



{"id":3940,"date":"2013-07-09T18:31:52","date_gmt":"2013-07-09T16:31:52","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3940"},"modified":"2013-07-12T16:16:34","modified_gmt":"2013-07-12T14:16:34","slug":"entreprise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3940","title":{"rendered":"Les Suisses ne savent pas vendre"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/072013\/Image_Jour_0907.png\" alt=\"Image_Jour_0907.png\" title=\"Image_Jour_0907.png\" width=\"468\" height=\"311\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p>\u00abAu r&rsquo;voir-merci-bonne-journ\u00e9e\u00bb: c&rsquo;est souvent \u00e0 cette formule prononc\u00e9e sur un ton d\u00e9sincarn\u00e9 que se r\u00e9sument les \u00e9changes avec des vendeurs dans les magasins en Suisse romande. Tout l&rsquo;inverse des effusions \u00e0 l&rsquo;am\u00e9ricaine. En th\u00e9orie, les Suisses compensent leur timidit\u00e9 par la qualit\u00e9 de leur conseil. Or, d\u00e9plorent certains observateurs, cette comp\u00e9tence se ferait de plus en plus rare. <\/p>\n<p>\u00abIl est difficile de trouver du personnel capable de faire du conseil personnalis\u00e9. En treize ans d&rsquo;activit\u00e9, j&rsquo;ai eu un gros tournus, car les bons vendeurs ne courent pas les rues, t\u00e9moigne Katharina Sand de la boutique Septi\u00e8me Etage \u00e0 Gen\u00e8ve. Sur les 450 r\u00e9ponses que j&rsquo;ai re\u00e7ues la derni\u00e8re fois que j&rsquo;ai publi\u00e9 une petite annonce, une seule candidate correspondait au profil.\u00bb <\/p>\n<p>Enfin satisfaite de son casting, cette commer\u00e7ante a d\u00fb p\u00eacher ses perles rares hors de nos fronti\u00e8res. \u00abMa g\u00e9rante est Fran\u00e7aise, sa main droite vivait \u00e0 Londres, et ma troisi\u00e8me employ\u00e9e est Britannique.\u00bb Elle observe que les professionnels de la vente form\u00e9s dans le syst\u00e8me helv\u00e9tique manquent g\u00e9n\u00e9ralement de savoir-faire et de cr\u00e9ativit\u00e9. \u00ab\u00c0 force, j&rsquo;ai tendance \u00e0 juger le CFC comme un point n\u00e9gatif dans un CV, car ses d\u00e9tenteurs ont un c\u00f4t\u00e9 conformiste et sont souvent d\u00e9nu\u00e9s d&rsquo;esprit d&rsquo;initiative.\u00bb Un professionnel fran\u00e7ais, qui s&rsquo;est charg\u00e9 l&rsquo;an dernier du recrutement pour une enseigne de pr\u00eat-\u00e0-porter parisienne nouvellement install\u00e9e \u00e0 Gen\u00e8ve abonde dans ce sens: \u00abil a \u00e9t\u00e9 plus difficile qu&rsquo;ailleurs de trouver des profils correspondant \u00e0 nos standards d&rsquo;exigences, surtout en termes de pr\u00e9sentation.\u00bb <\/p>\n<p><strong>Particularit\u00e9s culturelles <\/strong><\/p>\n<p>Isabelle Fatton, secr\u00e9taire patronale \u00e0 la F\u00e9d\u00e9ration des commer\u00e7ants genevois, confirme qu&rsquo;il n&rsquo;est pas simple de trouver du personnel de bonne qualit\u00e9 \u00e0 Gen\u00e8ve. \u00abIl y a p\u00e9nurie de bons apprentis qui poss\u00e8dent le savoir-vivre n\u00e9cessaire pour pratiquer ce m\u00e9tier d&rsquo;accueil. On ne peut faire de la vente avec nonchalance en n&rsquo;\u00e9tant pas en symbiose avec son environnement commercial, en particulier dans le secteur du luxe o\u00f9 il s&rsquo;agit d&rsquo;\u00eatre attentif \u00e0 son comportement.\u00bb <\/p>\n<p>Faute de personnel suisse ad\u00e9quat, de nombreux entrepreneurs embauchent des vendeurs \u00e9trangers, qui occupent la moiti\u00e9 des postes du secteur \u00e0 Gen\u00e8ve. Les Fran\u00e7ais, frontaliers ou r\u00e9sidents, repr\u00e9sentent la majorit\u00e9 de ces mercenaires. \u00abEn g\u00e9n\u00e9ral ils ont plus d&rsquo;aisance avec le m\u00e9tier. On s&rsquo;en rend compte \u00e0 la Foire de Gen\u00e8ve notamment: ceux qui nous sautent dessus pour nous vendre des canap\u00e9s, ce sont toujours des vendeurs fran\u00e7ais\u00bb, rel\u00e8ve Olivier Nimis, patron de Remicom, une soci\u00e9t\u00e9 de courtage de fonds de commerce.