



{"id":3815,"date":"2012-12-26T17:04:48","date_gmt":"2012-12-26T15:04:48","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3815"},"modified":"2013-02-27T11:24:02","modified_gmt":"2013-02-27T09:24:02","slug":"penurie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3815","title":{"rendered":"Il faut prendre soin des infirmi\u00e8res"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/122012\/INFIRMIERES.jpg\" alt=\"INFIRMIERES.jpg\" title=\"INFIRMIERES.jpg\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" \/>Le quotidien de Laura, 23 ans, n\u2019est pas de tout repos. Engag\u00e9e depuis une ann\u00e9e dans un h\u00f4pital r\u00e9gional, cette infirmi\u00e8re \u0153uvre \u00e0 temps plein aupr\u00e8s de patients atteints de cancers: \u00abJe r\u00e9alise souvent en fin de journ\u00e9e que je n\u2019ai pas eu le temps de manger\u2026ou m\u00eame d\u2019aller aux toilettes! Il m\u2019arrive de travailler sept jours de suite, ma vie priv\u00e9e en p\u00e2tit, mais j\u2019adore mon job et ne souhaite pas changer de voie pour l\u2019instant.\u00bb<\/p>\n<p>M\u00e9tier humain par excellence, la profession d\u2019infirmi\u00e8re figure toujours en bonne position dans les plans de carri\u00e8re des jeunes femmes. Mais la courte dur\u00e9e d\u2019activit\u00e9 appauvrit aujourd\u2019hui le march\u00e9 du personnel soignant qualifi\u00e9. Selon Pierre Th\u00e9raulaz, pr\u00e9sident de l&rsquo;Association suisse des infirmi\u00e8res et infirmiers (ASI), une infirmi\u00e8re travaille en moyenne pendant 13 ans.<\/p>\n<p><strong>Maternit\u00e9 et burn-out <\/strong><\/p>\n<p>Les raisons de ces arr\u00eats pr\u00e9matur\u00e9s? \u00abLa moiti\u00e9 des abandons est due \u00e0 la naissance du premier enfant, dont la garde est difficile \u00e0 concilier avec les horaires de la profession, constate Jacques Rouge, charg\u00e9 d\u2019un programme de r\u00e9insertion du personnel soignant dans le canton de Vaud. Il est tout simplement impossible de trouver une cr\u00e8che ouverte la nuit ou le week-end\u2026\u00bb<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir interrog\u00e9 plus de 1500 infirmi\u00e8res employ\u00e9es dans 17 \u00e9tablissements de Suisse romande, des chercheurs de l\u2019Institut de psychologie du travail et des organisations de l\u2019Universit\u00e9 de Neuch\u00e2tel avancent l\u2019\u00e9puisement professionnel comme autre cause importante de d\u00e9sengagement: \u00abEn moyenne un tiers des infirmi\u00e8res pr\u00e9sentent des scores de burnout moyens ou \u00e9lev\u00e9s, un sentiment fortement li\u00e9 \u00e0 l\u2019intention de quitter son emploi\u00bb, dit leur rapport paru en 2010.<\/p>\n<p>Des constats alarmants, \u00e0 l\u2019heure ou l\u2019Observatoire suisse de la sant\u00e9 annonce que les besoins en personnel soignant augmenteront dans notre pays de 25% d\u2019ici \u00e0 2020. \u00abOn parle de p\u00e9nurie de personnel soignant depuis les ann\u00e9es 1960, pr\u00e9cise Pierre Th\u00e9raulaz. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, la Suisse recrutait \u00e9norm\u00e9ment \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, mais cette pratique, \u00e9thiquement discutable, devient toujours plus difficile, car la p\u00e9nurie est aujourd\u2019hui mondiale.