



{"id":3544,"date":"2011-12-01T18:56:22","date_gmt":"2011-12-01T16:56:22","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3544"},"modified":"2011-12-06T16:58:24","modified_gmt":"2011-12-06T14:58:24","slug":"edition","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3544","title":{"rendered":"Le nouvel \u00e2ge d\u2019or des revues"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/large021211.jpg\" border=\"0\" height=\"300\" width=\"468\" title=\"large021211.jpg\" alt=\"large021211.jpg\" \/>Muze, XXI, Usbek &#038; Rica, Dorade, Ithaque, Else ou encore H\u00e9misph\u00e8res et Strates. Les titres des revues qui s\u2019affirment dans le monde francophone pr\u00e9sentent une r\u00e9sonnance quelque peu \u00e9sot\u00e9rique aux oreilles des non-initi\u00e9s. Qui s\u2019y aventure d\u00e9couvre un formidable pied-de-nez aux journaux gratuits, \u00e0 l\u2019information pr\u00e9m\u00e2ch\u00e9e et aux fast news. S\u2019adressant \u00e0 des lecteurs exigeants et plus curieux que la moyenne, les revues misant sur la photographie, des textes denses et une esth\u00e9tique soign\u00e9e ne sont pas mortes &#8212; loin de l\u00e0.<\/p>\n<p>Alors que l\u2019\u00e8re digitale semblait les vouer aux placards de la glorieuse histoire de la presse, ces objets \u00e9pais et co\u00fbteux tr\u00f4nent \u00e0 nouveau sur les tables basses des salons urbains et les pr\u00e9sentoirs des librairies. Et s\u2019enorgueillissent de r\u00e9inventer \u00e0 chaque nouveau num\u00e9ro des moyens intelligents et inattendus d\u2019informer: bandes dessin\u00e9es d\u2019immersion, s\u00e9ries de photographies sans titres, d\u00e9clinaison visuelle d\u2019un th\u00e8me ou encore articles outrageusement longs. Le lecteur fournit ici r\u00e9ellement la moiti\u00e9 du travail\u2026<\/p>\n<p>En France, la revue XXI a rouvert cette voie il y a un peu plus de trois ans, en inaugurant le \u00abmook\u00bb, \u00e0 mi-chemin entre le magazine et le livre. Un terme qui d\u00e9finit parfaitement le positionnement \u00e9ditorial de la revue: plus fouill\u00e9e qu\u2019un hebdomadaire, plus illustr\u00e9e qu\u2019un roman. Le succ\u00e8s d\u2019\u00e9dition de XXI, qui tire \u00e0 50&rsquo;000 exemplaires par trimestre, a incit\u00e9 ses fondateurs \u00e0 lancer une seconde revue, encore plus \u00e9paisse, enti\u00e8rement d\u00e9di\u00e9e aux reportages photographiques, sous le titre 6 mois. Un produit vou\u00e9 \u00e0 \u00eatre pr\u00e9cieusement conserv\u00e9 dans sa biblioth\u00e8que &#8212; autre trait distinctif par rapport \u00e0 l\u2019hebdomadaire recyclable.<\/p>\n<p>Mais c\u2019est outre-Atlantique qu\u2019a \u00e9t\u00e9 initi\u00e9e la renaissance d\u2019un genre, celui du journalisme narratif, \u00e0 la subjectivit\u00e9 assum\u00e9e. La premi\u00e8re vague, dont le repr\u00e9sentant le plus illustre reste Hunter S. Thompson, journaliste \u00abgonzo\u00bb auteur de \u00abLas Vegas Parano\u00bb, s\u2019\u00e9tait form\u00e9e dans le creux des ann\u00e9es 1960, en r\u00e9action \u00e0 l\u2019approche anglo-saxonne presque \u00abclinique\u00bb du journalisme, sacralisant la collecte de faits objectifs comme base du m\u00e9tier.<\/p>\n<p>\u00abDans les ann\u00e9es 2000, le \u00abnew journalism\u00bb s\u2019est \u00e0 nouveau propag\u00e9 aux Etats-Unis sous la forme d\u2019enqu\u00eates d\u2019immersion et d\u2019un m\u00e9lange d\u2019approches, comme la BD d\u2019information ou le webdocumentaire, explique Beno\u00eet Grevisse, membre de l\u2019Observatoire du r\u00e9cit m\u00e9diatique de l\u2019Universit\u00e9 de Louvain. Il a fallu attendre sept ans pour que le mouvement gagne l\u2019Europe.