



{"id":3748,"date":"2012-09-18T17:14:33","date_gmt":"2012-09-18T15:14:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3748"},"modified":"2012-09-18T18:12:03","modified_gmt":"2012-09-18T16:12:03","slug":"gouvernance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3748","title":{"rendered":"Crise financi\u00e8re: la le\u00e7on de prudence islandaise"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.largeur.com\/wp-content\/uploads\/Islande.png\" alt=\"Islande.png\" title=\"Islande.png\" border=\"0\" height=\"311\" width=\"468\" \/>La chute de l\u2019Islande a \u00e9t\u00e9 aussi brutale que son ascension. En 2007, un classement pla\u00e7ait les insulaires au rang d\u2019\u00eatres humains les plus heureux de notre plan\u00e8te, port\u00e9s par une \u00e9conomie en pleine croissance. <\/p>\n<p>Un an plus tard, l\u2019effondrement des banques islandaises, dans le sillage de la faillite de Lehman Brothers, provoquait une baisse durable de 30% du pouvoir d\u2019achat, des licenciements de masse, l\u2019exode de 30\u2019000 citoyens et une profonde crise de confiance envers les \u00e9lites du pays. \u00abAvant que la bulle financi\u00e8re n\u2019\u00e9clate, il soufflait un v\u00e9ritable vent de folie en Islande, se rappelle Salv\u00f6r Nordal, pr\u00e9sidente du Conseil constitutionnel. On se serait cru en pleine ru\u00e9e vers l\u2019or, tant la fr\u00e9n\u00e9sie d\u2019achats \u00e9tait forte. Face \u00e0 cet aveuglement, le krach s\u2019est presque accompagn\u00e9 d\u2019un sentiment de soulagement.\u00bb<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, le qualificatif \u00ab2007\u00bb est entr\u00e9 dans la langue islandaise pour d\u00e9signer toute expression de folie des grandeurs. Le symbole de cette p\u00e9riode de cr\u00e9dit bon march\u00e9 se d\u00e9tache ostensiblement dans le port de Reykjavik: le Harpa, \u00abtellement 2007\u00bb, immense salle de spectacles en verre, une construction d\u00e9mesur\u00e9e pour cette \u00eele de 320\u2019000 habitants seulement. Le b\u00e2timent a \u00e9t\u00e9 \u00e9rig\u00e9 \u00e0 l\u2019initiative de l\u2019un de ces \u00abVikings de la finance\u00bb aujourd\u2019hui ruin\u00e9s ou exil\u00e9s, Bj\u00f6rgolfur Gudmundsson, ex-propri\u00e9taire de la banque Landsbanki et du club de football londonien de West Ham. <\/p>\n<p>A l\u2019\u00e9poque, le gouvernement islandais croyait toucher \u00e0 son but: faire de l\u2019Islande un centre de la finance internationale, \u00abun nouveau Luxembourg\u00bb, voire une \u00abnouvelle Suisse\u00bb. En 2008, les trois plus grands \u00e9tablissements bancaires de l\u2019\u00eele (Kaupthing, Glitnir et Landsbanki) d\u00e9tenaient des avoirs repr\u00e9sentant 9 fois le PIB islandais.<\/p>\n<p>\u00abNous \u00e9tions pourtant tr\u00e8s mal \u00e9quip\u00e9s pour devenir un hub financier, explique Gylfi Magn\u00fasson, ex-ministre de l\u2019Economie du gouvernement d\u2019apr\u00e8s-crise. Contrairement \u00e0 la Suisse, nous ne disposions pas d\u2019une culture bancaire solide et notre syst\u00e8me mon\u00e9taire \u00e9tait tr\u00e8s faible.\u00bb A la fin des ann\u00e9es 1990, l\u2019\u00e9conomie islandaise, reposant traditionnellement sur la p\u00eache, ne comptait que quelques banques publiques de d\u00e9p\u00f4t. Mais leur privatisation au tournant du si\u00e8cle &#8212; sous l\u2019impulsion du premier ministre David Oddson et de son successeur Geir Haarde &#8212; a lanc\u00e9 le coup d\u2019envoi d\u2019une spirale incontr\u00f4lable.