2019entraider, dans un rapport de confidentialit\u00e9, et non de faire des affaires. Nous prenons du recul ensemble. Cela permet d\u2019\u00e9loigner le risque de la tour d\u2019ivoire.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abC\u2019est la d\u00e9sharmonie qui fragilise\u00bb<\/strong><br \/>\n<em>Jean-Claude Biver, pr\u00e9sident de Hublot<\/em><\/p>\n<p>A la pr\u00e9sidence de l\u2019horloger Hublot (dont il a transmis la direction op\u00e9rationnelle il y a deux ans), le Luxembourgeois d\u2019origine reste fid\u00e8le \u00e0 son image: celle d\u2019un manager fonceur. \u00abMon \u00e9nergie vient de mon caract\u00e8re passionn\u00e9, pour le travail ou la vie en g\u00e9n\u00e9ral. Je pourrais imaginer de ne plus travailler chez Hublot, mais ce serait pour faire autre chose: me consacrer \u00e0 la production de vin ou de fromage.\u00bb<\/p>\n<p>Paradoxalement, des fragilit\u00e9s peuvent aussi r\u00e9sulter de ce trait de caract\u00e8re. \u00abJe suis \u00e9motif. J\u2019ai la faiblesse de ma force. On ne peut pas \u00eatre passionn\u00e9 sans \u00e9motion. Des soucis \u00e0 la maison ou un divorce dans la famille, \u00e7a me p\u00e8se et peut me d\u00e9s\u00e9quilibrer. Autant l\u2019\u00e9quilibre affectif me permet de me surpasser, autant le d\u00e9s\u00e9quilibre affectif va me surpasser. L\u2019harmonie est une n\u00e9cessit\u00e9. C\u2019est la d\u00e9sharmonie qui fragilise.\u00bb<\/p>\n<p>Pour passer du temps en famille, le CEO a adopt\u00e9 un mode vie plut\u00f4t original: \u00abMon credo, c\u2019est de toujours travailler quand les autres dorment. Comme cela, ils n\u2019ont pas l\u2019impression que je suis absent. En me levant \u00e0 3 heures, cela me permet de me consacrer \u00e0 mes occupations professionnelles sans que la famille le ressente. Et \u00e0 18 heures je suis \u00e0 la maison. J\u2019ai ainsi du temps pour eux!\u00bb Un c\u00f4t\u00e9 patron Superman qui n\u00e9cessite une forte capacit\u00e9 physique pour tenir le coup: \u00abCela demande une hygi\u00e8ne de vie saine: pas de cigarette, pas d\u2019alcool, faire attention \u00e0 son alimentation. Il faut renoncer \u00e0 certains plaisirs.\u00bb<\/p>\n<p>Un entra\u00eenement qui, selon Jean-Claude Biver, ne diff\u00e8re gu\u00e8re de celui de l\u2019artiste ou du sportif d\u2019\u00e9lite: \u00abNous sommes soumis aux m\u00eames r\u00e8gles: un chanteur de rock ou un athl\u00e8te change \u00e9galement de ville chaque soir et m\u00e8ne une vie tr\u00e9pidante. Le plus d\u00e9licat est de parvenir \u00e0 g\u00e9rer l\u2019\u00e9quilibre entre l\u2019affect et le personnel.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abJe me ressource dans la contemplation\u00bb<\/strong><br \/>\n<em>Claude B\u00e9gl\u00e9, consultant, ancien pr\u00e9sident du conseil d\u2019administration de La Poste<\/em><\/p>\n<p>Une carri\u00e8re de manager chez Nestl\u00e9 et Deutsche Post le conduit en 2008 \u00e0 la t\u00eate du deuxi\u00e8me plus grand employeur du pays, avec 43&rsquo;000 employ\u00e9s. Mais, deux ans plus tard, Claude B\u00e9gl\u00e9 d\u00e9missionne de son poste dans la tourmente, \u00e0 la suite de divergences strat\u00e9giques. Il ne s\u2019est pas arr\u00eat\u00e9 pour autant &#8212; et m\u00e8ne au m\u00eame rythme (\u00aben tout cas seize heures de travail par jour\u00bb) sa nouvelle soci\u00e9t\u00e9 active dans les affaires publiques. Il estime qu\u2019un \u00abmanager en Europe a le droit de montrer quelques faiblesses, au contraire des Etats-Unis et de l\u2019Asie\u00bb.<\/p>\n<p>Pour tenir ce rythme de vie fr\u00e9n\u00e9tique, le manager de 63 ans se ressource dans la pri\u00e8re et la m\u00e9ditation, une pratique d\u00e9velopp\u00e9e lors de s\u00e9jours en Asie: \u00abJe r\u00e9serve tous les dimanches soir quelques heures pour me recueillir et prendre de la distance &#8212; depuis trente-cinq ans, je n\u2019ai jamais manqu\u00e9 une semaine. J\u2019analyse ce qui s\u2019est pass\u00e9 et tente de comprendre les erreurs que j\u2019ai pu commettre afin de les accepter.\u00bb Le consultant tient un journal dans lequel il veut, chaque jour, relater un \u00e9pisode marquant ou cocasse &#8212; comme un lever de soleil majestueux ou ce v\u00e9lo qu\u2019il aper\u00e7oit flotter dans une rivi\u00e8re pr\u00e8s des Diablerets quelques heures avant l\u2019interview.<\/p>\n<p>Il estime avoir pu concilier avec satisfaction ses vies professionnelle et familiale en privil\u00e9giant le \u00abquality time\u00bb \u00e0 la quantit\u00e9: \u00abLa vie est faite de choix &#8212; on manque toujours quelque chose. Mais lorsque je rentre du travail, je suis \u00e9panoui et j\u2019ai des choses \u00e0 partager. On apporte davantage avec une \u00e9nergie positive qu\u2019en accumulant les heures de pr\u00e9sence.\u00bb Ses voyages t\u00eate \u00e0 t\u00eate avec l\u2019un de ses six enfants incluent le Transsib\u00e9rien, le Hoggar et le Kilimandjaro. Des occasions, dit-il, de \u00abrefaire le monde avec eux\u00bb.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans L&rsquo;Hebdo.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le mal-\u00eatre des patrons est bien plus r\u00e9pandu qu\u2019on ne le pense, y compris en Suisse. Apr\u00e8s la disparition de Carsten Schloter, des sp\u00e9cialistes des ressources humaines appellent \u00e0 plus de vigilance.<\/p>\n","protected":false},"author":19840,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-3958","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3958","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19840"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3958"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3958\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3958"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3958"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3958"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}