



{"id":3856,"date":"2013-03-05T11:17:11","date_gmt":"2013-03-05T09:17:11","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3856"},"modified":"2013-04-02T16:27:27","modified_gmt":"2013-04-02T14:27:27","slug":"entreprise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3856","title":{"rendered":"Commerce nomade: la cl\u00e9 pour se lancer \u00e0 moindres frais"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/022013\/large04_03_2013.jpg\" alt=\"large04_03_2013.jpg\" title=\"large04_03_2013.jpg\" width=\"468\" height=\"311\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p>Malgr\u00e9 la pluie, la roulotte de The Hamburger Foundation est ouverte en ce jeudi de d\u00e9cembre. Ses propri\u00e9taires, George Bowring, Yann Popper et Marc Gouzer, viennent de terminer le service de midi. Ils plient les b\u00e2ches et ramassent les poubelles qui entourent leur stand mobile de burgers. Depuis ao\u00fbt dernier, ces trois amis d\u2019enfance sillonnent la ville pour proposer, en plein air, frites et sandwiches aux Genevois (lire portrait ci-dessous). \u00abNous voulions initialement ouvrir un restaurant, nous avions m\u00eame trouv\u00e9 une arcade, racontent-ils. Mais les d\u00e9marches pour les changements d\u2019affectation et autres autorisations administratives sont compliqu\u00e9es. Et bien s\u00fbr, le loyer repr\u00e9sente une charge fixe importante pour une entreprise qui se lance\u2026\u00bb<\/p>\n<p>Ces jeunes entrepreneurs n\u2019ont pas baiss\u00e9 les bras pour autant: ils ont opt\u00e9 pour un \u00abfood-truck\u00bb, un commerce nomade, qui pr\u00e9sente \u00e0 leurs yeux de multiples avantages: \u00abNous ne sommes pas le restaurant du coin, toujours pr\u00e9sent, o\u00f9 l\u2019on peut se rendre n\u2019importe quand. Nos clients guettent notre venue, ils nous disent que cela leur fait plaisir de nous voir. Une relation particuli\u00e8re se cr\u00e9e avec eux. Et surtout, en changeant de point de vente, nous touchons quotidiennement des publics diff\u00e9rents.\u00bb <\/p>\n<p>Les alternatives \u00e0 la traditionnelle boutique \u00abphysique\u00bb sont toujours plus exploit\u00e9es en Suisse romande: au lieu de louer une arcade sur le long terme, ces commerces s\u2019installent sur des parkings priv\u00e9s, directement chez les clients ou louent temporairement des m\u00e8tres carr\u00e9s dans d\u2019autres commerces. \u00abNous avons toujours plus de demandes\u00bb, note Mathieu Jacquesson, cofondateur de The Square. Cette arcade genevoise de 40 m2 accueille depuis avril 2011 des marques souhaitant cr\u00e9er une boutique pendant quelques jours uniquement. Mathieu Jacquesson envisage m\u00eame \u00abd\u2019ouvrir de nouveaux locaux pour r\u00e9pondre \u00e0 toutes les candidatures.\u00bb <\/p>\n<p>Cette tendance n\u2019est pas due \u00e0 un manque d\u2019arcades disponibles: \u00e0 Gen\u00e8ve, 11&rsquo;040 m2 de surface commerciales \u00e9taient vacantes en 2012, soit 75 % de plus qu\u2019en 2011. \u00abTous ces locaux ne sont pas forc\u00e9ment bien situ\u00e9s, nuance Yves Menoud, secr\u00e9taire patronal de la F\u00e9d\u00e9ration des artisans, commer\u00e7ants et entrepreneurs de Gen\u00e8ve (FAC). Si l\u2019on ne propose pas un produit tr\u00e8s pointu, pour lequel les clients se d\u00e9placent, il est important d\u2019ouvrir un commerce dans un rue fr\u00e9quent\u00e9e.