



{"id":3956,"date":"2013-07-31T11:52:07","date_gmt":"2013-07-31T09:52:07","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3956"},"modified":"2013-07-31T16:44:26","modified_gmt":"2013-07-31T14:44:26","slug":"enfance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3956","title":{"rendered":"Le difficile business des cr\u00e8ches priv\u00e9es"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.largeur.com\/wp-content\/uploads\/072013\/LARGE20130731.jpg\" alt=\"LARGE20130731.jpg\" title=\"LARGE20130731.jpg\" height=\"311\" border=\"0\" width=\"468\" \/><\/p>\n<p>Le manque de places dans les cr\u00e8ches suisses attire des entrepreneurs \u00e9trangers. C&rsquo;est le cas de la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise B\u00e9b\u00e9biz, qui g\u00e8re un r\u00e9seau de 15 cr\u00e8ches en France. Jonathan Stent-Torriani, son co-fondateur et PDG, a inaugur\u00e9 sa premi\u00e8re cr\u00e8che priv\u00e9e \u00e0 Mies (VD) en avril dernier. \u00abHabitant en Suisse, cela faisait d\u00e9j\u00e0 cinq ans que je songeais \u00e0 ouvrir une cr\u00e8che, car la demande est \u00e9vidente, confie l\u2019entrepreneur. En France, il faut environ 3 ans pour obtenir 80% d\u2019occupation dans une cr\u00e8che. Notre structure de Mies, m\u00eame avant d&rsquo;ouvrir ses portes, affichait d\u00e9j\u00e0 70% d\u2019occupation et sera compl\u00e8te d\u00e8s janvier 2014. Au vu de cet engouement, nous souhaitons pouvoir ouvrir d\u2019autres cr\u00e8ches en Suisse romande.\u00bb<\/p>\n<p>Experte en la mati\u00e8re, la soci\u00e9t\u00e9 B\u00e9b\u00e9biz n\u2019a cess\u00e9 d\u2019ouvrir de nouvelles cr\u00e8ches depuis l\u2019inauguration de son premier \u00e9tablissement toulousain en 2004. M\u00eame si la France ne conna\u00eet pas la m\u00eame p\u00e9nurie de places que la Suisse, B\u00e9b\u00e9biz a su exploiter le besoin des entreprises d\u2019avoir des cr\u00e8ches de proximit\u00e9. La soci\u00e9t\u00e9 fonctionne sur des partenariats public-priv\u00e9 et r\u00e9serve plus de la moiti\u00e9 de ses places (pour des cr\u00e8ches de 25 \u00e0 50 places) aux enfants des employ\u00e9s d\u2019entreprises voisines. \u00abL\u2019\u00e9tablissement de Mies n\u2019est pas une franchise de nos cr\u00e8ches fran\u00e7aises. Il ne se base pas sur le m\u00eame mod\u00e8le, c\u2019est une structure enti\u00e8rement priv\u00e9e\u00bb, pr\u00e9cise Jonathan Stent-Torriani.<\/p>\n<p>Pour trouver des clients, les cr\u00e8ches priv\u00e9es ne peuvent pas se reposer uniquement sur la p\u00e9nurie de places en cr\u00e8ches publiques. Plus co\u00fbteuses car non subventionn\u00e9es, elles doivent proposer une offre plus attrayante pour plaire aux parents, par exemple au niveau des horaires ou des prestations p\u00e9dagogiques. Barbara Lax, fondatrice de la cr\u00e8che Little Green House \u00e0 Gland (VD), l\u2019a bien compris. Cette ing\u00e9nieure civile et businesswoman a souhait\u00e9 ouvrir sa propre cr\u00e8che lorsque, devenue maman, elle s\u2019est rendue compte qu\u2019aucune structure d\u2019accueil ne r\u00e9pondait \u00e0 ses crit\u00e8res \u00e9ducatifs.