\u00bb<\/p>\n<p>Pour se distinguer parfaitement des magazines, la plupart des revues ont choisi un mod\u00e8le d\u2019affaire \u00e0 contre-courant: publicit\u00e9 absente ou r\u00e9duite \u00e0 sa part congrue, afin de ne pas interf\u00e9rer dans la symbiose qui op\u00e8re entre le lecteur et l\u2019objet qu\u2019il tient entre ses doigts; distribution en librairie plut\u00f4t qu\u2019en kiosque, afin de cibler un lectorat pr\u00eat \u00e0 se plonger dans des lectures exigeantes; recours, outre les ventes directes, au m\u00e9c\u00e9nat et \u00e0 des modes de financement alternatifs.<\/p>\n<p>Derri\u00e8re XXI, les revues francophones restent cantonn\u00e9es \u00e0 des diffusions plut\u00f4t modestes: quelques dizaines de milliers d\u2019exemplaires en France, quelques milliers en Suisse. Mais le cercle des initi\u00e9s, s\u00e9duits par la valeur ajout\u00e9e et l\u2019\u00e9l\u00e9gance de ces d\u00e9crypteurs d\u2019avant-garde, grandit.<\/p>\n<p>En terre romande aussi, le genre fleurit. Le lecteur qui privil\u00e9gie l\u2019image a le choix entre les 150 pages \u00abarty\u00bb de la revue galante et absurde Dorade, les 300 pages haut de gamme de Novembre, le livre photo du Mus\u00e9e de l\u2019Elys\u00e9e intitul\u00e9 Else et la revue lausannoise Strates. La revue Ithaque, avec ses enqu\u00eates et sa BD d\u00e9tachable, et H\u00e9misph\u00e8res, la revue th\u00e9matique des \u00e9coles sp\u00e9cialis\u00e9es de Suisse romande, font quant \u00e0 elles la part belle \u00e0 la r\u00e9flexion.<\/p>\n<p>Ces quatre derni\u00e8res ont toutes paru pour la premi\u00e8re fois en juin 2011. Le plus dur sera maintenant de tenir l\u2019hiver. Avec un atout: leur papier glac\u00e9 ne servira certainement pas d\u2019allume-feu dans les chemin\u00e9es romandes. Tour d\u2019horizon.<\/p>\n<p>A lire aussi: <a href=\"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3545\" target=\"_blank\">Le glorieux pass\u00e9 des revues suisses<\/a><br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>En France<\/strong><\/p>\n<p><strong>XXI<\/strong><\/p>\n<p>\u00abLe temps des m\u00e9dias de masse est r\u00e9volu.\u00bb D\u00e9sireux de \u00abfaire vivre l\u2019univers du r\u00e9cit en prenant le temps\u00bb, les cofondateurs de la revue XXI, Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exup\u00e9ry, apportent depuis 2008 un vent de fra\u00eecheur bienvenu dans le paysage m\u00e9diatique fran\u00e7ais. Avec ses reportages ambitieux autour de th\u00e8mes comme l\u2019utopie, la France du milieu ou la vieillesse, la revue sans publicit\u00e9 dit pratiquer \u00abl\u2019\u00e9cole buissonni\u00e8re de la presse\u00bb, \u00e0 la pointe du renouveau du journalisme narratif. L\u2019\u00e9quipe de XXI est compos\u00e9e d\u2019un noyau dur d\u2019une vingtaine de personnes. \u00abLe rythme trimestriel force la prise de distance avec l\u2019actualit\u00e9. Nous proposons un regard, sans \u00e9mettre de jugement\u00bb, pr\u00e9cise Patrick de Saint-Exup\u00e9ry.