\u00bb<\/p>\n<p>Et bien s\u00fbr, le prix des pas-de-porte et du loyer, \u00e0 payer pendant les mois de travaux et les longues p\u00e9riodes d\u2019attente des \u00e9ventuelles autorisations, rebutent bien des entrepreneurs. \u00abLa location co\u00fbte de 1000 \u00e0 2000 francs le m2 au centre-ville, poursuit Yves Menoud. De plus, les propri\u00e9taires demandent une garantie de 3 mois \u00e0 une ann\u00e9e de loyer. Sans oublier l\u2019\u00e9ventuel pas-de-porte, l\u2019am\u00e9nagement du lieu et le stock\u2026 Lancer un commerce physique aujourd\u2019hui n\u00e9cessite des fonds initiaux consid\u00e9rables, d\u2019autant plus que les banques aussi demandent toujours plus de garanties avant d\u2019accorder un pr\u00eat.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Communaut\u00e9 fid\u00e8le<\/strong><\/p>\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, des commer\u00e7ants en herbe ont ainsi opt\u00e9 pour une boutique en ligne uniquement. Mais cette option devient toujours plus risqu\u00e9e: les sites suisses doivent faire face \u00e0 la concurrence internationale, qui cro\u00eet de jour en jour. Selon une \u00e9tude publi\u00e9e par la F\u00e9d\u00e9ration du e-commerce et de la vente \u00e0 distance, deux sites marchands se cr\u00e9ent en France toutes les heures\u2026<\/p>\n<p>\u00abPour une jeune marque, il est par ailleurs extr\u00eamement avantageux d\u2019aller \u00e0 la rencontre physique de ses clients, m\u00eame pendant quelques jours, estime Mathieu Jacquesson de The Square. Rassembler les futurs clients autour d\u2019un univers et d\u2019un concept aide \u00e0 constituer une communaut\u00e9 fid\u00e8le autour de la marque.\u00bb<\/p>\n<p>En organisant une vente \u00e0 domicile ou au sein d\u2019une autre boutique, ces commerces nomades jouissent d\u2019un avantage suppl\u00e9mentaire: bien plus qu\u2019une vente, leur ouverture s\u2019assimile \u00e0 un \u00e9v\u00e8nement. Claire Gautier et Fiona Dugerdil, fondatrice du pop-up store Rush (lire portrait ci-dessous), se souviennent du \u00abbuzz\u00bb qui s\u2019est cr\u00e9\u00e9 autour de leur premi\u00e8re vente \u00e9ph\u00e9m\u00e8re. \u00abNos bons plans ont vite circul\u00e9 parmi les Genevoises, chacune voulait rapidement en profiter avant que cela ne s\u2019arr\u00eate.\u00bb <\/p>\n<p>Outre les frais de loyer, une vente nomade permet \u00e9galement d\u2019\u00e9pargner sur l\u2019investissement que requiert l\u2019am\u00e9nagement d\u2019une boutique. \u00abNous avons uniquement investi dans des rails pour suspendre nos v\u00eatements, pr\u00e9cisent les fondatrices de Rush. Nous les r\u00e9utiliserons pour nos prochaines ventes.\u00bb <\/p>\n<p>Marina Bonnet, qui vend des sex toys \u00e0 domicile \u00e0 travers sa soci\u00e9t\u00e9 BonbonRose, a investi environ 10&rsquo;000 francs pour lancer son commerce, \u00abbien moins que l\u2019ouverture d\u2019une boutique\u00bb, note l\u2019entrepreneuse d\u2019Ecublens (VD). Ces \u00e9conomies faites par le commer\u00e7ant se r\u00e9percutent ainsi sur le prix de la marchandise, rendant ainsi les commerces nomades particuli\u00e8rement attractifs pour les consommateurs.<\/p>\n<p><strong>Innover constamment<\/strong><\/p>\n<p>Exister temporairement implique une certaine discipline: \u00abIl faut constamment rester pr\u00e9sents sur les r\u00e9seaux sociaux, note Yann Popper de The Hamburger Foundation. Nous devons rester en contact avec la \u00abcommunaut\u00e9\u00bb qui nous suit et les informer des prochains emplacements ou des nouveaut\u00e9s.