



{"id":3851,"date":"2013-02-25T19:26:48","date_gmt":"2013-02-25T17:26:48","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3851"},"modified":"2013-02-27T11:23:01","modified_gmt":"2013-02-27T09:23:01","slug":"quantification","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3851","title":{"rendered":"La valeur du paysage suisse"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/022013\/250213.jpg\" alt=\"250213.jpg\" title=\"250213.jpg\" border=\"0\" height=\"310\" width=\"468\" \/><\/p>\n<p>Quel est le point commun entre la marque Ricola, le m\u00fcesli Alpen de Weetabix, la pochette de l\u2019album \u00ab\u00a0Construction Time Again\u00a0\u00bb du groupe Depeche Mode et le Toblerone? Tous ont choisi le Cervin comme logo. En ornant leurs produits de la fameuse montagne suisse, ces acteurs attribuent une valeur \u00e9conomique \u00e0 cet \u00e9l\u00e9ment du paysage.<\/p>\n<p>\u00abLa nature est un bien immat\u00e9riel, indique Pierre-Alain Rumley, ex-directeur de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral du d\u00e9veloppement territorial et professeur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Neuch\u00e2tel. Mais si on ne lui attribue pas une valeur, elle risque de se retrouver du c\u00f4t\u00e9 des perdants.\u00bb Comment r\u00e9sister aux app\u00e9tits des promoteurs immobiliers et autres \u00abb\u00e9tonneurs\u00bb si on ne sait pas ce que vaut un paysage intact?<\/p>\n<p>Il existe plusieurs m\u00e9thodes pour effectuer cette quantification. On peut examiner l\u2019effet sur les loyers et le prix des maisons d\u2019une belle vue ou de la pr\u00e9sence d\u2019espaces verts \u00e0 proximit\u00e9. Andrea Baranzini, professeur d\u2019\u00e9conomie politique \u00e0 la Haute \u00e9cole de gestion de Gen\u00e8ve HEG-GE, et sa coll\u00e8gue Caroline Schaerer se sont attel\u00e9s \u00e0 cette t\u00e2che. Ils ont d\u00e9couvert qu\u2019une vue sur le jet d\u2019eau de Gen\u00e8ve faisait augmenter le loyer de 3,6%. Lorsque l\u2019appartement donne sur la cath\u00e9drale, on peut s\u2019attendre \u00e0 payer 7,4% de plus.<\/p>\n<p>A contrario, la vue sur une zone industrielle peut faire baisser le loyer jusqu\u2019\u00e0 18%. Il est aussi possible d\u2019examiner la valeur du paysage \u00aben demandant directement aux citoyens combien ils sont pr\u00eats \u00e0 payer pour le pr\u00e9server\u00bb, note le chercheur. Une \u00e9tude men\u00e9e \u00e0 Davos dans le cadre du Programme national de recherche \u00abPaysages et habitats de l\u2019arc alpin\u00bb (PNR48) a montr\u00e9 que les touristes seraient dispos\u00e9s \u00e0 d\u00e9bourser 22 francs de plus par semaine pour \u00e9viter l\u2019extension de la zone b\u00e2tie.<\/p>\n<p>\u00abLa disposition de la population \u00e0 payer pour un espace naturel d\u00e9pend fortement de son accessibilit\u00e9 et de la pr\u00e9sence d\u2019alternatives vertes \u00e0 proximit\u00e9\u00bb, met toutefois en garde Andreas Hauser, de la section \u00e9conomie de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019environnement (Ofev). Une enqu\u00eate r\u00e9alis\u00e9e par l\u2019office en 2009 a d\u00e9montr\u00e9 que les personnes interrog\u00e9es seraient pr\u00eates \u00e0 d\u00e9bourser 275 \u00e0 331 francs pour revitaliser le cours d\u2019eau de la D\u00fcnnern (SO) s\u2019ils peuvent profiter de ses rives, mais seulement 186 \u00e0 224 francs s\u2019ils ne peuvent pas y acc\u00e9der.