



{"id":3829,"date":"2013-01-18T11:27:20","date_gmt":"2013-01-18T09:27:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3829"},"modified":"2013-01-21T11:41:39","modified_gmt":"2013-01-21T09:41:39","slug":"pactole","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3829","title":{"rendered":"Les millions de Bruxelles dont profitent les PME helv\u00e9tiques"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/012013\/european_money.jpg\" alt=\"european_money.jpg\" title=\"european_money.jpg\" width=\"468\" height=\"311\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p>Un vrai pactole: pendant cinq ans, la petite Atheris de Gen\u00e8ve a pu g\u00e9rer un projet \u00e0 18 millions d\u2019euros financ\u00e9 par l\u2019Union europ\u00e9enne. L\u2019entreprise de biotechnologie de 15 personnes en a profit\u00e9 pour \u00e9tablir des collaborations avec des instituts de pointe, faire des d\u00e9couvertes \u00e0 la pelle et cr\u00e9er deux spin-off (voir le portrait ci-dessous). Tout cela gr\u00e2ce \u00e0 un projet bien ficel\u00e9 qui a su convaincre Bruxelles.<\/p>\n<p>Car la Suisse fait int\u00e9gralement partie des programmes de recherche de l\u2019Union europ\u00e9enne &#8212; et ce ne sont pas seulement les scientifiques universitaires qui en profitent. De nombreux instruments de soutien ont pour but de mettre au point des produits concrets et encouragent la participation non seulement de start-up, mais \u00e9galement de soci\u00e9t\u00e9 matures. Une partie des frais de recherche et d\u00e9veloppement est rembours\u00e9e: 75% pour les PME, 50% pour les grandes entreprises. <\/p>\n<p>La majorit\u00e9 des financements s\u2019organise de mani\u00e8re \u00abtop-down\u00bb: des probl\u00e9matiques globales sont d\u00e9finies au niveau politique et ensuite saucissonn\u00e9es en diff\u00e9rents programmes sp\u00e9cifiques qui font l\u2019objet d\u2019un appel \u00e0 soumission. Universit\u00e9s et entreprises se regroupent dans un consortium et soumettent un projet qui d\u00e9taille comment elles comptent se partager le travail: un partenaire sera par exemple charg\u00e9 du d\u00e9veloppement, un autre des tests, le troisi\u00e8me de la production. <\/p>\n<p>Ces initiatives offrent aux PME des opportunit\u00e9s int\u00e9ressantes. Elles peuvent rester en contact avec les avanc\u00e9es technologiques issues de la recherche universitaire, tester des nouveaux mat\u00e9riaux ou dispositifs avant qu\u2019ils soient mis sur le march\u00e9 et acc\u00e9der \u00e0 des infrastructures sp\u00e9ciales. Les projets les am\u00e8nent \u00e0 concevoir des prototypes pour r\u00e9soudre des probl\u00e8mes concrets r\u00e9alistes et proches des demandes du march\u00e9. <\/p>\n<p>Le choix des partenaires est d\u00e9licat, souligne Patrick Gaillard, de Maxwell \u00e0 Rossens (FR), un fabricant de composants \u00e9lectriques de pointe. \u00abOn ne peut pas rassembler des concurrents directs, car il faut \u00e9viter les guerres internes. L\u2019id\u00e9al est d\u2019avoir des entreprises compl\u00e9mentaires qui peuvent d\u00e9boucher plus tard sur des synergies ou des id\u00e9es de collaboration &#8212; nous avons par exemple travaill\u00e9 avec Siemens ou BMW.\u00bb Il est crucial de r\u00e9gler \u00e0 l\u2019avance les questions de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et de confidentialit\u00e9, qui peuvent \u00eatre tr\u00e8s flexibles: accord bilat\u00e9raux entre deux partenaires pour des modules d\u00e9velopp\u00e9s ensemble, contr\u00f4le des \u00e9changes d\u2019information, etc. <\/p>\n<p>Mieux vaut bien r\u00e9fl\u00e9chir avant de faire le pas. \u00abIl ne faut pas se lancer dans un tel programme dans le but de gagner de l\u2019argent, pr\u00e9vient Nicolas Tille, directeur technique et op\u00e9rationnel d\u2019Aardex Group, une soci\u00e9t\u00e9 de dispositifs m\u00e9dicaux bas\u00e9e \u00e0 Sion. On peut financer ainsi une partie de ses frais de R&#038;D, mais une motivation purement \u00e9conomique n\u2019est pas la bonne.