



{"id":3574,"date":"2012-01-11T18:04:08","date_gmt":"2012-01-11T16:04:08","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3574"},"modified":"2012-01-12T18:18:27","modified_gmt":"2012-01-12T16:18:27","slug":"formation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3574","title":{"rendered":"L\u2019apprentissage peut-il encore mener au sommet?"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/large130112.jpg\" alt=\"large130112.jpg\" title=\"large130112.jpg\" width=\"468\" height=\"300\" border=\"0\" \/>Ah, la belle \u00e9poque! Lorsqu\u2019on pouvait d\u00e9buter sa carri\u00e8re comme simple apprenti et arriver aux sommets uniquement gr\u00e2ce \u00e0 sa force de travail. L\u2019ancien conseiller d\u2019Etat genevois G\u00e9rard Ramseyer a m\u00eame publi\u00e9 cette ann\u00e9e un livre sur ce sujet (\u00abL&rsquo;Arp\u00e8te\u00bb, \u00e9d. Slatkine) dans lequel il raconte son exp\u00e9rience nostalgique de \u00abdernier conseiller d\u2019Etat genevois \u00e0 avoir fait un apprentissage\u00bb.<\/p>\n<p>N\u2019est-il plus possible en Suisse d\u2019arriver au top avec un simple CFC? Les nombreux CEO qui sont pass\u00e9s par la formation duale tendraient \u00e0 d\u00e9montrer le contraire: Sergio Ermotti, CEO par int\u00e9rim d\u2019UBS (ainsi que son pr\u00e9d\u00e9cesseur Oswald Gr\u00fcbel), Monika Walser, CEO de Freitag, ou encore Daniel Rossellat (lire leurs portraits ci-dessous), pour ne citer qu\u2019eux. <\/p>\n<p>Pourtant, les sp\u00e9cialistes sont formels: sauf exception rare, il n\u2019est plus possible d\u2019arriver au top avec un apprentissage. \u00abUn chasseur de t\u00eate va rarement s\u2019int\u00e9resser \u00e0 un cadre qui n\u2019a qu\u2019un CFC, raconte Eva von Rohr, directrice du cabinet de conseil en carri\u00e8re Von Rohr. Les m\u00e9tiers et les t\u00e2ches se sont complexifi\u00e9s et des connaissances acad\u00e9miques sont d\u00e9sormais indispensables d\u00e8s qu\u2019on atteint un certain niveau. Par contre, il est tout \u00e0 fait possible de commencer sa vie professionnelle par un apprentissage et de compl\u00e9ter ses connaissances avec un dipl\u00f4me universitaire par la suite.\u00bb Gr\u00e9goire Ev\u00e9quoz, directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Office pour l&rsquo;orientation et la formation professionnelle \u00e0 Gen\u00e8ve, va m\u00eame plus loin: \u00abUn dipl\u00f4me de base ne constitue plus une cl\u00e9 pour arriver au sommet. C\u2019est uniquement la formation continue qui permet d\u2019y arriver.\u00bb<\/p>\n<p>En gros, peu importe si on d\u00e9bute son parcours par un apprentissage ou par un bachelor, c\u2019est en se formant et en s\u2019adaptant continuellement au march\u00e9 que l\u2019on augmente son potentiel. Une \u00e9tude* a par ailleurs montr\u00e9 que la qualit\u00e9 d\u00e9terminante de ceux qui vont atteindre le sommet est d\u00e9sormais \u00abl\u2019agilit\u00e9 pour apprendre\u00bb, d\u00e9finie comme la capacit\u00e9 et l\u2019avidit\u00e9 \u00e0 int\u00e9grer rapidement de nouvelles comp\u00e9tences dans des domaines vari\u00e9s. Un atout qui passe bien avant les connaissances acad\u00e9miques, les aptitudes techniques, l\u2019exp\u00e9rience professionnelle ou m\u00eame l\u2019intelligence. <\/p>\n<p>Dans ce contexte, Gr\u00e9goire Ev\u00e9quoz analyse que \u00abl\u2019apprentissage est devenu une formation de secondaire 2 comme une autre. Gr\u00e2ce aux nombreuses possibilit\u00e9s de passerelles qui existent en Suisse, un apprenti cuisinier peut faire une maturit\u00e9 professionnelle, puis \u00e9tudier dans une haute \u00e9cole h\u00f4teli\u00e8re. Moyennent une maturit\u00e9 professionnelle et un an de passerelle, un employ\u00e9 de commerce peut entrer \u00e0 l\u2019universit\u00e9 et m\u00eame devenir doctorant! Tous les parcours sont d\u00e9sormais possibles.