\u00bb Car le consommateur d\u2019aujourd\u2019hui, exigeant, souhaite \u00eatre constamment surpris. \u00abPour r\u00e9ussir en tant que commer\u00e7ant de nos jours, il faut clairement innover, conseille Yves Menoud de la FAC. Il faut proposer un concept qui casse la routine, qui se d\u00e9marque de la concurrence et qui cr\u00e9e un besoin nouveau. En respectant ce principe, tout type de commerce a sa chance sur le march\u00e9.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>PORTRAITS<\/p>\n<p><strong>BonbonRose, \u00e0 Ecublens<\/strong><br \/>\n<em>\u00abLa vente \u00e0 domicile est un mod\u00e8le d\u2019avenir\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Marina Bonnet l\u2019affirme avec assurance: \u00abLa vente \u00e0 domicile est plus que jamais un mod\u00e8le d\u2019avenir.\u00bb C\u2019est en tout cas \u00e0 ce mode de distribution que la jeune femme doit le succ\u00e8s de son entreprise de vente de sextoys, BonbonRose.<\/p>\n<p>Directement dans les appartements de ses clientes, son \u00e9quipe de vendeuses pr\u00e9sentent vibromasseurs, godemichets, \u0153ufs vibrants et autres jouets coquins \u00e0 un groupe de potentielles acheteuses r\u00e9unies pour la soir\u00e9e. \u00abNos produits sont \u00e9galement disponibles sur notre site internet, mais la grande majorit\u00e9 de notre chiffre d\u2019affaires provient des ventes r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 domicile. Contrairement \u00e0 l\u2019achat online, les clientes b\u00e9n\u00e9ficient des conseils de la vendeuse et peuvent voir physiquement l\u2019objet avant de l\u2019acqu\u00e9rir.\u00bb Dans cette boutique cr\u00e9\u00e9e pour la soir\u00e9e, chaque participante d\u00e9pensera en moyenne 170 francs. <\/p>\n<p>Le concept, popularis\u00e9 par la c\u00e9l\u00e8bre marque de bo\u00eete en plastique Tupperware, pr\u00e9sente d\u2019autres avantages: il permet une flexibilit\u00e9 en mati\u00e8re d\u2019horaires et transforme la s\u00e9ance shopping en moment de d\u00e9tente et de divertissement entre amies.<\/p>\n<p>Infirmi\u00e8re de formation, Marina Bonnet se lance seule dans cette aventure en 2007, avant d\u2019\u00eatre rejointe par son mari et deux autres employ\u00e9s. \u00abD\u00e8s le d\u00e9part, j\u2019effectuais 4 \u00e0 5 ventes \u00e0 domicile par semaine, je n\u2019arrivais pas \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 toutes les demandes. Aujourd\u2019hui, BonbonRose fonctionne gr\u00e2ce \u00e0 un r\u00e9seau de 100 vendeuses, bas\u00e9es principalement en Suisse romande, mais nous comptons aussi quelques collaboratrices du c\u00f4t\u00e9 al\u00e9manique. Elles touchent un pourcentage de leurs propres ventes.\u00bb En 2012, l\u2019entreprise, qui r\u00e9unit 30&rsquo;000 clientes, a r\u00e9alis\u00e9 un chiffre d\u2019affaire de pr\u00e8s d\u2019un million de francs. <\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 officie aussi en tant que distributeur pour des boutiques de la r\u00e9gion. Un entrep\u00f4t \u00e0 Ecublens lui permet de stocker ses 25&rsquo;000 articles. \u00abEn commen\u00e7ant, j\u2019ignorais si ce business allait marcher\u2026 S\u2019installer dans une arcade me semblait initialement risqu\u00e9, mais \u00e0 pr\u00e9sent, nous cherchons un emplacement fixe. Nos clientes nous le demandent, et \u00e0 ce stade nous pouvons nous permettre de payer un loyer mensuel de 6&rsquo;000 \u00e0 7&rsquo;000 francs. Il n\u2019est par ailleurs pas facile en tant que sexshop de trouver une arcade bien situ\u00e9e, l\u2019image et la r\u00e9putation acquise avec le temps nous aidera certainement.