



{"id":3880,"date":"2013-04-12T10:46:30","date_gmt":"2013-04-12T08:46:30","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3880"},"modified":"2015-04-13T08:52:57","modified_gmt":"2015-04-13T06:52:57","slug":"sante","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3880","title":{"rendered":"D\u00e9pression: les nouvelles th\u00e9rapies"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/032013\/Domenico_Feti___Melancholy__Version_2_.jpg\" alt=\"Domenico_Feti___Melancholy__Version_2_.jpg\" title=\"Domenico_Feti___Melancholy__Version_2_.jpg\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" \/><\/p>\n<p>Les pr\u00e9dictions sont alarmistes: d\u2019ici \u00e0 2030, la d\u00e9pression sera la principale cause de morbidit\u00e9 dans le monde, selon l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9. Cette place sera ainsi occup\u00e9e pour la premi\u00e8re fois par un trouble psychique. Les Suisses ne sont pas \u00e9pargn\u00e9s, au contraire, puisque, aujourd\u2019hui, 8% d\u2019entre eux sont d\u00e9j\u00e0 concern\u00e9s.<\/p>\n<p>L\u2019Universit\u00e9 de Zurich a \u00e9valu\u00e9 les co\u00fbts de cette prise en charge \u00e0 10 milliards de francs annuels, pr\u00e9cisant qu\u2019une d\u00e9pression profonde co\u00fbte 40&rsquo;000 francs par patient et par an, et 15&rsquo;000 francs pour un cas l\u00e9ger.<\/p>\n<p>Co\u00fbteuse, la d\u00e9pression, mais \u00e9galement d\u2019une ampleur jamais atteinte dans l\u2019histoire. Raisons pour lesquelles l\u2019arsenal th\u00e9rapeutique, qu\u2019il s\u2019agisse de m\u00e9dicaments, d\u2019outils de d\u00e9veloppement personnel ou de substances hom\u00e9opathiques, ne cesse de s\u2019\u00e9toffer, permettant ainsi de personnaliser toujours plus son traitement.<\/p>\n<p>Institutions psychiatriques et h\u00f4pitaux n\u2019h\u00e9sitent plus \u00e0 proposer des approches param\u00e9dicales en compl\u00e9ment aux antid\u00e9presseurs, telles que l\u2019art-th\u00e9rapie, la musicoth\u00e9rapie ou la participation \u00e0 des groupes de parole.<\/p>\n<p>\u00abLa m\u00e9thode \u00e0 laquelle 100% des patients r\u00e9pondent positivement n\u2019existe malheureusement pas, explique Jean-Michel Aubry, m\u00e9decin-chef du Service des sp\u00e9cialit\u00e9s psychiatriques des HUG. Mais une combinaison de th\u00e9rapies (psychologiques et biologiques), orient\u00e9e par un sp\u00e9cialiste selon les d\u00e9sirs et les besoins du patient, peut aboutir \u00e0 une r\u00e9mission compl\u00e8te des sympt\u00f4mes sur le long terme, et surtout \u00e0 pr\u00e9venir les rechutes.\u00bb<\/p>\n<p>Actuellement, aucun nouveau traitement n\u2019a le potentiel d\u2019\u00e9vincer la traditionnelle combinaison \u00abpsychoth\u00e9rapie et antid\u00e9presseurs\u00bb. Pour la majorit\u00e9 des m\u00e9decins interrog\u00e9s, elle reste l\u2019option efficace \u00e0 privil\u00e9gier, malgr\u00e9 les lourdes accusations subies par ces m\u00e9dicaments ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Plusieurs \u00e9tudes les ont jug\u00e9s nocifs ou tout simplement inefficaces. \u00abIl est vrai que pour les d\u00e9pressions l\u00e9g\u00e8res ou moyennes, les antid\u00e9presseurs ne sont pas beaucoup plus efficaces qu\u2019un plac\u00e9bo, note Jean-Nicolas Despland, directeur de l\u2019Institut universitaire de psychoth\u00e9rapie du CHUV. En revanche, en cas de trouble s\u00e9v\u00e8re, ces m\u00e9dicaments se r\u00e9v\u00e8lent performants.\u00bb<\/p>\n<p>Un avis partag\u00e9 par Martin Preisig, professeur en psychiatrie au sein de l\u2019h\u00f4pital universitaire vaudois. \u00abLes antid\u00e9presseurs de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, apparus \u00e0 la fin des ann\u00e9es 80, sont tr\u00e8s peu toxiques. Entre 50 et 60% des patients y r\u00e9pondent favorablement.