<\/p>\n<p>La revue aux couleurs \u00e9clatantes, qui se compare \u00e0 une \u00abhirondelle annon\u00e7ant un autre printemps pour la presse\u00bb, a d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 relev\u00e9 le pari du public, avec ses 50&rsquo;000 tirages par trimestre. Elle a aussi redonn\u00e9 ses lettres de noblesse \u00e0 la bande dessin\u00e9e d\u2019information engag\u00e9e, en popularisant aupr\u00e8s du grand public francophone des ma\u00eetres du genre comme l\u2019Am\u00e9ricain Joe Sacco. Ce succ\u00e8s a conduit les fondateurs \u00e0 lancer au printemps dernier la petite s\u0153ur photographique de XXI, la revue 6 mois.<\/p>\n<p>Prix: 24 fr. 90<br \/>\nPremi\u00e8re parution: janvier 2008<br \/>\nFr\u00e9quence: trimestrielle<br \/>\nTirage: 50\u2019000 exemplaires<br \/>\nMode de financement: vente en librairie et par abonnement<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>USBEK &#038; RICA<\/strong><\/p>\n<p>Est-ce un magazine, un livre ou une BD? \u00abEn fait, c\u2019est tout \u00e7a \u00e0 la fois\u00bb, r\u00e9pondent les responsables de cette publication \u00e0 l\u2019esth\u00e9tique de comics et aux angles in\u00e9dits de 200 pages, qui revendique une \u00e9criture \u00abm\u00e9tisse\u00bb entre journalisme, recherche et cr\u00e9ation litt\u00e9raire. Chaque num\u00e9ro de cette revue parfois d\u00e9crite comme l\u2019\u00abenfant rebelle\u00bb de XXI se d\u00e9coupe en deux parties: une photographie du pr\u00e9sent et une r\u00e9flexion prospective sur l\u2019avenir de l\u2019homme. D\u2019o\u00f9 le choix d\u2019Usbek et Rica comme porte-drapeaux: les protagonistes des Lettres persanes de Montesquieu sont recycl\u00e9s en voyageurs illustr\u00e9s du futur, parachut\u00e9s dans notre monde pour y porter un regard irr\u00e9v\u00e9rencieux et po\u00e9tique. Un projet intimement li\u00e9 au parcours du jeune fondateur, J\u00e9r\u00f4me Ruskin: \u00abApr\u00e8s des \u00e9tudes en sociologie \u00e0 l\u2019EHESS (Paris), j\u2019ai eu la volont\u00e9 de montrer l\u2019utilit\u00e9 de travailler sur le futur, car personne ne s\u2019y int\u00e9resse vraiment dans la presse.\u00bb L\u2019objectif \u00e0 terme est de former une communaut\u00e9 autour d\u2019Usbek &#038; Rica et de d\u00e9cliner son contenu sur d\u2019autres supports comme l\u2019iPad ou la BD.<\/p>\n<p>Prix: 29 fr. 90<br \/>\nPremi\u00e8re parution: juin 2010<br \/>\nFr\u00e9quence: trimestrielle<br \/>\nTirage: 40\u2019000 exemplaires<br \/>\nMode de financement: vente en librairie et par abonnement<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>MUZE<\/strong><\/p>\n<p>A l\u2019origine mensuel f\u00e9minin classique destin\u00e9 aux 15-25 ans, Muze a op\u00e9r\u00e9 un changement radical de format et de contenu en juin 2010 afin d\u2019\u00e9largir son public. D\u00e9sormais trimestrielle, la revue culturelle f\u00e9minine d\u00e9cline sur 176 pages cinq grands dossiers (litt\u00e9rature, cin\u00e9ma, mode) dans chacune de ses \u00e9ditions. \u00abNous cherchons \u00e0 traiter nos sujets via des formes d\u2019expression vari\u00e9es, que ce soit la litt\u00e9rature, les arts plastiques ou la photographie\u00bb, explique St\u00e9phanie Janicot, responsable de la publication et \u00e9crivain. La revue ouvre m\u00eame ses colonnes \u00e0 ses lecteurs, dont les essais et les nouvelles s\u00e9lectionn\u00e9s par la r\u00e9daction apparaissent en fin de num\u00e9ro.