\u00bb <\/p>\n<p>Per\u00e7u autrefois comme une finalit\u00e9, l\u2019apprentissage se transforme donc en une simple \u00e9tape du chemin professionnel. \u00abIl peut \u00eatre effectu\u00e9 \u00e0 n\u2019importe quel moment de la vie et plus seulement \u00e0 la fin de l\u2019\u00e9cole obligatoire\u00bb, raconte Blaise Matthey, directeur de la F\u00e9d\u00e9ration des entreprises romandes. La moyenne d\u2019\u00e2ge des apprentis s\u2019est d\u2019ailleurs \u00e9lev\u00e9e et ils sont de plus en plus \u00e0 entamer un CFC apr\u00e8s l\u2019obtention d\u2019une maturit\u00e9. \u00abLes parcours de formation s\u2019individualisent et se complexifient, poursuit S\u00e9verin Bez, directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019enseignement postobligatoire du canton de Vaud. Le plus important n\u2019\u00e9tant pas par quelle porte on entre, mais d\u2019avoir acc\u00e8s aux passerelles qui permettent la formation continue. Malheureusement, il faut avoir au minimum une maturit\u00e9 ou un CFC pour y arriver. Les jeunes qui n\u2019ont qu\u2019un dipl\u00f4me d\u2019\u00e9cole obligatoire se retrouvent donc vite exclus et peu employables.\u00bb<\/p>\n<p>Dans ce contexte, l\u2019apprentissage est de moins en moins vu comme l\u2019option de ceux qui n\u2019ont pas le choix. La formation duale et acad\u00e9mique se retrouvent d\u00e9sormais en comp\u00e9tition et peuvent repr\u00e9senter des options \u00e0 diff\u00e9rents moments d\u2019un parcours de formation. Plusieurs sp\u00e9cialistes observent un nouvel int\u00e9r\u00eat pour l\u2019apprentissage ces derni\u00e8res ann\u00e9es: \u00abOn note d\u2019abord un engouement pour les m\u00e9tiers de l\u2019artisanat, constate Gr\u00e9goire Ev\u00e9quoz. Il n\u2019est pas rare de voir un jeune universitaire opter pour un apprentissage d\u2019\u00e9b\u00e9niste. Ensuite, l\u2019apprentissage reste la formation qui permet la meilleure insertion professionnelle. Confront\u00e9s \u00e0 la duret\u00e9 du monde du travail, les jeunes qui en sortent sont souvent plus matures et poss\u00e8dent une app\u00e9tence et une ambition diff\u00e9rente de celle des universitaires. Certains ont \u00e9galement des objectifs professionnels beaucoup plus concrets.\u00bb<\/p>\n<p>Pour Eva von Rohr, le grand avantage de la formation duale est \u00abqu\u2019elle permet aux jeunes de br\u00fbler les \u00e9tapes de la compr\u00e9hension des rouages de l\u2019entreprise et des relations dans le monde du travail. Alors qu\u2019un universitaire se confrontera souvent \u00e0 l\u2019univers professionnel apr\u00e8s 25 ans, un jeune apprenti accumule nettement plus de connaissances dans ce domaine. Ces comp\u00e9tences relationnelles acquises t\u00f4t sont particuli\u00e8rement cruciales dans certains secteurs des services, comme la banque.\u00bb<\/p>\n<p>Conscientes de ces avantages, les grandes entreprises suisses sont nombreuses \u00e0 investir dans la formation duale pour assurer la rel\u00e8ve. \u00abDans le top management d\u2019UBS, qui emploie 920 apprentis, il est fr\u00e9quent de trouver des personnes issues de l\u2019apprentissage et Sergio Ermotti n\u2019est pas une exception, explique Christophe Bossy, responsable des jeunes talents UBS pour la Suisse romande. Nous privil\u00e9gions cette fili\u00e8re car elle nous permet de disposer d\u2019un r\u00e9servoir cons\u00e9quent de candidats pouvant ensuite \u00e9voluer au sein de l\u2019entreprise.\u00bb <\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 de chez Coop, qui forme pr\u00e8s de 3&rsquo;000 apprentis, la politique est d\u2019encourager clairement ces derniers \u00e0 grader: \u00abNous recrutons 75% des fonctions de cadres via la rel\u00e8ve interne, pr\u00e9cise Jean-Claude Chapuisat, DRH pour la Suisse romande. Les apprentis peuvent prendre des responsabilit\u00e9s d\u00e8s la 3e ann\u00e9e.