\u00bb<\/p>\n<p>Pour Jean-Michel Aubry, des HUG, aussi, les antid\u00e9presseurs repr\u00e9sentent un bon moyen de \u00absortir les patients du creux de la vague\u00bb, lorsque la d\u00e9pression est s\u00e9v\u00e8re.<\/p>\n<p>Alors, qu\u2019en est-il des recherches sur les traitements qui viendraient compl\u00e9ter la classique combinaison \u00abpsychoth\u00e9rapie et antid\u00e9presseurs\u00bb? Cinq pistes prometteuses se dessinent.<\/p>\n<p><strong>1. Psychoth\u00e9rapie br\u00e8ve <\/strong><\/p>\n<p>Elabor\u00e9es au XIXe si\u00e8cle, les psychoth\u00e9rapies \u00e9voluent et innovent constamment. \u00abElles restent un traitement tr\u00e8s efficace, dit Jean-Nicolas Despland du CHUV. Et sur le long terme, une psychoth\u00e9rapie peut devenir moins ch\u00e8re qu\u2019un traitement m\u00e9dicamenteux. Car suivre une psychoth\u00e9rapie d\u2019une ann\u00e9e r\u00e9duit les risques de rechute \u00e0 moyen et long termes, alors qu\u2019il est n\u00e9cessaire de maintenir plusieurs ann\u00e9es le traitement antid\u00e9presseur pour avoir le m\u00eame effet pr\u00e9ventif.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019Institut universitaire de psychoth\u00e9rapie du CHUV, que Jean-Nicolas Despland dirige, et le Service de psychiatrie g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019h\u00f4pital vaudois ont r\u00e9cemment test\u00e9 un nouveau mod\u00e8le de psychoth\u00e9rapie psychanalytique qui remet en question les id\u00e9es re\u00e7ues quant \u00e0 la dur\u00e9e interminable de ce type de th\u00e9rapie: c\u2019est une d\u00e9marche en douze s\u00e9ances, sur un mois, qui a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9e \u00e0 des patients de l\u2019h\u00f4pital de Cery.<\/p>\n<p>\u00abNous avons inscrit d\u00e8s le d\u00e9part la th\u00e9rapie dans des limites temporelles, explique le sp\u00e9cialiste. Les s\u00e9ances se r\u00e9partissent en trois phases: la premi\u00e8re permet de d\u00e9finir une hypoth\u00e8se de crise, qui sera discut\u00e9e dans un deuxi\u00e8me temps. La troisi\u00e8me p\u00e9riode vise \u00e0 r\u00e9capituler l\u2019ensemble des questions qui se sont ouvertes au cours de l\u2019intervention.\u00bb<\/p>\n<p>Cette approche structur\u00e9e a port\u00e9 ses fruits: suivis r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 leur sortie d\u2019h\u00f4pital, les patients ayant b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de cette psychoth\u00e9rapie br\u00e8ve se portaient mieux que les autres. \u00abCe nouveau mod\u00e8le pr\u00e9sente des avantages \u00e9conomiques par sa courte dur\u00e9e ainsi que des bienfaits cliniques: sur le long terme, il semble diminuer le risque de rechute.\u00bb<\/p>\n<p><strong>2. M\u00e9ditation en pleine conscience <\/strong><\/p>\n<p>Dans la famille des psychoth\u00e9rapies, la m\u00e9ditation en pleine conscience (ou mindfulness) gagne les faveurs de la majorit\u00e9 des sp\u00e9cialistes. Sa pratique vise notamment \u00e0 mieux g\u00e9rer ses id\u00e9es noires. \u00abLes personnes d\u00e9pressives ont tendance \u00e0 \u00eatre enti\u00e8rement absorb\u00e9es par des ruminations sur le pass\u00e9 (\u00ab\u00a0J\u2019aurais d\u00fb faire ceci\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Si seulement mes parents avaient \u00e9t\u00e9 plus encourageants quand j\u2019\u00e9tais enfant\u00a0\u00bb), et par des anticipations anxieuses sur le futur (\u00ab\u00a0Est-ce que je m\u2019en sortirai un jour?\u00a0\u00bb), \u00e0 tel point qu\u2019elles perdent le contact avec le pr\u00e9sent, explique Ga\u00ebtan Cousin, chercheur au D\u00e9partement de psychiatrie de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Oxford. Les interventions fond\u00e9es sur la pleine conscience ont l\u2019ambition de restaurer ce contact avec le moment pr\u00e9sent.