<\/p>\n<p>Une autre fa\u00e7on de mesurer la valeur que les gens attribuent au paysage consiste \u00e0 \u00e9tudier ce qu\u2019ils d\u00e9pensent pour en profiter. Andrea Baranzini et son coll\u00e8gue Damien Rochette ont calcul\u00e9 que les usagers du bois de Finges, en Valais, d\u00e9boursent entre 1100 et 1500 francs par personne et par ann\u00e9e pour s\u2019y rendre. Dominik Siegrist, un chercheur de la Haute Ecole d\u2019ing\u00e9nieurs de Rapperswil, a \u00e9valu\u00e9 la part des d\u00e9penses touristiques motiv\u00e9es uniquement par l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la nature \u00e0 1,6 milliard de francs par an. \u00abLe paysage repr\u00e9sente le facteur d\u2019attractivit\u00e9 num\u00e9ro un pour 83% des visiteurs qui se rendent en Suisse, rel\u00e8ve Rafael Matos-Wazem, professeur \u00e0 la Haute \u00e9cole de tourisme de Sierre. Certaines localit\u00e9s en vivent enti\u00e8rement, comme la r\u00e9gion d\u2019Aletsch, qui p\u00e9ricliterait sans son glacier.\u00bb<\/p>\n<p>Une mani\u00e8re plus indirecte de mesurer la valeur qu\u2019on donne \u00e0 la nature consiste \u00e0 examiner les compensations ou subventions publiques vers\u00e9es aux propri\u00e9taires de for\u00eats, qui sont en lien direct avec le b\u00e9n\u00e9fice environnemental fourni par ces espaces verts. \u00abLa for\u00eat est source de bois, elle agit comme un poumon pour r\u00e9guler le climat et elle permet de produire de l\u2019eau propre, d\u00e9taille Philippe Roch, ex-directeur de l\u2019Ofev. Elle a donc une valeur en dehors des circuits \u00e9conomiques traditionnels.\u00bb<\/p>\n<p>Dans le canton de B\u00e2le-Campagne, les propri\u00e9taires de for\u00eats touchent 51 francs par hectare et par an pour accomplir diff\u00e9rentes fonctions de pr\u00e9servation de la diversit\u00e9 des esp\u00e8ces et d\u2019entretien des sentiers. A l\u2019avenir, les quantit\u00e9s de CO2 qu\u2019une for\u00eat absorbe &#8212; et que la Conf\u00e9d\u00e9ration ne devra donc plus compenser &#8212; pourraient \u00eatre incluses dans le calcul.<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame ordre d\u2019id\u00e9es, les sommes \u00e9conomis\u00e9es gr\u00e2ce aux remparts naturels contre les avalanches ou les inondations que constituent les for\u00eats et les rivi\u00e8res donnent une indication de leur valeur. Celle-ci d\u00e9pend toutefois fortement de la pr\u00e9sence d\u2019humains. L\u2019Institut pour l\u2019\u00e9tude de la neige et des avalanches a calcul\u00e9 que les for\u00eats permettaient d\u2019\u00e9conomiser 9\u2019937 francs par hectare et par an en d\u00e9g\u00e2ts li\u00e9s aux avalanches dans le village de Davos, mais seulement 121 francs dans la vall\u00e9e de Dischmatal, peu peupl\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Gestion \u00abn\u00e9gligente\u00bb du paysage suisse<\/strong><\/p>\n<p>Reste \u00e0 savoir quels sont les facteurs qui influencent la valeur du paysage. Le mitage du territoire, cette propension \u00e0 construire de fa\u00e7on anarchique en dehors des zones urbaines, est sans doute la plus importante source de d\u00e9perdition. \u00abNous vantons nos paysages, mais les recouvrons \u00e0 tort et \u00e0 travers de maisons, de zones artisanales et de routes, note Pia Kl\u00e4y, de la section Qualit\u00e9 du paysage de l\u2019Ofev. C\u2019est la schizophr\u00e9nie suisse, le bloc de b\u00e9ton sur l\u2019\u00e2me de nos paysages.