<\/p>\n<p>Pour nourrir leur croissance, les \u00e9tablissements islandais se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s particuli\u00e8rement friands du \u00abcarry trade\u00bb, une pratique sp\u00e9culative consistant \u00e0 emprunter massivement en devises \u00e9trang\u00e8res &#8212; surtout des francs suisses et des yens &#8212; pour effectuer des placements en couronne islandaise, offrant des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat plus \u00e9lev\u00e9s. Autre m\u00e9thode d\u2019attraction rapide de capitaux \u00e9trangers: les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat mirobolants propos\u00e9s par la structure de comptes en ligne Icesave, une branche de Landsbanki pr\u00e9sente au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.<\/p>\n<p>\u00abJusqu\u2019en 2007, tout l\u2019\u00e9difice financier semblait merveilleux et les banques g\u00e9n\u00e9raient des profits \u00e9normes\u00bb, poursuit Gylfi Magn\u00fasson. Mais la croissance reposait sur un num\u00e9ro d\u2019\u00e9quilibriste susceptible de voler en \u00e9clats au premier vent contraire, car la banque centrale islandaise disposait de tr\u00e8s peu de r\u00e9serves de devises \u00e9trang\u00e8res. La seule Icesave comptait, par exemple, 340\u2019000 clients \u00e9trangers (dont l\u2019Universit\u00e9 de Cambridge et la police de Londres), soit plus que le nombre de citoyens de l\u2019\u00eele, cens\u00e9e venir \u00e0 son secours en dernier ressort. <\/p>\n<p>Cela n\u2019a pas emp\u00each\u00e9 l\u2019autorit\u00e9 centrale de prendre les d\u00e9cisions les plus t\u00e9m\u00e9raires de d\u00e9r\u00e9gulation pour favoriser l\u2019\u00e9closion du secteur financier islandais: diminution du niveau des fonds propres exig\u00e9 de la part des banques, augmentation des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat, baisse de la taxe sur la valeur ajout\u00e9e et de l\u2019imp\u00f4t sur le revenu, rel\u00e2chement de la r\u00e9glementation sur les pr\u00eats hypoth\u00e9caires.<\/p>\n<p>D\u00e9nonc\u00e9e d\u00e8s 2006 par la Danske Bank dans un rapport sur l\u2019\u00ab\u00e9conomie geyser\u00bb islandaise, la sur\u00e9valuation de la couronne est alors ni\u00e9e par la commande de contre-expertises rassurantes. \u00abLes m\u00e9nages islandais prenaient d\u2019\u00e9normes risques de change pour investir dans l\u2019immobilier, rel\u00e8ve Gylfi Magn\u00fasson. Cela a march\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 ce que la couronne s\u2019effondre.\u00bb Silla Sigurgeirsd\u00f3ttir, ma\u00eetresse de conf\u00e9rences \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Islande, rappelle le mot d\u2019ordre de l\u2019\u00e9poque, subordonnant la politique \u00e0 la finance: \u00abCe qui \u00e9tait dans l\u2019int\u00e9r\u00eat des banques \u00e9tait dans l\u2019int\u00e9r\u00eat du public. Les Islandais d\u00e9couvraient avec \u00e9merveillement les possibilit\u00e9s de cr\u00e9dit offertes par les banques priv\u00e9es.\u00bb<\/p>\n<p>Lorsque la crise \u00e9clate en octobre 2008, le pays est dans l\u2019incapacit\u00e9 de rembourser les clients \u00e9trangers de ses banques \u00abtoo big to save\u00bb. Effar\u00e9s par l\u2019ampleur de leur exposition \u00e0 la crise, les Islandais manifestent avec une fureur jamais vue et provoquent des bouleversements en cha\u00eene: chute du gouvernement du Parti de l\u2019ind\u00e9pendance (droite), arriv\u00e9e au pouvoir d\u2019une coalition de centre-gauche, d\u00e9p\u00f4t d\u2019une demande d\u2019adh\u00e9sion \u00e0 l\u2019Union europ\u00e9enne, \u00e9lection d\u2019un comique \u00e0 la mairie de Reykjavik, projet de refonte d\u2019une Constitution plus transparente. Une commission sp\u00e9ciale d\u2019investigation sur la crise livre des conclusions accablantes en 2010 quant \u00e0 la \u00abn\u00e9gligence extr\u00eame\u00bb des politiciens, banquiers et r\u00e9gulateurs. En avril dernier, l\u2019ancien premier ministre Geir Haarde a \u00e9t\u00e9 reconnu coupable de ne pas avoir convoqu\u00e9 de r\u00e9union minist\u00e9rielle alors que le krach semblait in\u00e9vitable.