



{"id":3640,"date":"2012-04-12T10:53:05","date_gmt":"2012-04-12T08:53:05","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3640"},"modified":"2012-04-12T18:51:02","modified_gmt":"2012-04-12T16:51:02","slug":"leadership","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3640","title":{"rendered":"Entreprises: comment succ\u00e9der \u00e0 une ic\u00f4ne"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/large130412b.jpg\" alt=\"large130412b.jpg\" title=\"large130412b.jpg\" width=\"468\" height=\"317\" border=\"0\" \/>C&rsquo;est une difficult\u00e9 suppl\u00e9mentaire, dans une entreprise, que de devoir trouver un successeur \u00e0 un patron particuli\u00e8rement charismatique. On l&rsquo;a vu derni\u00e8rement chez Apple, o\u00f9 le nouveau CEO, Tim Cook, semble quelque peu transparent compar\u00e9 au c\u00e9l\u00e9brissime fondateur de la marque.<\/p>\n<p>Une situation d\u00e9licate \u00e0 laquelle ont \u00e9t\u00e9 confront\u00e9s de nombreux patrons en Suisse romande, comme l\u2019illustrent les exemples ci-dessous. \u00abLe d\u00e9fi vient du fait que les personnes ayant entour\u00e9 un patron charismatique ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de son rayonnement, de son enthousiasme, de sa confiance, de son empathie ou de sa sensibilit\u00e9. A son d\u00e9part, cela laisse un vide\u00bb, r\u00e9sume Lorenzo Pestalozzi, directeur du centre de formation en management CRPM. <\/p>\n<p>Pass\u00e9e une in\u00e9vitable p\u00e9riode de deuil, les anciens collaborateurs peuvent cependant tr\u00e8s bien accueillir une nouvelle personnalit\u00e9. Le mieux est de rester soi-m\u00eame, tout en conservant une certaine continuit\u00e9. Un CEO avec un style froid et directif prenant le relais d\u2019un patron chaleureux peut laisser les \u00e9quipes commerciales ou les ing\u00e9nieurs, habitu\u00e9s \u00e0 davantage d\u2019\u00e9motion plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 du pur rationnel, dans l\u2019incompr\u00e9hension, voire avec l\u2019impression de se sentir \u00abl\u00e2ch\u00e9s\u00bb.<\/p>\n<p>Mais, en fait, un patron peut-il travailler et parfaire son charisme? \u00abSi par charisme on entend une sorte d\u2019\u00ab\u00e9tat de gr\u00e2ce\u00bb qui suscite l\u2019adh\u00e9sion et la collaboration des autres, je pense que la meilleure formation est de mieux se conna\u00eetre et de bien se trouver dans sa peau\u00bb, rel\u00e8ve Lorenzo Pestalozzi. Un m\u00e9lange d\u2019exp\u00e9riences, notamment hors de sa zone de confort, coupl\u00e9e au partage de celles-ci peut permettre un d\u00e9veloppement de cette qualit\u00e9. \u00abCela m\u00e8ne \u00e0 la confiance en soi, qui, \u00e0 son tour, nous permet d\u2019oser et d\u2019entreprendre avec les autres\u00bb, ajoute le sp\u00e9cialiste.<\/p>\n<p>D\u2019autres pistes rel\u00e8vent davantage du d\u00e9veloppement personnel que de la formation. Des exercices sur la prise de parole en public, ou des cours autour du \u00abl\u00e2cher-prise\u00bb peuvent y contribuer. \u00abAu final, souligne Lorenzo Pestalozzi, le fait de se donner \u00e0 une activit\u00e9 qui nous passionne peut nous permettre de sortir du formalisme ambiant et manifester en nous une spontan\u00e9it\u00e9 rafra\u00eechissante.\u00bb Cette authenticit\u00e9, exprim\u00e9e avec respect et dans un esprit de construction est, selon lui, l\u2019une des principales composantes du charisme.<\/p>\n<p>Pour John Antonakis, professeur de comportement organisationnel \u00e0 HEC Lausanne, le risque pour le successeur consiste \u00e0 se retrouver dans l\u2019ombre de son pr\u00e9d\u00e9cesseur: \u00abCela prend du temps, on est forc\u00e9ment compar\u00e9 \u00e0 l\u2019autre. C\u2019est pourquoi je conseille de pr\u00e9parer le terrain avec au moins cinq ann\u00e9es d\u2019avance. Le probl\u00e8me est que les leader charismatiques, g\u00e9n\u00e9ralement assez narcissiques, n\u2019y pensent pas toujours\u2026\u00bb<\/p>\n<p>Quoi qu\u2019il en soi, ceux-ci doivent avant tout \u00eatre des experts dans leur domaine d\u2019activit\u00e9. \u00abBien s\u00fbr, l\u2019id\u00e9al est qu\u2019une personne b\u00e9n\u00e9ficie \u00e0 la fois des bonnes aptitudes et de l\u2019aura\u00bb, poursuit le professeur, pour qui le charisme signifie avant tout une influence symbolique bas\u00e9e sur l\u2019id\u00e9ologie et les \u00e9motions: \u00abUn leader charismatique n\u2019influence pas les autres avec une carotte et un b\u00e2ton. Il doit d\u00e9fendre une mission, une raison d\u2019\u00eatre, des valeurs qu\u2019il applique dans sa vie quotidienne, dans ses choix. Il doit montrer de la passion. Tout cela finira par agir comme un virus, qui finira par se r\u00e9pandre.