



{"id":3784,"date":"2012-11-15T16:19:04","date_gmt":"2012-11-15T14:19:04","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3784"},"modified":"2012-11-15T16:34:07","modified_gmt":"2012-11-15T14:34:07","slug":"sante","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3784","title":{"rendered":"Un second souffle gr\u00e2ce aux cellules souches"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.largeur.com\/wp-content\/uploads\/cellules_souches.png\" alt=\"cellules_souches.png\" title=\"cellules_souches.png\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" \/><br \/>\nLorsque le c\u0153ur subit un infarctus, il ne s\u2019en remet jamais totalement. \u00abLe temps, c\u2019est du muscle. Plus le manque d\u2019oxyg\u00e8ne caus\u00e9 par une art\u00e8re bouch\u00e9e est long, plus \u00e9lev\u00e9 est le nombre de cellules du muscle cardiaque endommag\u00e9es\u00bb, explique Pierre Vogt, professeur \u00e0 l\u2019UNIL et chef du Service de cardiologie du CHUV. Ces d\u00e9g\u00e2ts irr\u00e9versibles sont l\u2019une des complications majeures de l\u2019infarctus du myocarde, avec comme cons\u00e9quence une diminution de la capacit\u00e9 du c\u0153ur \u00e0 pomper ou \u00e0 \u00e9jecter le sang. \u00abQuand un patient souffre d\u2019insuffisance cardiaque, son esp\u00e9rance de vie diminue. Il existe certes des m\u00e9dicaments \u00e0 m\u00eame de stimuler le c\u0153ur, mais chez certains patients, seule une th\u00e9rapie de resynchronisation ou une transplantation est envisageable\u00bb, rel\u00e8ve le sp\u00e9cialiste.<\/p>\n<p>En qu\u00eate d\u2019une th\u00e9rapie alternative \u00e0 m\u00eame de donner un nouveau souffle aux c\u0153urs malades, une \u00e9quipe pluridisciplinaire du CHUV, issue de la pratique clinique et de la recherche fondamentale, \u00e9tudie la possibilit\u00e9 de stimuler les cellules souches dans les zones cicatricielles du muscle cardiaque ou myocarde. \u00ab Cette stimulation pousserait les cellules souches du myocarde \u00e0 se diviser et \u00e0 se diff\u00e9rencier en cellules musculaires, dans le but d\u2019induire une r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration cardiaque, pr\u00e9cise le professeur Thierry Pedrazzini, biologiste et directeur de l\u2019unit\u00e9 de cardiologie exp\u00e9rimentale. L\u2019approche est n\u00e9anmoins complexe, car elle requiert d\u2019identifier les m\u00e9canismes cellulaires qui permettent cette mobilisation \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur m\u00eame du muscle. En parall\u00e8le, nous \u00e9tudions une th\u00e9rapie cellulaire, qui vise \u00e0 injecter des cellules souches dans le c\u0153ur. \u00bb<\/p>\n<p>Pour y parvenir, l\u2019\u00e9quipe du Service de cardiologie d\u00e9veloppe l\u2019injection de cellules souches issues de la moelle osseuse dans les heures suivant un infarctus &#8212; une recherche clinique novatrice plac\u00e9e sous la responsabilit\u00e9 du Dr Didier Locca, m\u00e9decin associ\u00e9 au Service de cardiologie du CHUV qui a particip\u00e9 au lancement du projet au London Chest Hospital en 2008. Men\u00e9e conjointement par les deux institutions, l\u2019\u00e9tude vise \u00e0 recruter 100 patients, dont dix \u00e0 Lausanne, d\u2019ici au milieu de l\u2019ann\u00e9e prochaine. Le protocole de recherche cible un cas bien pr\u00e9cis d\u2019infarctus aigu, durant lequel l\u2019art\u00e8re qui irrigue le plus le muscle cardiaque, l\u2019interventriculaire ant\u00e9rieure, a \u00e9t\u00e9 bouch\u00e9e.<\/p>\n<p>Depuis le feu vert de Swissmedic en mars dernier, une structure de pr\u00e9paration des cellules a \u00e9t\u00e9 mise en place avec le Dr Jean-Francois Brunet et son \u00e9quipe, avant de proc\u00e9der au recrutement des patients. \u00abCe projet est exemplaire en termes de collaboration, se r\u00e9jouit Didier Locca. Il implique la recherche de base pour les cellules souches, le laboratoire de production cellulaire, la cardiologie, les soins intensifs, l\u2019imagerie cardiaque et l\u2019h\u00e9matologie.\u00bb<\/p>\n<p><strong>S\u00e9lection des patients lanc\u00e9e <\/strong><\/p>\n<p>D\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent, tout patient \u00e2g\u00e9 entre 18 et 79 ans qui r\u00e9pond aux crit\u00e8res de l\u2019\u00e9tude pourrait \u00eatre recrut\u00e9. \u00abLorsque le patient arriv\u00e9 en urgence subit une angioplastie, nous d\u00e9terminons si le vaisseau du c\u0153ur atteint concerne la partie qui int\u00e9resse notre recherche, \u00e0 savoir le territoire ant\u00e9rieur\u00bb, d\u00e9taille le cardiologue. Dans ce cas de figure, le projet de recherche est pr\u00e9sent\u00e9 au patient, sit\u00f4t que celui-ci est stabilis\u00e9 aux soins intensifs. Avec son consentement, une ponction de moelle osseuse est r\u00e9alis\u00e9e dans les heures qui suivent. Les m\u00e9decins pr\u00e9l\u00e8vent en une fois plusieurs millions de cellules, qui sont ensuite purifi\u00e9es dans un laps de temps d\u2019une \u00e0 deux heures.<\/p>\n<p>Comme il est indiqu\u00e9 au patient, seule la moiti\u00e9 des participants \u00e0 l\u2019\u00e9tude re\u00e7oit r\u00e9ellement des cellules, l\u2019autre un placebo &#8212; un point important pour conduire une recherche efficace et de qualit\u00e9. Le patient est ensuite reconduit dans la salle d\u2019intervention, afin de r\u00e9injecter les cellules dans l\u2019art\u00e8re d\u00e9sobstru\u00e9e, \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 le stent (\u00abressort\u00bb) a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9 lors de l\u2019angioplastie. Un examen par r\u00e9sonance magn\u00e9tique cardiaque sera effectu\u00e9 dans les quarante-huit heures qui suivent, puis dans un intervalle de trois, six et douze mois. Il permettra de suivre pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019\u00e9volution de la fonction cardiaque.<\/p>\n<p>\u00abNous observons la r\u00e9cup\u00e9ration de la fonction du c\u0153ur et ses effets sur la qualit\u00e9 de vie du patient, en \u00e9tudiant l\u2019\u00e9volution des sympt\u00f4mes d\u2019insuffisance cardiaque\u00bb, explique Didier Locca. N\u00e9anmoins, ce n\u2019est qu\u2019une fois les 100 patients recrut\u00e9s \u00e0 une \u00e9chelle internationale que les r\u00e9sultats pourront \u00eatre analys\u00e9s. \u00abUne \u00e9tude interm\u00e9diaire des r\u00e9sultats sur les 72 patients anglais d\u00e9j\u00e0 pris en charge a d\u00e9montr\u00e9 la s\u00e9curit\u00e9 de la proc\u00e9dure pour les patients\u00bb, rel\u00e8ve le sp\u00e9cialiste.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans CHUV Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer le c\u0153ur de patients souffrant d\u2019insuffisance cardiaque, une \u00e9quipe du CHUV veut pr\u00e9lever des cellules souches dans leur moelle osseuse. 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