<\/p>\n<p>Son concept offre un environnement multilingue (fran\u00e7ais, anglais et allemand) et se veut proche de la nature, proposant des activit\u00e9s en ext\u00e9rieur tous les jours, l\u2019exploitation d\u2019un potager et une nourriture saine. La cr\u00e8che, ouverte toute l\u2019ann\u00e9e contrairement aux cr\u00e8ches publiques qui ferment souvent un mois l&rsquo;\u00e9t\u00e9 et \u00e0 No\u00ebl, offre des horaires flexibles et va prochainement d\u00e9velopper un concept d\u2019ouverture de nuit. Une aubaine pour les parents qui voyagent et travaillent tard. Barbara Lax a donc su trouver sa client\u00e8le, qui se situe dans les classes sociales moyenne et sup\u00e9rieure et les familles expatri\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Faible retour sur investissement<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019activit\u00e9 de Little Green House, ouverte il y a un an, est rapidement devenue rentable. Les b\u00e9n\u00e9fices restent relativement faibles, mais la croissance est l\u00e0. L&rsquo;entreprise a r\u00e9alis\u00e9 un chiffre d\u2019affaire de plus d\u2019un million de francs en 2012 et vise les 2 millions cette ann\u00e9e. Le chemin n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9vident. \u00abLes normes en mati\u00e8re d\u2019accueil de la petite enfance sont tr\u00e8s strictes, explique Barbara Lax. Il faut notamment que 80% du personnel engag\u00e9 b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une formation, mais les dipl\u00f4mes \u00e9trangers ne sont pas reconnu dans le canton de Vaud. M\u00eame ceux des autres cantons posent probl\u00e8me! Avec mon concept multilingue, je me suis retrouv\u00e9e dans une impasse, dans l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019engager des \u00e9ducatrices \u00e9trang\u00e8res ayant pourtant 15 ans d\u2019exp\u00e9rience. A cela s&rsquo;ajoutent les directives extr\u00eamement rigoureuses au niveau du b\u00e2timent et de l\u2019am\u00e9nagement int\u00e9rieur. Tout cela entra\u00eene un co\u00fbt \u00e9norme et il faut \u00eatre un peu fou pour se lancer dans ce genre d\u2019aventure! L\u2019ouverture d\u2019une cr\u00e8che repr\u00e9sente beaucoup de risques pour peu de retour financier.\u00bb<\/p>\n<p>Jonathan Stent-Torriani, de B\u00e9b\u00e9biz, \u00e9tablit le m\u00eame constat: \u00abC\u2019est un investissement tr\u00e8s lourd qui peut aller de 800&rsquo;000 \u00e0 1 million de francs. En moyenne, pour 40 \u00e0 50 places occup\u00e9es, le chiffre d\u2019affaire peut atteindre 1 \u00e0 1,3 millions de francs, mais les marges r\u00e9alis\u00e9es restent faibles. Et dans un domaine qui connait beaucoup d\u2019\u00e9chec et d\u2019abandon, il est difficile d\u2019obtenir un pr\u00eat bancaire.\u00bb<\/p>\n<p>Non form\u00e9s dans le domaine de la petite enfance, Barbara Lax et Jonathan Stent-Torriani ont d\u00fb engager des \u00e9ducatrices de la petite enfance pour diriger leurs \u00e9tablissements. Corinne Valencia, directrice de la cr\u00e8che B\u00e9b\u00e9biz de Mies, explique: \u00abCela faisait tr\u00e8s longtemps que je voulais ouvrir ma propre institution, mais je n\u2019ai jamais eu l\u2019argent n\u00e9cessaire. Je me suis \u00e0 chaque fois retrouv\u00e9e face \u00e0 un probl\u00e8me d\u2019investissement et je n\u2019avais pas non plus la formation n\u00e9cessaire \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une entreprise, avec tout ce que cela entra\u00eene au niveau gestion, business plan, marketing, etc.