\u00bb \u00abIl est crucial que le projet s\u2019aligne bien avec la strat\u00e9gie d\u2019innovation de l\u2019entreprise, ajoute C\u00e9dric H\u00f6llm\u00fcller, vice-directeur d\u2019Euresearch, une agence financ\u00e9e par la Conf\u00e9d\u00e9ration qui offre des conseils pour les demandes de subsides europ\u00e9ens. Un fournisseur horloger qui d\u00e9sire s\u2019orienter vers le medtech pourrait  b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une participation \u00e0 un projet dans ce domaine, mais uniquement s\u2019il s\u2019agit pour elle d\u2019une nouvelle orientation strat\u00e9gique.\u00bb <\/p>\n<p>\u00abNotre exp\u00e9rience nous a montr\u00e9 qu\u2019il ne faut s\u2019impliquer que si l\u2019on est absolument d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 s\u2019engager dans un nouveau secteur technologique, commente Alan Kaufman, de Meggitt Sensing Systems \u00e0 Fribourg (ancien Vibro-Meter). Dans ce cas, ces programmes peuvent acc\u00e9l\u00e9rer la maturation de la technologie.\u00bb Mais le projet ne doit pas constituer un \u00e9l\u00e9ment-cl\u00e9 pour l\u2019entreprise, selon Nicolas Tille d\u2019Aardex: \u00abCe serait trop risqu\u00e9, entre autre au niveau de la confidentialit\u00e9. Ces programmes sont par contre tr\u00e8s utiles pour explorer des nouvelles pistes.\u00bb <\/p>\n<p>La charge administrative li\u00e9e \u00e0 ces initiatives ne doit pas \u00eatre sous-estim\u00e9e. Les sesterces bruxellois sont bien prot\u00e9g\u00e9s, en particulier par l\u2019eurospeak, cette langue bureaucratique obscure qui rend cryptiques les informations communiqu\u00e9es par l\u2019UE). Le soutien d\u2019une agence comme Euresearch se r\u00e9v\u00e8le crucial pour les nouveaux-venus.<\/p>\n<p>\u00abIl est illusoire de vouloir joindre un monter un projet avant la date limite de soumission, souligne C\u00e9dric H\u00f6llm\u00fcller. Je n\u2019h\u00e9site d\u2019ailleurs pas \u00e0 d\u00e9conseiller une entreprise de se lancer si le consortium ne tient pas la route ou si le projet ne r\u00e9pond pas parfaitement \u00e0 tous les crit\u00e8res de l\u2019appel. Il vaut mieux s\u2019arr\u00eater t\u00f4t, car une soumission engage temps et ressources. D\u2019ailleurs, seule une sur cinq sera couronn\u00e9e de succ\u00e8s.\u00bb Toucher l\u2019argent de l\u2019Union europ\u00e9enne impose de nombreuses contraintes bureaucratiques: il faut documenter ses r\u00e9sultats et soigner les d\u00e9comptes financiers et organiser une r\u00e9vision comptable externe. Pour faire face, certains consortiums font appel \u00e0 des soci\u00e9t\u00e9s sp\u00e9cialis\u00e9es dans les questions administratives telles que Sciprom (Lausanne) ou Eurelations (Zurich), qui les aident \u00e0 mettre en place une plateforme internet de collaboration et organise la r\u00e9daction des rapports. <\/p>\n<p>Chercheurs et entreprises helv\u00e9tiques profitent largement des soutiens europ\u00e9ens: l\u2019argent qu\u2019ils arrivent \u00e0 lever d\u00e9passe de 60% les montants vers\u00e9s par la Conf\u00e9d\u00e9ration pour participer \u00e0 ces programmes. La raison? La cotisation est calcul\u00e9e au pro-rata du PIB, alors que les soutiens \u00e0 la recherche sont allou\u00e9s de mani\u00e8re comp\u00e9titive aux meilleurs projets. Et \u00e0 ce jeu, les petits Suisses s\u2019en sortent mieux que la moyenne.