



{"id":3435,"date":"2011-06-10T10:25:07","date_gmt":"2011-06-10T08:25:07","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3435"},"modified":"2011-06-12T23:22:44","modified_gmt":"2011-06-12T21:22:44","slug":"mode","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3435","title":{"rendered":"Apr\u00e8s le low-cost, le low-luxe"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/large130611c.jpg\" alt=\"large130611c.jpg\" title=\"large130611c.jpg\" width=\"468\" height=\"301\" border=\"0\" \/>On pourrait les appeler basiques, essentiels ou, plus simplement, low-luxe. Des accessoires de marque disposant d\u2019une excellente finition, mais beaucoup plus simples et (un peu) moins chers que la gamme standard. \u00abCes articles tr\u00e8s \u201cunderstatement\u00a0\u00bb tendent \u00e0 revenir sur le devant de la sc\u00e8ne, note Augustin Scott de Martinville, responsable du Master design et industrie du luxe \u00e0 l\u2019Ecal. Ils visent un public qui ne recherche pas le c\u00f4t\u00e9 ostentatoire, les logos, mais plut\u00f4t des produits nobles, discrets et extr\u00eamement bien r\u00e9alis\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<p>Une attitude d\u2019esth\u00e8te, en somme, antishow-off et plut\u00f4t individualiste, puisqu\u2019on ach\u00e8terait d\u2019abord pour se faire plaisir et non pas pour exprimer un statut. A titre d\u2019exemple, la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise Herm\u00e8s propose toujours plus de produits d\u2019entr\u00e9e de gamme (comptez tout de m\u00eame quelque 700 francs pour une ceinture en soie) visant notamment une client\u00e8le plus jeune.<\/p>\n<p>Le label de mode japonais Comme des Gar\u00e7ons vient, pour sa part, de sortir une s\u00e9rie de portefeuilles et de pochettes tr\u00e8s sobres en cuir noir, gris ou bordeaux (d\u00e8s 90 francs). Quant \u00e0 la marque de pr\u00eat-\u00e0-porter et de maroquinerie C\u00e9line, elle propose un sac tr\u00e8s minimal, \u00e9voquant la forme d\u2019un simple cabas, lui aussi en cuir, pour 1600 francs.<\/p>\n<p>Responsable du Master en management du luxe \u00e0 la Haute Ecole de gestion de Gen\u00e8ve, Leyla Belka\u00efd Neri met en avant un autre exemple qui va encore plus loin dans ce processus d\u2019ouverture: la boutique Marc by Marc Jacobs, du nom du styliste new-yorkais, ouverte \u00e0 Paris \u00e0 la fin de 2008 et qui pr\u00e9sente une large vari\u00e9t\u00e9 d\u2019articles particuli\u00e8rement accessibles. Certains prix y sont comparables \u00e0 ceux des grandes cha\u00eenes de magasins de v\u00eatements Zara ou H&#038;M, avec un assortiment jeune et d\u00e9contract\u00e9, et des nouveaut\u00e9s tr\u00e8s fr\u00e9quentes.<\/p>\n<p>Leyla Belka\u00efd Neri rappelle que c\u2019est d\u2019ailleurs le g\u00e9ant su\u00e9dois de l\u2019habit bon march\u00e9 qui a ouvert cette br\u00e8che en invitant plusieurs grands noms du stylisme dans ses collections, d\u00e9cloisonnant ainsi les univers du pr\u00eat-\u00e0-porter et de la mode grand public. \u00abJe ne suis pas surprise que cette tendance vienne d\u2019un pays du Nord ou d\u2019une ville comme New York, o\u00f9 l\u2019on trouve davantage d\u2019audace pour briser les fronti\u00e8res. Dans les pays traditionnels de la mode, comme la France ou l\u2019Italie, tout reste beaucoup plus fig\u00e9.\u00bb Pas \u00e9tonnant non plus que, aux Etats-Unis, une marque comme Armani rencontre un gros succ\u00e8s avec son enseigne entr\u00e9e de gamme Exchange, qui propose une vaste ligne de T-shirts, de jeans et d\u2019accessoires divers tr\u00e8s abordables.<\/p>\n<p>Ces soci\u00e9t\u00e9s ont donc trouv\u00e9, \u00e0 des degr\u00e9s divers, le moyen de r\u00e9pondre \u00e0 une demande toujours plus forte pour des articles \u00e0 la fois de qualit\u00e9 et plus accessibles. Notamment en cette p\u00e9riode de sortie de crise o\u00f9 m\u00eame les plus fortun\u00e9s trouvent de plus en plus inad\u00e9quat, et m\u00eame vulgaire, de s\u2019exhiber avec des sacs ou des habits co\u00fbtant plusieurs milliers de francs. Car depuis la p\u00e9riode du bling-bling, le public a int\u00e9gr\u00e9 que le vrai sens du style ne s\u2019exprime pas par le clinquant, mais plut\u00f4t par la reconnaissance entre \u00abiniti\u00e9s\u00bb d\u2019objets qui passeraient presque inaper\u00e7us&#8230;<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans L&rsquo;Hebdo.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plusieurs marques de prestige lancent des produits basiques, plus accessibles. La fin du tape-\u00e0-l&rsquo;oeil? Explications.<\/p>\n","protected":false},"author":18920,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-3435","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3435","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/18920"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3435"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3435\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3435"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3435"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3435"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}