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Rush pop-up store, \u00e0 Gen\u00e8ve<\/strong><br \/>\n<em>\u00abNous proposons des pi\u00e8ces jusqu\u2019\u00e0 quatre fois moins cher qu\u2019en boutique\u00bb<\/em><\/p>\n<p>\u00abIl faut \u00eatre pr\u00eat \u00e0 payer 1 million pour un pas-de-porte au centre-ville ainsi qu\u2019un an de loyer en avance\u2026C\u2019est impossible lorsque l\u2019on commence.\u00bb Claire Gautier et Fiona Dugerdil, deux Genevoises de 26 ans, ont ainsi trouv\u00e9 une alternative pour se lancer dans la vente de pr\u00eat-\u00e0-porter f\u00e9minin. \u00abOn a opt\u00e9 pour un concept novateur en Suisse, mais d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s r\u00e9pandu en Angleterre: celui du \u00abpop-up store\u00bb, un point de vente qui ouvre de mani\u00e8re \u00e9ph\u00e9m\u00e8re dans un lieu lou\u00e9 temporairement. Notre boutique, baptis\u00e9e \u00abRush\u00bb apparait pour un certain temps, puis dispara\u00eet!\u00bb<\/p>\n<p>La premi\u00e8re vente a eu lieu pendant un mois en novembre dernier au sein d\u2019une galerie en Vieille-Ville genevoise. \u00abLa vente a fonctionn\u00e9 bien au-del\u00e0 de nos esp\u00e9rances. En trois jours, le magasin a \u00e9t\u00e9 d\u00e9valis\u00e9! Il a fallu s\u2019adapter et se r\u00e9approvisionner au fil des jours.\u00bb Les deux jeunes femmes d\u00e9nichent accessoires et v\u00eatements en Gr\u00e8ce, en Italie et \u00e0 Paris. \u00abNous choisissons des collections originales, des pi\u00e8ces que l\u2019on ne trouve pas forc\u00e9ment en Suisse. Les femmes de tout \u00e2ge peuvent trouver quelque chose. Gr\u00e2ce \u00e0 des frais fixes limit\u00e9s et une marge peu importante, nous pouvons proposer des pi\u00e8ces jusqu\u2019\u00e0 quatre fois moins cher qu\u2019en boutique. Nos prix s\u2019apparentent ainsi \u00e0 ceux des grands distributeurs, le prix des pulls et des pantalons avoisinent les 50 francs par exemple.\u00bb<\/p>\n<p>7000 pi\u00e8ces ont ainsi trouv\u00e9 preneuses, permettant \u00e0 ces amies de longue date de doubler la mise investie initialement. Entre deux ventes, elles s\u00e9lectionnent les futures collections et cherchent de nouveaux lieux dans lesquels s\u2019installer temporairement. \u00abNotre objectif est d\u2019organiser une grosse vente par saison \u00e0 Gen\u00e8ve, et d\u2019autres plus br\u00e8ves le reste de l\u2019ann\u00e9e, en station par exemple.\u00bb<\/p>\n<p>Sur le site et la page Facebook de Rush, elles informent le public de leur prochain point de vente. \u00abOn distribue \u00e9galement des flyers quelques jours avant le lancement. L\u2019aspect \u00e9ph\u00e9m\u00e8re cr\u00e9e un buzz autour de la vente. En novembre, des clientes venaient tous les jours et savaient qu\u2019il fallait acheter imm\u00e9diatement, car d\u2019ici au lendemain, l\u2019objet convoit\u00e9 aurait disparu! Contrairement \u00e0 une boutique constamment pr\u00e9sente, le pop-up store est attendu. Son ouverture s\u2019assimile \u00e0 un \u00e9v\u00e8nement, lorsque le lieu est d\u00e9voil\u00e9, l\u2019information \u00abexclusive\u00bb se transmet entre copines, chacune veut rapidement en profiter avant qu\u2019il ne ferme.