<\/p>\n<p>Prix: 19 fr. 90<br \/>\nPremi\u00e8re parution: juin 2010<br \/>\nFr\u00e9quence: trimestrielle<br \/>\nTirage: 12\u2019000 exemplaires<br \/>\nMode de financement: vente en librairie<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>En Suisse<\/strong><\/p>\n<p><strong>NOVEMBRE<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019objet est volumineux: 300 pages de sombre beaut\u00e9, \u00e0 l\u2019image de l\u2019intitul\u00e9 automnal de la publication. A l\u2019int\u00e9rieur, des textes en trois langues (fran\u00e7ais, allemand, anglais) et des s\u00e9ries de photos consacr\u00e9es \u00e0 la mode et \u00e0 la culture. Le magazine est le fruit de l\u2019association des \u00e9diteurs du magazine Sang Bleu, Maxime Buechi et Jeanne-Salom\u00e9 Rochat, de la graphiste Florence T\u00e9tier et du photographe Florian Joye. Leur but: pallier l\u2019absence d\u2019un magazine \u00e0 la fois haut de gamme et arty dans le paysage m\u00e9diatique suisse. \u00abNous avons voulu cr\u00e9er ce que nous cherchions en vain ici, explique Florence T\u00e9tier. Un de nos mod\u00e8les est le magazine allemand 032c\u00bb. Une petite s\u0153ur de Dorade? \u00abNon, nous nous voulons compl\u00e9mentaires. Nous n\u2019avons pas de positionnement litt\u00e9raire, ne sommes pas critiques et voulons avant tout promouvoir la mode. Nous sommes du reste amis et avons m\u00eame jumel\u00e9 certains de nos vernissages.\u00bb<\/p>\n<p>Prix: 19 fr.<br \/>\nPremi\u00e8re parution: juin 2010<br \/>\nFr\u00e9quence: semestrielle<br \/>\nTirage: 26\u2019000 exemplaires<br \/>\nMode de financement: vente en librairie, m\u00e9c\u00e9nat, subventions, publicit\u00e9<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>HEMISPHERES<\/strong><\/p>\n<p>S\u2019organisant autour de th\u00e9matiques ultra-contemporaines comme l\u2019\u00abintelligence des r\u00e9seaux\u00bb ou la \u00abd\u00e9c\u00e9l\u00e9ration\u00bb, H\u00e9misph\u00e8res, la revue romande de la recherche appliqu\u00e9e, propose une r\u00e9flexion de pointe sur les derni\u00e8res convulsions de notre soci\u00e9t\u00e9. Avec son esth\u00e9tique sobre, utilisant au maximum les possibilit\u00e9s de l\u2019infographie, elle entend nourrir le d\u00e9bat d\u2019id\u00e9es en Suisse romande, en ne fermant aucune porte. Contrairement aux autres revues, H\u00e9misph\u00e8res a adopt\u00e9 un format \u00e0 mi-chemin entre le livre de poche et le magazine, en phase avec son ambition d\u2019attirer non seulement les jeunes chercheurs, mais aussi le grand public. S\u2019appuyant sur le dense r\u00e9seau de la Haute Ecole Sp\u00e9cialis\u00e9e HES-SO, la revue distribu\u00e9e en librairie trouve naturellement sa place dans les meilleures biblioth\u00e8ques romandes. Elle est r\u00e9alis\u00e9e par LargeNetwork, \u00e9diteur de Largeur.com.<\/p>\n<p>Prix: 9 fr.<br \/>\nPremi\u00e8re parution: juin 2011<br \/>\nFr\u00e9quence: semestrielle<br \/>\nTirage: 15&rsquo;000 exemplaires<br \/>\nMode de financement: HES-SO, vente en librairie et par abonnement<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>DORADE<\/strong><\/p>\n<p>\u00abDorade est une revue artistique o\u00f9 les sir\u00e8nes avouent qu\u2019elles sentent mauvais. Elle est un spectacle et un manifeste.