



{"id":3609,"date":"2012-02-24T17:00:55","date_gmt":"2012-02-24T15:00:55","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3609"},"modified":"2012-07-06T15:21:30","modified_gmt":"2012-07-06T13:21:30","slug":"suisse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3609","title":{"rendered":"Tamedia voit l\u2019avenir en ligne"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.largeur.com\/wp-content\/uploads\/022012\/tamedia.jpg\" alt=\"tamedia.jpg\" title=\"tamedia.jpg\" height=\"300\" width=\"468\" border=\"0\" \/>\u00abMauvais pour la libert\u00e9 d\u2019opinion\u00bb, \u00abTamedia avale Edipresse\u00bb, \u00abL\u2019\u00e9diteur Tamedia fait main basse sur la presse romande\u00bb: l\u2019annonce surprise de la reprise des actifs suisses d\u2019Edipresse par Tamedia, le 3 mars 2009, avait fait l\u2019effet d\u2019une bombe dans le paysage m\u00e9diatique romand. L\u2019accord sign\u00e9 entre les deux groupes pr\u00e9voyait une reprise des activit\u00e9s d\u2019Edipresse selon un plan de cessation en trois \u00e9tapes, dont la derni\u00e8re devait intervenir en 2013.<\/p>\n<p>C\u2019est donc avec pr\u00e8s de deux ans d\u2019avance que Tamedia a repris l\u2019entier des actifs suisses d\u2019Edipresse, en avril dernier, tandis qu\u2019Edipresse sortait du march\u00e9 suisse pour poursuivre son d\u00e9veloppement \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Parmi les titres phares pass\u00e9s sous le contr\u00f4le de Tamedia figurent \u00abLe Matin\u00bb, la \u00abTribune de Gen\u00e8ve\u00bb, \u00ab24 heures\u00bb, \u00abFemina\u00bb, la moiti\u00e9 du capital du \u00abTemps\u00bb (l\u2019autre moiti\u00e9 appartenant \u00e0 Ringier), mais aussi des sites de services en ligne tels que homegate.ch, jobup.ch ou encore swissfriends.ch.<\/p>\n<p>D\u2019un point de vue \u00e9conomique, on a parfois remis en question la pertinence de ce rachat d\u2019un prix tr\u00e8s cons\u00e9quent: 207,3 millions de francs pour les deux premi\u00e8res \u00e9tapes, et entre 269,8 et 330,2 millions (le prix exact reste \u00e0 d\u00e9terminer en fonction des r\u00e9sultats financiers d\u2019Edipresse), ainsi que la cessation de 250\u2019000 actions nominatives de Tamedia \u00e0 Edipresse pour la troisi\u00e8me et derni\u00e8re \u00e9tape.<\/p>\n<p>Le jeu en valait-il la chandelle? Martin Kall, CEO de Tamedia, en est convaincu: \u00abC\u2019\u00e9tait un investissement judicieux et tout \u00e0 fait justifi\u00e9. Le prix refl\u00e8te fid\u00e8lement la valeur des actifs rachet\u00e9s.\u00bb Un avis partag\u00e9 par Chris Burger, analyste financier \u00e0 Helvea: \u00abCe rachat \u00e9tait une tr\u00e8s bonne chose, il permet \u00e0 Tamedia de proposer des services publicitaires sur une \u00e9chelle nationale, que ce soit par le biais du print ou de ses services online\u00bb.<\/p>\n<p>De fait, les derniers chiffres publi\u00e9s par Tamedia font \u00e9tat d\u2019une bonne sant\u00e9 financi\u00e8re, surtout dans un contexte plut\u00f4t morose pour le march\u00e9 de la presse. Ainsi, au premier semestre 2011, le chiffre d\u2019affaires du groupe a atteint 558,9 millions de francs pour un b\u00e9n\u00e9fice net de 87,7 millions. Des r\u00e9sultats impressionnants qui tiennent compte, il est vrai, de l\u2019int\u00e9gration des actifs d\u2019Edipresse. Il n\u2019emp\u00eache que la diff\u00e9rence est frappante en comparaison avec son principal concurrent, Ringier, qui r\u00e9alisait 1,263 milliard de chiffre d\u2019affaires en 2010, pour un b\u00e9n\u00e9fice net de \u00abseulement\u00bb 61,8 millions.<\/p>\n<p>Pour Chris Burger, la raison de ce succ\u00e8s est \u00e0 chercher du c\u00f4t\u00e9 de la direction du groupe: \u00abLa force de Tamedia et ce qui le distingue de ses pairs, c\u2019est un management tr\u00e8s efficace et tr\u00e8s professionnel, ax\u00e9 sur la rentabilit\u00e9, avec une strat\u00e9gie claire sur les moyens de renforcer sa position sur ses march\u00e9s respectifs.