\u00bb<\/p>\n<p>Guido Bondolfi, psychiatre-psychoth\u00e9rapeute et responsable du programme \u00abTroubles anxieux\u00bb aux HUG, pratique la m\u00e9ditation avec ses patients depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es. \u00abCette m\u00e9thode aide une personne d\u00e9pressive \u00e0 aborder diff\u00e9remment ses pens\u00e9es tristes. Elle va apprendre \u00e0 \u00eatre bienveillante \u00e0 leur \u00e9gard, \u00e0 les explorer et les laisser passer au lieu d\u2019essayer de les contr\u00f4ler. Les chasser se r\u00e9v\u00e8le inutile, cela ne fait que les alimenter.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019H\u00f4pital universitaire genevois propose une formation en groupe de huit semaines (une s\u00e9ance hebdomadaire de deux heures), rembours\u00e9e par les assurances maladie. \u00abLes participants continuent \u00e0 s\u2019exercer \u00e0 domicile \u00e0 l\u2019aide d\u2019un CD sur lequel la voix de l\u2019instructeur est enregistr\u00e9e. Une \u00e9tude men\u00e9e conjointement avec le Centre des neurosciences de l\u2019Universit\u00e9 de Gen\u00e8ve l\u2019an dernier a mis en \u00e9vidence les m\u00e9canismes d\u2019action de la mindfulness par l\u2019imagerie: \u00abLes patients ont pass\u00e9 un scanner avant et apr\u00e8s la formation de huit semaines. Les r\u00e9gions frontales m\u00e9diales du cerveau impliqu\u00e9es dans la r\u00e9gulation des \u00e9motions \u00e9taient nettement plus actives apr\u00e8s, ce qui signifie que la pratique de la m\u00e9ditation leur a permis de mieux les contr\u00f4ler.\u00bb<\/p>\n<p>Il ne faut pas voir dans cette m\u00e9thode la solution miracle pour gu\u00e9rir tous les d\u00e9pressifs: si aucun effet secondaire n\u2019est associ\u00e9 \u00e0 la m\u00e9ditation, elle comporte des limites: \u00abElle ne soigne pas un \u00e9tat d\u00e9pressif aigu, pr\u00e9cise Guido Bondolfi. La grande force de la m\u00e9ditation est de r\u00e9duire de quasi 50% le risque de rechute.\u00bb Autant qu\u2019une prise continue d\u2019antid\u00e9presseurs, estime une \u00e9tude du Centre de toxicomanie et de sant\u00e9 mentale de Toronto publi\u00e9e en 2010.<\/p>\n<p>Ce chiffre n\u2019est pas anodin, sachant qu\u2019un patient a 50% de chances de replonger apr\u00e8s un premier \u00e9pisode d\u00e9pressif, 70% apr\u00e8s un deuxi\u00e8me, et 90% apr\u00e8s un troisi\u00e8me. \u00abLa m\u00e9ditation n\u2019a pas l\u2019ambition de remplacer une psychoth\u00e9rapie ou la prise d\u2019antid\u00e9presseurs, poursuit le psychiatre. Elle repr\u00e9sente un compl\u00e9ment.\u00bb<\/p>\n<p><strong>3. Autoassistance <\/strong><\/p>\n<p>Autre m\u00e9thode aux espoirs prometteurs: le recours aux nouvelles technologies. Des sites internet \u00abd\u2019autoassistance\u00bb \u00e9mergent et visent \u00e0 aider le visiteur \u00e0 mieux g\u00e9rer ses \u00e9motions. Rien de miraculeux, mais \u00abune premi\u00e8re \u00e9tape int\u00e9ressante pour les personnes souffrant de d\u00e9pression l\u00e9g\u00e8re\u00bb, estime Yasser Khazaal, psychiatre aux HUG, qui a publi\u00e9 plusieurs articles sur la qualit\u00e9 du contenu de ces sites.<\/p>\n<p>Une partie des sites de self-help d\u00e9livrent uniquement de l\u2019information sur la d\u00e9pression. Principalement d\u00e9velopp\u00e9es dans les pays scandinaves ou anglophones, les plateformes reconnues sont pour l\u2019instant en anglais uniquement, telles que <a href=\"http:\/\/www.mentalhelp.net\/\" target=\"_blank\">Mentalhelp<\/a> ou <a href=\"http:\/\/www.medicinenet.com\/\" target=\"_blank\">Medicinenet<\/a>. \u00abLire sur ce trouble se r\u00e9v\u00e8le utile, car le processus de gu\u00e9rison implique que le patient s\u2019approprie et comprenne son traitement\u00bb, note Yasser Khazaal.