\u00bb D\u00e8s les premi\u00e8res lignes du num\u00e9ro originel, le ton \u2013 critique et d\u00e9cal\u00e9 &#8211; est donn\u00e9. La revue est n\u00e9e de l\u2019envie du journaliste Sylvain Men\u00e9trey et du photographe Philippe Jarrigeon de transmettre leur go\u00fbt pour la photographie, la mode et l\u2019art, en se lib\u00e9rant des standards de la presse traditionnelle. \u00abNous souhaitions r\u00e9activer, sur le mode absurde, une forme de revue de cr\u00e9ation propre aux ann\u00e9es 1920 et 1930, comme le Minotaure\u00bb, explique Sylvain Men\u00e9trey. Chaque num\u00e9ro th\u00e9matique se compose d\u2019interviews, d\u2019essais, de portfolios d\u2019artistes et de s\u00e9ries de photos lanc\u00e9es pour l\u2019occasion. \u00abContrairement aux magazines, nous mettons en avant les \u0153uvres, mais \u00e9vitons de statufier les cr\u00e9ateurs, ou alors sur le mode ironique.\u00bb Avec sa mise en page audacieuse et sa typographie vintage, la revue s\u2019apparente du reste plus \u00e0 un projet artistique et \u00e0 une exposition au format papier qu\u2019\u00e0 un simple vecteur d\u2019information. Ses lecteurs? \u00abLe but de Dorade n\u2019est pas de s\u2019adresser \u00e0 tout le monde, mais \u00e0 un public qui poss\u00e8de une certaine culture visuelle et surtout le sens de l\u2019humour (noir).\u00bb<\/p>\n<p>Prix: 20 fr.<br \/>\nPremi\u00e8re parution: novembre 2009<br \/>\nFr\u00e9quence: semestrielle<br \/>\nTirage: 10\u2019000 exemplaires<br \/>\nMode de financement: vente en librairie, m\u00e9c\u00e9nat, publicit\u00e9, subventions<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>ITHAQUE<\/strong><\/p>\n<p>Proposant de \u00abdistiller de la lenteur dans la pratique du journalisme\u00bb et de \u00abralentir le rythme de la course effr\u00e9n\u00e9e aux news\u00bb, la revue trimestrielle romande Ithaque redonne du temps et de la longueur \u00e0 l\u2019enqu\u00eate et au reportage. Sans oublier le dessin: chaque num\u00e9ro comporte un \u00abr\u00e9cit graphique\u00bb. Fond\u00e9e par un petit groupe de trentenaires, \u00e9dit\u00e9e \u00e0 Romainm\u00f4tier, pens\u00e9e \u00e0 Lausanne et imprim\u00e9e \u00e0 Yverdon, la revue est distribu\u00e9e en librairie et publie les carnets d\u2019enqu\u00eate des articles sur son blog. \u00abLa plupart de nos journalistes s\u2019\u00e9tant form\u00e9 par la pratique du blog, nous avons voulu transmettre sur papier les comp\u00e9tences et dispositifs acquis sur internet\u00bb note Guillaume Henchoz, r\u00e9dacteur en chef. Dans son premier \u00e9ditorial, la r\u00e9daction se d\u00e9finit comme \u00ab2.0\u00bb: \u00abLes gens se sentent parfois d\u00e9contenanc\u00e9s face \u00e0 la libert\u00e9 de ton que nous essayons de d\u00e9velopper. Nous avons simplement cr\u00e9\u00e9 le journal que nous avions envie de lire.\u00bb Le collectif, dont les contributeurs sont tous b\u00e9n\u00e9voles, s\u2019est donn\u00e9 deux ans et huit num\u00e9ros pour juger de sa viabilit\u00e9.<\/p>\n<p>Prix: 9 fr.<br \/>\nPremi\u00e8re parution: juin 2011<br \/>\nFr\u00e9quence: quatre num\u00e9ros par an<br \/>\nTirage: 3000 exemplaires<br \/>\nMode de financement : vente par abonnement et en librairie<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p><strong>ELSE<\/strong><\/p>\n<p>Le magazine visuel grand format du Mus\u00e9e de l\u2019Elys\u00e9e lausannois a vu sa notori\u00e9t\u00e9 grandir rapidement depuis son lancement au printemps dernier. Outre en Suisse, on le trouve d\u00e9sormais dans les meilleures librairies d\u2019art des Etats-Unis, du Canada, d\u2019Australie et du Japon. Les 96 pages de ce \u00ablivre photo\u00bb semestriel s\u2019adressent en priorit\u00e9 aux passionn\u00e9s et aux professionnels de l\u2019image. \u00abL\u2019angle