



{"id":3338,"date":"2011-01-26T19:08:59","date_gmt":"2011-01-26T17:08:59","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3338"},"modified":"2011-06-14T11:10:35","modified_gmt":"2011-06-14T09:10:35","slug":"securite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3338","title":{"rendered":"IBM et les promesses du cloud computing"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/large270111.jpg\" alt=\"large270111.jpg\" title=\"large270111.jpg\" width=\"468\" height=\"288\" border=\"0\" \/>Bienvenue dans un monde o\u00f9 le crime \u00e9lectronique est omnipr\u00e9sent. \u00abIl y a seulement quelques ann\u00e9es, le hacking n\u2019\u00e9tait qu\u2019un jeu, explique Klaus Julius, sp\u00e9cialiste de la s\u00e9curit\u00e9 IT au centre de recherche IBM de R\u00fcschlikon, pr\u00e8s de Zurich. Aujourd\u2019hui, la cybercriminalit\u00e9 est une activit\u00e9 lucrative pouvant servir aussi bien \u00e0 des fins politiques qu\u2019\u00e9conomiques. Elle est g\u00e9r\u00e9e par des communaut\u00e9s underground tr\u00e8s bien organis\u00e9es.\u00bb<\/p>\n<p>Les d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s co\u00fbtent cher: selon l\u2019institut am\u00e9ricain Ponemon, qui a \u00e9tudi\u00e9 45 entreprises, ils s\u2019\u00e9l\u00e8vent en moyenne \u00e0 6,5 millions de dollars par an et par entreprise. Dans un tel contexte, la s\u00e9curit\u00e9 est devenue la priorit\u00e9 des responsables IT.   <\/p>\n<p>IBM, le g\u00e9ant am\u00e9ricain de la technologie, leader du march\u00e9 des r\u00e9seaux informatiques d\u2019entreprises, a fait de la s\u00e9curisation de ses r\u00e9seaux l\u2019une de ses sp\u00e9cialit\u00e9s. Ses efforts ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9s par le Prix \u00abBest Security Company\u00bb du magazine am\u00e9ricain \u00abSC\u00bb, une publication destin\u00e9e aux professionnels du secteur.  <\/p>\n<p>Ce positionnement d\u2019IBM dans la s\u00e9curit\u00e9 doit entra\u00eener de forts gains en rentabilit\u00e9. L\u2019entreprise s\u2019est d\u00e9lest\u00e9e au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es d\u2019une bonne partie de sa division hardware, qui offre une marge brute de seulement 35%, et a acquis une centaine d\u2019entreprises de logiciels, dont les marges peuvent s\u2019\u00e9lever \u00e0 80%.   <\/p>\n<p>\u00abIBM s\u2019est grandement r\u00e9organis\u00e9e, explique Oskar Schenker, analyste \u00e0 la banque Sarasin \u00e0 Zurich. Sa nouvelle strat\u00e9gie se concentre d\u00e9sormais sur les services int\u00e9gr\u00e9s, dont ceux li\u00e9s au cloud computing.\u00bb On entend par cloud computing la gestion de l\u2019informatique des clients sur des serveurs d\u00e9centralis\u00e9s. Ce march\u00e9 est promis \u00e0 une croissance de 20% par an jusqu\u2019en 2014, estime l\u2019institut Gartner.   <\/p>\n<p>Le mod\u00e8le du cloud computing implique que les donn\u00e9es de plusieurs entreprises clientes sont trait\u00e9es et stock\u00e9es sur les data centers d\u2019un m\u00eame prestataire tel qu\u2019IBM, ce qui pose des questions d\u00e9licates en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9. O\u00f9 se trouvent exactement les donn\u00e9es? Sont-elles bien hors de port\u00e9e de concurrents ou autres hackers? Qui dispose d\u2019un acc\u00e8s \u00abadministrateur\u00bb? Quel recours en cas de faille de s\u00e9curit\u00e9 ou de disponibilit\u00e9?<\/p>\n<p>Plusieurs sondages montrent que la s\u00e9curit\u00e9 repr\u00e9sente le frein principal \u00e0 l\u2019adoption du cloud computing. Les soci\u00e9t\u00e9s qui visent le risque z\u00e9ro optent donc pour une solution apell\u00e9e cloud \u00abpriv\u00e9\u00bb et \u00e9vitent ainsi de devoir partager les serveurs du prestataire avec d\u2019autres clients. \u00abUn cloud priv\u00e9 est beaucoup plus cher, mais les grandes entreprises, voulant garantir leur niveau de confidentialit\u00e9, s\u2019y int\u00e9ressent de plus en plus\u00bb, rapporte Christopher Silbern, analyste \u00e0 la banque Pictet.  <\/p>\n<p>IBM est particuli\u00e8rement bien plac\u00e9e sur ce march\u00e9: un sondage de l\u2019institut genevois IDC, entre autres, montre que l&rsquo;entreprise am\u00e9ricaine se profile comme le fournisseur pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 de services li\u00e9s au cloud priv\u00e9, suivi de loin par Accenture, Microsoft, Google, Oracle et HP. \u00abLes ordinateurs centraux, les serveurs et leur s\u00e9curit\u00e9 sont des comp\u00e9tences de base d\u2019IBM, souligne Oskar Schenker de la banque Sarasin. L\u2019entreprise a construit sa r\u00e9putation sur le hardware et les services. Ce savoir-faire est fondamental pour g\u00e9rer des clouds priv\u00e9s.\u00bb IBM compte d\u00e9j\u00e0, par exemple, 95% des 500 plus grandes banques parmi ses clients.  <\/p>\n<p>Les gouvernements aussi aimeraient tirer parti du cloud computing. M\u00eame l\u2019administration Obama, dans son budget 2011, encourage les agences f\u00e9d\u00e9rales \u00e0 l\u2019adopter. Elle esp\u00e8re ainsi r\u00e9duire ses d\u00e9penses IT s\u2019\u00e9levant \u00e0 pr\u00e8s de 80 milliards de dollars par an (une \u00e9tude de Booz Allen Hamilton montre qu\u2019elle pourrait \u00e9conomiser jusqu\u2019\u00e0 85% du budget actuel). \u00abLa migration des gouvernements risque de prendre un peu plus de temps, explique Laura Lederman, analyste \u00e0 William Blair &#038; Company. Mais au niveau mondial, cet \u00e9norme march\u00e9 va s\u00fbrement profiter \u00e0 des prestataires de clouds priv\u00e9s d\u00e9j\u00e0 implant\u00e9s dans ces organisations et \u00e9tant capables de fournir un service cl\u00e9s en main. IBM ou Microsoft, par exemple.\u00bb Les gouvernements de pays \u00e9mergents (Inde, Chine), ayant subi une forte croissance mais n\u2019ayant historiquement que peu investi dans l\u2019IT, consid\u00e8rent \u00e9galement les avantages de ces nouvelles solutions. Une importante augmentation de leurs d\u00e9penses en informatique est attendue d\u00e8s cette ann\u00e9e.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>IBM en chiffres<\/strong> <\/p>\n<p>400\u2019000<br \/>\nLe nombre d\u2019employ\u00e9s d\u2019IBM.  <\/p>\n<p>4\u2019914<br \/>\nLe nombre de brevets g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par IBM en 2009, un nouveau record la pla\u00e7ant au top mondial de l\u2019innovation pour la 17e ann\u00e9e cons\u00e9cutive.   <\/p>\n<p>80%<br \/>\nLa part des revenus provenant du domaine des logiciels et services.<br \/>\nAujourd\u2019hui, IBM se concentre exclusivement sur le march\u00e9 des entreprises. La firme am\u00e9ricaine continue toutefois \u00e0 produire les serveurs consid\u00e9r\u00e9s comme les plus puissants et les plus fiables au monde. Son dernier mod\u00e8le, le zEnterreprise, a \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9 en juillet.   <\/p>\n<p>5<br \/>\nLe nombre de chercheurs d\u2019IBM \u00e0 avoir re\u00e7u le Prix Nobel.<br \/>\nL\u2019entreprise b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une image de marque exceptionnelle: \u00abBusinessweek\u00bb la classe au deuxi\u00e8me rang apr\u00e8s Coca-Cola.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Cloud computing, mode d\u2019emploi<\/strong><\/p>\n<p>Le terme cloud computing fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des services et ressources informatiques fournis \u00e0 la demande \u00e0 travers internet. La mise en \u0153uvre s\u2019appuie sur des serveurs h\u00e9berg\u00e9s dans des datacenters.  <\/p>\n<p>Ce paradigme r\u00e9volutionne la mani\u00e8re des entreprises de g\u00e9rer leurs ressources IT, conduisant \u00e0 des \u00e9conomies budg\u00e9taires consid\u00e9rables. C\u2019est aussi un moyen d\u2019acc\u00e9der \u00e0 des capacit\u00e9s de calcul ou de stockage inimaginables auparavant.  <\/p>\n<p>Dans la version dite \u00abpublique\u00bb du cloud computing, des applications (gestion d\u2019e-mails, collaboration, CRM) sont lou\u00e9es sur le site internet d\u2019un prestataire de services externe comme Google ou IBM. Ce mod\u00e8le \u00e9vite aux entreprises de devoir elles-m\u00eames investir dans des logiciels, une infrastructure centrale et du personnel informatique. Pour les responsables IT, le syst\u00e8me est flexible: en un clic, ils peuvent adapter leurs besoins en m\u00e9moire ou en capacit\u00e9 de calcul. L\u2019entreprise ne paie que ce qu\u2019elle consomme.  <\/p>\n<p>Facebook ou Gmail sont des exemples connus d\u2019applications de cloud computing public gratuites. L\u2019offre d\u2019IBM la plus connue sur le cloud public est LotusLive, une plateforme de collaboration faisant penser \u00e0 Facebook, mais augment\u00e9e de fonctions de gestion d\u2019e-mails, de vid\u00e9oconf\u00e9rence et de partage de donn\u00e9es. L\u2019utilisateur y acc\u00e8de par son navigateur et paie un tarif mensuel. En janvier, Panasonic a annonc\u00e9 la migration de l\u2019ensemble de ses 300\u2019000 collaborateurs sur ce programme.  <\/p>\n<p>Dans la version \u00abpriv\u00e9e\u00bb du cloud computing, les applications ne sont fournies qu\u2019\u00e0 travers un r\u00e9seau IP priv\u00e9 et leur acc\u00e8s par internet est restreint.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans Swissquote Magazine (no 5).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le g\u00e9ant am\u00e9ricain a ouvert un nouveau chapitre de son histoire en mettant l\u2019accent sur le cloud computing. Cette solution qui permet aux entreprises d\u2019externaliser leurs ressources informatiques s\u2019impose progressivement comme un standard. La s\u00e9curisation des donn\u00e9es en est la cl\u00e9 de vo\u00fbte. Explications.   <\/p>\n","protected":false},"author":19858,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-3338","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3338","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19858"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3338"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3338\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3338"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3338"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3338"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}