<\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 des sites de traitement, <a href=\"https:\/\/moodgym.anu.edu.au\/welcome\" target=\"_blank\">The Moodgym<\/a>, d\u00e9velopp\u00e9 par l\u2019Australian National University, est class\u00e9 parmi les plus s\u00e9rieux. La m\u00e9thode, qui se pr\u00e9sente comme une approche \u00abgratuite, amusante et interactive\u00bb, promet \u00e0 son utilisateur de lui apprendre \u00e0 \u00abmodifier ses pens\u00e9es afin d\u2019\u00eatre moins sujet \u00e0 la contrari\u00e9t\u00e9\u00bb. Apr\u00e8s l\u2019insertion d\u2019une s\u00e9rie d\u2019informations personnelles &#8212; notamment sur l\u2019\u00e9ventuel suivi du patient par un sp\u00e9cialiste, sur son lieu de vie et son niveau d\u2019\u00e9ducation &#8211;, le questionnaire commence. \u00abVous sentez-vous en manque d\u2019\u00e9nergie? Avez-vous des difficult\u00e9s \u00e0 vous concentrer? A vous endormir?\u00bb<\/p>\n<p>\u00abCertaines r\u00e9ponses fournies par ces sites sont automatis\u00e9es; parfois, un \u00eatre humain interagit avec l\u2019internaute, note Yasser Khazaal. Certains patients trouvent une solution dans ce type d\u2019assistance; pour d\u2019autres, cela ne suffit pas. Dans ces cas-l\u00e0, il ne faut pas rester seul face \u00e0 son \u00e9cran, mais consulter un m\u00e9decin.\u00bb<\/p>\n<p>Selon le psychiatre, le potentiel des nouvelles technologies pour soigner la d\u00e9pression sera \u00e0 l\u2019avenir davantage exploit\u00e9: \u00abLe d\u00e9veloppement d\u2019applications d\u2019assistance sur smartphones est en cours. Ces outils existent d\u00e9j\u00e0 pour des d\u00e9pendances \u00e0 l\u2019alcool et \u00e0 la cigarette.\u00bb En quoi ces applications aideraient-elles les d\u00e9pressifs? \u00abElles permettront au patient de se fixer des objectifs &#8212; par exemple un certain nombre d\u2019activit\u00e9s plaisantes \u00e0 effectuer au cours de la journ\u00e9e. Son t\u00e9l\u00e9phone portable lui rappellera ce challenge. Par ailleurs, ces informations repr\u00e9senteront une base de donn\u00e9es int\u00e9ressante pour assurer un suivi.\u00bb<\/p>\n<p><strong>4. Traitement par \u00e9lectrochocs <\/strong><\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e d\u2019intervenir physiquement sur le cerveau &#8212; l\u00e0 o\u00f9 le d\u00e9s\u00e9quilibre qui cause la d\u00e9pression se produit &#8212; reste un champ explor\u00e9. L\u2019\u00e9lectroconvulsivoth\u00e9rapie, m\u00e9thode tr\u00e8s ancienne, conna\u00eet m\u00eame un regain d\u2019int\u00e9r\u00eat: \u00e9tudes et ouvrages tentent de la r\u00e9habiliter et de rassurer le public \u00e0 son propos. Aussi appel\u00e9e \u00absismoth\u00e9rapie\u00bb, ou \u00abtraitement par \u00e9lectrochocs\u00bb, elle consiste en la provocation d\u2019une crise \u00e9pileptique chez le patient plac\u00e9 sous anesth\u00e9sie g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<p>Elle a longtemps effray\u00e9, au point d\u2019\u00eatre totalement bannie dans certains cantons (c\u2019est le cas \u00e0 Gen\u00e8ve depuis les ann\u00e9es 80). La c\u00e9l\u00e8bre sc\u00e8ne du film Vol au-dessus d\u2019un nid de coucou, o\u00f9 Jack Nicholson subit une s\u00e9ance violente de cette th\u00e9rapie, a certainement contribu\u00e9 \u00e0 terrifier le public\u2026<\/p>\n<p>En Suisse, des centres la r\u00e9introduisent. C\u2019est le cas de la clinique psychiatrique La M\u00e9tairie \u00e0 Nyon, qui la pratique depuis le d\u00e9but de cette ann\u00e9e. \u00abDeux anneaux appliqu\u00e9s sur la bo\u00eete cr\u00e2nienne envoient un choc \u00e9lectrique sur l\u2019un des h\u00e9misph\u00e8res du cerveau, d\u00e9taille le directeur de l\u2019\u00e9tablissement, Nicola Gervasoni. La crise provoqu\u00e9e a des vertus th\u00e9rapeutiques antid\u00e9pressives: la d\u00e9charge va stimuler la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration de neurones.\u00bb<\/p>\n<p>Le manque de compr\u00e9hension exact sur ce qui se produit au niveau des structures c\u00e9r\u00e9brales continues de susciter la m\u00e9fiance vis-\u00e0-vis de ce type de pratique intervenant physiquement sur le patient. Pourtant, les sp\u00e9cialistes sont unanimes: \u00e7a marche! Pr\u00e8s de 40% des patients atteints s\u00e9v\u00e8rement de d\u00e9pression disent se sentir mieux apr\u00e8s une s\u00e9ance de sismoth\u00e9rapie (lire t\u00e9moignage ci-dessous).