<\/p>\n<p>Facilit\u00e9 de contact, bagout: les Fran\u00e7ais seraient culturellement mieux arm\u00e9s pour la vente que les Suisses coinc\u00e9s. \u00abL&rsquo;accueil chaleureux n&rsquo;est pas forc\u00e9ment le domaine d&rsquo;excellence de Suisses au temp\u00e9rament plut\u00f4t introverti. L&rsquo;enthousiasme peut faire peur\u00bb, sourit Katharina Sand. \u00abCette r\u00e9serve serait li\u00e9e \u00e0 une mani\u00e8re d&rsquo;\u00eatre suisse, c&rsquo;est-\u00e0-dire discret et convaincu de la qualit\u00e9 de ce qu&rsquo;on fait\u00bb, explique Pierre-Yves Brandt, professeur d&rsquo;anthropologie religieuse \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Lausanne. <\/p>\n<p>La timidit\u00e9 ne serait d&rsquo;ailleurs pas le lot exclusif des cantons protestants. \u00abJe vois des diff\u00e9rences culturelles entre les genevois, les Vaudois et les Fribourgeois, ces derniers \u00e9tant certainement les plus r\u00e9serv\u00e9s. Plus cosmopolite, Gen\u00e8ve poss\u00e8de un esprit plus m\u00e9ridional\u00bb, ajoute Jacques Folly, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 au commerce du Service de la promotion \u00e9conomique du canton de Gen\u00e8ve. Le client romand n&rsquo;\u00e9tant gu\u00e8re plus loquace, la timidit\u00e9 naturelle du vendeur ne constitue pas en soi un d\u00e9faut. \u00abLe vendeur fran\u00e7ais pourra appara\u00eetre en certaines occasions un peu trop brusque ou h\u00e2bleur\u00bb, reconna\u00eet Olivier Nimis.<\/p>\n<p>Autre particularit\u00e9 culturelle \u00e0 prendre en compte: le c\u00f4t\u00e9 plus revendicateur des Fran\u00e7ais. \u00ab\u00c0 peine \u00e9clate un semi-litige avec le patron que les frontaliers s&rsquo;adressent au syndicat\u00bb, met en garde isabelle Fatton de la F\u00e9d\u00e9ration des commer\u00e7ants genevois. Sacr\u00e9s Fran\u00e7ais! <\/p>\n<p><strong>Pas la m\u00eame formation<\/strong><\/p>\n<p>Ces quelques clich\u00e9s \u00e9puis\u00e9s, reste une r\u00e9alit\u00e9 structurelle et \u00e9conomique: le taux de ch\u00f4mage en France s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 10,8%, tandis qu&rsquo;en Suisse il plafonne \u00e0 3,2%. \u00abEn raison d&rsquo;un march\u00e9 du travail plus tendu, un Fran\u00e7ais du m\u00eame \u00e2ge emmagasine plus d&rsquo;exp\u00e9riences qu&rsquo;un Suisse car il doit exercer des petits boulots chez McDonald&rsquo;s, dans un magasin de v\u00eatements, ou ailleurs\u00bb, avance Olivier Nimis. Les Fran\u00e7ais arrivent \u00e9galement plus \u00e2g\u00e9s et souvent dot\u00e9s de dipl\u00f4mes de niveau sup\u00e9rieur. \u00abIls cr\u00e9ent une sorte de concurrence d\u00e9loyale\u00bb, acquiesce Genevi\u00e8ve Nanchen, directrice de l&rsquo;Ecole professionnelle commerciale de Lausanne (EPCL). <\/p>\n<p>Envi\u00e9e par les pays voisins, la formation professionnelle devrait fournir aux jeunes Suisses certains avantages comparatifs. Une ordonnance f\u00e9d\u00e9rale fixe des objectifs et des exigences ambitieuses pour le CFC de gestionnaire de commerce de d\u00e9tail. \u00abPour obtenir son dipl\u00f4me, le jeune doit \u00e0 la fois r\u00e9ussir la partie scolaire et la partie en entreprise. Au cours de ses trois ans d&rsquo;apprentissage, il est \u00e9valu\u00e9 par son ma\u00eetre d&rsquo;apprentissage et par les associations