



{"id":3777,"date":"2012-11-02T11:48:36","date_gmt":"2012-11-02T09:48:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3777"},"modified":"2012-11-02T11:56:16","modified_gmt":"2012-11-02T09:56:16","slug":"suisse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3777","title":{"rendered":"Boulimie de rachats dans l\u2019horlogerie"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/Horlogerie.jpg\" alt=\"Horlogerie.jpg\" title=\"Horlogerie.jpg\" width=\"468\" height=\"311\" border=\"0\" \/>C\u2019est un mouvement de fond qui s\u2019acc\u00e9l\u00e8re: les rachats de sous-traitants se multiplient dans le secteur horloger. En mars dernier, le groupe japonais Citizen annon\u00e7ait le rachat du fabricant de mouvements La Joux-Perret, bas\u00e9 \u00e0 La Chaux-de-Fonds. En avril, c\u2019\u00e9tait au tour d\u2019Herm\u00e8s d\u2019officialiser l\u2019acquisition d\u2019une autre PME neuch\u00e2teloise, le fabricant de cadrans Nat\u00e9ber. Quelques jours plus t\u00f4t, Swatch Group avait rendu public le rachat du fabricant jurassien de bo\u00eetiers de montres haut de gamme Simon &#038; Membrez.<\/p>\n<p>\u00abLe rachat de sous-traitants permet d\u2019int\u00e9grer une partie de la production et d\u2019assurer ainsi l\u2019approvisionnement en composants\u00bb, explique Jean-Daniel Pasche, pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration horlog\u00e8re suisse (FH). La consolidation en cours vise \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 une particularit\u00e9 du march\u00e9 horloger, pr\u00e9cise Fran\u00e7ois Matile, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la Convention patronale horlog\u00e8re: \u00abEn p\u00e9riode de croissance, l\u2019offre en composants peut devenir rare. Le meilleur moyen pour un groupe de s\u00e9curiser ses approvisionnements reste donc d\u2019\u00eatre le propri\u00e9taire de son fournisseur.\u00bb <\/p>\n<p>La verticalisation permet \u00e9galement aux groupes de luxe de \u00abmieux g\u00e9rer la cha\u00eene de sous-traitance, en r\u00e9glant la question des d\u00e9lais\u00bb, estime James Carter, sp\u00e9cialiste de l\u2019horlogerie chez KPMG: \u00abIls ne peuvent pas obliger les sous-traitants externes \u00e0 augmenter leurs capacit\u00e9s d\u2019un tour de main, en cas d\u2019augmentation de la demande.\u00bb<br \/>\nDans un contexte de forte croissance des exportations &#8212; qui pourraient d\u00e9passer les 20 milliards de francs cette ann\u00e9e, le ph\u00e9nom\u00e8ne de consolidation semble \u00e0 pr\u00e9sent avoir pris une ampleur in\u00e9dite: \u00abNous assistons clairement \u00e0 une nouvelle vague de rachats de fournisseurs\u00bb, estime Andr\u00e9 Colard, qui a lanc\u00e9 avec son associ\u00e9 Olivier Saenger le salon EPHJ-EPMT-SMT, destin\u00e9 aux professionnels de l\u2019horlogerie et de la joaillerie. Cet ancien patron de sous-traitant y voit un effet de la concurrence accrue entre groupes: \u00abIl suffit qu\u2019une marque rach\u00e8te un fournisseur pour que ses concurrents se sentent menac\u00e9s et verrouillent \u00e0 leur tour leur fili\u00e8re, afin de conserver leur autonomie et ne pas se retrouver d\u00e9munis.\u00bb<\/p>\n<p>En toile de fond, deux r\u00e9volutions en gestation dans le paysage horloger suisse acc\u00e9l\u00e8rent cette course aux rachats. Pendant les derni\u00e8res d\u00e9cennies, la plupart des marques se sont repos\u00e9es sur Swatch Group et ses filiales ETA et Nivarox-FAR pour leur livrer les composants les plus strat\u00e9giques du secteur: les mouvements et les organes r\u00e9glants de la montre m\u00e9canique (balancier et spiral). Ce temps semble sur le point d\u2019\u00eatre r\u00e9volu: le groupe est parvenu \u00e0 un pr\u00e9accord avec la Commission de la concurrence pour r\u00e9duire les composants fournis aux marques tierces. \u00abUne d\u00e9cision de nature \u00e0 renforcer le ph\u00e9nom\u00e8ne de rachats\u00bb, estime