\u00bb<\/p>\n<p>Mais au-del\u00e0 des prestations financi\u00e8res du groupe, que tous s\u2019accordent \u00e0 reconna\u00eetre excellentes, des critiques au sein des m\u00e9dias se font l\u2019\u00e9cho de deux grandes inqui\u00e9tudes: la perte d\u2019autonomie d\u2019un large pan de la presse romande pass\u00e9 sous la coupe des Zurichois, et l\u2019\u00e9ventuelle casse sociale qui pourrait en r\u00e9sulter. En effet, Tamedia, connu pour son souci de rentabilit\u00e9 financi\u00e8re, n\u2019a pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 licencier largement par le pass\u00e9: ainsi, plus de 400 emplois \u00e9taient pass\u00e9s \u00e0 la trappe entre 2003 et 2005, lors d\u2019une restructuration sans pr\u00e9c\u00e9dent dans l\u2019histoire du groupe.<\/p>\n<p>Maintenant que Tamedia dispose des principaux titres de la presse romande, comment l\u2019entreprise va-t-elle g\u00e9rer ses acquisitions? Si \u00abon ne doit pas craindre une baisse de qualit\u00e9\u00bb, selon Guy Mettan, directeur du Club suisse de la presse et ancien directeur de la \u00abTribune de Gen\u00e8ve\u00bb, qui souligne le \u00abprofessionnalisme\u00bb d\u00e9montr\u00e9 par le groupe sur le plan \u00e9ditorial, il faut s\u2019attendre \u00e0 une diversit\u00e9 moins grande: \u00abm\u00eame si Tamedia aura \u00e0 c\u0153ur de respecter les identit\u00e9s locales, l\u2019exp\u00e9rience d\u00e9montre que, dans la r\u00e9alit\u00e9, lorsqu\u2019un centre de direction se d\u00e9place, on assiste irr\u00e9m\u00e9diablement \u00e0 une perte d\u2019autonomie pour la r\u00e9gion l\u00e9s\u00e9e. Pour la diversit\u00e9 de la presse, c\u2019est forc\u00e9ment n\u00e9gatif, on va vers un amenuisement de l\u2019offre.\u00bb<\/p>\n<p>Pour contrer les accusations de \u00abmainmise zurichoise\u00bb sur la presse romande, Tamedia a, il est vrai, pris soin d\u2019ouvrir son conseil d\u2019administration \u00e0 Pierre Lamuni\u00e8re, actuel PDG d\u2019Edipresse, et Tib\u00e8re Adler, ancien directeur g\u00e9n\u00e9ral du groupe. Quant \u00e0 Serge Reymond, directeur d\u2019Edipresse Suisse, il est devenu membre de la direction de Tamedia.<\/p>\n<p><strong>Restructuration en vue<\/strong><br \/>\nEn ce qui concerne une \u00e9ventuelle restructuration des r\u00e9dactions, notamment de la \u00abTribune de Gen\u00e8ve\u00bb et de \u00ab24 heures\u00bb, elle semble \u00abin\u00e9vitable\u00bb, de l\u2019avis d\u2019un analyste financier de la place zurichoise, selon lequel \u00abil para\u00eet difficile \u00e9conomiquement de justifier l\u2019existence de ces deux journaux dans leur forme actuelle\u00bb. L\u2019analyste Daniel B\u00fcrki, de la Banque Cantonale de Zurich (ZKB), rench\u00e9rit: \u00abl\u2019ann\u00e9e 2012 s\u2019annonce mauvaise pour l\u2019\u00e9conomie dans son ensemble. On peut s\u2019attendre \u00e0 une r\u00e9duction des d\u00e9penses publicitaires, ce qui affectera directement les revenus des groupes de m\u00e9dia tels Tamedia. Dans ce contexte, une restructuration au sein des actifs les moins rentables du groupe est probable.\u00bb<\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 de Tamedia, qui ne publie pas de chiffres pr\u00e9cis sur les r\u00e9sultats de ses journaux pris s\u00e9par\u00e9ment, on insiste sur la mise en place de \u00absynergies\u00bb, plut\u00f4t que de parler de restructuration: \u00abNous allons d\u00e9j\u00e0 r\u00e9aliser plus de 20 millions de francs d\u2019\u00e9conomie par an d\u00e8s 2014, uniquement gr\u00e2ce aux synergies op\u00e9r\u00e9es dans tous les domaines, sauf dans les r\u00e9dactions\u00bb, assure Martin Kall. Une politique de synergies qui viserait principalement les domaines IT, industriel et logistique, et dans laquelle s\u2019inscrit par exemple la fermeture de l\u2019un des quatre centres d\u2019impression de Tamedia, \u00e0 Oetwil am See (ZU). Pas de licenciements massifs \u00e0 l\u2019ordre du jour? \u00abNous ne pr\u00e9voyons pas de restructuration majeure tant que la profitabilit\u00e9 est assur\u00e9e, ce qui est le cas aujourd\u2019hui: les actifs d\u2019Edipresse sont tout aussi rentables que ceux de Tamedia\u00bb, insiste Martin Kall.