professionnelles de sa branche. Un \u00e9l\u00e8ve du domaine \u00ablifestyle\u00bb aura ainsi suivi des cours sp\u00e9cifiques dispens\u00e9s en \u00e9cole et au niveau associatif sur le textile et la mode afin d&rsquo;obtenir une connaissance en profondeur des produits qu&rsquo;il vend\u00bb, explique Genevi\u00e8ve Nanchen. <\/p>\n<p>Sur le terrain, Olivier Nimis, qui a oeuvr\u00e9 comme formateur, remarque cependant un \u00e9cart entre ces principes de formation exemplaires et la qualit\u00e9 des apprentis. \u00abJe suis aux premi\u00e8res loges pour l&rsquo;observer: les commerces ind\u00e9pendants sp\u00e9cialis\u00e9s se font toujours plus rares dans nos villes. La plupart des apprentis suivent donc une formation en grandes surfaces, chez Coop et Migros. Or, dans ces structures, les jeunes n&rsquo;apprennent pas \u00e0 faire de la vente. Les rayons et les produits de ces magasins ne permettent pas d&rsquo;engager un dialogue avec le client. D&rsquo;o\u00f9 une baisse de qualit\u00e9 de ces apprentis, \u00e0 qui l&rsquo;on donne toutefois le m\u00eame CFC qu&rsquo;\u00e0 des jeunes qui apprennent \u00e0 faire du conseil.\u00bb <\/p>\n<p>Dans le canton de Vaud, pr\u00e8s de deux apprentis vendeurs sur trois sont employ\u00e9s dans de grandes surfaces. A elles seules, Coop et Migros Vaud forment un cinqui\u00e8me du personnel du secteur. \u00abLa concentration du march\u00e9 de la distribution implique une part toujours plus \u00e9lev\u00e9e d&rsquo;apprentis travaillant dans de grandes entreprises, constate la directrice de l&rsquo;EPCL. Seulement, dans une petite structure, le jeune se verra confier des t\u00e2ches vari\u00e9es d\u00e8s le premier jour. Il aura rapidement des responsabilit\u00e9s, notamment lorsque le patron devra s&rsquo;absenter. Il b\u00e9n\u00e9ficiera aussi d&rsquo;un contact plus personnalis\u00e9 avec son formateur, ce qui peut favoriser la transmission de la passion pour le m\u00e9tier. Les apprentis re\u00e7oivent une formation tr\u00e8s cibl\u00e9e li\u00e9e \u00e0 la nature du commerce et d\u00e9veloppent des connaissances pointues.\u00bb <\/p>\n<p>Les grandes structures disposent souvent d&rsquo;un d\u00e9partement d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la formation. Les jeunes y sont donc davantage accompagn\u00e9s sur le plan scolaire. Durant leur formation, ils ont la possibilit\u00e9 de faire l&rsquo;exp\u00e9rience de plusieurs rayons, voire de plusieurs magasins. La formation se veut donc g\u00e9n\u00e9raliste. Dans ces structures, la vente passe au second plan derri\u00e8re les activit\u00e9s de gestion de stock et de personnel. En ce sens, le titre de \u00abgestionnaire de commerce de d\u00e9tail\u00bb trouve ici sa parfaite illustration. \u00abCes formations ont l&rsquo;avantage d&rsquo;ouvrir plus de possibilit\u00e9s sur le long terme\u00bb, analyse la directrice lausannoise. D&rsquo;o\u00f9 une pr\u00e9f\u00e9rence des jeunes pour ces fili\u00e8res plus administratives et une baisse du nombre des vendeurs sp\u00e9cialis\u00e9s qui contractent le virus de la vente. <\/p>\n<p>Des m\u00e9tiers de la vente qui ne b\u00e9n\u00e9ficient pas d&rsquo;une image tr\u00e8s positive, du fait de salaires relativement bas, d&rsquo;horaires parfois peu accommodants. \u00abA mon avis, c&rsquo;est une tendance g\u00e9n\u00e9rationnelle: aujourd&rsquo;hui, il semble plus chic de faire autre chose que de conseiller une cliente\u00bb, estime Katharina Sand. La vente, un choix professionnel par d\u00e9faut? \u00abCertains ont la vocation, d&rsquo;autres h\u00e9sitent, choisissent cet apprentissage tout