\u00bb Chez Nestl\u00e9 aussi, o\u00f9 170 apprentis sont form\u00e9s, de nombreux cadres ont d\u00e9but\u00e9 par un apprentissage: \u00abOn trouve chez nous toutes sortes de parcours, explique Philippe Oertl\u00e9, chef de la communication. Mais les titulaires d\u2019un CFC doivent le plus souvent compl\u00e9ter leur formation pour arriver \u00e0 des postes \u00e0 responsabilit\u00e9. C\u2019est \u00e9galement le cas pour les universitaires, car plus aucun titre ne repr\u00e9sente une garantie.\u00bb <\/p>\n<p>Eva von Rohr constate \u00abqu\u2019il existe maintenant plusieurs chemins pour arriver au sommet. L\u2019apprentissage peut en faire partie, s\u2019il est compl\u00e9t\u00e9 par une autre formation. Mais \u00e0 la diff\u00e9rence d\u2019un universitaire pour lequel le dipl\u00f4me repr\u00e9sente l\u2019acc\u00e8s \u00e0 un poste, la formation continue d\u2019un ancien apprenti constitue la l\u00e9gitimation indispensable d\u2019un parcours professionnel. Et pour certains apprentissages trop sp\u00e9cialis\u00e9s, le chemin risque d\u2019\u00eatre plus difficile que pour d\u2019autres.\u00bb<\/p>\n<p>Dans tous les cas, les jeunes Suisses semblent toujours pl\u00e9bisciter la formation duale: d\u2019apr\u00e8s le \u00abBarom\u00e8tre de la jeunesse\u00bb r\u00e9alis\u00e9 par sondage pour le Credit Suisse, moins de 40% d\u2019entre eux estiment qu\u2019une formation universitaire constitue une meilleure arme pour r\u00e9ussir sa carri\u00e8re. Ils sont 77% \u00e0 consid\u00e9rer que l\u2019apprentissage permet de garder toutes les options ouvertes. A lire les t\u00e9moignages ci-contre, l\u2019avenir leur donnera certainement raison.<\/p>\n<p>*100 Things You Need to Know: Best Practices for Managers &#038; HR (R. Eichinger, M. Lombardo et D. Ulrich)<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Les anciens apprentis au top<\/strong><\/p>\n<p><strong>L\u2019apprenti m\u00e9canicien devenu patron du Pal\u00e9o et syndic<\/strong><br \/>\n<em>Daniel Rossellat, 57 ans<\/em><\/p>\n<p>Daniel Rossellat cumule les fonctions de patron du Pal\u00e9o, une entreprise qui emploie plus de 50 collaborateurs et 4500 b\u00e9n\u00e9voles, et de syndic de Nyon. Il a \u00e9t\u00e9 responsable des \u00e9v\u00e8nements de l\u2019Expo 02 et \u00e9lev\u00e9 au rang de Chevalier dans l\u2019ordre des Arts et des Lettres par le Ministre fran\u00e7ais de la culture en 2007. A l\u2019\u00e2ge de 16 ans, ce gestionnaire hors-pair a commenc\u00e9 son parcours professionnel par un apprentissage de m\u00e9canicien. Il a ensuite travaill\u00e9 comme animateur culturel et comme journaliste, tout en continuant des \u00e9tudes d\u2019ing\u00e9nieur, avant de se lancer dans l\u2019aventure de son festival. \u00abAu d\u00e9part, je voulais devenir ing\u00e9nieur. Bien que j\u2019avais de bonnes notes, mon p\u00e8re m\u2019avait conseill\u00e9 de d\u00e9buter cette carri\u00e8re par un apprentissage. J\u2019en garde un souvenir tr\u00e8s dur. La hi\u00e9rarchie et les horaires stricts ne me convenaient pas. J\u2019y ai acquis d\u2019excellentes connaissances sur les mat\u00e9riaux et surtout la conviction que je ne voulais pas passer le reste de ma vie ainsi!\u00bb Actuellement, Daniel Rossellat n\u2019utilise plus les connaissances de son CFC, mais il reconna\u00eet qu\u2019avoir pass\u00e9 par la case apprentissage influence son type de management: \u00abJe ne donne jamais d\u2019ordre gratuitement, sans donner d\u2019explication, car je sais bien combien cela peut \u00eatre d\u00e9motivant.