\u00bb<\/p>\n<p>A Nyon, la cr\u00e8che de la Boironnette a pourtant \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e de toute pi\u00e8ce par une \u00e9ducatrice de la petite enfance. \u00abMa m\u00e8re \u00e9tait directrice d\u2019une cr\u00e8che communale mais d\u00e9sirait avoir sa propre cr\u00e8che afin de b\u00e9n\u00e9ficier de plus de libert\u00e9, raconte Sybille Balassiano, assistante et fille de la directrice. Mais notre cr\u00e8che existe depuis plus de 11 ans et il \u00e9tait \u00e0 l\u2019\u00e9poque plus facile de se lancer, les normes \u00e9taient moins rigoureuses, et les loyers &#8212; qui p\u00e8sent lourds dans les d\u00e9penses &#8212; \u00e9taient beaucoup plus bas. Si nous avions voulu nous lancer aujourd\u2019hui, nous n\u2019aurions pas tenu le coup financi\u00e8rement.\u00bb La Boironnette a pu se r\u00f4der et d\u00e9velopper son affaire et, lorsqu\u2019il a fallu s\u2019adapter aux nouvelles normes et lois, une base financi\u00e8re solide \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 \u00e9tablie.<\/p>\n<p><strong>Tarifs trop \u00e9lev\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>Selon les exploitants de cr\u00e8ches priv\u00e9es, \u00eatre subventionn\u00e9 signifie perdre en libert\u00e9: les d\u00e9cisions sont prises par la commune ou, pour les cr\u00e8ches appartenant \u00e0 un r\u00e9seau soutenu par une fondation, par un comit\u00e9. Mais sans subventions, les cr\u00e8ches priv\u00e9es sont oblig\u00e9es de faire payer le prix fort aux parents, alors que les cr\u00e8ches communales adaptent leurs tarifs en fonction des revenus des familles.<\/p>\n<p>A Gen\u00e8ve, le co\u00fbt d\u2019une pension en cr\u00e8che priv\u00e9e peut monter jusqu\u2019\u00e0 4500 francs par mois, contre 1600 en cr\u00e8che subventionn\u00e9e. Beaucoup d\u2019\u00e9tablissements priv\u00e9s sont alors victimes des tarifs qu\u2019ils imposent. \u00abNous avons de la peine \u00e0 garder notre client\u00e8le, raconte Christelle Castelli, directrice de la cr\u00e8che priv\u00e9e Scoubidou \u00e0 Gen\u00e8ve qui facture 2750 francs par mois (126 francs la journ\u00e9e). Les parents s\u2019inscrivent sur la liste d\u2019attente de la ville et placent leur enfant dans notre cr\u00e8che en attendant. D\u00e8s qu\u2019une place se lib\u00e8re pour eux dans un \u00e9tablissement subventionn\u00e9, ils nous quittent. Et si la cr\u00e8che n\u2019est pas pleine, cela signifie un gros d\u00e9ficit. Nous subissons une pression que les cr\u00e8ches subventionn\u00e9es ne connaissent pas.\u00bb<\/p>\n<p>M\u00eame apr\u00e8s avoir pass\u00e9 l\u2019\u00e9preuve de l\u2019ouverture en obtenant les autorisations et le financement n\u00e9cessaire, perdurer repr\u00e9sente un d\u00e9fi tout aussi difficile. Sandra Capeder, cheffe du Service de la petite enfance de la Ville de Gen\u00e8ve, rel\u00e8ve qu\u2019il arrive r\u00e9guli\u00e8rement que des cr\u00e8ches priv\u00e9es effectuent la demande de \u00abdevenir communales\u00bb, afin de b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une subvention. Ces cr\u00e8ches doivent alors r\u00e9server des places aux enfants de la commune sur laquelle elles sont install\u00e9es et ne doivent plus poursuivre de but lucratif. Pour survivre, d\u2019autres cr\u00e8ches priv\u00e9es r\u00e9alisent des partenariats avec des entreprises: afin de s\u2019assurer un certain taux d\u2019occupation, elles r\u00e9servent des places aux employ\u00e9s d\u2019entreprises partenaires, qui, gr\u00e2ce \u00e0 la participation de leur employeur, b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019un tarif pr\u00e9f\u00e9rentiel.