



{"id":3252,"date":"2010-10-01T18:16:57","date_gmt":"2010-10-01T16:16:57","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3252"},"modified":"2013-08-13T13:38:48","modified_gmt":"2013-08-13T11:38:48","slug":"entreprises","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3252","title":{"rendered":"Pourquoi la profession d&rsquo;ing\u00e9nieur n&rsquo;int\u00e9resse plus les jeunes"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/102010\/large041010.jpg\" alt=\"large041010.jpg\" title=\"large041010.jpg\" height=\"317\" border=\"0\" width=\"468\" \/><br \/>\nPas cool, les maths? C\u2019est ce que semblerait indiquer le pourcentage tr\u00e8s bas de gymnasiens vaudois qui choisissent l\u2019option scientifique: ils \u00e9taient \u00e0 peine 10% l\u2019an dernier. Un chiffre qui refl\u00e8te le ph\u00e9nom\u00e8ne de d\u00e9sint\u00e9r\u00eat pour les sciences et la technique, observ\u00e9 depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es dans toute la Suisse, et aussi plus largement dans les pays occidentaux. Plusieurs rapports de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral des statistiques ou de l\u2019OCDE indiquent que la part relative des \u00e9tudiants en sciences a diminu\u00e9 depuis la fin des ann\u00e9es 1990. Les maths, la physique, la chimie, ainsi que l\u2019ing\u00e9nierie civile sont particuli\u00e8rement touch\u00e9es par cette tendance, contrairement \u00e0 la biologie et aux sciences du vivant, qui suscitent encore des vocations.<\/p>\n<p>\u00abLes professions d\u2019ing\u00e9nieur ou de chimiste n\u2019ont pas perdu de leur prestige, souligne Gr\u00e9goire Ev\u00e9quoz, directeur de l\u2019Office d\u2019orientation professionnelle \u00e0 Gen\u00e8ve. Le prestige ne motive plus les jeunes, qui choisissent davantage une profession en fonction d\u2019int\u00e9r\u00eats personnels. Or, les sciences ont perdu de leur attractivit\u00e9, comme le d\u00e9montrent les r\u00e9sultats mitig\u00e9s de la derni\u00e8re \u00e9tude PISA.\u00bb<\/p>\n<p>Les branches scientifiques souffrent d\u2019un probl\u00e8me d\u2019image, qui refl\u00e8te le manque de dialogue entre les sciences et la soci\u00e9t\u00e9. \u00abConstruire des barrages ou des routes, d\u00e9velopper des produits chimiques, cela n\u2019a plus bonne presse aupr\u00e8s des jeunes, qui sont massivement orient\u00e9s vers l\u2019\u00e9cologie et le d\u00e9veloppement durable, commente Jean-Marc Triscone, doyen de la Facult\u00e9 des sciences de l\u2019Universit\u00e9 de Gen\u00e8ve (Unige). M\u00eame si l\u2019on sait que c\u2019est aussi par les technologies que l\u2019on peut soutenir l\u2019environnement.\u00bb<\/p>\n<p><strong>D\u00e9saffection<\/strong><\/p>\n<p>Le positivisme d\u2019apr\u00e8s-guerre et l\u2019id\u00e9e que la technique permet de r\u00e9soudre tous les probl\u00e8mes appartiennent au pass\u00e9. \u00abForts de leurs succ\u00e8s, les scientifiques se sont longtemps enferm\u00e9s dans leur tour d\u2019ivoire, ils en paient maintenant le prix\u00bb, ajoute Jean-Luc Dorier, professeur en sciences de l&rsquo;\u00e9ducation \u00e0 l\u2019Unige, qui participe \u00e0 un groupe de recherche europ\u00e9en sur la d\u00e9saffection des jeunes pour les \u00e9tudes scientifiques.<\/p>\n<p>Pour le professeur Dorier, le basculement des int\u00e9r\u00eats des jeunes est \u00e9galement li\u00e9 \u00e0 l\u2019av\u00e8nement de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019information. \u00abInternet ou le t\u00e9l\u00e9phone mobile ont modifi\u00e9 les comp\u00e9tences des jeunes. Ils ont acquis la capacit\u00e9 de g\u00e9rer un flux constant d\u2019informations, accessibles en permanence et en quantit\u00e9 infinie. Or, la d\u00e9marche scientifique n\u2019est pas imm\u00e9diate, elle n\u00e9cessite une recherche d\u2019informations m\u00e9ticuleuse sur plusieurs ann\u00e9es pour obtenir des r\u00e9sultats. Nous observons que les raisonnements bas\u00e9s sur une logique scientifique sont en perte de viabilit\u00e9 dans notre soci\u00e9t\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Facteurs<\/strong><\/p>\n<p>Une situation que Jean-Luc Dorier associe \u00e0 une diminution de la conscience du r\u00f4le fondamental des math\u00e9matiques: \u00abIl s\u2019agit d\u2019un gros paradoxe du monde moderne: nous n\u2019avons jamais \u00e9t\u00e9 aussi plong\u00e9s dans la technologie, alors que les math\u00e9matiques n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 aussi peu visibles. Les jeunes sont accros aux jeux vid\u00e9o, mais ne s\u2019int\u00e9ressent pas aux connaissances de base qui ont permis de les cr\u00e9er. Ils sont devenus d\u00e9pendants de technologies qu\u2019ils ne ma\u00eetrisent pas. C\u2019est inqui\u00e9tant.