



{"id":3895,"date":"2013-05-01T15:42:07","date_gmt":"2013-05-01T13:42:07","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3895"},"modified":"2013-05-01T18:04:36","modified_gmt":"2013-05-01T16:04:36","slug":"competitivite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3895","title":{"rendered":"Les derniers des Mohicans horlogers"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/042013\/010513.jpg\" alt=\"010513.jpg\" title=\"010513.jpg\" width=\"468\" height=\"310\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p>Difficile, dans la fabrication de mouvements m\u00e9caniques horlogers, de se faire une place \u00e0 l\u2019ombre d\u2019ETA. La domination historique de la filiale du Swatch Group, qui contr\u00f4le plus des deux tiers du secteur, laisse loin derri\u00e8re les PME actives dans ce cr\u00e9neau strat\u00e9gique de l\u2019industrie. Mais apr\u00e8s des d\u00e9cennies de stabilit\u00e9, ce march\u00e9, \u00e9valu\u00e9 l\u2019an pass\u00e9 \u00e0 plus de huit millions de calibres en Suisse par le cabinet Kepler Capital Markets, conna\u00eet aujourd\u2019hui une vaste reconfiguration. Car le Swatch Group a annonc\u00e9 sa volont\u00e9 de r\u00e9duire &#8212; rapidement &#8212; ses livraisons de mouvements \u00e0 des tiers (lire ci-dessous). <\/p>\n<p>Une d\u00e9cision qui met sur le devant de la sc\u00e8ne les acteurs moins connus de la branche: Sellita, Soprod, La Joux-Perret ou encore Dubois D\u00e9praz (lire les portraits ci-dessous). Leur responsabilit\u00e9 est lourde: comment r\u00e9pondre au d\u00e9sengagement d\u2019ETA? \u00abAujourd\u2019hui, c&rsquo;est le grand enjeu industriel de l&rsquo;horlogerie suisse, qui va d\u00e9cider de la comp\u00e9titivit\u00e9 des entreprises et groupes \u00e0 long terme\u00bb, estime le sp\u00e9cialiste de l\u2019histoire horlog\u00e8re Pierre-Yves Donz\u00e9, qui enseigne \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Kyoto, au Japon.<\/p>\n<p>En 2010, la filiale du Swatch Group livrait encore deux millions de mouvements \u00e0 des tiers. Vu de l\u2019ext\u00e9rieur, l\u2019abandon progressif de ce march\u00e9 devrait assurer une belle croissance aux autres acteurs du mouvement. Et pourtant, la sortie de cette situation de monopole se fait dans la douleur. Un cadeau empoisonn\u00e9? Sur le fond, les voix s\u2019accordent pour l\u00e9gitimer la d\u00e9cision du Swatch Group. La forme, elle, fait grincer des dents: trop rapide, l\u2019accord envisag\u00e9 avec la Comco risquerait de tuer la concurrence dans l\u2019\u0153uf. <\/p>\n<p>La question du financement fait notamment d\u00e9bat: ces PME auront-elles les \u00e9paules assez solides pour assurer la rel\u00e8ve? \u00abProduire des mouvements m\u00e9caniques simples et de qualit\u00e9 est techniquement accessible, mais co\u00fbte tr\u00e8s cher\u00bb, explique Pierre-Yves Donz\u00e9. Un d\u00e9fi d\u2019autant plus difficile que m\u00eame ces ind\u00e9pendants restent encore tr\u00e8s d\u00e9pendants des livraisons du Swatch Group, notamment pour les assortiments fournis par sa filiale Nivarox. Tr\u00e8s peu d\u2019acteurs ma\u00eetrisent l\u2019ensemble du processus de la fabrication de mouvements. <\/p>\n<p>Enfin, rien ne laisse pr\u00e9sager que les horlogers se tourneront uniquement vers d\u2019autres fournisseurs externes. A la recherche d\u2019alternatives, certains groupes horlogers ont annonc\u00e9 des investissements massifs dans leur propre appareil de production. C\u2019est le cas de Richemont, qui a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019investir quelque 100 millions de francs entre autres dans un site de production de mouvements pour Cartier \u00e0 Couvet (NE). D\u2019autres maisons collaborent avec des g\u00e9ants industriels qui ma\u00eetrisent le mouvement, comme TAG Heuer avec Seiko. <\/p>\n<p>Du fait des investissements massifs requis pour augmenter les volumes, les fabricants de mouvements doivent avoir un horizon d\u00e9gag\u00e9 avec l\u2019assurance de commandes fermes. Or, l\u2019incertitude r\u00e8gne