\u00bb<\/p>\n<p>Le vieillissement de la population explique ce besoin croissant d\u2019infirmi\u00e8res: les patients tr\u00e8s \u00e2g\u00e9s, souffrant pour la plupart de maladies chroniques qui n\u00e9cessitent constamment des soins, sont de plus en plus nombreux. La multiplicit\u00e9 des traitements, toujours plus complexes, contribue \u00e9galement \u00e0 cette demande accrue de comp\u00e9tences.<\/p>\n<p>D\u2019o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 de retenir les infirmi\u00e8res en emploi. \u00abOn remarque depuis quelques ann\u00e9es une prise de conscience, tant de la part des politiques que des \u00e9tablissements m\u00e9dicaux quant au besoin d\u2019am\u00e9liorer les conditions de travail des professionnels de la sant\u00e9\u00bb, note le pr\u00e9sident de l\u2019ASI. Des mesures concr\u00e8tes se mettent effectivement en place dans les h\u00f4pitaux romands. Le CHUV, \u00e0 Lausanne, dit par exemple s\u2019inspirer depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es du mod\u00e8le nord-am\u00e9ricain des magnet hospitals (h\u00f4pitaux attractifs).<\/p>\n<p>Ce label, n\u00e9 dans les ann\u00e9es 1980, comprend une quinzaine de crit\u00e8res \u00e0 adopter pour retenir son personnel soignant. \u00abNous avons revaloris\u00e9 la place accord\u00e9e aux soins infirmiers \u00e0 tous les niveaux de notre institution, assure Nicolas Jayet, charg\u00e9 de communication de la direction des soins. Les salaires ont \u00e9t\u00e9 revus \u00e0 la hausse ces derni\u00e8res ann\u00e9es et nous \u0153uvrons \u00e0 promouvoir une image plus autonome et aussi bien masculine que f\u00e9minine de la profession, pour nous d\u00e9tacher des st\u00e9r\u00e9otypes habituels.\u00bb Les clich\u00e9s sont effectivement nombreux autour d\u2019une profession essentiellement f\u00e9minine: en Suisse, le nombre d\u2019infirmiers reste tr\u00e8s faible (10 % environ).<\/p>\n<p><strong>Travail \u00e0 la carte<\/strong><\/p>\n<p>Au CHUV, le personnel soignant peut ainsi rejoindre le \u00abpool\u00bb, une \u00e9quipe d\u2019employ\u00e9es au statut d\u2019auxiliaire, qui travaillent \u00ab\u00e0 la carte\u00bb, selon leurs disponibilit\u00e9s. \u00abCes infirmiers et aides-soignants connaissent l\u2019\u00e9tablissement et suivent des formations \u00e0 l\u2019interne\u00bb, pr\u00e9cise Nicolas Jayet.<\/p>\n<p>A Gen\u00e8ve, les HUG souhaitent mener \u00e0 terme, d\u2019ici \u00e0 2015, un projet baptis\u00e9 \u00abattraction et r\u00e9tention des meilleurs talents\u00bb: am\u00e9lioration de l\u2019accueil, centralisation du recrutement, mobilit\u00e9 interne facilit\u00e9e et prestations de loisirs pour les employ\u00e9s. \u00abNous r\u00e9fl\u00e9chissons \u00e0 rendre le temps de travail plus flexible, \u00e0 ouvrir une salle de fitness pour nos collaborateurs et souhaitons augmenter la capacit\u00e9 d\u2019accueil de nos deux cr\u00e8ches\u00bb, annonce Antoine Bazin, adjoint \u00e0 la direction des Ressources humaines de l\u2019h\u00f4pital.<\/p>\n<p>Pour attirer la rel\u00e8ve, les h\u00f4pitaux intensifient \u00e9galement leur pr\u00e9sence dans les salons professionnels et dans les \u00e9coles. Eric Mayor, de l\u2019Universit\u00e9 de Neuch\u00e2tel, estime que des efforts suppl\u00e9mentaires pourraient encore \u00eatre faits: \u00abLors de notre enqu\u00eate, nous avons relev\u00e9 que la plupart des \u00e9tudiantes en soins connaissaient uniquement les h\u00f4pitaux ou cliniques \u00e0 proximit\u00e9 de leur lieu de formation. Il est important que les \u00e9tablissements se pr\u00e9sentent aussi dans les \u00e9coles plus \u00e9loign\u00e9es.