\u00bb Les branches scientifiques sont aussi victimes de leur image aust\u00e8re et inaccessible: \u00abBeaucoup de jeunes pensent qu\u2019il faut \u00eatre Albert Einstein pour \u00e9tudier dans nos fili\u00e8res, raconte Farnaz Moser, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9galit\u00e9 et \u00e0 la promotion des sciences \u00e0 l\u2019EPFL. Or, nous ne comptabilisons pas plus d\u2019\u00e9checs que les autres fili\u00e8res.\u00bb<\/p>\n<p>Pour la d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9galit\u00e9 de l\u2019EPFL, les branches scientifiques paient aussi le prix d\u2019une tradition d\u2019exclusion des femmes: \u00abLes petites filles n\u2019arrivent toujours pas \u00e0 se projeter professionnellement dans ces domaines, dont elles se d\u00e9sint\u00e9ressent tr\u00e8s vite. Cela repr\u00e9sente toute une population que les sciences n\u2019arrivent pas \u00e0 attirer.\u00bb<\/p>\n<p>Mauvaise image, manque de visibilit\u00e9, changement de rapport entre sciences et soci\u00e9t\u00e9 et peur de la difficult\u00e9: autant de facteurs qui expliquent que les jeunes se dirigent moins vers les branches scientifiques et techniques. Pendant que les directeurs d\u2019universit\u00e9s et de certaines HES se d\u00e9sesp\u00e8rent de la d\u00e9sertion des fili\u00e8res scientifiques, d\u2019autres souffrent du probl\u00e8me inverse: \u00abNous observons un int\u00e9r\u00eat de plus en plus marqu\u00e9 des jeunes pour le travail social, observe Joseph Coquoz, responsable du domaine Travail social de la Haute Ecole sp\u00e9cialis\u00e9e de Suisse occidentale (HES-SO). Nous recevons presque deux fois plus de demandes qu\u2019il n\u2019y a de places disponibles.\u00bb<\/p>\n<p>La formation en travail social se d\u00e9cline en trois orientations: service social, animation socioculturelle et \u00e9ducation sociale. Elle met notamment l\u2019accent sur l\u2019acquisition de connaissances en psychologie, en sociologie et en politique sociale, et conduit \u00e0 travailler essentiellement dans des structures publiques (h\u00f4pitaux, services sociaux et culturels, foyers, centres de loisirs) et des ONG.<\/p>\n<p>Fran\u00e7ois Abb\u00e9-Decarroux, directeur g\u00e9n\u00e9ral de la HES-SO Gen\u00e8ve, constate une augmentation annuelle de 6% de ses effectifs dans la fili\u00e8re sociale depuis 2002: \u00abCette croissance serait encore plus marqu\u00e9e si nous pouvions r\u00e9pondre \u00e0 toutes les demandes. Notre offre de formation est limit\u00e9e en fonction des places de stage car le plan d\u2019\u00e9tude comprend environ un tiers de pratique en institution.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019engouement des jeunes pour les m\u00e9tiers du social est \u00e9galement per\u00e7u par Gr\u00e9goire Ev\u00e9quoz: \u00abCet int\u00e9r\u00eat de plus en plus marqu\u00e9 repose sur un paradoxe car il est li\u00e9 \u00e0 la mont\u00e9e de l\u2019individualisme. Depuis quelques ann\u00e9es, nous observons un \u00e9l\u00e9ment de plus en plus important lors du choix d\u2019une orientation: pour les jeunes, le travail est li\u00e9 au d\u00e9veloppement personnel. Il repr\u00e9sente un lieu de r\u00e9alisation et d\u2019incarnation de ses valeurs personnelles, comme aider les autres ou se mettre \u00e0 leur service. En optant pour le domaine social, on cherche \u00e0 se d\u00e9marquer par son originalit\u00e9 et ses id\u00e9es altruistes. Les d\u00e9bouch\u00e9s et les perspectives d\u2019avenir ne sont absolument pas pris en compte.