



{"id":3918,"date":"2013-06-09T19:40:51","date_gmt":"2013-06-09T17:40:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3918"},"modified":"2022-01-26T16:14:16","modified_gmt":"2022-01-26T15:14:16","slug":"recyclage-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3918","title":{"rendered":"La r\u00e9cup, nouvel eldorado des PME"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/042013\/070613.jpg\" alt=\"070613.jpg\" title=\"070613.jpg\" width=\"468\" height=\"310\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p>D&rsquo;ici \u00e0 cinquante ans, pr\u00e9disent les experts, les ressources d&rsquo;acier seront \u00e9puis\u00e9es ou leur extraction co\u00fbtera tr\u00e8s cher car il faudra traiter des minerais de tr\u00e8s faible qualit\u00e9. \u00ab\u00a0Face \u00e0 cette situation, le recyclage ne sera pas suffisant, avertit Dominique Bourg, professeur \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Lausanne. Fran\u00e7ois Grosse, qui travaille pour le groupe fran\u00e7ais Veolia, a livr\u00e9 la meilleure analyse \u00e0 ce sujet en d\u00e9montrant qu&rsquo;en recyclant 60% de l&rsquo;acier, avec une croissance mondiale de 3,4%, nous ne rallongerons les ressources que de douze ans.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Au regard de cette situation qui concerne nombre d&rsquo;autres mati\u00e8res premi\u00e8res, un changement de mod\u00e8le \u00e9conomique appara\u00eet in\u00e9luctable. D&rsquo;une \u00e9conomie lin\u00e9aire ax\u00e9e sur la production, nous devrons passer \u00e0 une \u00e9conomie circulaire, bas\u00e9e sur la r\u00e9utilisation, l&rsquo;entretien, la maintenance et le recyclage. S&rsquo;inspirant des \u00e9cosyst\u00e8mes naturels, l&rsquo;\u00e9conomie circulaire tente de boucler les cycles de mati\u00e8res, de r\u00e9int\u00e9grer et de valoriser les d\u00e9chets, rebuts et scories dans l&rsquo;appareil de production tout en d\u00e9pensant un minimum d&rsquo;\u00e9nergie.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Une \u00e9conomie circulaire stricto sensu impliquerait une forme de d\u00e9croissance, car en vertu des lois de la thermodynamique, les pertes en ressources sont in\u00e9vitables et on ne peut imaginer une hausse du PIB sans une augmentation de la consommation de ressources\u00a0\u00bb, pr\u00e9vient en revanche Dominique Bourg. Ce diagnostic, qui implique de changer de mod\u00e8le de soci\u00e9t\u00e9, n&rsquo;est pas partag\u00e9 par la conseill\u00e8re nationale vaudoise Ad\u00e8le Thorens, copr\u00e9sidente des Verts suisses et d\u00e9fenseur du d\u00e9veloppement durable: \u00ab\u00a0il faut distinguer d\u00e9croissance de la consommation de ressources et d\u00e9croissance du PIB. a mon sens, l&rsquo;objectif de l&rsquo;\u00e9conomie circulaire est de contribuer \u00e0 une d\u00e9croissance massive de la consommation des ressources.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Qu&rsquo;on se dirige vers l&rsquo;un ou l&rsquo;autre de ces mod\u00e8les th\u00e9oriques, des entreprises et collectivit\u00e9s publiques appliquent d\u00e9j\u00e0 les principes de l&rsquo;\u00e9cologie circulaire, comme \u00e0 Gen\u00e8ve o\u00f9 85% des d\u00e9chets de la fili\u00e8re de la construction sont revaloris\u00e9s. Dans toute la Suisse romande, plusieurs programmes permettent de chauffer \u00e0 distance des m\u00e9nages par le br\u00fblement des ordures. Les d\u00e9chets verts servent \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer du biogaz gr\u00e2ce \u00e0 des usines de m\u00e9thanisation comme celle de Germanier Ecorecyclage \u00e0 Lavigny (VD), capable de transformer 30&rsquo;000 tonnes par an de d\u00e9chets m\u00e9nagers en carburant et en compost. Le concept de \u00ab\u00a0mine urbaine\u00a0\u00bb fait \u00e9galement l&rsquo;objet d&rsquo;un programme pilote \u00e0 zurich. Ce serait en effet dans nos habitations et nos appareils m\u00e9nagers que l&rsquo;on trouverait une grande partie des r\u00e9serves mondiales de certains m\u00e9taux comme le cuivre par exemple.