<\/p>\n<p>Le taux de personnel qualifi\u00e9 exig\u00e9 dans les structures d\u2019accueil de la petite enfance par les cantons est un facteur non n\u00e9gligeable du co\u00fbt \u00e9lev\u00e9 des places en cr\u00e8ches et des difficult\u00e9s rencontr\u00e9es par leurs responsables. Les ressources humaines repr\u00e9sentent en effet 80% des co\u00fbts d\u2019une institution. Outres les \u00e9ducateurs qualifi\u00e9s, auxiliaires, gouvernants, assistants de direction, secr\u00e9taires, cuisiniers et parfois psychologues viennent s\u2019ajouter \u00e0 la liste des employ\u00e9s. Le Conseiller national Otto Ineichen, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, avait lanc\u00e9 l\u2019id\u00e9e d\u2019un r\u00e9seau d\u2019une centaine de cr\u00e8ches \u00ablow-cost\u00bb dans l\u2019ensemble de la Suisse. Il souhaitait faire baisser le co\u00fbt des cr\u00e8ches en \u00e9conomisant sur les salaires des employ\u00e9s, qu\u2019il trouvait trop qualifi\u00e9s, en faisant appel \u00e0 des m\u00e8res voulant reprendre une activit\u00e9 professionnelle ou \u00e0 des b\u00e9n\u00e9voles. Le projet n\u2019a pas obtenu les r\u00e9sultats escompt\u00e9s. La cr\u00e8che ouverte par le Lucernois a rapidement d\u00fb revoir ses tarifs \u00e0 la hausse, oblig\u00e9e d\u2019engager davantage de personnel form\u00e9 pour fonctionner.<\/p>\n<p><strong>Un march\u00e9 tr\u00e8s ouvert<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est le grand paradoxe du march\u00e9 suisse de la garde d\u2019enfants: la demande est tr\u00e8s forte, mais ouvrir une cr\u00e8che priv\u00e9e en Suisse reste si compliqu\u00e9 et co\u00fbteux que peu d\u2019entrepreneurs se lancent, et la p\u00e9nurie se maintient. \u00abJe ne ressens aucune concurrence par rapports aux autres cr\u00e8ches priv\u00e9e, dit Barbara Lax, de la cr\u00e8che Little Green House \u00e0 Gland. Au contraire, il y a davantage un esprit d\u2019entraide et de partenariat vu la difficult\u00e9 de ce domaine. Beaucoup de candidats m\u2019appellent pour avoir des conseils. Le march\u00e9 est encore suffisamment ouvert pour tout le monde, et pour plusieurs ann\u00e9es encore si rien ne change au niveau des directives impos\u00e9es par les cantons.\u00bb<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les difficult\u00e9s, la directrice de Little Green house envisage l\u2019implantation d\u2019autres cr\u00e8ches en Suisse. A commencer par Morges, o\u00f9 un \u00e9tablissement devrait ouvrir en septembre, \u00e0 condition d\u2019obtenir un pr\u00eat bancaire de 250&rsquo;000 francs. La soci\u00e9t\u00e9 B\u00e9b\u00e9biz, men\u00e9e par un entrepreneur exp\u00e9riment\u00e9, pr\u00e9voit aussi de d\u00e9velopper son r\u00e9seau en Suisse. Preuve qu\u2019avec de solides r\u00e9serves financi\u00e8res et une offre diff\u00e9rente des cr\u00e8ches subventionn\u00e9e, le mod\u00e8le priv\u00e9 peut attirer une client\u00e8le pr\u00eate \u00e0 payer le prix, et r\u00e9ussir dans un march\u00e9 bloqu\u00e9 par les r\u00e9glementations tatillonnes.