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Valorisation de la formation<\/strong><\/p>\n<p>Condition sine qua non pour \u00e9viter la p\u00e9nurie: former davantage. \u00abEn Suisse romande, les inscriptions augmentent chaque ann\u00e9e, se r\u00e9jouit Jacques Chapuis, directeur de l\u2019Institut et Haute Ecole de la Sant\u00e9 La Source (ELS) \u00e0 Lausanne. Nous avons accueilli 617 nouveaux \u00e9tudiants en septembre, contre 560 en 2011.\u00bb La Source a augment\u00e9 son taux d\u2019attractivit\u00e9 depuis son adh\u00e9sion au r\u00e9seau HES-SO en 2002. \u00abEn passant d\u2019un niveau sup\u00e9rieur \u00e0 un niveau universitaire, la formation a gagn\u00e9 en reconnaissance. Nous accueillons aujourd\u2019hui tout un pan de jeunes gens qui auparavant auraient choisi une facult\u00e9 universitaire.\u00bb<\/p>\n<p>Pour Jacques Chapuis, la Suisse al\u00e9manique ne doit pas faire l\u2019\u00e9conomie de cette \u00e9volution. \u00abLes politiques al\u00e9maniques tardent \u00e0 reconna\u00eetre qu\u2019une infirmi\u00e8re a besoin d\u2019un Bachelor pour exercer. Un dipl\u00f4me sup\u00e9rieur leur para\u00eet d\u00e9j\u00e0 \u00e9lev\u00e9, laissant souvent entendre qu&rsquo;ils associent le r\u00f4le des infirmi\u00e8res \u00e0 la toilette des patients&#8230; Une telle vision est condamnable: les techniques li\u00e9es aux progr\u00e8s th\u00e9rapeutiques ainsi que les besoins en soins dans la population sont tels aujourd\u2019hui qu\u2019il est n\u00e9cessaire de recourir \u00e0 du personnel soignant extr\u00eamement qualifi\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sident de l&rsquo;Association suisse des infirmi\u00e8res et infirmiers Pierre Th\u00e9raulaz reconna\u00eet que des Hautes Ecoles en soins infirmiers existent outre-Sarine, \u00abmais leurs acc\u00e8s est limit\u00e9 par un numerus clausus, ce qui pousse les \u00e9ventuels candidats vers d\u2019autres voies\u2026\u00bb<\/p>\n<p>Tous ces efforts, tant sur la formation que sur la fid\u00e9lisation du personnel, permettront-ils d\u2019\u00e9viter la vaste p\u00e9nurie annonc\u00e9e? \u00abNous constatons d\u00e9j\u00e0 quelques signes encourageants, se r\u00e9jouit Jacques Rouge. Il y a 10 ans, sur le canton de Vaud, 60 % des infirmi\u00e8res \u00e9taient recrut\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. La tendance s\u2019est invers\u00e9e aujourd\u2019hui: 60 % sont form\u00e9es et r\u00e9sident en Suisse. La situation se stabilise, mais les besoins augmenteront dans les prochaines d\u00e9cennies. Il ne faut pas baisser la garde!\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>TEMOIGNAGES<\/p>\n<p><strong>\u00abJ\u2019ai d\u00fb trouver un poste aux horaires r\u00e9guliers\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Yolande Bangala-Kottelat, 50 ans et cheffe de projet au CHUV, est parvenue \u00e0 orienter sa carri\u00e8re d\u2019infirmi\u00e8re pour l\u2019adapter \u00e0 son r\u00f4le de m\u00e8re de famille. A l\u2019arriv\u00e9e de son premier enfant en 1989, elle remet en question son poste d\u2019infirmi\u00e8re \u00abde terrain\u00bb: \u00abPersonnellement, le travail de nuit ou du week-end ne me d\u00e9rangeait pas. Mais je ne pouvais plus concilier ces horaires irr\u00e9guliers et la garde de mon fils.