\u00bb  <\/p>\n<p>A-t-il des trucs pour tenter d\u2019am\u00e9liorer cette qualit\u00e9? Recourir \u00e0 des analogies, des images, des m\u00e9taphores, des anecdotes peut permettre d\u2019aller dans ce sens. Communiquer de mani\u00e8re simple et directe, avec passion, \u00e9galement. De m\u00eame que savoir exprimer les sentiments des autres. Ces effets passent la plupart du temps inaper\u00e7us. \u00abIl ne faut pas l\u2019oublier: \u00eatre bien form\u00e9, intelligent et b\u00e9n\u00e9ficier de beaucoup d\u2019exp\u00e9riences sont les \u00e9l\u00e9ments centraux qui cultivent la confiance en soi\u00bb, indique John Antonakis.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Hublot <\/strong><\/p>\n<p>Patron iconique s\u2019il en est en Suisse romande, Jean-Claude Biver vient de c\u00e9der sa place de directeur de la marque Hublot \u00e0 Ricardo Guadalupe. Les deux hommes ont travaill\u00e9 ensemble pendant pr\u00e8s de 20 ans, notamment chez Blancpain. Le second exer\u00e7ait jusque-l\u00e0 la fonction de directeur op\u00e9rationnel au sein de la marque horlog\u00e8re bas\u00e9e \u00e0 Nyon. Sa nomination avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vue de longue date. \u00abPlus qu\u2019une succession, il s\u2019agit d\u2019une transmission de Jean-Claude Biver qui reste pr\u00e9sident du conseil et sur lequel je pourrai m\u2019appuyer encore dans le futur, ce qui est \u00e9videmment une grande chance, souligne le nouveau CEO de 47 ans. Le challenge pour moi consiste \u00e0 amener Hublot vers d\u2019autres sommets encore.\u00bb<\/p>\n<p>Pour Ricardo Guadalupe, le charisme peut diff\u00e9rer selon les personnes. \u00abBien s\u00fbr, celui de Jean-Claude Biver est unique par son \u00e9nergie communicative, son dynamisme permanent, sa passion profonde pour son m\u00e9tier. Je suis une autre personne et par cons\u00e9quent mon charisme est diff\u00e9rent, plus pos\u00e9. Ce qui ne m\u2019emp\u00eache pas d\u2019\u00eatre anim\u00e9 par une passion forte pour mon travail dans l\u2019horlogerie.\u00bb<\/p>\n<p>Pour sa part, Jean-Claude Biver, 62 ans, continuera \u00e0 s\u2019impliquer fortement  au sein de la soci\u00e9t\u00e9. Il restera porte-parole officiel et coordonnera les (nombreuses) activit\u00e9s de communication de l\u2019entreprise. \u00abMon conseil le plus pr\u00e9cieux, c\u2019est de rester soi-m\u00eame, de continuer \u00e0 avoir le courage de ses opinions et, surtout, de toujours se remettre en question. Le doute doit devenir un alli\u00e9, car il permet de progresser \u00e0 travers la remise en cause.\u00bb Il convient donc  pour lui de rester \u00e0 l\u2019\u00e9coute d\u2019autrui, de toujours chercher \u00e0 apprendre et d\u2019accepter l\u2019aide que l\u2019on peut recevoir.<\/p>\n<p>Pour l\u2019ex-CEO, le charisme est l\u2019expression d\u2019une personnalit\u00e9 ouverte vers l\u2019ext\u00e9rieur, qui a confiance en elle et vit en harmonie int\u00e9rieur: \u00abC\u2019est un travail qui peut se faire. Souvent tout seul, mais des fois avec de l\u2019aide ext\u00e9rieure. Je ne pense pas que le charisme puisse simplement s\u2019apprendre comme une po\u00e9sie, mais on peut chercher \u00e0 y arriver en travaillant sur soi-m\u00eame. L\u2019\u00e2ge venant, ce travail devient un peu plus facile.