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pour un pays pauvre en mati\u00e8res premi\u00e8res comme la Suisse, l&rsquo;\u00e9conomie circulaire repr\u00e9sente une aubaine car elle permet de faire revenir dans le processus de production des mat\u00e9riaux qui se trouvent d\u00e9sormais sur notre sol\u00a0\u00bb, remarque David Avery, de Cleantech Fribourg. ainsi, au lieu d&rsquo;importer du PET et d&rsquo;autres plastiques d&rsquo;inde ou d&rsquo;Allemagne, en broyant ses r\u00e9sidus, la Suisse peut disposer de sa propre mati\u00e8re premi\u00e8re.<\/p>\n<p>Encore faut-il convaincre les consommateurs de la qualit\u00e9 des sous-produits tir\u00e9s de ces d\u00e9chets. \u00ab\u00a0Certaines personnes pensent que le b\u00e9ton recycl\u00e9 n&rsquo;est pas assez bon, mais pour du b\u00e9ton de remplissage, il est absurde d&rsquo;utiliser une qualit\u00e9 optimale! il est souvent stupide de d\u00e9penser autant d&rsquo;\u00e9nergie pour extraire du gravier et en faire du b\u00e9ton neuf\u00a0\u00bb, dit Laurent Dorthe, directeur de la gravi\u00e8re de la Claieaux-Moines qui produit de l&rsquo;Ecob\u00e9ton (voir ci-dessous).<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il est important de dire qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;issue de ce processus industriel, on retrouve des produits de premi\u00e8re main et non de seconde main. il ne faut pas se g\u00eaner pour promouvoir cet aspect psychologique\u00a0\u00bb, insiste David Avery. L&rsquo;Etat a certainement un r\u00f4le \u00e0 jouer pour renverser ces a priori n\u00e9gatifs et permettre aux produits de l&rsquo;\u00e9conomie circulaire d&rsquo;\u00eatre concurrentiels face \u00e0 ceux de l&rsquo;\u00e9conomie lin\u00e9aire.<\/p>\n<p>D\u00e9fenseurs d&rsquo;une \u00e9conomie circulaire, les Verts souhaitent par exemple que, dans la construction, premier producteur de d\u00e9chets en Suisse, les cycles de mat\u00e9riaux soient ferm\u00e9s et que l&rsquo;\u00e9nergie grise des b\u00e2timents promis \u00e0 la d\u00e9molition soit prise en compte.<\/p>\n<p>Ils souhaitent aussi inciter \u00e0 produire des articles r\u00e9parables plut\u00f4t que jetables. \u00ab\u00a0Lorsque des alternatives existent, les produits inefficients et obsol\u00e8tes doivent pouvoir \u00eatre retir\u00e9s progressivement du march\u00e9, comme nous l&rsquo;avons fait avec les anciennes ampoules\u00a0\u00bb, explique Ad\u00e8le Thorens. L&rsquo;obsolescence programm\u00e9e, comme celle de ces cartouches d&rsquo;encre de pi\u00e8tre qualit\u00e9, appara\u00eet \u00e0 cet \u00e9gard l&rsquo;une des premi\u00e8res aberrations \u00e0 supprimer. \u00ab\u00a0La fiscalit\u00e9 \u00e9cologique est aussi un instrument important. au niveau des entreprises, il faut favoriser les \u00e9cosites, c&rsquo;est-\u00e0-dire les sites industriels o\u00f9 les entreprises collaborent entre elles pour optimiser l&rsquo;usage de leurs ressources\u00a0\u00bb, poursuit la conseill\u00e8re nationale vaudoise.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 des \u00e9volutions normatives et l\u00e9gales, les r\u00e9alit\u00e9s \u00e9conomiques promettent un bel avenir \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie circulaire. \u00ab\u00a0La Suisse est encore peu touch\u00e9e, mais l&rsquo;appauvrissement des gens en Europe les pousse \u00e0 se tourner vers une consommation plus intelligente. ils en ont marre des grands groupes et de leurs strat\u00e9gies. Par exemple, le march\u00e9 de r\u00e9paration de t\u00e9l\u00e9phones portables a explos\u00e9, ce qui semblait impensable il y a quelques ann\u00e9es\u00a0\u00bb, constate Dominique Bourg. Et les trois exemples ci-apr\u00e8s montrent comment des entreprises romandes appliquent l&rsquo;\u00e9conomie circulaire avec succ\u00e8s.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Gravi\u00e8re GCM<\/strong><\/p>\n<p>Depuis 2007, la gravi\u00e8re de la Claie-aux-Moines (GCM) \u00e0 Savigny (VD), fond\u00e9e il y a tout juste quarante ans par un consortium d&rsquo;entreprises du b\u00e2timent, produit du b\u00e9ton recycl\u00e9 class\u00e9 destin\u00e9 aux structures porteuses. Elle a fourni de gros chantiers avec ce mat\u00e9riau \u00e0 l&rsquo;image du quartier du R\u00f4tillon \u00e0 Lausanne.