\u00bb Deux autres enfants viendront par la suite agrandir la famille, que la Jurassienne g\u00e8re seule la plupart du temps, leur papa \u00e9tant souvent en d\u00e9placement. Elle n\u2019a jamais souhait\u00e9 quitter la profession pour autant: \u00abJ\u2019ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 chercher des missions aux horaires plus r\u00e9guliers. Ces postes existent pour les infirmi\u00e8res, ils sont d\u2019ailleurs \u00e2prement convoit\u00e9s!\u00bb Yolande Bangala-Kottelat \u0153uvrera ainsi pendant plusieurs ann\u00e9es en tant qu\u2019infirmi\u00e8re de recherche et y ajoute en 2004 une activit\u00e9 clinique ambulatoire \u00e0 temps partiel. \u00abLe travail en \u00e9quipe me manquait!\u00bb<\/p>\n<p><strong>\u00abApr\u00e8s dix ann\u00e9es d\u2019arr\u00eat, j\u2019ai repris mon m\u00e9tier d\u2019infirmi\u00e8re\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Catherine Golliard, 43 ans, vient de reprendre son activit\u00e9 d\u2019infirmi\u00e8re, apr\u00e8s dix ans de pause. \u00abJ\u2019ai d\u2019abord r\u00e9duit mon temps de travail de 80 \u00e0 30% lorsque mon fils est n\u00e9 en 1998. Deux ans plus tard, j\u2019ai suivi mon mari, qui partait travailler \u00e0 New York.\u00bb De retour en Suisse en 2010, cette m\u00e8re de deux enfants a souhait\u00e9 retrouver un emploi dans les soins. \u00abJ\u2019ai suivi le programme de r\u00e9insertion mis en place par le Service de la sant\u00e9 publique vaudois. Je craignais de ne plus \u00eatre \u00e0 jour en termes de nouvelles techniques et traitements.\u00bb Apr\u00e8s un stage dans un service de son choix et plusieurs jours de cours th\u00e9oriques tant sur l\u2019approche au patient que la pharmacologie ou l\u2019anatomie, Catherine Golliard s\u2019est sentie pr\u00eate \u00e0 postuler pour un emploi. \u00abJ\u2019ai repris confiance en mes comp\u00e9tences. J\u2019ai retrouv\u00e9 du travail tr\u00e8s rapidement, au sein de la Fondation Soins Lausanne, \u00e0 mi-temps. Je suis ravie et j\u2019esp\u00e8re pouvoir augmenter mon temps de travail lorsque mes enfants seront plus grands.\u00bb<\/p>\n<p><strong>\u00abLa formation universitaire d\u2019infirmi\u00e8re a influenc\u00e9 ma r\u00e9orientation\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Dipl\u00f4m\u00e9e en psychologie, Oph\u00e9lie T\u00fcscher, 29 ans, a d\u00e9cid\u00e9 de recommencer il y a trois ans un Bachelor \u00e0 La Source, dans l\u2019id\u00e9e de devenir infirmi\u00e8re. \u00abJ\u2019effectuais de la recherche dans le cadre d\u2019un doctorat en psychologie, que je trouvais finalement trop \u00e9loign\u00e9e de la pratique. Je souhaitais ainsi me r\u00e9orienter vers une formation qui me permette de continuer \u00e0 faire de la recherche, mais appliqu\u00e9e. Celle en sciences infirmi\u00e8res me correspond parfaitement.\u00bb Ce choix, la Lausannoise ne l\u2019aurait pas fait si les cours n\u2019\u00e9taient pas dispens\u00e9s \u00e0 un niveau universitaire. \u00abA la Source, les efforts et les connaissances demand\u00e9s \u00e9quivalent \u00e0 ce que l\u2019Universit\u00e9 exige. Apr\u00e8s deux ans de pratique, je pourrai ainsi me lancer dans un Master, ou m\u00eame dans un doctorat. Cette perspective d\u2019\u00e9volution au cours de ma carri\u00e8re me stimule \u00e9norm\u00e9ment.