



{"id":3723,"date":"2012-08-12T15:27:14","date_gmt":"2012-08-12T13:27:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3723"},"modified":"2012-08-13T10:19:37","modified_gmt":"2012-08-13T08:19:37","slug":"fantasmes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3723","title":{"rendered":"En couple au bordel"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/large130812.jpg\" alt=\"large130812.jpg\" title=\"large130812.jpg\" width=\"468\" height=\"290\" border=\"0\" \/>\u00abDepuis cinq ans, les clients qui exigent une fellation veulent du naturel, c\u2019est-\u00e0-dire sans pr\u00e9servatif, et pouvoir aller jusqu\u2019au bout: une fellation compl\u00e8te avec \u00e9jaculation dans la bouche ou sur le corps de la fille.\u00bb Lisa, patronne du Venusia, le plus grand salon \u00e9rotique de Gen\u00e8ve, n\u2019a cess\u00e9 de voir les demandes de ses clients \u00e9voluer: \u00abLorsque j\u2019ai commenc\u00e9 il y a pr\u00e8s de vingt ans, les caresses buccales n\u2019\u00e9taient qu\u2019un simple pr\u00e9liminaire avant l\u2019acte sexuel. D\u00e9sormais, aller jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9jaculation obnubile les hommes. Je pense que c\u2019est l\u2019influence des films pornos, dans lesquels cette pratique est syst\u00e9matique, qui les pousse \u00e0 fantasmer l\u00e0-dessus.\u00bb<\/p>\n<p>Autre changement constat\u00e9 par Lisa: fellation et sodomie ont pris le relais de la p\u00e9n\u00e9tration simple. \u00abA mes d\u00e9buts, la sodomie \u00e9tait une requ\u00eate assez rare chez les clients et peu de prostitu\u00e9es acceptaient de la faire. D\u00e9sormais, c\u2019est l\u2019une des pratiques les plus pris\u00e9es, que m\u00eame des filles de 18 ans proposent.\u00bb \u00abIl est vrai que la sodomie est vraiment \u00e0 la mode, confirme Leyla Castaldi, directrice de l\u2019agence El\u00e9gance \u00e0 Gen\u00e8ve. Plus les ann\u00e9es passent et plus les hommes ont envie d\u2019essayer.\u00bb<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ces nouveaux penchants, \u00ables attentes des hommes restent encore assez simples, estime Lisa. Ils ne viennent pas chercher dans notre salon des actes extraordinaires. Le sadomaso, par exemple, est relativement peu sollicit\u00e9.\u00bb Pour Leyla Castaldi, le premier fantasme des hommes demeure le dress code: \u00abLe visuel est tr\u00e8s important pour nos clients. Ils souhaitent de tr\u00e8s belles filles, tr\u00e8s glamours, qui ressemblent \u00e0 celles qui s\u2019affichent en photo dans les magazines. La lingerie, les bas, les jarretelles et les talons aiguilles sont ainsi tr\u00e8s demand\u00e9s. Certains clients me d\u00e9crivent dans les moindres d\u00e9tails les v\u00eatements qu\u2019ils d\u00e9sirent voir port\u00e9s par la fille. Et c\u2019est indispensable de ne pas les d\u00e9cevoir.\u00bb<\/p>\n<p>Toujours pour satisfaire leur client\u00e8le, les prostitu\u00e9es se doivent d\u2019accepter aussi le french kiss. \u00abAvant, les filles n\u2019embrassaient pas sur la bouche par principe, explique Daniel, patron de Switzescort \u00e0 Gen\u00e8ve. Aujourd\u2019hui, le baiser avec la langue est d\u00e9sir\u00e9 par la plupart des clients car cela repr\u00e9sente le summum de l\u2019intimit\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Dans les salons du Venusia, entre 30 et 80 clients d\u00e9filent chaque jour. Ils ont entre 16 et 90 ans et viennent, pour certains, accomplir l\u2019un de leurs fantasmes: le triolisme. S\u2019il est fr\u00e9quemment demand\u00e9, ce n\u2019est cependant plus seulement par les hommes. \u00abIl y a vingt ans, c\u2019\u00e9tait deux filles pour un client, raconte Lisa. Aujourd\u2019hui, c\u2019est une fille pour un couple de clients. Et de plus en plus souvent. Au d\u00e9but, les femmes nous disent qu\u2019elles font \u00e7a pour leur conjoint, pour lui faire plaisir ou lui faire un cadeau. Mais on s\u2019aper\u00e7oit souvent que c\u2019est \u00e9galement pour elles, dans la fa\u00e7on avec laquelle elles prennent l\u2019initiative, caressent et finalement acc\u00e8dent au plaisir.\u00bb<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, si quelques femmes acceptent de se rendre au bordel pour satisfaire les fantasmes de leur homme, et au passage les leurs, elles sont encore peu nombreuses \u00e0 franchir le pas pour elles-m\u00eames. Les relations saphiques demeurent une demande marginale dans les salons et les escort boys ne font pas recette: la seule id\u00e9e qu\u2019une femme paie un homme pour la bagatelle ou pour r\u00e9aliser ses fantasmes reste taboue.<\/p>\n<p>Si le livre Fifty Shades of Grey, surnomm\u00e9 \u00able porno pour maman\u00bb, conna\u00eet actuellement un succ\u00e8s ph\u00e9nom\u00e9nal avec 30 millions d\u2019exemplaires \u00e9coul\u00e9s, il le doit principalement \u00e0 l\u2019av\u00e8nement du livre \u00e9lectronique. Abrit\u00e9es derri\u00e8re leur liseuse, les femmes peuvent \u00e0 volont\u00e9 rejouer discr\u00e8tement les sc\u00e8nes de sexe du roman, avec l\u2019air absorb\u00e9 de celles qui lisent du Rousseau. Se plonger dans le m\u00eame ouvrage en version papier \u00e0 la terrasse d\u2019un caf\u00e9 reste-t-il, pour elles, un fantasme impossible \u00e0 r\u00e9aliser?<\/p>\n<p>Matthieu, escort boy \u00e0 Gen\u00e8ve qui pratique les massages soft, mais pas d\u2019acte sexuel, confie: \u00abBeaucoup de femmes me racontent leurs fantasmes. Elles r\u00eavent de sexualit\u00e9 avec plusieurs hommes \u00e0 la fois ou d\u2019une relation avec une autre femme. Mais elles se sentent coupables d\u2019avoir des songes aussi os\u00e9s. Elles me demandent souvent si c\u2019est normal de penser cela, si d\u2019autres femmes ont les m\u00eames r\u00eaves. J\u2019essaie de les rassurer.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans L&rsquo;Hebdo.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les prostitu\u00e9es doivent r\u00e9pondre \u00e0 des demandes de plus en plus crues, souvent inspir\u00e9es par l\u2019industrie pornographique. Le triolisme fait \u00e9galement recette. T\u00e9moignages de professionnelles du secteur.<\/p>\n","protected":false},"author":19489,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-3723","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3723","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19489"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3723"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3723\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3723"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3723"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3723"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}