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0En 2011, la part de cet Ecob\u00e9ton repr\u00e9sentait 18% de notre production totale\u00a0\u00bb, t\u00e9moigne Laurent Dorthe, le directeur de GCM. De mani\u00e8re \u00e9tonnante, cette part a diminu\u00e9 en 2012. Une baisse que le directeur explique par un rel\u00e2chement de la surveillance des r\u00e8gles du label Minergie Eco dans le canton de Vaud, et la tendance des entreprises de construction \u00e0 produire leur b\u00e9ton sur place.<\/p>\n<p>Dans le but d&rsquo;\u00e9conomisier des graviers naturels et de revaloriser davantage de mat\u00e9riaux de d\u00e9molition, l&rsquo;entreprise s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 augmenter la proportion de granulats recycl\u00e9s dans ses Ecob\u00e9tons, la faisant passer de 28 \u00e0 40%. Pionni\u00e8re du recyclage en Suisse romande, GCM offrait d\u00e9j\u00e0 en 1984 de la grave recycl\u00e9e &#8212; Ecograve &#8212; , un mat\u00e9riau granuleux qui sert de coffre de routes. Elle la produit en concassant des d\u00e9chets de chantiers min\u00e9raux. D\u00e8s 1997, l&rsquo;entreprise s&rsquo;est mise \u00e0 fabriquer du b\u00e9ton recycl\u00e9 non class\u00e9 qui est utilis\u00e9, entre autres, sous forme d&rsquo;enrobage de canalisations.<\/p>\n<p>Compos\u00e9 de 100% de granulats recycl\u00e9s, ce type de b\u00e9ton peut contenir une proportion de briques terre cuite. En version recycl\u00e9e, il s&rsquo;\u00e9coule environ 30 francs, meilleur march\u00e9 que celui de premi\u00e8re main.<\/p>\n<p>Au niveau du b\u00e9ton de structure, la diff\u00e9rence de prix est moins nette, car celui-ci n\u00e9cessite une mati\u00e8re premi\u00e8re pure, qu&rsquo;il faut trier. \u00ab\u00a0nous encourageons les entreprises de d\u00e9molition \u00e0 faire le tri en amont en leur reprenant le b\u00e9ton pur gratuitement, alors que nous r\u00e9clamons 26 francs pour retraiter un m\u00e8tre cube de briques en terre cuite\u00a0\u00bb, d\u00e9taille Laurent Dorthe. Les d\u00e9charges et autres trous \u00e0 boucher faisant aujourd&rsquo;hui d\u00e9faut, l&rsquo;entreprise fabrique du substrat pour toit v\u00e9g\u00e9talis\u00e9 avec ces briques rouges.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Ecoink<\/strong><\/p>\n<p>Peu de gens sont conscients de ce scandale et pourtant les chiffres sont flagrants. Une enqu\u00eate du quotidien britannique The Guardian a d\u00e9montr\u00e9 qu&rsquo;une cartouche Epson T032 de 2002 contenait 16 ml d&rsquo;encre, alors qu&rsquo;un mod\u00e8le de 2009, la T089, n&rsquo;en renfermait plus que 3,5 ml. il suffit de d\u00e9monter une telle cartouche pour le v\u00e9rifier, les \u00e9ponges gorg\u00e9es de liquide se sont r\u00e9duites comme peau de chagrin et la majeure partie d&rsquo;une cartouche se compose de\u2026 vide. Captifs, les consommateurs sont ainsi pouss\u00e9s \u00e0 renouveler toujours plus fr\u00e9quemment leurs fournitures, ce qui repr\u00e9sente une aberration \u00e9cologique particuli\u00e8rement co\u00fbteuse.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les prix \u00e0 l&rsquo;unit\u00e9 n&rsquo;ont pas baiss\u00e9 dans le m\u00eame temps, bien au contraire\u00a0\u00bb, dit Jean-Fran\u00e7ois Roethlisberger. Cet ind\u00e9pendant a ouvert le magasin Ecoink \u00e0 gen\u00e8ve en 2005, o\u00f9 il remanufacture des cartouches d&rsquo;encre pour imprimantes jet d&rsquo;encre et laser. Une op\u00e9ration encore basique il y a huit ans, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agissait juste de r\u00e9injecter de l&rsquo;encre \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;une seringue.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est plus complexe, \u00e0 cause des puces \u00e9lectroniques qui prot\u00e8gent les cartouches d&rsquo;une r\u00e9utilisation\u00a0\u00bb, r\u00e9v\u00e8le le patron d&rsquo;Ecoink. il s&rsquo;agit d\u00e8s lors de r\u00e9initialiser les puces qui permettent \u00e0 l&rsquo;utilisateur de suivre l&rsquo;\u00e9volution du niveau d&rsquo;encre, mais surtout aux fabricants de verrouiller leur syst\u00e8me. Malgr\u00e9 ces entraves, on estime que les cartouches remanufactur\u00e9es et les cartouches g\u00e9n\u00e9riques occupent 10% du march\u00e9 dans le monde. Un succ\u00e8s notable surtout \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, o\u00f9 le pouvoir d&rsquo;achat plus faible rend les consommateurs plus attentifs.