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>INTERVIEW<\/p>\n<p><strong>\u00abLa prise de conscience du manque d&rsquo;infirmi\u00e8res arrive tr\u00e8s tard\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>Trois questions \u00e0 V\u00e9ronique Addor, professeure \u00e0 la Haute \u00e9cole de sant\u00e9 Gen\u00e8ve (HEdS-GE) et responsable de l\u2019\u00e9tude \u00abnurses@work\u00bb. <\/em><\/p>\n<p><strong>Vous venez de terminer le rapport de faisabilit\u00e9 pour l\u2019\u00e9tude baptis\u00e9e \u00abnurses@work\u00bb. Quel est l\u2019objectif final de ce projet d\u2019envergure?<\/strong><\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, en Suisse, il n\u2019existe aucun registre actif des infirmi\u00e8res qui r\u00e9pertorie les donn\u00e9es n\u00e9cessaires \u00e0 planifier les ressources humaines en sant\u00e9. Combien sont en activit\u00e9? Pendant combien d\u2019ann\u00e9es exercent-elles? Pourquoi quittent-elles ou restent-elles dans les soins? L\u2019\u00e9tude principale, que nous d\u00e9marrerons en avril 2013, si nous obtenons un subside du Fonds national suisse, serait une premi\u00e8re: nous r\u00e9unirons et analyserons ces donn\u00e9es aupr\u00e8s des dipl\u00f4m\u00e9es en Suisse en 1983, 1988, 1993, 1998, 2003 et 2008. Dans l\u2019\u00e9tude de faisabilit\u00e9, nous avons cherch\u00e9 \u00e0 d\u00e9terminer s\u2019il \u00e9tait possible d\u2019entrer en contact avec ces infirmi\u00e8res tant d\u2019ann\u00e9es plus tard, notamment avec celles qui ne travaillent plus dans le secteur des soins.<\/p>\n<p><strong>Qu\u2019avez-vous conclu?<\/strong><\/p>\n<p>Ce fut un r\u00e9el engouement! Nous nous sommes concentr\u00e9s sur 2 vol\u00e9es de dipl\u00f4m\u00e9es dans toute la Suisse (1988 et 1998),). Gr\u00e2ce \u00e0 notre site internet (nurse-at-work.hesge.ch) et \u00e0 nos partenaires, l\u2019ASI et les employeurs notamment, nous sommes entr\u00e9s en contact avec le double des participantes attendues! 23 partenaires dont le FNS, l\u2019OFFT, des d\u00e9cideurs politiques, mais aussi l\u2019OMS, soutiennent notre d\u00e9marche.<\/p>\n<p><strong>Comment expliquez-vous cet int\u00e9r\u00eat?<\/strong><\/p>\n<p>Toutes les pr\u00e9visions \u00e9mises aujourd\u2019hui sur la p\u00e9nurie infirmi\u00e8re sont bas\u00e9es sur des hypoth\u00e8ses fragiles. D\u2019autres pays, le Canada notamment, monitorent leurs besoins en infirmi\u00e8res depuis des ann\u00e9es. En Suisse, la prise de conscience arrive tr\u00e8s tard. Tout le monde, tant les scientifiques que les politiques, r\u00e9alise qu\u2019il est temps d\u2019obtenir des donn\u00e9es concr\u00e8tes fiables, pour prendre les mesures les plus efficaces, notamment en mati\u00e8re de fid\u00e9lisation.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans la revue H\u00e9misph\u00e8res.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Face \u00e0 la duret\u00e9 du m\u00e9tier de soignant, les h\u00f4pitaux romands se dotent de mesures pour attirer de nouveaux employ\u00e9s, mais aussi retenir leurs collaborateurs ext\u00e9nu\u00e9s. <\/p>\n","protected":false},"author":19078,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[],"class_list":["post-3815","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-glocal","glocal"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3815","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19078"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3815"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3815\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3815"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3815"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3815"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}