aujourd\u2019hui sur les intentions des clients: \u00abAvec la verticalisation progressive de la production, on ne connait pas encore les besoins \u00e0 cinq ans des horlogers en termes de quantit\u00e9 de mouvements externes\u00bb, explique Thierry Paratte, directeur du fabricant de mouvements Soprod, filiale du groupe Festina. <\/p>\n<p>Depuis des d\u00e9cennies, l\u2019histoire de ces PME a suivi les jalons pos\u00e9s par ETA. D\u2019abord cr\u00e9\u00e9es pour assembler les \u00e9bauches livr\u00e9es par la firme de Granges, elles ont gagn\u00e9 en ind\u00e9pendance \u00e0 mesure que le Swatch Group se d\u00e9sengageait de ce march\u00e9. Une premi\u00e8re br\u00e8che a \u00e9t\u00e9 ouverte en 2002, lorsque Nicolas Hayek annon\u00e7ait la suspension des livraisons d\u2019\u00e9bauches. Aujourd\u2019hui, les outsiders tentent d\u2019apprendre \u00e0 voler de leurs propres ailes, dans le sillage \u00e0 la fois protecteur et mena\u00e7ant de leur a\u00efeule.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abSwatch Group n\u2019est plus d\u00e9pendant de la vente de mouvements\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Comment expliquer la tr\u00e8s forte domination du march\u00e9 du mouvement m\u00e9canique horloger par ETA? \u00abC&rsquo;est un h\u00e9ritage historique et non le r\u00e9sultat d&rsquo;une strat\u00e9gie visant \u00e0 contr\u00f4ler ce march\u00e9, explique Pierre-Yves Donz\u00e9, sp\u00e9cialiste de l\u2019horlogerie, professeur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Kyoto. Dans les ann\u00e9es 1960, les Suisses \u00e9taient peu comp\u00e9titifs face au Japon, qui produisait en masse des montres m\u00e9caniques de haute qualit\u00e9. La plupart des manufactures ont alors cess\u00e9 de produire leurs propres \u00e9bauches et commenc\u00e9 \u00e0 recourir \u00e0 ETA, afin de r\u00e9duire les co\u00fbts.\u00bb<\/p>\n<p>Lorsque le Swatch Group na\u00eet en 1983 de la fusion de l&rsquo;ASUAG et de la SSIH, il h\u00e9rite donc de ce monopole de fait. Mais au fil du temps, la proportion des mouvements perd de son poids au sein du groupe. \u00abEn 1985, cette activit\u00e9 repr\u00e9sentait encore plus de 70% du volume des ventes. Mais le re-branding d\u2019Omega, le lancement et le rachat de marques ont permis au Swatch Group de devenir un fabricant de montres compl\u00e8tes, source d&rsquo;un plus grand chiffre d&rsquo;affaires et de plus de b\u00e9n\u00e9fices. La part des pi\u00e8ces d&rsquo;horlogerie vendues hors groupe dans le chiffre d&rsquo;affaires est pass\u00e9 \u00e0 11.9% en 2005 et \u00e0 6.9% en 2012.\u00bb <\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, le Swatch Group s&rsquo;est lib\u00e9r\u00e9 de sa d\u00e9pendance envers la vente de mouvements et d&rsquo;\u00e9bauches, ce qui explique, estime le sp\u00e9cialiste, sa d\u00e9cision de r\u00e9duire les livraisons \u00e0 des tiers. \u00abEn devenant un fabricant  de montres compl\u00e8tes, Swatch Group est devenu concurrent de ses clients. Or, il est logique dans le syst\u00e8me capitaliste de ne pas livrer des pi\u00e8ces essentielles \u00e0 ses concurrents.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9t\u00e9 pass\u00e9, Swatch Group et la Comco ont trouv\u00e9 un accord \u00e0 l\u2019amiable sur la r\u00e9duction de la livraison de composants. En 2012, gr\u00e2ce \u00e0 des mesures provisionnelles, Swatch Group a d\u00e9j\u00e0 pu baisser ses livraisons de mouvements \u00e0 85% de la quantit\u00e9 achet\u00e9e en 2010, et \u00e0 95% pour les assortiments, mesures confirm\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 fin 2013. Suite \u00e0 l\u2019opposition d\u2019une partie de l\u2019industrie sur la baisse rapide des livraisons pr\u00e9vue par cet accord &#8212; entre 2014 et 2015, 70% de la quantit\u00e9 de mouvements livr\u00e9s en 2010, puis 50% les deux ann\u00e9es suivantes, puis 30% &#8212; un nouveau projet serait actuellement en consultation.