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je facture un remplissage entre 11 et 29 francs, alors qu&rsquo;en moyenne une cartouche neuve co\u00fbte le double\u00a0\u00bb, ajoute Jean-Fran\u00e7ois Roethlisberger. Ce professionnel se fournit en encres, sp\u00e9cifiques pour chaque marque, aupr\u00e8s d&rsquo;un fabricant allemand.<\/p>\n<p>Il b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;une client\u00e8le priv\u00e9e et d&rsquo;associations et compte d\u00e9sormais convaincre les entreprises avec son concept. Cependant, en raison de la baisse de qualit\u00e9 des cartouches &#8212; une autre forme de protectionnisme des fabricants &#8212; il ne propose plus qu&rsquo;un seul remplissage. \u00ab\u00a0Au-del\u00e0, les risques que la cartouche soit d\u00e9fectueuse augmentent\u00a0\u00bb, d\u00e9plore-t-il. En revanche, il voit un fort potentiel du c\u00f4t\u00e9 des cartouches laser, plus solides et plus ch\u00e8res. Il travaille actuellement avec un sous-traitant al\u00e9manique qui s&rsquo;occupe de les d\u00e9monter, de changer des pi\u00e8ces et de les remettre en \u00e9tat pour ses clients avec des composants neufs et usag\u00e9s.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Enerbois<\/strong><\/p>\n<p>La scierie Zahnd \u00e0 Rueyres (VD) produit chaque ann\u00e9e des centaines de tonnes de sciure, d&rsquo;\u00e9corces et autres r\u00e9sidus de bois. Auparavant, ces d\u00e9chets \u00e9taient achemin\u00e9s au moyen de 1200 transports en camion vers des sites de retraitement.<\/p>\n<p>Depuis 2010, ils sont utilis\u00e9s au sein d&rsquo;un projet qui repr\u00e9sente l&rsquo;une des r\u00e9alisations les plus ambitieuses en termes d&rsquo;\u00e9conomie circulaire dans le pays. Ils sont en effet valoris\u00e9s \u00e0 quelques m\u00e8tres de la scierie, sur le site d&rsquo;Enerbois, une entreprise fruit du partenariat \u00e0 parts \u00e9gales entre Zahnd et Romande Energie. Gr\u00e2ce \u00e0 cette mati\u00e8re premi\u00e8re naturelle, Enerbois produit de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9, de la chaleur \u00e0 usage industriel et des pellets. Ceux-ci sont s\u00e9ch\u00e9s avec de l&rsquo;\u00e9nergie renouvelable sans \u00e9mission de CO2.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les plaquettes et \u00e9corces de bois alimentent une chaudi\u00e8re qui produit de la vapeur d&rsquo;eau servant \u00e0 faire tourner une turbine g\u00e9n\u00e9rant de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9, ou \u00e0 produire de la chaleur pour s\u00e9cher les pellets\u00a0\u00bb, d\u00e9taille Karin Devalte, porte-parole de Romande Energie.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 issue de la biomasse est ensuite r\u00e9inject\u00e9e dans le r\u00e9seau. Elle produit 28 millions de kWh par an, soit l&rsquo;\u00e9quivalent de la consommation moyenne de 8000 m\u00e9nages. La r\u00e9tribution \u00e0 prix co\u00fbtant de la Conf\u00e9d\u00e9ration permet de rembourser le gros investissement de cette installation, la plus importante de Suisse, qui a co\u00fbt\u00e9 45 millions. La vente de pellets est une autre source de profit pour l&rsquo;entreprise qui les commercialise par l&rsquo;interm\u00e9diaire de la soci\u00e9t\u00e9 O.Bises. Auparavant, cette derni\u00e8re les importait de l&rsquo;\u00e9tranger. Enerbois produit 15% des besoins suisses de ce mat\u00e9riau de chauffage.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Malgr\u00e9 les r\u00e9ticences id\u00e9ologiques, une r\u00e9volution \u00e9cologique est en marche dans l\u2019\u00e9conomie. Plusieurs entreprises travaillent d\u00e9j\u00e0 selon des cycles de mat\u00e9riaux ferm\u00e9s en revalorisant les d\u00e9chets. Exemples.<\/p>\n","protected":false},"author":19343,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-3918","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3918","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19343"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3918"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3918\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3918"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3918"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3918"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}