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Acc\u00e9der aux fonds europ\u00e9ens<\/strong><\/p>\n<p>Les PME helv\u00e9tiques peuvent b\u00e9n\u00e9ficier des instruments de soutien mis en place par Bruxelles. Les projets les mieux financ\u00e9s font parties des \u00abprogrammes-cadres\u00bb  (ou \u00abFramework Programs\u00bb) qui s\u2019\u00e9tendent sur 4 \u00e0 7 ans pour soutenir la recherche fondamentale et appliqu\u00e9e. Les participants doivent suivre les appels \u00e0 soumission publi\u00e9s r\u00e9guli\u00e8rement par l\u2019Union europ\u00e9enne et joindre (ou fonder) un consortium qui rassemble d\u00e9partements de R&#038;D priv\u00e9s et laboratoires de recherche universitaire. <\/p>\n<p>D\u2019autres programmes permettent de proposer une demande de soutien en dehors de domaines pr\u00e9d\u00e9finis (\u00abEureka\u00bb, \u00abEurostar\u00bb), d\u2019accueillir un chercheur acad\u00e9mique dans son entreprises (\u00abPeople IAAP\u00bb) ou encore de d\u00e9l\u00e9guer une prestation de R&#038;D \u00e0 un tiers (\u00abFP7 SMEs\u00bb). Le r\u00e9seau Enterprise Europe Network facilite l\u2019identification de partenaires d\u2019affaire ou d\u2019innovation. Des agence de soutien telle qu\u2019Euresearch peuvent grandement aider \u00e0 comprendre les diff\u00e9rents instruments et \u00e9tablir si un projet tient la route ou non.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abLe pont entre r\u00e9sultats scientifiques et premiers produits\u00bb<\/strong><br \/>\n<em>Reto St\u00f6cklin, Atheris, biotechnologies, Gen\u00e8ve<\/em><\/p>\n<p>Pour l\u2019entreprise genevoise Atheris de 15 employ\u00e9s, le projet europ\u00e9en \u00abConco\u00bb qui vient d\u2019aboutir aura repr\u00e9sent\u00e9 un budget global de 18 millions d\u2019euros sur cinq ans. \u00abNous avons \u00e9t\u00e9 l\u2019une des premi\u00e8res PME du continent \u00e0 coordonner une initiative de cette envergure et probablement le premier consortium \u00e0 pouvoir faire entrer une institution am\u00e9ricaine\u00bb, explique Reto St\u00f6cklin, fondateur d\u2019Atheris. Une vingtaine de partenaires impliquant plus d\u2019une centaine de scientifiques ont \u00e9tudi\u00e9 le venin d\u2019un escargot marin afin d\u2019en extraire des nouvelles mol\u00e9cules utiles pour la sant\u00e9. Certains ont s\u00e9quenc\u00e9 son ADN, d\u2019autres synth\u00e9tis\u00e9 ses prot\u00e9ines. La soci\u00e9t\u00e9 genevoise a fractionn\u00e9 le venin pour diviser les milliers de mol\u00e9cules qui le composent en quelques 80 groupes. L\u2019activit\u00e9 biologique de ces derniers a ensuite \u00e9t\u00e9 syst\u00e9matiquement test\u00e9e pour d\u00e9couvrir des effets utiles.<\/p>\n<p>Artheris est pass\u00e9e par une exp\u00e9rience quelque peu p\u00e9nible: une contre-expertise men\u00e9e par Bruxelles pour v\u00e9rifier l\u2019audit comptable externe. \u00abOn peut questionner le bien-fond\u00e9 d\u2019un tel acharnement bureaucratique, commente Reto St\u00f6cklin. Il cherche des poux sur des questions de d\u00e9tail alors qu\u2019il ne d\u00e9c\u00e9l\u00e9rait probablement pas de fraude grossi\u00e8re comme un emploi fictif. Mais je suis d\u2019accord avec le principe de base: il est normal de documenter nos activit\u00e9s lorsque nous touchons autant d\u2019argent.