\u00bb<\/p>\n<p>Face \u00e0 cette situation, le directeur de l\u2019Union suisse des soci\u00e9t\u00e9s d&rsquo;ing\u00e9nieurs-conseils (Usic), Mario Marti s&rsquo;inqui\u00e8te pour l\u2019avenir de sa profession: \u00abIl manque environ 3000 ing\u00e9nieurs en Suisse. L\u2019int\u00e9r\u00eat pour ces m\u00e9tiers a connu un d\u00e9clin continu ces derni\u00e8res ann\u00e9es.\u00bb Confront\u00e9es \u00e0 une p\u00e9nurie, les entreprises suisses vont de plus en plus loin pour trouver leurs ing\u00e9nieurs. \u00abNous cherchons des collaborateurs qualifi\u00e9s en France et en Allemagne, explique Jean-Pascal Gendre, membre de la direction de CSD, l\u2019un des leaders suisses du conseil en ing\u00e9nierie. Parfois, nous devons aller jusqu\u2019en Espagne pour les d\u00e9nicher. Cela pose des probl\u00e8mes de langue, d\u2019int\u00e9gration et cela nous co\u00fbte cher.\u00bb Face \u00e0 cette d\u00e9sertion massive, l\u2019Usic tente de rendre la profession plus visible en investissant 200 000 francs par an dans des campagnes de publicit\u00e9&#8230;<\/p>\n<p><strong>Motiver<\/strong><\/p>\n<p>En plus de l\u2019am\u00e9lioration de l\u2019image des ing\u00e9nieurs, Sylvie Villa, responsable du domaine ing\u00e9nierie et technique \u00e0 la HES de Suisse occidentale, consid\u00e8re que les conditions de travail du secteur doivent aussi \u00eatre modifi\u00e9es pour le rendre plus attractif: \u00abIl faut faire en sorte que la formation continue soit prise en charge par les entreprises, pr\u00e9voir plus de progression professionnelle et augmenter les salaires.\u00bb<\/p>\n<p>Avec un d\u00e9but de carri\u00e8re \u00e0 60 000 francs et un plafonnement autour des 120 000 francs \u00e0 la fin, le secteur de l\u2019ing\u00e9nierie a des salaires nettement inf\u00e9rieurs \u00e0 celui de la banque par exemple.<\/p>\n<p>Le point crucial pour motiver les jeunes, selon Jean-Luc Dorier, reste d\u2019am\u00e9liorer l\u2019enseignement des branches scientifiques d\u00e8s le primaire: \u00abLes enseignants ne disposent pas toujours des comp\u00e9tences pour bien transmettre ces branches, il faut que cela change.\u00bb Pour Farnaz Moser, l\u2019intervention avant l\u2019\u00e2ge de dix ans est essentielle. \u00abC\u2019est souvent \u00e0 ce moment qu\u2019un rejet des maths op\u00e8re, surtout chez les filles. En les invitant \u00e0 des ateliers d\u2019initiation aux sciences \u00e0 l\u2019EPFL, nous obtenons des r\u00e9sultats extraordinaires.\u00bb L\u2019autre combat des scientifiques consiste \u00e0 montrer aux jeunes combien leur savoir peut \u00eatre utile \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9: \u00abLa science permet de mettre en \u0153uvre les \u00e9nergies renouvelables, de rendre des m\u00e9dicaments moins chers, d\u2019am\u00e9liorer les r\u00e9seaux de transports publics, ajoute Farnaz Moser. Lorsque les jeunes comprennent cela, ils deviennent vite motiv\u00e9s.\u00bb Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, peu de scientifiques ont r\u00e9ussi \u00e0 faire vibrer la corde sociale des jeunes. Ils devront imp\u00e9rativement mieux communiquer sur cet aspect pour assurer la rel\u00e8ve.<br \/>\n<strong><br \/>\nMaurice T., 24 ans, master en d\u00e9veloppement du Graduate Institute: \u00abJ&rsquo;ai toujours aim\u00e9 les branches scientifiques mais j&rsquo;ai quand m\u00eame choisi sciences po\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>\u00abJ\u2019ai toujours aim\u00e9 les branches scientifiques, la biologie surtout, car je m\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019environnement. Mais au moment de faire un choix apr\u00e8s le gymnase, j\u2019ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 entamer des \u00e9tudes en sciences politiques, car elles me donnaient des outils pour mieux comprendre le monde qui m\u2019entoure et le fonctionnement de la soci\u00e9t\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Apr\u00e8s son master en d\u00e9veloppement au Graduate Institute de Gen\u00e8ve, Maurice T. se voit plut\u00f4t travailler dans une ONG ou une Organisation internationale. Sans se consid\u00e9rer pour autant comme id\u00e9aliste: \u00abJe crois que l\u2019on prend de la distance par rapport \u00e0 certaines valeurs. Avec l\u2019\u00e2ge, on sait que ce n\u2019est pas possible de changer le monde! Personnellement, je n\u2019ai pas vraiment de r\u00eave. Mon objectif est simplement de trouver un travail qui m\u2019int\u00e9resse.