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>The Hamburger Foundation, \u00e0 Gen\u00e8ve<\/strong><br \/>\n<em>\u00abNotre avons investi dix fois moins que dans un restaurant\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Deux frigos, un grill, une friteuse, un \u00e9vier et des placards de rangement compact\u00e9s dans une roulotte de 9 m2. C\u2019est dans ce petit espace que George Bowring, Yann Popper et Marc Gouzer, fondateurs de \u00abThe Hamburger Foundation\u00bb confectionnent chaque jour une centaine de burgers vendus d\u00e8s 12 francs pi\u00e8ce. Leur lieu de distribution change quotidiennement. \u00abNous installons notre \u00abfood-truck\u00bb sur des places priv\u00e9es (parking, jardins\u2026) et les march\u00e9s, expliquent les trois amis d\u2019enfance. Nous collaborons entre autres avec deux banques priv\u00e9es, qui nous accueillent r\u00e9guli\u00e8rement sur leur parking. En contrepartie, certains partenaires nous demandent un nombre de burgers offerts, d\u2019autres nous demandent une r\u00e9mun\u00e9ration pour les places de parking mis \u00e0 notre disposition par exemple.\u00bb <\/p>\n<p>Pour son entreprise, Yann Popper, qui a v\u00e9cu quelques ann\u00e9es aux Etats-Unis, s\u2019est inspir\u00e9 d\u2019un concept en plein essor outre-Atlantique: \u00abPendant la crise, les jeunes professionnels de la restauration se sont retrou\u00acv\u00e9s confront\u00e9s \u00e0 des loyers trop chers et \u00e0 des banques frileuses. Ils se sont ainsi tourn\u00e9s vers le mod\u00e8le alternatif des \u00abgourmets foodtrucks\u00bb.\u00bb <\/p>\n<p>C\u2019est aussi pour des raisons \u00e9conomiques que Yann Popper et ses associ\u00e9s ont choisi ce type de commerce. \u00abNous avons initialement investi 100&rsquo;000 francs pour notre \u00e9quipement (roulotte customis\u00e9e et v\u00e9hicule 4&#215;4), ce qui correspond \u00e0 un dixi\u00e8me du budget dont nous aurions eu besoin pour ouvrir le restaurant que nous imaginions.\u00bb<\/p>\n<p>D\u00e8s le lancement en ao\u00fbt dernier, la roulotte a s\u00e9duit les Genevois. \u00abNous \u00e9tions d\u00e9valis\u00e9s tr\u00e8s rapidement! Notre apport n\u2019est pas encore amorti, mais nous rentabilisons nos frais quotidiens d\u00e8s les premiers jours.\u00bb <\/p>\n<p>Les comp\u00e9tences en marketing des fondateurs ont permis d\u2019inculquer \u00e0 l\u2019enseigne une identit\u00e9 propre, dr\u00f4le, d\u00e9cal\u00e9e, et parfaitement v\u00e9hicul\u00e9e \u00e0 travers les r\u00e9seaux sociaux et une newsletter en anglais, au ton tr\u00e8s \u00abfriendly\u00bb. Leur nomadisme leur permet aussi de se d\u00e9marquer des autres nouveaux restaurants de burgers, qui ouvrent en masse ces derniers mois.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les difficult\u00e9s impos\u00e9es par le syst\u00e8me &#8212; d\u00e9pendance de la m\u00e9t\u00e9o, efforts constants pour trouver de nouveaux emplacements, contraintes de place pour le stockage\u2026 &#8212; les jeunes entrepreneurs sont ravis d\u2019avoir pu tester le march\u00e9 et s\u2019initier au m\u00e9tier de cette mani\u00e8re. \u00abDans un deuxi\u00e8me temps, nous ouvrirons peut-\u00eatre un restaurant!\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les prix exorbitants des loyers et des pas-de-porte encouragent de jeunes entrepreneurs \u00e0 ouvrir des boutiques \u00e9ph\u00e9m\u00e8res ou mobiles. 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