\u00bb Il s\u2019agit d\u2019un cercle vicieux: \u00abSi on met les gens \u00e0 la campagne, il faut ensuite les ramener en ville, l\u00e0 o\u00f9 se trouvent les emplois et les magasins, ce qui implique des investissements en termes de routes et de transports publics\u00bb, souligne Xavier Comtesse, le responsable romand du think tank Avenir Suisse. Et contribue \u00e0 miter encore un peu plus le territoire.<\/p>\n<p>La surface habitable moyenne par personne est pass\u00e9e de 33 m2 en 1980 \u00e0 43 m2 en 2000. La superficie des zones non morcel\u00e9es est, elle, pass\u00e9e de 140 km2 en moyenne, \u00e0 un peu plus de 100 km2 entre 1960 et 2002. Les variations r\u00e9gionales sont importantes: si la consommation relative du sol par habitant est rest\u00e9e pratiquement inchang\u00e9e dans le canton de Zoug depuis 1910, ce n\u2019est pas le cas de la plupart des autres cantons. \u00abIl y a eu de gros ratages, rel\u00e8ve Xavier Comtesse. Entre Zurich et Kloten, on a pratiquement vu \u00e9merger une ville neuve enti\u00e8re, faite de villas et de zones industrielles. Le m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne s\u2019observe \u00e0 Bulle ou en Argovie.\u00bb Sur l\u2019Arc l\u00e9manique, la forte croissance \u00e9conomique de ces derni\u00e8res ann\u00e9es, qui a attir\u00e9 de nombreux migrants, a \u00e9galement contribu\u00e9 \u00e0 ce morcellement du paysage.<\/p>\n<p>Face \u00e0 ces \u00e9volutions, la Conf\u00e9d\u00e9ration s\u2019est montr\u00e9e particuli\u00e8rement inefficace en mati\u00e8re d\u2019am\u00e9nagement du territoire, jugent la plupart des observateurs. \u00abN\u00e9gligente, voil\u00e0 bien l\u2019adjectif pour qualifier notre gestion de cette ressource pr\u00e9cieuse qu\u2019est le paysage au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies en Suisse\u00bb, constate le sous-directeur de l\u2019Ofev Willy Geiger dans un rapport.<\/p>\n<p>\u00abLes autorit\u00e9s f\u00e9d\u00e9rales n\u2019osent pas forcer les cantons et les communes \u00e0 appliquer la loi, estime Philippe Roch. Or, ces derniers sont souvent trop proches des propri\u00e9taires et promoteurs immobiliers pour prendre des d\u00e9cisions ind\u00e9pendantes.\u00bb Il cite le cas des tours d\u2019Aminona, en Valais: \u00abLe terrain sur lequel elles ont \u00e9t\u00e9 construites \u00e9tait une zone prot\u00e9g\u00e9e de prairies s\u00e8ches, mais elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9class\u00e9e et vendue pour accueillir un projet immobilier devis\u00e9 \u00e0 600 millions de francs.\u00bb<\/p>\n<p>Pour Olivier Feller, conseiller national PLR et secr\u00e9taire de la F\u00e9d\u00e9ration romande immobili\u00e8re, les d\u00e9cisions doivent toutefois continuer \u00e0 se prendre \u00e0 l\u2019\u00e9chelon cantonal et communal. \u00abL\u2019am\u00e9nagement du territoire doit \u00eatre g\u00e9r\u00e9 en lien avec les r\u00e9alit\u00e9s locales, dit-il. On ne peut pas soumettre \u00e0 des r\u00e8gles uniformes Zurich, Schaffhouse, le Tessin et l\u2019Arc l\u00e9manique.