<\/p>\n<p>\u00abActuellement, l\u2019acte se produit dans un contexte extr\u00eamement encadr\u00e9, assure Nicola Gervasoni. Dans certains cas, le patient ressent des douleurs musculaires et articulaires quelques jours apr\u00e8s. Les troubles de m\u00e9moire qu\u2019il risque de conna\u00eetre sont r\u00e9versibles. Il quitte la clinique moins de deux heures apr\u00e8s la s\u00e9ance.\u00bb<\/p>\n<p>Pierre Pollak, m\u00e9decin-chef du Service de neurologie des HUG, trouve \u00abscandaleux\u00bb que cette th\u00e9rapie soit encore interdite \u00e0 Gen\u00e8ve. \u00abSa pratique s\u2019est nettement am\u00e9lior\u00e9e depuis ses premiers pas, il y a septante-cinq ans, notamment gr\u00e2ce aux progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s en mati\u00e8re d\u2019anesth\u00e9sie. Par ailleurs, la quantit\u00e9 de courant \u00e9lectrique d\u00e9livr\u00e9e a \u00e9t\u00e9 fortement r\u00e9duite. Des dizaines d\u2019\u00e9tudes scientifiques ont prouv\u00e9 son efficacit\u00e9 chez des patients r\u00e9sistant \u00e0 tout autre traitement.\u00bb<\/p>\n<p><strong>5. Electrodes dans le cerveau <\/strong><\/p>\n<p>Une autre m\u00e9thode plus invasive est test\u00e9e chez les d\u00e9pressifs r\u00e9sistant \u00e0 tout autre traitement: la stimulation c\u00e9r\u00e9brale profonde, d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9e pour traiter des pathologies neurologiques telles que la maladie de Parkinson.<\/p>\n<p>Des \u00e9lectrodes sont implant\u00e9es dans le cerveau, sous anesth\u00e9sie locale. Celles-ci, connect\u00e9es \u00e0 une batterie externe implant\u00e9e sous la peau, envoient un courant \u00e9lectrique continu sur une zone c\u00e9r\u00e9brale bien pr\u00e9cise, baptis\u00e9e CG25, impliqu\u00e9e dans la r\u00e9gulation des \u00e9motions. \u00abCette intervention vise \u00e0 r\u00e9tablir l\u2019\u00e9quilibre dans cette zone, explique Luc Mallet, psychiatre \u00e0 l\u2019h\u00f4pital Piti\u00e9-Salp\u00eatri\u00e8re \u00e0 Paris. Il a un effet excitateur si la zone est en hyperactivit\u00e9, ou inhibiteur sinon.\u00bb<\/p>\n<p>Aussi inqui\u00e9tante qu\u2019elle puisse para\u00eetre pour les non-initi\u00e9s, cette approche se distingue tant par son aspect r\u00e9versible &#8212; d\u00e8s que le courant est stopp\u00e9, son effet s\u2019arr\u00eate &#8212; que par son efficacit\u00e9: des r\u00e9sultats publi\u00e9s en 2009 par l\u2019Universit\u00e9 de Bonn d\u00e9montrent que \u00abtous les patients ont r\u00e9agi de mani\u00e8re positive. Pour la moiti\u00e9, les sympt\u00f4mes se sont consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9s. Parfois m\u00eame quelques jours seulement apr\u00e8s le d\u00e9but du traitement.\u00bb \u00abLes seuls risques sont li\u00e9s \u00e0 l\u2019implantation chirurgicale des \u00e9lectrodes, assure Luc Mallet. Il peut s\u2019agir de saignements &#8212; ce qui arrive dans moins de 1% des cas &#8212; ou des complications dues \u00e0 une infection.\u00bb<\/p>\n<p>\u00abCette m\u00e9thode n\u2019est pas encore agr\u00e9\u00e9e, la recherche \u00e0 son propos doit se poursuivre, estime Pierre Pollak. Ses r\u00e9sultats sont prometteurs. Elle peut se r\u00e9v\u00e9ler \u00eatre un traitement salutaire pour les d\u00e9pressifs r\u00e9sistant aux autres th\u00e9rapies, et m\u00eame \u00e0 l\u2019\u00e9lectroconvulsivoth\u00e9rapie. Et, surtout, la recherche sur le cerveau doit se poursuivre: c\u2019est elle qui un jour nous en apprendra davantage sur la d\u00e9pression, nous permettant ainsi d\u2019am\u00e9liorer son traitement.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Quand consulter?