\u00bb<br \/>\nLes r\u00e9sultats de Conco ont permis au fondateur d\u2019Atheris de cofonder deux spin-off: Activen S.A. \u00e9labore et commercialise un anti-ride de type Botox et a r\u00e9alis\u00e9 sa premi\u00e8re vente en ao\u00fbt 2012. Des royalties sont vers\u00e9es aux deux d\u00e9tenteurs du brevet (Atheris et le CNRS en France). L\u2019autre entreprise d\u00e9veloppe des petites mol\u00e9cules (des peptides) trouv\u00e9es dans le venin qui sont capables d\u2019entrer dans les cellules tumorales, un domaine prometteur dans la lutte contre le cancer.<\/p>\n<p>\u00abPour moi, ce n\u2019est pas au public de soutenir des initiatives qui sont certaines d\u2019aboutir, glisse Reto St\u00f6cklin. Notre projet \u00e9tait trop risqu\u00e9 pour la plupart des investisseurs priv\u00e9s, mais il nous a permis de faire le pont entre les premiers r\u00e9sultats scientifiques et les premiers produits.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abDes moyens tr\u00e8s utiles pour explorer une nouvelle direction\u00bb <\/strong><br \/>\n<em>Nicolas Tille, Aardex Group, technologies m\u00e9dicales, Sion (VS)<\/em><\/p>\n<p>Bas\u00e9 \u00e0 Sion, Aardex Group sait profiter des projets de R&#038;D europ\u00e9ens. \u00abCe sont des moyens tr\u00e8s utiles pour explorer une nouvelle direction qui nous para\u00eet int\u00e9ressante sans que nous soyons s\u00fbrs de son vrai potentiel, commente Nicolas Tille, directeur technique et op\u00e9rationnel du groupe. Elles nous permettent de travailler avec les derni\u00e8res nouveaut\u00e9s technologiques avant m\u00eame qu\u2019elles soient disponibles sur le march\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Fond\u00e9 au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, le groupe emploie une quinzaine de personnes r\u00e9parties entre le Valais et la Belgique. Il a \u00e9t\u00e9 repris en juin 2012 par le groupe am\u00e9ricain MeadWestvaco, un poids lourd de l\u2019emballage avec ses 15&rsquo;000 employ\u00e9s &#8212; mais garde une grande ind\u00e9pendance, souligne Nicolas Tille. La soci\u00e9t\u00e9 con\u00e7oit des outils pour contr\u00f4ler si des patients prennent leurs m\u00e9dicaments r\u00e9guli\u00e8rement. Cette information int\u00e9resse les soci\u00e9t\u00e9s pharmaceutiques lors des essais cliniques effectu\u00e9s pour d\u00e9montrer l\u2019efficacit\u00e9 d\u2019une nouvelle mol\u00e9cule. \u00abNos dispositifs ont plusieurs fois d\u00e9montr\u00e9 qu\u2019un r\u00e9sultat th\u00e9rapeutique d\u00e9cevant n\u2019\u00e9tait pas d\u00fb \u00e0 l\u2019inefficacit\u00e9 du m\u00e9dicament test\u00e9 mais plut\u00f4t \u00e0 sa prise irr\u00e9guli\u00e8re\u00bb, rel\u00e8ve le directeur technique. Le principal produit d\u2019Aardex est un couvercle muni d\u2019un capteur qui recense chaque ouverture du flacon. Ce \u00abpilulier intelligent\u00bb livre ensuite ses donn\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 un lecteur connect\u00e9 \u00e0 un ordinateur qui les transmet aux chercheurs. <\/p>\n<p>Le premier projet europ\u00e9en de R&#038;D conduit entre 2007 et 2010 leur a permis de mettre au point un prototype de pilulier bas\u00e9 sur la technologie Wibree (appel\u00e9e aujourd\u2019hui Bluetooth 4.0) alors m\u00eame que le protocole de communication se trouvait encore en phase de d\u00e9veloppement. Une seconde participation termin\u00e9e en 2012 a abouti \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019un dispositif en phase pr\u00e9industrielle capable de directement transmettre les informations gr\u00e2ce au r\u00e9seau cellulaire GSM. \u00abCes produits nous appartiennent, mais certaines parties, par exemple du software, sont mises \u00e0 disposition du consortium, d\u00e9taille Nicolas Tille. Nous avons d\u2019ailleurs gard\u00e9 secr\u00e8tes nos technologies. On ne donne pas ce qui constitue le c\u0153ur de son entreprise.