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>PORTRAITS <\/p>\n<p><strong>Sellita, un challenger sous pression <\/strong><\/p>\n<p>Lorsque l\u2019on \u00e9voque une alternative \u00e0 ETA, c\u2019est toujours le premier nom qui appara\u00eet. Sellita, qui emploie plus de 300 collaborateurs, est aujourd\u2019hui le deuxi\u00e8me acteur sur le march\u00e9 du mouvement horloger. Jusqu\u2019en 2002, la soci\u00e9t\u00e9 de La-Chaux-de-Fonds, fond\u00e9e en 1950, assemblait des \u00e9bauches achet\u00e9es \u00e0 ETA avant de les revendre \u00e0 ses clients. Mais, cette ann\u00e9e-l\u00e0, le Swatch Group annonce qu\u2019il va suspendre la livraison d\u2019\u00e9bauches. Une d\u00e9cision qui pousse Sellita \u00e0 se lancer dans la production de ses propres mouvements entr\u00e9e de gamme. Les calibres SW \u00e9quipent d\u00e9sormais quelque 250 marques. Parmi celles-ci, bon nombre d\u2019ind\u00e9pendants, comme Fr\u00e9d\u00e9rique Constant, mais aussi de plus grandes structures, comme TAG Heuer chez LVMH.<\/p>\n<p>\u00abEn 2011, nous avons vendu 1,6 million de mouvements, explique Miguel Garcia, directeur de Sellita. Cela aurait aussi d\u00fb \u00eatre le cas l\u2019an pass\u00e9, mais les mesures provisionnelles de la Comco ont eu un impact, avec 30% en moins sur les livraisons d\u2019assemblages.\u00bb Car malgr\u00e9 le lancement de ses propres mouvements, la marque n\u2019a pas rompu les liens historiques avec le Swatch Group, bien au contraire: l\u2019assemblage de mouvements ETA constitue encore la moiti\u00e9 du chiffre d\u2019affaires de l\u2019entreprise. Surtout, Sellita s\u2019adresse encore au Swatch Group pour un \u00e9l\u00e9ment strat\u00e9gique, l\u2019organe r\u00e9glant de la montre. <\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, la marque doit donc refuser des clients &#8212; au risque de cr\u00e9er un goulot d\u2019\u00e9tranglement et des retards de production pour certains horlogers. \u00abNous avons essay\u00e9 de satisfaire tout le monde, mais notre priorit\u00e9 est de maintenir les relations avec les clients historiques, pr\u00e9cise Miguel Garcia. Cela va \u00eatre difficile, mais je suis optimiste, sinon je ne serais pas chef d\u2019entreprise!\u00bb<\/p>\n<p>Sellita se reconfigure pour surmonter cette phase d\u00e9licate: \u00abNous nous en sortirons par le travail. Depuis un mois, notre surface de production est pass\u00e9e de 4&rsquo;000 \u00e0 11&rsquo;000 m\u00e8tres carr\u00e9s. Quelques soci\u00e9t\u00e9s devraient pouvoir \u00eatre en mesure de soulager le Swatch Group dans la fabrication de mouvements dans le futur\u00bb, estime le directeur. <\/p>\n<p><strong>Soprod, la ma\u00eetrise de toute la cha\u00eene <\/strong><\/p>\n<p>Le rachat de Soprod par Festina en 2008 a permis \u00e0 la marque &#8212; qui, comme Sellita \u00e0 ses d\u00e9buts, assemblait des \u00e9bauches ETA &#8212; de redresser la t\u00eate apr\u00e8s une d\u00e9cennie marqu\u00e9e par la succession de plusieurs repreneurs. Une int\u00e9gration qui a apport\u00e9 des comp\u00e9tences pr\u00e9cieuses: \u00abAujourd\u2019hui, nous sommes l\u2019un des rares acteurs qui ma\u00eetrise pratiquement tout \u00e0 l\u2019interne, y compris les organes r\u00e9glants fournis par MHVJ (ndlr. autre filiale du groupe Festina), explique Thierry Paratte, directeur de Soprod. Parmi les rares composants pour lesquels nous faisons appel \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, il y l\u2019amortisseur de choc Incabloc ou le ressort de barillet.\u00bb<\/p>\n<p>Par cons\u00e9quent, la marque se dit peu touch\u00e9e par la r\u00e9duction des livraisons du Swatch Group. \u00abNous avons d\u00e9j\u00e0 arr\u00eat\u00e9 l\u2019activit\u00e9 d\u2019assemblage de mouvements ETA. Notre avantage, c\u2019est que nous sommes d\u00e9j\u00e0 bien positionn\u00e9s, avec des marques fid\u00e8les.\u00bb Soprod n\u2019a pour autant pas encore les capacit\u00e9s pour combler toute la demande. \u00abNous devons refuser des clients et nos d\u00e9lais sont tr\u00e8s longs.