<\/strong><\/p>\n<p>Les signes de la d\u00e9pression sont nombreux et peuvent se manifester tant par des sympt\u00f4mes physiques que par des troubles de l\u2019humeur. Il est conseill\u00e9 de consulter son m\u00e9decin lorsque les sympt\u00f4mes suivants perdurent:<\/p>\n<p>Difficult\u00e9s \u00e0 s\u2019endormir, sommeil l\u00e9ger et r\u00e9veils nocturnes<\/p>\n<p>Fatigue inhabituelle<\/p>\n<p>Troubles de l\u2019app\u00e9tit<\/p>\n<p>Chute de la libido<\/p>\n<p>Maux de ventre<\/p>\n<p>Sentiment perp\u00e9tuel de tristesse et de lassitude<\/p>\n<p>Pr\u00e9sence constante d\u2019id\u00e9es noires et perte de l\u2019estime de soi<br \/>\n_______<\/p>\n<p>TEMOIGNAGES<\/p>\n<p><strong>\u00abLa m\u00e9ditation m\u2019aide \u00e0 ne pas retomber trop bas\u00bb <\/strong><br \/>\n<em>Marc*, 50 ans, Gen\u00e8ve<\/em><\/p>\n<p>Marc pratique la m\u00e9ditation de pleine conscience tous les jours, entre 10 et 45 minutes, depuis une ann\u00e9e. Chez lui, en attendant dans un caf\u00e9, ou encore dans le train. \u00abC\u2019est devenu une partie de ma vie, explique-t-il. Parfois j\u2019en ai envie, parfois c\u2019est un effort. Mais je m\u2019y tiens car cela m\u2019aide beaucoup.\u00bb<\/p>\n<p>Ce Genevois de 50 ans, qui vit en couple et travaille comme consultant, a connu des hauts et des bas toute sa vie. Il a explor\u00e9 de nombreux traitements avant de d\u00e9couvrir cette m\u00e9thode, qui permet de rediriger son attention: psychanalyse, th\u00e9rapie par la parole, antid\u00e9presseurs, mais aussi training autog\u00e8ne, yoga et pens\u00e9e positive. \u00abJ\u2019ai travaill\u00e9 \u00e0 fond sur mon pass\u00e9, sur un traumatisme subi \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 3 ans et ses cons\u00e9quences. Mais les troubles sont rest\u00e9s. Je suis sceptique vis-\u00e0-vis des longues analyses. Elles ne m\u2019ont pas permis de me sentir mieux \u00e0 court terme. Ce dont j\u2019avais besoin, c\u2019\u00e9tait de pouvoir souffler.\u00bb<\/p>\n<p>En 2009, Marc entame une th\u00e9rapie cognitivocomportementale, qui aboutit \u00e0 un nouveau diagnostic: il souffre de troubles bipolaires. Orient\u00e9 par son m\u00e9decin vers la m\u00e9ditation de pleine conscience, il s\u2019inscrit \u00e0 une formation de huit semaines qui cible sp\u00e9cifiquement la pr\u00e9vention des rechutes d\u00e9pressives. Il s\u2019y rend par curiosit\u00e9, mais \u00abl\u2019esprit ouvert\u00bb, avant de se laisser convaincre.<\/p>\n<p>\u00abC\u2019est un processus graduel. On ne se r\u00e9veille pas un jour en allant mieux. Plus on pratique, plus on constate les effets b\u00e9n\u00e9fiques. J\u2019utilise cette technique en compl\u00e9ment aux m\u00e9dicaments. Elle m\u2019a appris \u00e0 casser les cercles de pens\u00e9es n\u00e9gatives qui me tirent vers le bas en me concentrant sur le moment pr\u00e9sent. Aujourd\u2019hui, j\u2019arrive \u00e0 laisser passer les id\u00e9es noires. J\u2019ai connu quelques \u00e9pisodes difficiles cette ann\u00e9e et la m\u00e9ditation de pleine conscience m\u2019a clairement aid\u00e9 \u00e0 ne pas retomber trop bas.\u00bb<\/p>\n<p><strong>\u00abMon humeur s\u2019est am\u00e9lior\u00e9e d\u00e8s les premi\u00e8res s\u00e9ances de sismoth\u00e9rapie\u00bb <\/strong><br \/>\n<em>Giovanni*, 44 ans, Gen\u00e8ve<\/em><\/p>\n<p>Allong\u00e9 sur un lit d\u2019un blanc immacul\u00e9, Giovanni respire calmement, les yeux clos. Il a gard\u00e9 ses v\u00eatements de ville, simplement retir\u00e9 ses chaussures. Une anesth\u00e9siste se penche vers lui. \u00ab\u00c7a va? On y va?\u00bb, demande-t-elle d\u2019une voix douce. Dans la petite salle du sous-sol de la clinique La M\u00e9tairie, o\u00f9 flotte une l\u00e9g\u00e8re odeur de d\u00e9sinfectant, le personnel soignant s\u2019affaire \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, entre c\u00e2bles et machines. Un mouvement de t\u00eate donne le signal que tout peut commencer et le patient se retrouve bient\u00f4t endormi, sa musculature compl\u00e8tement d\u00e9tendue sous l\u2019effet d\u2019un produit relaxant.