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Le banquier prodige a d\u00e9but\u00e9 sa carri\u00e8re avec un CFC<\/strong><br \/>\n<em>Sergio Ermotti, 51 ans<\/em><\/p>\n<p>Le Tessinois Sergio Ermotti a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 CEO d\u2019UBS par int\u00e9rim en septembre dernier. Fr\u00e9quemment reconnu comme l\u2019un des meilleurs banquiers du pays, ce p\u00e8re de famille au physique d\u2019acteur a commenc\u00e9 sa carri\u00e8re bancaire \u00e0 15 ans \u00e0 la Corn\u00e8r Bank de Lugano. Peu int\u00e9ress\u00e9 par les \u00e9tudes, Sergio Ermotti s\u2019est imm\u00e9diatement d\u00e9couvert une passion pour la banque. Apr\u00e8s son CFC, il obtiendra un dipl\u00f4me f\u00e9d\u00e9ral d\u2019expert bancaire et suivra un cursus sp\u00e9cialis\u00e9  \u00e0 l\u2019universit\u00e9 d\u2019Oxford. Il entre ensuite en 1987 chez Merril Lynch, engag\u00e9 entre autre par Marcel Ospel. Il gravira les \u00e9chelons et occupera diff\u00e9rents postes \u00e0 Londres, puis \u00e0 Milan. Ce n\u2019est que fin 2010 qu\u2019il re\u00e7oit une proposition d\u2019Oswald Gr\u00fcbel, alors CEO d\u2019UBS, pour reprendre le secteur Europe, Proche-Orient et Afrique de la grande banque suisse. Les pertes colossales d\u2019un courtier de la banque le propulseront quelques mois plus tard au sommet d\u2019UBS, suite \u00e0 la d\u00e9mission d\u2019Oswald Gr\u00fcbel. <\/p>\n<p><strong>L\u2019ancienne couturi\u00e8re qui dirige Freitag<\/strong><br \/>\n<em>Monika Walser<\/em><\/p>\n<p>Adolescente, la p\u00e9tulante CEO de Freitag ne tenait pas en place et trouvait l\u2019\u00e9cole trop facile. C\u2019est donc avec un apprentissage de couturi\u00e8re que Monika Walser, n\u00e9e dans une famille d\u2019entrepreneurs en Argovie, entame sa carri\u00e8re. A 46 ans, cette passionn\u00e9e de voile peut se targuer d\u2019un riche parcours: elle cr\u00e9e en 1995 Waega Group, une soci\u00e9t\u00e9 de soutien \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019entreprises, qu\u2019elle continue de diriger actuellement. Apr\u00e8s des \u00e9tudes de communication aux Etats-Unis et au Tessin, ainsi qu\u2019un MBA \u00e0 l\u2019INSEAD de Fontainebleau, elle rach\u00e8te une entreprise de fabrication de v\u00eatements pour enfants dont elle d\u00e9cuple la production. Avant d\u2019arriver chez Freitag en 2009, elle dirige la communication de l\u2019op\u00e9rateur t\u00e9l\u00e9phonique Diax et officie comme porte parole de Swissgrid. Le parcours de Monika Walser est atypique mais, de la couture au management, tous ses aspects lui sont utiles pour g\u00e9rer la c\u00e9l\u00e8bre entreprise de sacs \u00e9cologiques zurichoise des fr\u00e8res Freitag.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Jeunes mais ambitieux, les apprentis<\/strong><\/p>\n<p>Confront\u00e9s plus jeunes au monde du travail, les apprentis d\u00e9veloppent souvent une maturit\u00e9 et une ambition qui leur serviront dans leur carri\u00e8re. T\u00e9moignages.<\/p>\n<p><strong>\u00abMon but, c\u2019est de gravir les \u00e9chelons\u00bb <\/strong><br \/>\n<em>Flo Schoenenberger, CFC de gestionnaire du commerce de d\u00e9tail<\/em><\/p>\n<p>Elle n\u2019a que 19 ans, mais Flo Schoenenberger poss\u00e8de d\u00e9j\u00e0 une excellente connaissance du monde du travail. Apr\u00e8s sa scolarit\u00e9 pass\u00e9e \u00e0 Ollon (VD), elle s\u2019est lanc\u00e9e dans un apprentissage de gestionnaire du commerce de d\u00e9tail au sein de Migros-Vaud.<br \/>\nUne d\u00e9cision prise apr\u00e8s une m\u00fbre r\u00e9flexion: \u00abMes parents travaillaient \u00e0 la Migros, j\u2019avais donc des \u00e9chos sur la fa\u00e7on dont les magasins sont g\u00e9r\u00e9s. Il s\u2019agit d\u2019une entreprise s\u00fbre  et de l\u2019un des plus grands employeurs de Suisse. En postulant, je savais que j\u2019aurais beaucoup d\u2019ouvertures. Quant \u00e0 l\u2019apprentissage, je pense que c\u2019est une premi\u00e8re \u00e9tape pour aller plus haut. Bien s\u00fbr, les \u00e9tudes sont aussi tr\u00e8s enrichissantes, mais on n\u2019y apprend pas les m\u00eames choses.