en sachant qu&rsquo;ils en feront un deuxi\u00e8me plus tard dans une autre branche. Le \u00ab\u00a0par d\u00e9faut\u00a0\u00bb peut aussi se transformer en passion. L&rsquo;important est de mettre un pied dans le monde professionnel. Par la suite, des r\u00e9orientations sont toujours envisageables\u00bb, observe Genevi\u00e8ve Nanchen. <\/p>\n<p>Des vendeurs moins qualifi\u00e9s, cela peut avoir une influence directe sur le tissu \u00e9conomique, jug\u00e9, lui aussi, pas assez pointu. \u00abLe commerce ind\u00e9pendant conserve des chances s&rsquo;il se fixe sur des march\u00e9s de niche. Or, de nombreux commer\u00e7ants ne se renouvellent pas suffisamment. L&rsquo;int\u00e9rieur des boutiques n&rsquo;\u00e9volue pas. Apr\u00e8s dix ans, elles prennent un air vieillot\u00bb, critique Olivier Nimis. <\/p>\n<p>Ces commerces poussi\u00e9reux c\u00e8dent toujours plus leur place \u00e0 des enseignes \u00e9trang\u00e8res efficaces. \u00abHeureusement que les Fran\u00e7ais reprennent des commerces \u00e0 Gen\u00e8ve, sinon le centre-ville serait triste! En g\u00e9n\u00e9ral, ils ont des franchiseurs derri\u00e8re eux, qui les aident \u00e0 mettre en valeur leurs magasins, \u00e0 penser leurs vitrines\u00bb, ajoute le patron de Remicom. <\/p>\n<p><strong>Plus malins, plus r\u00e9alistes<\/strong><\/p>\n<p>Mais la situation change. \u00abDans les ann\u00e9es 90, on pouvait faire du commerce \u00e0 Gen\u00e8ve sans fournir autant d&rsquo;effort qu&rsquo;ailleurs. Aujourd&rsquo;hui ce n&rsquo;est plus le cas. Une nouvelle vague de commer\u00e7ants arrive avec des concepts innovants. Dans une zone comme Carouge, les 150 commerces font de gros efforts: ils ouvrent le dimanche, poss\u00e8dent des sites Internet et s&rsquo;organisent pour \u00e9gayer leur quartier. Chaque jour 100&rsquo;000 personnes viennent travailler \u00e0 Gen\u00e8ve. Ils ont peu de temps, ils ont besoin d&rsquo;accessibilit\u00e9 et ils aiment les produits du terroir: les petits commerces ne leur proposent peut-\u00eatre pas un accueil comme dans le Midi, mais cette r\u00e9serve convient tr\u00e8s bien \u00e0 cette client\u00e8le\u00bb, illustre Jacques Folly, de la Promotion \u00e9conomique. <\/p>\n<p>Ce service a d&rsquo;ailleurs cr\u00e9\u00e9 l&rsquo;an dernier un premier prix du commerce genevois auquel ont particip\u00e9 275 commer\u00e7ants. Dans le m\u00eame ordre d&rsquo;id\u00e9es, un premier championnat romand des vendeurs s&rsquo;est tenu \u00e0 Nyon le 4 mai dernier. Les apprentis de deuxi\u00e8me ann\u00e9e s&rsquo;affrontaient en des joutes consistant \u00e0 vendre des objets fictifs. Vertu de la crise, que de fouetter les fibres commerciales engourdies. \u00abAu-r&rsquo;voir-merci- bonne-journ\u00e9e.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les commer\u00e7ants romands se plaignent de ne pas trouver de personnel de vente qualifi\u00e9 local. Timor\u00e9s, nonchalants, les Suisses sont supplant\u00e9s par des vendeurs \u00e9trangers, \u00e9galement meilleurs en promotion. Enqu\u00eate sur ce handicap. <\/p>\n","protected":false},"author":19343,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-3940","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3940","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19343"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3940"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3940\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3940"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3940"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3940"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}