\u00bb<\/p>\n<p>Le vrai probl\u00e8me, selon Pierre-Alain Rumley, ce sont les zones \u00e0 b\u00e2tir \u00absurdimensionn\u00e9es et mal d\u00e9finies\u00bb. A Fribourg, 30 \u00e0 40% d\u2019entre elles ne sont pas construites. La nouvelle Loi sur l\u2019am\u00e9nagement du territoire devrait y rem\u00e9dier. Combattue par un r\u00e9f\u00e9rendum des milieux \u00e9conomiques, elle a pour but de d\u00e9finir les espaces constructibles en fonction des besoins des cantons sur les quinze prochaines ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Le but est d\u2019aboutir \u00e0 une densification des villes. \u00abIl faut mettre les gens en ville et la campagne \u00e0 la campagne\u00bb, juge Xavier Comtesse. Des solutions existent: il \u00e9voque notamment l\u2019initiative genevoise pour sur\u00e9lever les b\u00e2timents, la conversion de friches industrielles en logements \u00e0 Zurich, \u00e0 Vevey ou \u00e0 Renens et les grands projets urbains comme celui de la Praille-Acacias-Vernets \u00e0 Gen\u00e8ve, qui repoussent les industries hors du centre-ville.<\/p>\n<p>Le PNR 48 va plus loin encore. Il pr\u00f4ne le retour \u00e0 l\u2019\u00e9tat sauvage de certaines r\u00e9gions, qui n\u2019ont aucun avenir, ni touristique, ni industriel, et qui subissent un exode de leur population, \u00e0 l\u2019image de la vall\u00e9e du Muotatal (SZ). Une vision qui fait bondir Olivier Feller: \u00abOn doit \u00e9viter le d\u00e9peuplement de toute une r\u00e9gion, ce n\u2019est pas sain pour l\u2019\u00e9quilibre d\u2019un pays.\u00bb<\/p>\n<p><strong>\u00abNot in my backyard\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Mais le grignotage de la campagne par les villas, un ph\u00e9nom\u00e8ne qui concerne essentiellement le Plateau, n\u2019est pas le seul facteur influen\u00e7ant la valeur du paysage. Le d\u00e9veloppement effr\u00e9n\u00e9 d\u2019infrastructures touristiques, notamment dans les Alpes, contribue \u00e9galement \u00e0 sa d\u00e9pr\u00e9ciation. Les installations de transports touristiques (t\u00e9l\u00e9cabines, t\u00e9l\u00e9si\u00e8ges, t\u00e9l\u00e9skis) sont pass\u00e9es de 400 en 1960 \u00e0 pr\u00e8s de 1600 en 2007. La mobilit\u00e9 touristique et de loisirs repr\u00e9sente aujourd\u2019hui 60% des kilom\u00e8tres-passagers parcourus en Suisse, contre 30% dans les ann\u00e9es 1960, et pr\u00e8s d\u2019un tiers des \u00e9missions d\u2019oxydes d\u2019azote et de monoxyde de carbone.<\/p>\n<p>L\u2019industrie touristique est confront\u00e9e \u00e0 un v\u00e9ritable paradoxe. Les acteurs de la branche doivent fournir des voies d\u2019acc\u00e8s, des h\u00f4tels et des r\u00e9sidences secondaires aux touristes s\u2019ils veulent les attirer. Mais si ce d\u00e9veloppement d\u00e9grade la qualit\u00e9 du paysage, \u00abils scient la branche sur laquelle ils sont assis\u00bb, note Rafael Matos-Wazem, de la HES-SO Valais Wallis Tourisme.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la population, elle se montre ambigu\u00eb face \u00e0 cet enjeu, estime-t-il: \u00abElle r\u00e9fl\u00e9chit selon le principe du \u2039Not in my backyard\u203a, souhaitant conserver \u00e0 la fois son chalet et la vue devant.\u00bb Cette situation a r\u00e9cemment d\u00e9bouch\u00e9 sur l\u2019acceptation, en votation populaire, de l\u2019initiative Weber, qui limite le taux de r\u00e9sidences secondaires \u00e0 20% par commune.