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>La Libert\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Louis Ruffieux a eu la lourde t\u00e2che de succ\u00e9der \u00e0 Roger de Diesbach, figure du journalisme d\u2019investigation suisse, \u00e0 la t\u00eate du journal fribourgeois La Libert\u00e9. Une succession qui s\u2019est pourtant r\u00e9alis\u00e9e sans difficult\u00e9s. \u00abJe n\u2019ai jamais eu de plan de carri\u00e8re. D\u2019abord, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 son adjoint, puis lors des premiers signes de sa maladie (Roger de Diesbach est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 2009, ndlr), il m\u2019a demand\u00e9 de lui succ\u00e9der. Le fait d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 associ\u00e9 aux d\u00e9cisions importantes depuis plusieurs ann\u00e9es, et qu\u2019il m\u2019ait lui-m\u00eame d\u00e9sign\u00e9 ont grandement facilit\u00e9 les choses. Notamment au niveau de l\u2019acceptation par le reste de l\u2019\u00e9quipe.\u00bb<\/p>\n<p>Louis Ruffieux dit n\u2019avoir jamais voulu \u00abremplacer\u00bb son pr\u00e9d\u00e9cesseur, mais simplement lui succ\u00e9der, en maintenant une certaine continuit\u00e9. Pour lui, charisme rime avec autorit\u00e9 naturelle. Il peut aussi \u00eatre li\u00e9 \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience personnelle. La sienne, il l\u2019a acquise au fil des ans, en tant que journaliste. \u00abRoger avait un  rayonnement plus g\u00e9n\u00e9ral, gr\u00e2ce \u00e0 son parcours tr\u00e8s vari\u00e9 et \u00e0 son immense r\u00e9seau.\u00bb<\/p>\n<p>Les deux hommes ont continu\u00e9 \u00e0 travailler ensemble apr\u00e8s le passage de t\u00e9moin. La  cohabitation s\u2019est bien d\u00e9roul\u00e9e: \u00abIl a eu l\u2019intelligence de ne pas s\u2019immiscer. Il a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s respectueux de mes pr\u00e9rogatives. Lui-m\u00eame b\u00e9n\u00e9ficiait d\u2019une carte blanche dans ses collaborations r\u00e9guli\u00e8res.\u00bb Pour lui, le monde ne doit pas s\u2019arr\u00eater lorsqu\u2019un patron quitte une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 laquelle il a \u00e9t\u00e9 intimement li\u00e9: \u00abIl ne faut pas consid\u00e9rer cela comme un poids. Il s\u2019agit surtout d\u2019un pass\u00e9 glorieux pour une entreprise.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Ecal<\/strong><\/p>\n<p>Alexis Georgacopoulos, 36 ans, a fait toutes ses armes au sein de l\u2019\u00e9cole d\u2019art lausannoise. Il y a d\u00e9but\u00e9 sa carri\u00e8re en 2000 en tant que responsable du d\u00e9partement de design industriel, avant de devenir doyen et responsable du programme de Master en design de produit. Depuis l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, il a pris la succession de Pierre Keller \u00e0 la t\u00eate de l\u2019institution. \u00abOn est toujours amen\u00e9 \u00e0 succ\u00e9der \u00e0 quelqu\u2019un. Quand il s\u2019agit d\u2019une personnalit\u00e9 d\u2019une certaine ampleur, les enjeux peuvent effectivement para\u00eetre plus importants. Dans le cas de Pierre Keller, on a affaire \u00e0 une vision claire et d\u00e9termin\u00e9e des choses. C\u2019est cela qui fait avancer, surtout quand cette vision est communicative, voire contagieuse.\u00bb Pour lui, il s\u2019agit d\u2019un avantage, mais \u00e0 prendre avec pr\u00e9caution: \u00abIl ne faut surtout pas copier. Ce serait aller droit au mur.\u00bb Au contraire, il pr\u00f4ne l\u2019adaptation et une approche propre des situations.<\/p>\n<p>Le charisme pour lui est avant tout le fait d\u2019avoir de bonnes id\u00e9es et de les transmettre aux autres. Et cela pas uniquement par les mots, mais surtout par les actions: \u00abLe charisme on ne na\u00eet pas forc\u00e9ment avec, on le d\u00e9veloppe au fur et \u00e0 mesure des exp\u00e9riences v\u00e9cues au fil du temps. Il s\u2019agit de convaincre son interlocuteur, de capter son attention sans pour autant faire du cirque. Dire les choses de mani\u00e8re simple et intelligente. Au final, avoir du charisme, c\u2019est probablement avoir gagn\u00e9 le respect des autres.