<\/p>\n<p><strong>N\u00e9potisme et client\u00e9lisme<\/strong><\/p>\n<p>\u00abLa crise a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 au grand jour la relation incestueuse entre les responsables politiques, les entreprises et les dirigeants des institutions financi\u00e8res, explique Silla Sigurgeirsd\u00f3ttir. Leur interconnexion et les participations crois\u00e9es ont provoqu\u00e9 un effet domino qui a conduit \u00e0 la chute de toute l\u2019\u00e9conomie.\u00bb Les propri\u00e9taires des plus grandes holdings islandaises figuraient \u00e9galement parmi les principaux actionnai\u00adres des banques, aupr\u00e8s desquelles ils s\u2019accordaient des emprunts g\u00e9n\u00e9reux. Le proc\u00e9d\u00e9 permettait du m\u00eame coup d\u2019alimenter artificiellement le cours des actions des \u00e9tablissements bancaires et d\u2019attirer de nouveaux capitaux, nourrissant la bulle financi\u00e8re.<\/p>\n<p>\u00abLe n\u00e9potisme et le client\u00e9lisme impr\u00e8gnent notre petite soci\u00e9t\u00e9, poursuit la politologue. Les banques finan\u00e7aient les partis, les campagnes politiques et l\u2019universit\u00e9. Le premier ministre recevait les responsables financiers dans sa r\u00e9sidence priv\u00e9e, ce qui serait inimaginable chez nos voisins.\u00bb Critiquer les banques signifiait alors prendre des risques professionnels dans cette soci\u00e9t\u00e9 offrant peu de d\u00e9bouch\u00e9s: \u00abIl est tr\u00e8s difficile de se d\u00e9barrasser d\u2019une \u00e9tiquette lorsque tout le monde se conna\u00eet.\u00bb La complaisance \u00e9tait \u00e9galement nourrie par un sentiment de fiert\u00e9 des Islandais de voir leur petit pays se transformer en acteur financier global: \u00abCette croyance en notre sup\u00e9riorit\u00e9 nous a aveugl\u00e9s et a caus\u00e9 notre perte, estime Salv\u00f6r Nordal. Nous devons \u00eatre r\u00e9alistes, nous sommes et resterons un petit pays.\u00bb<\/p>\n<p>\u00abLes banquiers pensaient \u00eatre des g\u00e9nies, alors qu\u2019ils \u00e9taient seulement chanceux. Mais leur sentiment \u00e9tait compr\u00e9hensible, car pendant un moment, tout ce qu\u2019ils touchaient semblait se transformer en or\u00bb, explique Gylfi Magn\u00fasson. Pour l\u2019\u00e9conomiste, la crise islandaise invite \u00e0 plus de prudence et de lucidit\u00e9: \u00abElle sert d\u2019avertissement lorsque tous les indicateurs sont au vert. Si les choses ont l\u2019air trop belles pour \u00eatre vraies, alors il y a sans doute quelque chose de faux dans la conduite des affaires. L\u2019Islande a fait les m\u00eames erreurs que d\u2019autres pays touch\u00e9s par la crise bancaire, mais \u00e0 une \u00e9chelle bien plus large.\u00bb Devant l\u2019\u00e9chec de l\u2019autor\u00e9gulation, le pays a pris des mesures l\u00e9gislatives pour assurer davantage d\u2019encadrement des activit\u00e9s financi\u00e8res: \u00abPar exemple, il est d\u00e9sormais impossible de pr\u00eater des devises \u00e9trang\u00e8res \u00e0 des emprunteurs domestiques non couverts contre les risques dont les revenus sont en couronnes.