<\/p>\n<p>En cet apr\u00e8s-midi de mars, le Genevois de 44 ans s\u2019appr\u00eate \u00e0 vivre une nouvelle s\u00e9ance de sismoth\u00e9rapie, la neuvi\u00e8me d\u2019un cycle qui en compte douze au total, \u00e9tal\u00e9es sur un mois. Giovanni souffre de d\u00e9pression depuis plus de vingt ans, un \u00e9tat qui a fait de la psychoth\u00e9rapie et des antid\u00e9presseurs une partie int\u00e9grante de sa vie.<\/p>\n<p>A son arriv\u00e9e \u00e0 la clinique un peu avant l\u2019intervention, il raconte l\u2019\u00e9pisode qui l\u2019a r\u00e9cemment \u00abentra\u00een\u00e9 vers le fond\u00bb: \u00abMa m\u00e8re est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e r\u00e9cemment et j\u2019ai connu une grosse chute de moral. Je ne r\u00e9agissais plus aux m\u00e9dicaments et je dormais toute la matin\u00e9e.\u00bb Lorsque son psychiatre lui sugg\u00e8re la sismoth\u00e9rapie, il est d\u2019abord surpris. Il se renseigne en d\u00e9tail et, malgr\u00e9 des doutes concernant la nature invasive du traitement qui se fait sous anesth\u00e9sie g\u00e9n\u00e9rale, il d\u00e9cide de se lancer.<\/p>\n<p>\u00abMon humeur s\u2019est am\u00e9lior\u00e9e d\u00e8s les premi\u00e8res s\u00e9ances. Quand je me r\u00e9veille de l\u2019anesth\u00e9sie, c\u2019est bizarre: je me sens bien. Il s\u2019agit d\u2019une m\u00e9thode tr\u00e8s puissante compar\u00e9e aux autres et, aujourd\u2019hui, je me demande pourquoi je n\u2019ai pas essay\u00e9 plus t\u00f4t.\u00bb Mais Giovanni, qui esp\u00e8re pouvoir continuer sans la sismoth\u00e9rapie apr\u00e8s la fin de ce premier cycle de traitement, insiste aussi sur les effets secondaires. Il souffre d\u2019importants trous de m\u00e9moire, oublie parfois ce qui s\u2019est pass\u00e9 quelques heures plus t\u00f4t. \u00abDans la rue, j\u2019ai peur de ne pas retrouver mon chemin. Je m\u2019en sors car je suis tr\u00e8s entour\u00e9, mes proches sont l\u00e0 pour m\u2019aider.\u00bb<\/p>\n<p>Retour dans la salle d\u2019intervention. Les gestes des m\u00e9decins s\u2019encha\u00eenent \u00e0 toute vitesse: une cale entre les dents pour \u00e9viter les morsures, deux \u00e9lectrodes contre la t\u00eate, puis le choc. Le corps de Giovanni se contracte, ses yeux et sa bouche se crispent, l\u2019enc\u00e9phalogramme s\u2019emballe. La crise d\u2019\u00e9pilepsie dure quarante secondes. Quarante secondes que m\u00eame l\u2019\u00e9quipe m\u00e9dicale avoue trouver \u00abimpressionnantes\u00bb.<\/p>\n<p>Giovanni retrouve une respiration profonde tandis qu\u2019une infirmi\u00e8re essuie la transpiration qui perle sur son front. Il se r\u00e9veille peu \u00e0 peu, finit par ouvrir lentement les yeux et regarde autour de lui d\u2019un air \u00e9tonn\u00e9. L\u2019intervention est termin\u00e9e. Encore une petite heure de surveillance m\u00e9dicale et Giovanni pourra rentrer.<\/p>\n<p>* Nom connu de la r\u00e9daction<br \/>\n_______<\/p>\n<p>INTERVIEW<\/p>\n<p><strong>\u00abLa psychoth\u00e9rapie a un potentiel inestimable\u00bb <\/strong><\/p>\n<p><em>Aurelio Mastropaolo estime que le meilleur moyen de sortir de la d\u00e9pression est la qualit\u00e9 du dialogue entre patient et th\u00e9rapeute. <\/em><\/p>\n<p><strong>A quelle porte frapper lorsqu\u2019on soup\u00e7onne une d\u00e9pression? <\/strong><\/p>\n<p>Le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste est souvent le premier professionnel auquel on s\u2019adresse, il y a souvent d\u00e9j\u00e0 un lien de confiance \u00e9tabli. En fonction de sa formation et, bien s\u00fbr, de l\u2019ampleur des sympt\u00f4mes du patient, il pourra apporter ce soutien ou faire le lien vers le psychiatre ou un autre professionnel.