Ren\u00e9 Weber, analyste \u00e0 la banque Vontobel. <\/p>\n<p>Le texte, mis en consultation, pr\u00e9voit des coupes drastiques. Ainsi, entre 2014 et 2015, Swatch ne fournira plus que 70% de la quantit\u00e9 de mouvements m\u00e9caniques livr\u00e9s en 2010, 50% les deux ann\u00e9es suivantes et 30% par la suite. A noter que le groupe se r\u00e9serve la possibilit\u00e9 de prolonger les contrats avec certains clients \u00abloyaux\u00bb qui ont investi dans leur outil industriel, laissant supposer beaucoup de tractations en coulisse. \u00abSwatch Group entend obliger ses concurrents \u00e0 investir eux aussi dans les composants\u00bb, confie un acteur du march\u00e9, qui souhaite pr\u00e9server son anonymat. <\/p>\n<p>Mais ce \u00abcoup de massue\u00bb risque de laisser sur le carreau beaucoup de marques ind\u00e9pendantes, laisse entendre notre interlocuteur: \u00abSwatch Group avait d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9 son intention de r\u00e9duire les livraisons il y a 10 ans, mais personne n\u2019avait vraiment pris cette menace au s\u00e9rieux. Il sera extr\u00eamement difficile de d\u00e9velopper un outil industriel de remplacement en quelques ann\u00e9es.\u00bb \u00abAujourd\u2019hui, certaines marques cherchent \u00e0 rattraper leur retard via des rachats de fournisseurs, souligne Andr\u00e9 Colard. Mais il y a encore tr\u00e8s peu d\u2019alternatives pour la production de mouvements, qui n\u00e9cessite des investissements \u00e9normes.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Rapatriement de composants asiatiques<\/strong><\/p>\n<p>Un autre bouleversement pointe \u00e0 l\u2019horizon du microcosme horloger: en mars, le Conseil national a accept\u00e9 le projet \u00abSwissness\u00bb, qui requiert un taux de valeur suisse minimum de 60% pour les produits industriels. La nouvelle l\u00e9gislation, qui doit encore \u00eatre examin\u00e9e par la chambre haute du Parlement, est le pr\u00e9-requis pour le renforcement des exigences autour de l\u2019obtention du \u00abSwiss made\u00bb. <\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, une montre peut arborer le pr\u00e9cieux s\u00e9same si son mouvement est \u00e0 50% de valeur suisse et s\u2019il est assembl\u00e9 dans le pays. Mais la FH a d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9 qu\u2019elle irait au-del\u00e0 des exigences de la norme Swissness. Soutenue par la majorit\u00e9 de ses membres, l\u2019organisation fa\u00eeti\u00e8re pr\u00e9voit dans sa nouvelle ordonnance un seuil de valeur minimum \u00e0 80% pour les montres m\u00e9caniques. En ce qui concerne le mouvement, la FH entend \u00abporter le crit\u00e8re de valeur suisse actuel de 50% \u00e0 60% au moins de la valeur de toutes les pi\u00e8ces constitutives\u00bb.<\/p>\n<p>\u00abLe renforcement du Swiss made obligera le rapatriement d\u2019une grande partie de la sous-traitance effectu\u00e9e en Asie, notamment les bo\u00eetiers, les cadrans et les bracelets, pr\u00e9vient Eric Zuccatti, pr\u00e9sident de l\u2019association de sous-traitants HorloExpo et patron de la firme Horotec \u00e0 La Chaux-de-Fonds. Mais tout le monde est bien conscient que nous n\u2019avons pas \u00e0 l\u2019heure actuelle la capacit\u00e9 de produire et d\u2019assembler toutes les montres en Suisse.\u00bb<\/p>\n<p>Pour les (nombreuses) marques qui fonctionnaient en acqu\u00e9rant leur mouvement en Suisse (aupr\u00e8s du Swatch Group) et le reste des composants en Asie, il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019un bouleversement total. L&rsquo;Union suisse des arts et m\u00e9tiers (USAM) s\u2019oppose \u00e0 une hausse \u00e0 80% du taux de valeur. Une nouvelle association, IG Swiss made, regroupe \u00e9galement les horlogers m\u00e9contents du projet de renforcement du label. Certains acteurs de la branche s\u2019inqui\u00e8tent d\u2019un v\u00e9ritable \u00abgoulot