



{"id":3214,"date":"2010-08-12T18:22:50","date_gmt":"2010-08-12T16:22:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3214"},"modified":"2010-08-13T16:06:27","modified_gmt":"2010-08-13T14:06:27","slug":"suisse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3214","title":{"rendered":"Les pourboires de la col\u00e8re"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/large140810.jpg\" alt=\"large140810.jpg\" title=\"large140810.jpg\" width=\"468\" height=\"300\" border=\"0\" \/>\u00abSignature ou code?\u00bb Au moment de l\u2019addition, les normes en cours en Europe s\u2019imposent peu \u00e0 peu \u00e0 la Suisse, avec la g\u00e9n\u00e9ralisation des nouveaux terminaux d&rsquo;encaissement par carte dans les commerces et les restaurants. Pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9, les cartes \u00e0 bande magn\u00e9tique pour lesquelles une signature suffisait laissent peu \u00e0 peu la place \u00e0 leurs cousines \u00e0 puce.<\/p>\n<p>Ce changement de syst\u00e8me engendre une cons\u00e9quence douloureuse pour les bistrotiers. Il suffisait auparavant, pour les clients r\u00e9glant leur note avec une carte de cr\u00e9dit, d\u2019inscrire un montant \u00e0 la main sur l\u2019addition afin de verser un pourboire. Le nouveau syst\u00e8me complique le processus, le client devant th\u00e9oriquement taper sur le terminal la somme qu\u2019il compte laisser en pourboire, puis rentrer son code. Des \u00e9tapes qui apportent leur lot de confusions (notamment entre \u00abTIP\u00bb et \u00abPIN\u00bb) et peuvent obliger le serveur \u00e0 intervenir sur sa propre gratification, ce qui peut \u00e9videmment mener \u00e0 des situations g\u00eanantes. <\/p>\n<p>Pour \u00e9viter de solliciter ainsi son client, le serveur enregistre g\u00e9n\u00e9ralement le montant de la note dans l\u2019appareil, et table sur un pourboire en liquide. Mais ce dernier est statistiquement beaucoup moins \u00e9lev\u00e9 que celui laiss\u00e9 lors d\u2019un paiement par carte, notamment parce que les clients se montrent particuli\u00e8rement g\u00e9n\u00e9reux s\u2019ils utilisent une carte d\u2019entreprise, et car beaucoup n\u2019ont pas ou peu de cash sur eux. Pour le secteur, la peine est donc double: au prix de la nouvelle machine (entre 1&rsquo;500 et 3&rsquo;000 francs selon le mod\u00e8le), s\u2019ajoute les pertes de gains pour le personnel. Selon un sondage men\u00e9 r\u00e9cemment par le SonntagsZeitung, celles-ci atteindraient 20 \u00e0 40% \u00e0 Zurich.<\/p>\n<p>En Suisse romande, le pr\u00e9sident de la soci\u00e9t\u00e9 des cafetiers et restaurateurs genevois, Laurent Terlinchamp, \u00e9voque de nombreux appels de membres \u00abcatastroph\u00e9s\u00bb par ce changement, \u00abimpos\u00e9 sans explications\u00bb. Fr\u00e9d\u00e9ric Haenni, pr\u00e9sident de Gastrovaud, estime pour sa part qu\u2019il faudra du temps pour que la client\u00e8le s\u2019habitue. Les baisses observ\u00e9es \u00e0 Zurich lui paraissent cependant \u00abtr\u00e8s \u00e9lev\u00e9es\u00bb. Ce constat pourrait s\u2019expliquer selon lui par le fait que dans la m\u00e9tropole \u00e9conomique du pays, \u00ables repas d\u2019affaires sont tr\u00e8s nombreux, comme le sont aussi les cartes de cr\u00e9dit d\u2019entreprise\u00bb. <\/p>\n<p>Pour sa part, Viseca, l\u2019un des principaux \u00e9metteurs de cartes de cr\u00e9dit en Suisse, insiste sur les avantages des nouvelles cartes: outre une s\u00e9curit\u00e9 accrue, elles offrent davantage de r\u00e9sistance que les bandes magn\u00e9tiques, notamment vis-\u00e0-vis des \u00e9raflures, des aimants ou des ondes des t\u00e9l\u00e9phones mobiles. Le groupe pr\u00e9cise en outre que la majorit\u00e9 de ses cartes restent pourvues d\u2019une piste magn\u00e9tique, tous les commer\u00e7ants ne disposant pas encore d\u2019un lecteur de carte r\u00e9cent. <\/p>\n<p>Signature ou code, du c\u00f4t\u00e9 des restaurateurs, on pr\u00e9f\u00e8re \u00e9videment l\u2019option la plus rentable, c&rsquo;est-\u00e0-dire le paiement de la note en liquide. Une option, comme le souligne Fran\u00e7ois Gessler de Gastrovalais, qui ne n\u00e9cessite de payer aucune commission, autant pour le repas que pour le pourboire\u2026<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans l&rsquo;Hebdo.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les nouvelles cartes de cr\u00e9dit compliquent le paiement au restaurant, ce qui se traduit par un important manque \u00e0 gagner chez le personnel de service.<\/p>\n","protected":false},"author":18920,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-3214","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3214","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/18920"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3214"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3214\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3214"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3214"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3214"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}