\u00bb<\/p>\n<p>Ayant abandonn\u00e9 ses r\u00eaves de grandeur, le secteur financier islandais a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit \u00e0 sa part congrue. \u00abIl est aujourd\u2019hui principalement orient\u00e9 sur le march\u00e9 domestique et ne tente plus d\u2019attirer massivement des clients \u00e9trangers\u00bb, pr\u00e9cise Gylfi Magn\u00fasson.<\/p>\n<p>Vu l\u2019ampleur du d\u00e9sastre finan\u00adcier, le pays s\u2019est remis sur les rails de fa\u00e7on \u00e9tonnamment rapide: \u00abIl y a des signaux macro\u00e9conomiques clairs de reprise, avec une croissance pr\u00e9vue \u00e0 2,5% cette ann\u00e9e. Le ch\u00f4mage a diminu\u00e9 \u00e0 6%, contre 10% au plus fort de la crise\u00bb, souligne Gylfi Magn\u00fasson, qui y voit la conjonction de plusieurs facteurs: \u00abContrairement \u00e0 la Gr\u00e8ce, qui fait face \u00e0 des probl\u00e8mes chroniques de rentr\u00e9es fiscales, les finances gouvernementales islandaises ont toujours \u00e9t\u00e9 solides. Et \u00e0 l\u2019inverse de l\u2019Irlande, \u00e9galement frapp\u00e9e par un endettement bancaire massif, l\u2019Islande n\u2019a pas d\u00fb int\u00e9grer les pertes des \u00e9tablissements financiers dans le budget de l\u2019Etat.\u00bb Une n\u00e9cessit\u00e9 plus qu\u2019un choix: \u00abNous n\u2019avions tout simplement pas les ressources financi\u00e8res pour sauver les banques.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Retour aux fondamentaux<\/strong><\/p>\n<p>Les Islandais sont surtout revenus \u00e0 leurs fondamentaux: les secteurs traditionnels d\u2019exportation, comme la p\u00eache, l\u2019extraction mini\u00e8re ou le tourisme, ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de la chute de la couronne. \u00abC\u2019est une autre le\u00e7on: m\u00eame si un pays traverse une destruction monumentale de ses actifs financiers, l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle peut tenir le coup et porter la reprise.\u00bb<\/p>\n<p>Pour Silla Sigurgeirsd\u00f3ttir, la crise islandaise a valeur d\u2019exemple, car elle constitue un v\u00e9ritable laboratoire microscopique des risques de corruption qui prennent place dans les \u00e9conomies ouvertes modernes. \u00abLe danger des connexions trop \u00e9troites entre politiciens et milieux des affaires est pr\u00e9sent partout dans le monde, mais difficile \u00e0 retracer. En revanche, il est si \u00e9vident en Islande que cela en devient un cas d\u2019\u00e9cole digne d\u2019un manuel d\u2019\u00e9thique.\u00bb Les conflits d\u2019int\u00e9r\u00eats semblent inh\u00e9rents \u00e0 une population aussi petite, et c\u2019est bien sur le plan \u00e9thique que le pays a failli, note Hrund Gunnsteinsd\u00f3ttir de Kr\u00e1d Consulting \u00e0 Reykjavik: \u00abIl ne suffit pas d\u2019\u00e9voquer cette notion sur le papier, il faut l\u2019incarner. Avant la crise, j\u2019ai appel\u00e9 un banquier pour conna\u00eetre les possibilit\u00e9s d\u2019investissement \u00e9thique. Il m\u2019a ri au nez sur un ton tr\u00e8s paternaliste. Cela donne une id\u00e9e de l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit de l\u2019\u00e9poque.\u00bb<\/p>\n<p>La le\u00e7on de prudence et de bon sens islandaise saura-t-elle \u00eatre retenue sur le long terme? Gylfi Magn\u00fasson, redevenu professeur d\u2019\u00e9conomie, observe d\u00e9j\u00e0 un changement d\u2019esprit chez les \u00e9tudiants en finance: \u00abAvant la crise, ils se montraient tr\u00e8s peu critiques des m\u00e9canismes du march\u00e9. Ils \u00e9taient trop occup\u00e9s \u00e0 tenter de rejoindre rapidement un poste dans une des banques en pleine croissance. Maintenant, ils sont beaucoup plus curieux et nous discutons abondamment des le\u00e7ons \u00e0 tirer de cette crise.