<\/p>\n<p>Des affirmations qui ne suffisent pas \u00e0 rassurer compl\u00e8tement les syndicats: \u00abTamedia n\u2019est certainement pas le plus mauvais des employeurs, mais sa politique ax\u00e9e sur le profit et la r\u00e9duction des co\u00fbts a une incidence sur les conditions de travail\u00bb, constate St\u00e9phanie von Harburg de Syndicom, qui ajoute: \u00abLes retours que l\u2019on a des r\u00e9dactions font part de pressions et d\u2019exigences de production accrues.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Acquisition de Doodle<\/strong><br \/>\nSi Tamedia s\u2019est impos\u00e9 en quelques ann\u00e9es comme le leader de la presse suisse, c\u2019est aussi qu\u2019il a su miser tr\u00e8s t\u00f4t, et avec de gros budgets, sur le d\u00e9veloppement en ligne de ses journaux, \u00e0 commencer par les quotidiens \u00ab20 Minutes\u00bb et \u00abTages Anzeiger\u00bb. Par ailleurs, le groupe est tr\u00e8s bien implant\u00e9 dans le secteur des services en ligne, avec comme sites phares search.ch, jobup.ch, swissfriends.ch, homegate.ch ou encore tillate.com, pour ne citer que les plus connus. Un portefeuille bien fourni qu\u2019est venu compl\u00e9ter Doodle, dont Tamedia a r\u00e9cemment acquis 49%, une participation que l\u2019entreprise zurichoise a l\u2019intention d\u2019augmenter dans les prochaines ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Au premier semestre 2011, la division \u00abdigital\u00bb comptait d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 pour 11% du chiffre d\u2019affaires total du groupe avec un chiffre d\u2019affaires de 64,2 millions de francs (+79% par rapport au premier semestre 2010) et un b\u00e9n\u00e9fice de 6,2 millions de francs. Une \u00e9volution que Tamedia souhaite inscrire dans la dur\u00e9e: \u00abLe d\u00e9veloppement de nos activit\u00e9s en ligne est une priorit\u00e9\u00bb, commente Martin Kall. \u00abNous employons actuellement 500 personnes pour la gestion de nos sites, et ce nombre passera \u00e0 700 en 2012. Il y a un tr\u00e8s grand potentiel de croissance dans le secteur des m\u00e9dias online et des sites d\u2019annonces, o\u00f9 nous sommes tr\u00e8s bien positionn\u00e9s.<\/p>\n<p>Mais si nous sommes pr\u00e9par\u00e9s \u00e0 une mont\u00e9e en puissance du web, je ne crois pas pour autant \u00e0 la disparition du print, en tout cas pas dans un futur proche. En 2010 en Suisse, 76% de la population lisaient encore la presse papier, et les journaux proposant une information r\u00e9gionale \u00e0 forte valeur ajout\u00e9e ont encore leur place dans le paysage m\u00e9diatique de demain\u00bb. Le CEO de Tamedia, qui a annonc\u00e9 son retrait pour 2013, conclut en relevant le paradoxe d\u2019un monde de plus en plus global et en m\u00eame temps avide de services locaux: \u00abLa Suisse est un pays avec une identit\u00e9 forte, et parall\u00e8lement \u00e0 la croissance de grands groupes internet mondiaux tels Google ou Facebook, les gens sont \u00e0 la recherche d\u2019un ancrage local fort.\u00bb<\/p>\n<p>Mais tous ces plans de croissance pourraient \u00eatre mis \u00e0 mal, la r\u00e9cession tant crainte de 2012 d\u00fbt-elle se r\u00e9aliser. Dans ce cas, il resterait pour Tamedia la maigre consolation de voir ses concurrents plonger \u00e9galement, car ce serait l\u2019ensemble de la branche qui serait concern\u00e9&#8230;<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><strong>La conqu\u00eate du march\u00e9 suisse<\/strong><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">En un peu plus d\u2019un si\u00e8cle, l\u2019entreprise zurichoise a su d\u00e9passer les barri\u00e8res r\u00e9gionales pour devenir un groupe de presse d\u2019envergure nationale.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Les origines de Tamedia remontent \u00e0 1893, lorsque les Allemands Wilhelm Girardet et Fritz Walz, un ancien \u00e9diteur de la \u00abNZZ\u00bb, fondent \u00e0 Zurich l\u2019entreprise Wilhelm Girardet &amp; Co pour lancer un nouveau journal, le \u00abTages-Anzeiger\u00bb.