\u00bb<\/p>\n<p>Un choix qui s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 ad\u00e9quat: \u00abMon apprentissage a constitu\u00e9 trois ans de bonheur. Je me suis toujours montr\u00e9e tr\u00e8s motiv\u00e9e. En \u00e9change, j\u2019ai eu un excellent retour de la Migros. C\u2019est du donnant-donnant: un apprenti obtiendra le soutien d\u2019une telle entreprise s\u2019il s\u2019applique. Avec cette formation, j\u2019ai plong\u00e9 tout de suite dans le monde du travail, j\u2019ai appris \u00e0 g\u00e9rer un budget et les imp\u00e9ratifs d\u2019un m\u00e9tier.\u00bb<\/p>\n<p>Actuellement en s\u00e9jour linguistique pour am\u00e9liorer son allemand, Flo Schoenenberger retrouverait avec plaisir son employeur \u00e0 son retour. Elle cherche d\u00e9sormais un poste qui lui offre de nouvelles opportunit\u00e9s: \u00abMon but, c\u2019est de gravir les \u00e9chelons, par exemple dans le marketing. Il faudra voir quelles occasions se pr\u00e9sentent, mais avec une formation continue, tout reste ouvert pour moi.\u00bb<\/p>\n<p><strong>\u00abLes jeunes qui font un apprentissage savent ce que signifie travailler\u00bb<\/strong><br \/>\n<em>Nathanael Amstutz, apprenti polym\u00e9canicien<\/em><\/p>\n<p>Nathanael Amstutz suit pour une ann\u00e9e encore un apprentissage de polym\u00e9canicien au sein de la manufacture horlog\u00e8re suisse ETA, filiale du groupe Swatch bas\u00e9e \u00e0 Granges (SO). Il s\u2019appr\u00eate \u00e0 accomplir une maturit\u00e9 professionnelle et souhaite compl\u00e9ter sa formation par un dipl\u00f4me d\u2019ing\u00e9nieur.<\/p>\n<p>Il consid\u00e8re que ce m\u00e9lange d\u2019instruction pratique et th\u00e9orique constitue un atout pour sa carri\u00e8re: \u00abToutes les personnes que je connais qui ont fait un apprentissage ont un m\u00eame avantage: elles savent ce que signifie travailler, g\u00e9rer son salaire, ses vacances, la pression au travail\u2026 Autant d\u2019aspects que l\u2019on n\u2019apprend pas \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Les connaissances acquises sur les finances et le monde du travail sont tr\u00e8s pr\u00e9cieuses.\u00bb<\/p>\n<p>La formation duale est d\u2019ailleurs per\u00e7ue comme un atout par le groupe Swatch, qui garde 75% des apprentis form\u00e9s en son sein. Ces travailleurs sont consid\u00e9r\u00e9s comme capables de concevoir des produits plus efficaces gr\u00e2ce \u00e0 leurs connaissances techniques et leur pratique du m\u00e9tier.<\/p>\n<p>Mais Nathanael Amstutz sait qu\u2019il doit compl\u00e9ter sa formation actuelle. \u00abL\u2019apprentissage repr\u00e9sente un tr\u00e8s bon d\u00e9part. Mais il est crucial de pr\u00e9voir la suite. Pour ma part, il est clair que je ne veux pas aller \u00e0 l\u2019universit\u00e9. Je pr\u00e9f\u00e8re m\u2019orienter vers une haute \u00e9cole sp\u00e9cialis\u00e9e pour ne pas l\u00e2cher le c\u00f4t\u00e9 pratique de mon parcours.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De nombreux CEO suisses sont pass\u00e9s par une formation professionnelle. Mais est-ce encore possible de gravir les \u00e9chelons avec simple certificat de capacit\u00e9s? Avis de sp\u00e9cialistes.<\/p>\n","protected":false},"author":19538,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-3574","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3574","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19538"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3574"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3574\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3574"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3574"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3574"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}