du magazine est celui des approches obsessionnelles de la photographie\u00bb, pr\u00e9cise Sam Stourdz\u00e9, r\u00e9dacteur en chef et directeur du Mus\u00e9e de l\u2019Elys\u00e9e. Au sommaire du premier num\u00e9ro, la s\u00e9rie de Franck Schramm sur les reporters du 11 septembre illustre cette trame des obsessions. \u00ab Nous essayons toujours de publier des s\u00e9ries in\u00e9dites. Les textes, \u00e9crits en fran\u00e7ais et en anglais, doivent \u00eatre brefs et viennent introduire ou appuyer les portfolios.\u00bb<\/p>\n<p>Prix: 14 fr.<br \/>\nPremi\u00e8re parution: juin 2011<br \/>\nFr\u00e9quence: biannuelle<br \/>\nTirage: 7500 exemplaires<br \/>\nMode de financement: ventes au mus\u00e9e, en librairie et en kiosque<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>STRATES<\/strong><\/p>\n<p>Gros plans, photos d\u2019immersion, reportages \u00absur le front\u00bb: la revue Strates, dernier n\u00e9 de l\u2019agence photo \u00e9ponyme bas\u00e9e \u00e0 Lausanne, expose les travaux des membres du collectif ainsi que de photographes ind\u00e9pendants. Tous sont guid\u00e9s par la m\u00eame id\u00e9e: \u00abOuvrir le champ des possibles de la photographie, tout en prenant le temps de bien traiter les arguments abord\u00e9s\u00bb, explique Pierre-Antoine Grisoni, directeur de l\u2019agence. Pas \u00e9tonnant d\u00e8s lors que le fil conducteur du premier num\u00e9ro soit pr\u00e9cis\u00e9ment le \u00abtemps\u00bb, abord\u00e9 avec un bel \u00e9quilibre entre textes et images. Si la poursuite de la publication de Strates d\u00e9pend de la rentabilit\u00e9 de ce premier num\u00e9ro, diffus\u00e9 \u00e0 une \u00e9chelle confidentielle, l\u2019objet s\u00e9duit. \u00abNous voulons proposer plus qu\u2019un simple magazine qu\u2019on jette \u00e0 la poubelle. Strates est un magazine-objet, qui fonctionne par cycles et dont on attend le prochain num\u00e9ro.\u00bb<\/p>\n<p>Prix: 26 fr.<br \/>\nPremi\u00e8re parution: juin 2011<br \/>\nFr\u00e9quence: \u00abcyclique\u00bb<br \/>\nTirage: 500 exemplaires<br \/>\nMode de financement: vente en librairie, par abonnement et dans certains mus\u00e9es<br \/>\n_______<\/p>\n<p>A lire aussi: <a href=\"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3545\" target=\"_blank\">Le glorieux pass\u00e9 des revues suisses<\/a><\/p>\n<p>Article \u00e9crit avec la collaboration de Sylvain Men\u00e9trey et Sophie Lebel<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Destin\u00e9es \u00e0 des lecteurs plus curieux que la moyenne, de nouvelles revues sont apparues r\u00e9cemment dans les librairies. Tr\u00e8s cr\u00e9atives sur le plan de la narration et de l&rsquo;image, elles ont trouv\u00e9 leur place sur le march\u00e9 de la presse. Analyse et pr\u00e9sentation.<\/p>\n","protected":false},"author":19840,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3544","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-pop-culture","pop-culture"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3544","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19840"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3544"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3544\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3544"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3544"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3544"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}