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Le groupe se diversifie apr\u00e8s la Premi\u00e8re Guerre mondiale en acqu\u00e9rant les magazines \u00abDas Schweizer Heim\u00bb en 1927 et \u00abSchweizer Familie\u00bb en 1930. L\u2019entreprise zurichoise ne conna\u00eet pas de changements majeurs jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1990, qui voient une strat\u00e9gie de diversification se mettre en place, avec une prise de participation \u00e0 50% dans Presse Publicit\u00e9 Rep., le lancement du magazine \u00abFacts\u00bb, de la plateforme d\u2019archives SMD (Schweizerische Mediendatenbank, en collaboration avec Ringier et SRG SSR) et d\u2019une division internet du groupe, qui est rebaptis\u00e9e Ta-Media en 1993, puis Tamedia en 2000.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Le groupe fait ses premiers pas dans la t\u00e9l\u00e9vision en investissant dans TeleZ\u00fcri en 1994, et surtout en lan\u00e7ant la premi\u00e8re t\u00e9l\u00e9vision priv\u00e9e de Suisse, TV3 (une joint-venture entre Tamedia et the Scandinavian Broadcasting System), en 1999.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Si Tamedia est aujourd\u2019hui une entreprise prosp\u00e8re, il s\u2019en est fallu de peu qu\u2019elle ne survive \u00e0 la premi\u00e8re d\u00e9cennie du XXIe si\u00e8cle qui avait tr\u00e8s mal d\u00e9marr\u00e9 pour elle: apr\u00e8s une entr\u00e9e en Bourse en 2000, Tamedia se s\u00e9pare de TV3, d\u00e9ficitaire (qui rendra d\u00e9finitivement l\u2019antenne le 22 d\u00e9cembre 2001 en diffusant \u00abTitanic\u00bb).<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Dans un contexte \u00e9conomique difficile, marqu\u00e9 par l\u2019explosion de la bulle internet, Tamedia, d\u00e9sormais dirig\u00e9 par son nouveau CEO, l\u2019Allemand Martin Kall, transfuge de Ringier, traverse une p\u00e9riode noire et proc\u00e8de \u00e0 de nombreux licenciements.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">L\u2019acquisition de \u00ab20 Minuten\u00bb en 2003 se r\u00e9v\u00e9lera par contre un investissement extr\u00eamement rentable qui sera pour beaucoup dans le r\u00e9tablissement financier du groupe, amorc\u00e9 en 2004 apr\u00e8s un d\u00e9graissage co\u00fbteux sur le plan social.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><strong>Incursion en territoire romand<\/strong><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Tamedia r\u00e9alise une premi\u00e8re incursion en territoire romand en 2006 avec \u00ab20 Minutes\u00bb et livre une guerre sans merci contre \u00abLe Matin Bleu\u00bb, qu\u2019il finit par racheter. Tamedia renforce en outre son assise r\u00e9gionale outre-Sarine en rachetant le bernois \u00abEspace Media\u00bb (\u00e9diteur du \u00abBund\u00bb et du \u00abBerner Zeitung\u00bb, entre autres).<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">La reprise des actifs romands d\u2019Edipresse s\u2019inscrit donc dans une strat\u00e9gie d\u2019expansion territoriale de Tamedia relativement r\u00e9cente et qui vise \u00e0 s\u2019assurer une couverture nationale, couronn\u00e9e par le lancement de \u00ab20 Minuti\u00bb au Tessin le 14 septembre dernier.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">_______<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\">Une version de cet article est parue dans Swissquote Magazine (no 6 \/ 2011)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Renforc\u00e9 par le rachat d\u2019Edipresse, le g\u00e9ant suisse des m\u00e9dias va embaucher 200 collaborateurs suppl\u00e9mentaires cette ann\u00e9e pour ses activit\u00e9s en ligne, en plein d\u00e9veloppement.<\/p>\n","protected":false},"author":19862,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-3609","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3609","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19862"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3609"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3609\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3609"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3609"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3609"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}