\u00bb La marque table donc sur une production de 100&rsquo;000 pi\u00e8ces en 2013, mais le double d\u2019ici \u00e0 2015, afin d\u2019amortir les \u00e9normes investissements qui ont \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaires \u00e0 la r\u00e9alisation de l\u2019A-10, le mouvement embl\u00e9matique de Soprod. <\/p>\n<p>Seul 10% des livraisons de l\u2019A-10 est destin\u00e9 aux marques de Festina, surtout Perrelet. Parmi les 150 clients externes de la marque figurent des grands groupes horlogers comme LVMH (notamment pour les montres Dior). Soprod est-elle une alternative \u00e0 ETA? \u00abNous le sommes sur la qualit\u00e9 et le prix, bien que notre A-10 soit un peu plus cher qu\u2019un mouvement 2892 ETA. Par contre, nous ne pouvons pas les concurrencer en termes de volumes.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Claret, des complications aux montres finies<\/strong><\/p>\n<p>Si Sellita et Soprod sont pass\u00e9s du statut d\u2019assembleur d\u2019\u00e9bauches \u00e0 celui de producteur de mouvements maison, Christophe Claret, lui, est all\u00e9 plus loin encore: de concepteur de calibres haut de gamme, il est devenu horloger et a fond\u00e9 la marque qui porte son nom. En 2009, il a sorti une premi\u00e8re montre pour le 20\u00e8me anniversaire de la manufacture, qui emploie une centaine de personnes au Locle. L\u2019aventure se poursuit aujourd\u2019hui. <\/p>\n<p>Pourquoi ce choix? \u00abLors de la crise, j\u2019ai perdu la moiti\u00e9 de mes clients. Certains ont tout simplement d\u00e9chir\u00e9 notre contrat\u2026 D\u2019autres ont \u00e9t\u00e9 plus respectueux et ont liss\u00e9 leurs commandes. Il me reste une dizaine de clients externes, contre vingt avant la crise.\u00bb Les pertes dans le secteur mouvements ont \u00e9t\u00e9 compens\u00e9es par la marque: aujourd\u2019hui, la r\u00e9partition est \u00e9gale entre les deux activit\u00e9s dans le chiffre d\u2019affaires de l\u2019entreprise. <\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 des mouvements, Christophe Claret joue dans la ligue sup\u00e9rieure, avec des entr\u00e9es de prix manufacture \u00e0 30&rsquo;000 francs pour un tourbillon. Depuis la crise, il s\u2019est n\u00e9anmoins diversifi\u00e9 en d\u00e9veloppant des modules \u00e0 des prix plus accessibles. Ses clients se nomment Ulysse Nardin, Delaneau, Jean Dunand ou encore Ma\u00eetres du Temps. Depuis 1987, la maison a produit 70 calibres dans les tr\u00e8s hautes complications. <\/p>\n<p>\u00abEn moyenne, nous vendons 100 montres et 200 mouvements par an. Mais nous comptons doubler la quantit\u00e9 de montres gr\u00e2ce \u00e0 notre nouveau calibre chronographe \u00e0 force constante et sonnerie, qui d\u00e9butera \u00e0 96&rsquo;000 francs.\u00bb<br \/>\nAujourd\u2019hui, la marque est autonome dans la production de montres, fabriquant \u00e0 l\u2019interne aiguilles, bo\u00eetiers or et titane ainsi que les cadrans. Cette activit\u00e9 a tendance \u00e0 surpasser les livraisons de mouvements \u00e0 des tiers: \u00abLe probl\u00e8me, c\u2019est que les grandes marques int\u00e8grent de plus en plus une cellule propre pour la fabrication de mouvements. Et surtout beaucoup ne veulent plus prendre de risques. Les financiers ont remplac\u00e9 les horlogers \u00e0 la t\u00eate des groupes et des grandes marques, ce qui entra\u00eene une forte frilosit\u00e9 et peu d\u2019audace.\u00bb<\/p>\n<p>Christophe Claret doit aussi adapter ses prix aux go\u00fbts d\u2019une nouvelle client\u00e8le de  collectionneurs asiatiques: \u00abAuparavant, les collectionneurs achetaient des montres entre 300&rsquo;000 et 1 million de francs, mais depuis la crise ils sont plut\u00f4t pass\u00e9s \u00e0 60&rsquo;000 \u00e0 300&rsquo;000 francs. Par ailleurs, les nouveaux collectionneurs indiens ou chinois n\u2019acceptent pas d\u2019acheter une montre qui co\u00fbte plus cher que leur Ferrari&#8230;\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l\u2019ombre du Swatch Group se profilent des PME actives dans la fabrication de mouvements, comme Sellita et Soprod. 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