d\u2019\u00e9tranglement\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Difficult\u00e9s pour les ind\u00e9pendants<\/strong><\/p>\n<p>Le temps presse, et le rachat de fournisseurs constitue la r\u00e9ponse la plus rapide \u00e0 la reconfiguration en cours du paysage horloger helv\u00e9tique. Mais elle ne suffira pas: \u00abLes investissements productifs sont \u00e9galement une mani\u00e8re de s\u00e9curiser l\u2019approvisionnement\u00bb, rel\u00e8ve Andr\u00e9 Colard. Plus de 600 millions de francs devraient \u00eatre inject\u00e9s dans la branche cette ann\u00e9e pour renforcer les capacit\u00e9s industrielles. <\/p>\n<p>Les temps s&rsquo;annoncent surtout rudes pour les marques ind\u00e9pendantes, parents pauvres de cette course au rachat des fournisseurs: \u00abAuparavant, les acquisitions portaient essentiellement sur les fabricants de mouvements, rappelle Eric Zuccatti. Mais aujourd\u2019hui, les groupes prennent des positions dans tous les secteurs annexes, comme les cadrans et les bo\u00eetes, qui sont de plus en plus verrouill\u00e9s. Dans la nouvelle configuration du march\u00e9, il sera impossible aux petits acteurs de se transformer en manufacture \u00e0 temps.\u00bb <\/p>\n<p>Selon lui, les petites marques auront de plus en plus de mal \u00e0 se fournir: \u00abUn rachat cr\u00e9e souvent un blocage. Dans un premier temps, les commandes en cours des clients externes sont honor\u00e9es. Par la suite, cela devient incertain\u2026\u00bb Pour des raisons de confidentialit\u00e9 de leurs projets, les marques ind\u00e9pendantes peuvent \u00e9galement d\u00e9cider de leur propre chef de ne plus faire appel \u00e0 un fournisseur appartenant \u00e0 un groupe concurrent.<\/p>\n<p>Au final, le sous-traitant craint que cette consolidation nuise \u00e0 la diversit\u00e9 dans la branche. Apr\u00e8s une d\u00e9cennie de concentration progressive, le responsable observe une standardisation accrue: \u00abOn vend \u00e0 pr\u00e9sent un tourbillon sous cinq formules diff\u00e9rentes, mais le fond reste le m\u00eame.\u00bb Or, les acteurs ind\u00e9pendants de la sous-traitance sont de puissants relais de l\u2019innovation horlog\u00e8re, sur lesquels comptent toutes les marques: \u00abLes groupes verticalisent leur production, mais jamais \u00e0 100%, souligne Andr\u00e9 Colard. Pour les fournisseurs ind\u00e9pendants, \u00eatre innovant est tout simplement une question de survie, ce dont profitent les groupes.\u00bb<\/p>\n<p>Des groupes qui \u00e9prouvent parfois du mal \u00e0 int\u00e9grer les sous-traitants rachet\u00e9s, souligne James Carter, de KPMG: \u00abLa culture d\u2019entreprise d\u2019une grande maison active dans le luxe est tr\u00e8s diff\u00e9rente de celle d\u2019une PME de sous-traitance. L\u2019int\u00e9gration est rendue complexe par des syst\u00e8mes de gestion assez diff\u00e9rents.\u00bb <\/p>\n<p>Pour \u00e9chapper \u00e0 l\u2019emprise croissante des grands acteurs de la branche, certains fournisseurs tentent de se diversifier sur d\u2019autres secteurs que l\u2019horlogerie: \u00abVia la microtechnique, il existe des synergies tr\u00e8s fortes entre l\u2019horlogerie et les technologies m\u00e9dicales, note Andr\u00e9 Colard. La diversification leur permet d\u2019avoir un horizon un peu plus stable.\u00bb Par ce biais, les fournisseurs \u00e9vitent d\u2019\u00eatre actifs sur un seul secteur. Et encore moins de d\u00e9pendre d\u2019un client dominant &#8212; qui, une fois l\u2019offre de rachat sur la table, aura toutes les armes en main pour n\u00e9gocier en position de force.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Un secteur \u00e0 l\u2019ombre des marques<\/strong><\/p>\n<p>\u00abDans la vie, personne ne fait rien tout seul, m\u00eame les grandes marques\u00bb. Si les grandes signatures de l\u2019horlogerie n\u2019aiment gu\u00e8re s\u2019\u00e9tendre sur leur d\u00e9pendance \u00e0 des sous-traitants pour la livraison de composants-cl\u00e9s, \u00abil ne faut jamais oublier toutes les comp\u00e9tences associ\u00e9es pour aboutir \u00e0 ce concentr\u00e9 high-tech que repr\u00e9sente la montre\u00bb, rappelle Andr\u00e9 Colard, du salon professionnel EPHJ-EPMT-SMT.