\u00bb Malgr\u00e9 un march\u00e9 de l\u2019emploi tendu dans son secteur, le jeune homme reste optimiste: \u00abC\u2019est clair qu\u2019il faut se battre et pers\u00e9v\u00e9rer, et, avec de la motivation, on finit par trouver.\u00bb<\/p>\n<p><strong>S\u00e9verine Beuchat, 24 ans, \u00e9tudiante en \u00e9ducation sp\u00e9cialis\u00e9e: \u00abLe sens de mon travail prime\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>\u00abMe diriger dans le social a toujours sembl\u00e9 logique: j\u2019\u00e9tais nulle en maths et je n\u2019ai jamais \u00e9t\u00e9 attir\u00e9e par l\u2019universit\u00e9.\u00bb C\u2019est \u00e0 15 ans que S\u00e9verine Beuchat se destine \u00e0 cette fili\u00e8re, commen\u00e7ant par faire des stages dans des cr\u00e8ches. \u00abM\u00eame si c\u2019\u00e9tait enrichissant, je ne me voyais pas faire \u00e7a toute ma vie.\u00bb Elle se d\u00e9cide alors pour des \u00e9tudes d\u2019\u00e9ducatrice sp\u00e9cialis\u00e9e \u00e0 la Haute Ecole de travail social \u00e0 Gen\u00e8ve: \u00abCela me pla\u00eet car c\u2019est tr\u00e8s diversifi\u00e9. Nous nous occupons d\u2019enfants, de personnes \u00e2g\u00e9es, d\u2019handicap\u00e9s mentaux ou de personnes d\u00e9pendantes.\u00bb Alors que S\u00e9verine Beuchat termine ses examens cet \u00e9t\u00e9, elle souhaite se diriger dans le domaine de la toxicomanie: \u00abJ\u2019aime l\u2019\u00e9change avec ces personnes, m\u00eame si ce n\u2019est pas tous les jours facile. Ils m\u2019apportent beaucoup et j\u2019ai l\u2019impression de faire quelque chose d\u2019utile. Avoir un travail qui a du sens est \u00e0 mon avis plus important que de gagner un gros salaire. Je me consid\u00e8re comme chanceuse d\u2019avoir pu faire ce choix.\u00bb<br \/>\n<strong><br \/>\nSandrine Gindre, 23 ans, \u00e9tudiante en ergoth\u00e9rapie: \u00abJe ressens de la satisfaction en aidant les autres\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>\u00abC e que j\u2019aime le plus dans l\u2019ergoth\u00e9rapie? La philosophie du m\u00e9tier qui est centr\u00e9e sur le patient. Gr\u00e2ce \u00e0 des activit\u00e9s, on arrive \u00e0 le faire progresser et \u00e0 le rendre autonome. J\u2019appr\u00e9cie cet aspect relationnel et je n\u2019aimerais pas \u00eatre enferm\u00e9e dans un bureau pour travailler.\u00bb En troisi\u00e8me ann\u00e9e d\u2019ergoth\u00e9rapie \u00e0 la Haute Ecole du travail social et de la sant\u00e9 \u00e0 Lausanne, Sandrine Gindre arrive bient\u00f4t au bout d\u2019un cursus qu\u2019elle n\u2019a pas choisi par hasard: \u00abJ\u2019ai toujours ressenti une satisfaction \u00e0 aider les autres.\u00bb<\/p>\n<p>Si elle a d\u2019abord commenc\u00e9 ses \u00e9tudes sur les bancs de l\u2019universit\u00e9 en psychologie, la jeune femme se rend vite compte qu\u2019elle n\u2019est pas faite pour cela. C\u2019est lors d\u2019un stage dans un foyer pour handicap\u00e9s mentaux qu\u2019elle d\u00e9couvre l\u2019ergoth\u00e9rapie et d\u00e9cide de se lancer. Vous est-il arriv\u00e9 d\u2019envisager une carri\u00e8re plus technique? \u00abOh non, tout cela m\u2019int\u00e9resse beaucoup moins. Aussi loin que je me souvienne, j\u2019ai toujours d\u00e9test\u00e9 les maths.\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Suisse souffre d\u2019une p\u00e9nurie d\u2019ing\u00e9nieurs. Et ce n\u2019est pas fini. Les jeunes privil\u00e9gient les fili\u00e8res sociales. Une tendance lourde qui p\u00e9nalise les PME industrielles. Enqu\u00eate.<\/p>\n","protected":false},"author":19538,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-3252","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3252","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19538"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3252"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3252\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3252"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3252"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3252"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}