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>Chronologie<\/strong><\/p>\n<p>Septembre 2008: Crise financi\u00e8re mondiale, suite \u00e0 la faillite de Lehman Brothers.<\/p>\n<p>29 septembre 2008: Le gouvernement annonce une prise de contr\u00f4le \u00e0 75% de la troisi\u00e8me banque du pays, Glitnir.<\/p>\n<p>6 octobre 2008: Les autorit\u00e9s offrent une garantie illimit\u00e9e pour tous les d\u00e9p\u00f4ts bancaires domestiques.<\/p>\n<p>7 octobre 2008: Nationalisation de Landsbanki et Glitnir, deuxi\u00e8me et troisi\u00e8me banques du pays.<\/p>\n<p>8 octobre 2008: Le Royaume-Uni utilise sa l\u00e9gislation antiterroriste pour geler les d\u00e9p\u00f4ts britanniques de Icesave, une branche de la banque Landsbanki.<\/p>\n<p>9 octobre 2008: Nationalisation de Kaupthing, premi\u00e8re banque islandaise.<\/p>\n<p>24 octobre 2008: L\u2019Islande demande une aide de 2 milliards de dollars au FMI pour secourir son \u00e9conomie.<\/p>\n<p>20 janvier\u00a02009: Heurts avec la police lors des manifestations organis\u00e9es depuis octobre devant le parlement et le si\u00e8ge du gouvernement.<\/p>\n<p>26 janvier 2009: Le gouvernement de centre droit de Geir Haarde d\u00e9missionne.<\/p>\n<p>25 avril 2009: Les \u00e9lections portent au pouvoir une coalition de centre gauche.<\/p>\n<p>16 juillet 2009: L\u2019Islande d\u00e9pose une demande d\u2019adh\u00e9sion \u00e0 l\u2019Union europ\u00e9enne.<\/p>\n<p>27 juillet 2010: Ouverture des n\u00e9gociations d\u2019adh\u00e9sion de l\u2019Islande \u00e0 l\u2019Union europ\u00e9enne.<\/p>\n<p>29 juillet 2011: Pr\u00e9sentation d\u2019un projet de nouvelle Constitution.<\/p>\n<p>5 septembre 2011: L\u2019ancien premier ministre Geir Haarde compara\u00eet en justice pour n\u00e9gligences dans la gestion de la crise ayant men\u00e9 \u00e0 la faillite du pays.<\/p>\n<p>Fin 2011: Le pays a renou\u00e9 avec la croissance, \u00e0 3,1% en 2011.<\/p>\n<p>17 f\u00e9vrier 2012: L\u2019agence de notation Fitch rel\u00e8ve la note de l&rsquo;Islande, consid\u00e9r\u00e9e comme un emprunteur fiable.<\/p>\n<p>22 f\u00e9vrier 2012: L\u2019ancien directeur et l\u2019ancien pr\u00e9sident de la banque Kaupthing sont mis en examen pour fraude et manipulation du march\u00e9.<\/p>\n<p>23 avril 2012: L\u2019ex-premier ministre, Geir Haarde, n\u2019est reconnu coupable que d\u2019un chef d\u2019accusation: ne pas avoir\u00a0convoqu\u00e9 de r\u00e9union minist\u00e9rielle \u00e0 temps lors de la crise. Il ne sera pas sanctionn\u00e9.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans Swissquote Magazine (no 3 \/ 2012).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a quatre ans, l\u2019Islande s\u2019engloutissait dans son r\u00eave d\u00e9mesur\u00e9 de devenir un p\u00f4le financier international. Aujourd\u2019hui, le petit pays de l\u2019Atlantique Nord cherche \u00e0 tirer les le\u00e7ons \u00e9thiques de sa faillite. Reportage.<\/p>\n","protected":false},"author":19840,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-3748","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3748","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19840"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3748"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3748\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3748"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3748"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3748"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}