<\/p>\n<p><strong>Psychiatre, psychoth\u00e9rapeute, psychologue, le choix n\u2019est en effet pas toujours \u00e9vident\u2026 <\/strong><\/p>\n<p>Tout d\u00e9pend de l\u2019attente du patient et de l\u2019\u00e9tat dans lequel il se trouve. Pour les cas de d\u00e9pression mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re, lorsque le patient a des pens\u00e9es suicidaires, l\u2019orientation se fait g\u00e9n\u00e9ralement vers un psychiatre. Mais d\u00e9marrer une psychoth\u00e9rapie avec un psychologue peut tout \u00e0 fait convenir. Si celui-ci travaille sous le m\u00eame toit qu\u2019un psychiatre, c\u2019est un gage d\u2019exhaustivit\u00e9 du traitement.<\/p>\n<p><strong>La prise en charge th\u00e9rapeutique par le dialogue peut donc suffire? <\/strong><\/p>\n<p>Souvent oui, quand une relation de qualit\u00e9 a pu s\u2019\u00e9tablir entre le patient et son th\u00e9rapeute. La psychoth\u00e9rapie est d\u2019une tr\u00e8s grande richesse, elle a ce caract\u00e8re sur mesure qui lui conf\u00e8re un potentiel inestimable. Quand on traverse un deuil, une s\u00e9paration, un licenciement, il est \u00e9vident que cela est douloureux, lourd, p\u00e9nible, et qu\u2019on se sent d\u00e9prim\u00e9! Mais la solution n\u2019est pas n\u00e9cessairement \u00abje suis d\u00e9prim\u00e9, il faut me donner un m\u00e9dicament\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Favorisez-vous un type de psychoth\u00e9rapie plus qu\u2019un autre?<\/strong><\/p>\n<p>Une m\u00e9ta-analyse importante men\u00e9e aux Etats-Unis en 2011 sur les diff\u00e9rentes th\u00e9rapies (th\u00e9rapies cognitivocomportementales, th\u00e9rapie d\u2019orientation psychanalytique ou th\u00e9rapie syst\u00e9mique) a montr\u00e9 que la m\u00e9thode importe peu, ce qui compte surtout, c\u2019est la qualit\u00e9 de la relation avec son th\u00e9rapeute.<\/p>\n<p><strong>Ne prescrivez-vous donc jamais d\u2019antid\u00e9presseurs? <\/strong><\/p>\n<p>Sur 30 patients que je vois par semaine, seuls 3 ou 4 repartent avec une prescription m\u00e9dicamenteuse. Il faut veiller \u00e0 ne pas aller trop vite, et \u00e0 ne pas voir uniquement la logique \u00abune maladie se traite par des m\u00e9dicaments\u00bb. Quand les sympt\u00f4mes sont importants, le recours aux antid\u00e9presseurs peut s\u2019av\u00e9rer n\u00e9cessaire pour soulager les angoisses. Les anxiolytiques sont \u00e0 prescrire en r\u00e9serve, pour traverser certains moments particuli\u00e8rement p\u00e9nibles. Quant aux somnif\u00e8res, ils sont \u00e0 prendre de mani\u00e8re \u00e9pisodique, par exemple si le patient est \u00e9puis\u00e9 par le manque de sommeil.<\/p>\n<p><strong>D\u2019autres options que la psychoth\u00e9rapie et la m\u00e9dication vous paraissentelles int\u00e9ressantes? <\/strong><\/p>\n<p>J\u2019ai beaucoup d\u2019estime pour l\u2019ergoth\u00e9rapie et l\u2019art-th\u00e9rapie. Les techniques d\u2019introspection comme l\u2019hypnose, la m\u00e9ditation de pleine conscience, la sophrologie ou la relaxation sont aussi tr\u00e8s pr\u00e9cieuses. J\u2019utilise la \u00abrelaxation selon Schultz\u00bb avec certains de mes patients, particuli\u00e8rement tendus et en proie aux ruminations ou \u00e0 l\u2019insomnie. L\u2019id\u00e9e est de donner aux patients le moyen de calmer eux-m\u00eames leurs ruminations, sources importantes d\u2019angoisse en lieu et place, ou en compl\u00e9ment, d\u2019une m\u00e9dication.<\/p>\n<p>Propos recueillis par Laetitia Grimaldi<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans L&rsquo;Hebdo.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>M\u00e9ditation, autoassistance, \u00e9lectrodes ou psychoth\u00e9rapie br\u00e8ve: de nouvelles techniques prometteuses am\u00e9liorent le traitement d\u2019un trouble psychique en progression constante, qui touche d\u00e9j\u00e0 8% de la population suisse. 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