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Les cr\u00e8ches les plus ch\u00e8res d&rsquo;Europe<\/strong><\/p>\n<p>Qu\u2019elles soient subventionn\u00e9es ou priv\u00e9es, les cr\u00e8ches suisses sont les plus ch\u00e8res d\u2019Europe. Selon une \u00e9tude r\u00e9cemment men\u00e9e par l\u2019Universit\u00e9 de Saint-Gall, les familles helv\u00e8tes consacrent plus de 30% de leur revenu \u00e0 une place d\u2019accueil, alors que ce taux s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 16% en moyenne pour le reste de l\u2019Europe. L\u2019\u00e9tude de la professeure saint-galloise Christina Felfe d\u00e9montre \u00e9galement que ce n\u2019est pas la p\u00e9nurie de places qui explique ce co\u00fbt \u00e9lev\u00e9, mais les normes auxquelles sont soumises les cr\u00e8ches helv\u00e9tiques.<\/p>\n<p>Face \u00e0 ce constat, la Conseill\u00e8re nationale fribourgeoise Christine Bulliard-Marbach (PDC) a d\u00e9pos\u00e9 un postulat en mars 2013 dans lequel elle prie le Conseil f\u00e9d\u00e9ral d\u2019identifier, sur l\u2019ensemble du territoire suisse, les facteurs qui rendent les places de cr\u00e8ches deux fois plus ch\u00e8res pour les parents \u00e9tablis en Suisse. \u00abAssouplir la r\u00e9glementation ne doit pas vouloir dire r\u00e9duire la qualit\u00e9, explique-t-elle. La Conf\u00e9d\u00e9ration doit prendre des mesures pour trouver une solution car ce probl\u00e8me influence la d\u00e9mographie de notre pays, qui conna\u00eet un taux de natalit\u00e9 tr\u00e8s bas. Face au manque de places et au co\u00fbt on\u00e9reux des cr\u00e8ches, les couples ont du mal \u00e0 concilier vie de famille et vie professionnelle, et font moins d\u2019enfants.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Des directives \u00e9crasantes<\/strong><\/p>\n<p>Les conditions d\u2019autorisation et d\u2019exploitation impos\u00e9es aux cr\u00e8ches helv\u00e8tes d\u00e9pendent de directives strictes \u00e9tablies par les cantons. Sur les 80% de personnel qualifi\u00e9 exig\u00e9 par le canton de Vaud, deux tiers doivent \u00eatre dipl\u00f4m\u00e9s d\u2019une \u00e9cole sup\u00e9rieure dans la fili\u00e8re \u00ab\u00e9ducateur ou \u00e9ducatrice de l\u2019enfance\u00bb, ou d\u2019une Haute \u00e9cole sp\u00e9cialis\u00e9e proposant une formation en travail social. Le dernier tiers concerne les titulaires d\u2019un CFC d\u2019assistant socio-\u00e9ducatif.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 l\u2019am\u00e9nagement des lieux, les directives sont \u00e9crasantes. Chaque parcelle de l\u2019\u00e9tablissement doit \u00eatre \u00e9tudi\u00e9e: espace, lumi\u00e8re, \u00e9quipements et sanitaires, entre autres, sont soumis \u00e0 des normes \u00e9tablies. \u00abL\u2019espace int\u00e9rieur disponible pour les activit\u00e9s \u00e9ducatives des enfants est d\u2019au moins 3 m2 par enfant, d\u00e9duction faite des espaces de service (\u2026). Cet espace est organis\u00e9 de fa\u00e7on \u00e0 permettre la r\u00e9partition des enfants par groupe d\u2019\u00e2ge, en particulier pour tenir compte des besoins des plus petits.\u00bb (Extrait des directives pour l\u2019accueil de jour des enfants du canton de Vaud.)<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Face \u00e0 la p\u00e9nurie de cr\u00e8ches publiques en Suisse, de nombreuses entreprises tentent de lancer leurs propres services. 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