<\/p>\n<p>Difficile de trouver des chiffres pr\u00e9cis sur un secteur tr\u00e8s discret, op\u00e9rant historiquement dans l\u2019ombre des grandes maisons: \u00abLe statut de sous-traitant n\u2019est pas bien d\u00e9fini, explique Fran\u00e7ois Matile, de la Convention patronale horlog\u00e8re. Selon nos estimations, on peut classer environ 300 entreprises dans cette cat\u00e9gorie en Suisse. Mais certains parlent de 3&rsquo;000 fournisseurs, en comptant le service traiteur et de nettoyage des groupes!\u00bb <\/p>\n<p>Pour Eric Zuccatti, pr\u00e9sident de l\u2019association de sous-traitants HorloExpo, les fournisseurs offrent aux horlogers un \u00abeffet de soupape\u00bb en cas de difficult\u00e9s sur les march\u00e9s: \u00abDans ce cas, les commandes sont rapidement d\u00e9cal\u00e9es voire interrompues.\u00bb Le d\u00e9calage entre hausse et baisse de la conjoncture peut \u00eatre \u00e9prouvant pour les sous-traitants, constate Andr\u00e9 Colard: \u00abLorsque le march\u00e9 est \u00e0 la hausse, les marques commandent souvent plus que ce dont elles ont besoin, afin de pouvoir r\u00e9agir tr\u00e8s rapidement.\u00bb La chute n\u2019en est que plus brutale en cas de baisse des ventes.  <\/p>\n<p>Face aux risques de surinvestissement en p\u00e9riode d\u2019euphorie, Eric Zuccatti observe \u00abune certaine r\u00e9ticence \u00e0 r\u00e9investir et \u00e0 embaucher \u00e0 nouveau massivement\u00bb. Malgr\u00e9 le retour d\u2019une croissance \u00e0 deux chiffres, les fournisseurs se montrent ainsi \u00abplus prudents que sur la p\u00e9riode 2003-2008\u00bb.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Rachats en s\u00e9rie <\/strong><\/p>\n<p>Avril 2012: Herm\u00e8s rach\u00e8te son fournisseur de cadrans Nat\u00e9ber.<\/p>\n<p>Avril 2012: Swatch Group rach\u00e8te Simon &#038; Membrez et prend le contr\u00f4le de Termibo\u00eetes. <\/p>\n<p>Mars 2012: Citizen reprend la holding Prothor, qui comprend notamment le fabricant de mouvements La Joux-Perret. <\/p>\n<p>Novembre 2011: Le groupe LVMH reprend le fabricant de cadrans ArteCad. <\/p>\n<p>Septembre 2011: Ulysse Nardin acquiert l\u2019entreprise locloise Donz\u00e9 Cadrans, sp\u00e9cialis\u00e9e dans l\u2019\u00e9maillage de cadrans.<\/p>\n<p>Septembre 2011: Herm\u00e8s prend une participation de 32,5% dans le fabricant de bo\u00eetiers de montres haut de gamme Joseph Erard.<\/p>\n<p>Juillet 2011: Le groupe de luxe PPR (Gucci) prend possession du fabricant de mouvements Sowind Manufacture, dans le cadre du rachat de Sowind Group (Girard-Perregaux, JeanRichard). <\/p>\n<p>Juillet 2011: Louis Vuitton (groupe LVMH) rach\u00e8te le d\u00e9veloppeur et concepteur de mouvements haut de gamme La Fabrique du Temps. <\/p>\n<p>Mars 2011: Hublot (groupe LVMH) rach\u00e8te Profusion, qui lui fournissait des pi\u00e8ces et composants en fibre de carbone.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les grands groupes horlogers rach\u00e8tent de plus en plus de fournisseurs. Ce qui garantit la p\u00e9rennit\u00e9 des emplois mais fragilise le tissu des PME romandes. Enqu\u00eate. <\/p>\n","protected":false},"author":19840,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-3777","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3777","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19840"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3777"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3777\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3777"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3777"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3777"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}