<\/p>\n<p>L\u2019agriculture est un autre \u00e9l\u00e9ment qui a un impact sur la valeur du paysage. \u00abL\u2019agriculture moderne, qui favorise toujours plus la monoculture, ne contribue pas \u00e0 la valorisation du paysage\u00bb, souligne Pierre-Alain Rumley. Les petites structures, comme les haies, buissons, prairies s\u00e8ches ou p\u00e2turages, garantes de la diversit\u00e9 des esp\u00e8ces, sont en recul, mang\u00e9es par les grandes exploitations.<\/p>\n<p>Mais les paysans sont eux-m\u00eames confront\u00e9s \u00e0 la diminution des surfaces agricoles. \u00abOn perd l\u2019\u00e9quivalent de dix terrains de foot par jour\u00bb, rel\u00e8ve Jacques Bourgeois, le pr\u00e9sident de l\u2019Union suisse des paysans. Ces derniers jouent aussi un r\u00f4le essentiel de jardiniers du paysage. \u00abCela fait d\u00e9sormais partie de notre mandat constitutionnel, aux c\u00f4t\u00e9s de la production alimentaire, dit-il. Sans ce travail d\u2019entretien, la for\u00eat reprendrait ses droits en de nombreux endroits.\u00bb La paysannerie touche des paiements directs de la part de la Conf\u00e9d\u00e9ration pour assurer cette fonction. R\u00e9sultat, les surfaces de compensation \u00e9cologique sont pass\u00e9es de 70\u2019000 \u00e0 120\u2019000 hectares entre 1993 et 2005. Elles repr\u00e9sentent aujourd\u2019hui 11% de la surface agricole utile.<\/p>\n<p>On retrouve cette dichotomie dans la discussion sur les \u00e9oliennes, qui oppose les tenants d\u2019un paysage laiss\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tat naturel aux d\u00e9fenseurs de la production de courant \u00e9cologique. \u00abLes parcs \u00e9oliens repr\u00e9sentent une forme d\u2019industrialisation de la nature, dont les principaux gagnants sont les fournisseurs d\u2019\u00e9lectricit\u00e9, qui peuvent vendre du courant \u00e0 prix garanti et les communes qui touchent des subventions, d\u00e9nonce Pierre-Alain Rumley. Par contre, la valeur touristique de ces r\u00e9gions en souffre.\u00bb Ceux qui soutiennent les \u00e9oliennes pensent au contraire qu\u2019elles ont le potentiel pour devenir des attractions en elles-m\u00eames, comme \u00e0 Mont-Crosin (BE).<\/p>\n<p>Le d\u00e9bat est particuli\u00e8rement vif \u00e0 Neuch\u00e2tel, o\u00f9 le peuple doit se prononcer en novembre sur une initiative qui s\u2019oppose \u00e0 la construction de 61 \u00e9oliennes. Dans le camp adverse, les Verts neuch\u00e2telois soutiennent le projet. La protection du paysage, et de sa valeur, est d\u00e9cid\u00e9ment un enjeu qui d\u00e9passe les traditionnelles lignes de fracture politiques<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans la revue H\u00e9misph\u00e8res (no 4).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La nature n\u2019est pas \u00e0 vendre, mais il existe des mani\u00e8res de lui attribuer une valeur financi\u00e8re. Une d\u00e9marche cruciale pour justifier sa pr\u00e9servation face \u00e0 la progression de l\u2019\u00e9talement urbain.<\/p>\n","protected":false},"author":19062,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-3851","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3851","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19062"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3851"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3851\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3851"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3851"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3851"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}