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abNous avons d\u00e9velopp\u00e9 des processus industriels utiles pour d\u2019autres de nos produits\u00bb<\/strong><br \/>\n<em>Patrick Gaillard, Maxwell, composants \u00e9lectriques, Rossens (FR)<\/em><\/p>\n<p>Cela fait plus de cent ans que le site de Rossens (FR) fabrique des condensateurs \u00e9lectriques, auparavant sous les noms de Condis et Montena Components, maintenant sous le nom de Maxwell, la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine qui a rachet\u00e9 l\u2019entreprise en 2003. La sp\u00e9cialit\u00e9 de Rossens: fabriquer des \u00absuper-condensateurs\u00bb capables d\u2019emmagasiner tr\u00e8s rapidement de grandes quantit\u00e9s de courant ou de puissance \u00e9lectrique, des dispositifs importants pour les centrales photovolta\u00efques, les v\u00e9hicules \u00e9lectriques ou encore les lignes \u00e0 haute-tension. Un march\u00e9 qui ne compte qu\u2019une poign\u00e9e de sp\u00e9cialistes.<\/p>\n<p>Maxwell a rejoint le consortium Electrograph afin d\u2019explorer les possibilit\u00e9s offertes par le graph\u00e8ne. Cette nouvelle forme de carbone est universellement reconnue comme tr\u00e8s prometteuse, mais sans que des applications concr\u00e8tes aient pu \u00eatre test\u00e9es, note Patrick Gaillard, responsable de l\u2019ing\u00e9nierie haute-tension. \u00abNous esp\u00e9rons recevoir en janvier les composants &#8212; les \u00e9lectrodes et les \u00e9lectrolytes &#8212; mis au point par nos partenaires depuis 2011. Ce sera alors \u00e0 nous de jouer pour les mettre ensemble et faire le packaging. Pour nous, cela repr\u00e9sente une opportunit\u00e9 unique de mieux conna\u00eetre cette technologie encore en plein d\u00e9veloppement.\u00bb Les frais internes de R&#038;D &#8212; environ 600&rsquo;000 francs &#8212; sont rembours\u00e9s \u00e0 50% par Bruxelles.<\/p>\n<p>Les ing\u00e9nieurs fribourgeois sont des habitu\u00e9s de la recherche europ\u00e9enne. Le programme Hyheels leur avait d\u00e9j\u00e0 permis de fabriquer un super-condensateur pour r\u00e9cup\u00e9rer dans un v\u00e9hicule \u00e9lectrique l\u2019\u00e9nergie d\u00e9pens\u00e9e au freinage. \u00abL\u2019int\u00e9r\u00eat a \u00e9t\u00e9 de pousser la technologie existante, de la transposer dans un cadre industriel et d\u2019en faire un produit pr\u00e9-commercial, souligne Patrick Gaillard. Il n\u2019y a certes pas encore de d\u00e9bouch\u00e9s directs, car le march\u00e9 des v\u00e9hicules \u00e9lectriques n\u2019est pas assez m\u00fbr, mais certains processus industriels que nous avons mis au point s\u2019av\u00e8rent utiles pour d\u2019autres produits de Maxwell. De plus, nos partenaires acad\u00e9miques ont \u00e9tudi\u00e9 notre module sous tous ses coutures &#8212; des caract\u00e9risations techniques pr\u00e9cieuses dont nous n\u2019aurions pas pu disposer sans Electrograph.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Faire financer sa recherche et d\u00e9veloppement par l\u2019Etat? C\u2019est possible, gr\u00e2ce \u00e0 des soutiens europ\u00e9ens. Les entreprises suisses malignes savent en profiter.<\/p>\n","protected":false},"author":19478,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-3829","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3829","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19478"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3829"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3829\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3829"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3829"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3829"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}