\u00bb<\/p>\n<p>Pour sa part, Pierre Keller, 67 ans, n\u2019a aucun conseil \u00e0 donner \u00e0 son successeur, si ce n\u2019est de ne pas oublier \u00abd\u2019avoir de l\u2019humour, du plaisir et m\u00eame des coups de gueule. Et surtout d\u2019aimer les \u00e9tudiants\u00bb. Il souhaite surtout que l\u2019\u00e9cole d\u2019art conserve \u00e0 l\u2019avenir son rayonnement international. \u00abLe charisme, j\u2019en ai fait une image, dit-il. Je suis rest\u00e9 moi-m\u00eame et je crois que c\u2019est ce qui a plu, tant au niveau local qu\u2019international. Comme la  beaut\u00e9, le charisme, on l\u2019a ou on ne l\u2019a pas. Je crois qu\u2019on peut dire que le charisme, c\u2019est aimer \u00eatre avec les gens.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Sottas<\/strong><\/p>\n<p>Entrepreneur dans l\u2019\u00e2me, Bernard Sottas a choisi, en 2010, de passer les commandes de l\u2019entreprise de construction qu\u2019il a cr\u00e9\u00e9e voici trente ans \u00e0 son beau-fils Nadir Solenghi, et \u00e0  sa fille Laure Sottas Solenghi, reprenant pour sa part la pr\u00e9sidence du Conseil d&rsquo;administration. Il conseille \u00e0 son successeur, dipl\u00f4m\u00e9 en ing\u00e9nierie civile \u00e0 l\u2019EPFZ, de compter sur lui seul \u00abpour les d\u00e9cisions courageuses\u00bb, mais d\u2019utiliser l\u2019exp\u00e9rience des anciens afin de \u00abprogresser plus rapidement\u00bb. Et aussi de faire confiance aux jeunes dans l\u2019entreprise et de \u00abne jamais perdre son int\u00e9grit\u00e9\u00bb. <\/p>\n<p>Pour Bernard Sottas, le charisme, c\u2019est faire juste au bon moment: \u00abBien s\u00fbr qu\u2019il peut se d\u00e9velopper, mais attention, le charisme peut assurer la r\u00e9ussite, mais pas forc\u00e9ment le bonheur. Et en d\u00e9finitive, le bonheur est le plus important dans la vie.\u00bb<\/p>\n<p>Pour sa part, Nadir Solenghi est conscient de son jeune \u00e2ge (il avait 37 ans lorsqu\u2019il a repris la direction de l\u2019entreprise en 2010). \u00abTout le monde a probablement cru que c\u2019\u00e9tait trop t\u00f4t. Mais la confiance et la compr\u00e9hension des clients et des coll\u00e8gues ont \u00e9t\u00e9 exceptionnelles. J\u2019avais en quelque sorte l\u2019impression d\u2019avoir encore le droit \u00e0 l\u2019erreur.\u00bb <\/p>\n<p>Lui et son \u00e9pouse ont accept\u00e9 de succ\u00e9der \u00e0 Bernard Sottas en tant que patrons. \u00abNotre formation d&rsquo;ing\u00e9nieur EPFZ, la connaissance du m\u00e9tier, de la branche et de l\u2019entreprise, apr\u00e8s 10 \u00e0 15 ans d&rsquo;anciennet\u00e9, ainsi que le fait d&rsquo;avoir pratiqu\u00e9 aux c\u00f4t\u00e9s de Bernard toutes ces ann\u00e9es, sont autant d&rsquo;atouts qui nous aident \u00e0 diriger cette entreprise dans la m\u00eame philosophie sculpt\u00e9e ensemble cette derni\u00e8re d\u00e9cennie.\u00bb Cependant, ils ne pr\u00e9tendent pas remplacer l\u2019homme embl\u00e9matique connu de tous dans la r\u00e9gion fribourgeoise et dans la branche de la construction m\u00e9tallique.<\/p>\n<p>Pour lui le charisme, c\u2019est avant tout la force et la facilit\u00e9 avec laquelle un individu arrive \u00e0 \u00abinfluencer, convaincre et s\u00e9duire les gens, en gagnant leur estime et leur sympathie. Le tout avec passion et int\u00e9grit\u00e9: cela fait un cocktail imbattable.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Prendre le relais d\u2019un patron charismatique n\u2019est pas toujours chose ais\u00e9e. Qu&rsquo;en pense le successeur de Pierre Keller \u00e0 l&rsquo;Ecal? Et celui de Jean-Claude Biver aupr\u00e8s des montres Hublot? Enqu\u00eate.<\/p>\n","protected":false},"author":18920,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-3640","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3640","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/18920"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3640"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3640\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3640"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3640"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3640"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}