



{"id":3204,"date":"2010-07-30T17:18:58","date_gmt":"2010-07-30T15:18:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3204"},"modified":"2010-08-13T16:09:11","modified_gmt":"2010-08-13T14:09:11","slug":"management","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3204","title":{"rendered":"Lever le pied pour vivre mieux"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/large020810b.jpg\" alt=\"large020810b.jpg\" title=\"large020810b.jpg\" width=\"468\" height=\"313\" border=\"0\" \/>\u00abLorsque l\u2019une de mes employ\u00e9es a craqu\u00e9, j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 qu\u2019il fallait changer quelque chose \u00e0 ma vie\u00bb, raconte Sophie Barathieu, ancienne cheffe de l\u2019administration et des finances d\u2019une grande entreprise, qui s\u2019est reconvertie dans le social. Souvent, c\u2019est un \u00e9v\u00e8nement marquant qui pousse une personne \u00e0 se remettre en question professionnellement: un changement de management, un licenciement, un burn-out, l\u2019arriv\u00e9e d\u2019enfants, ou encore un divorce.<\/p>\n<p>\u00abFace \u00e0 de telles situations, certains cadres ressentent un grand vide, observe Edna Didisheim, psychologue du travail et conseill\u00e8re en management \u00e0 Lausanne. Ils n\u2019arrivent plus \u00e0 donner du sens \u00e0 leurs semaines de 80 heures. Ils d\u00e9cident alors de r\u00e9duire leur temps de travail ou de se reconvertir professionnellement dans une activit\u00e9 plus proche de leurs valeurs.\u00bb Si cette situation concerne encore une minorit\u00e9 d\u2019employ\u00e9s, la psychologue consid\u00e8re que \u00abdepuis environ cinq ans, cette tendance a progress\u00e9\u00bb.<\/p>\n<p>Une croissance corrobor\u00e9e par Eva von Rohr, directrice du cabinet de conseil en carri\u00e8re Von Rohr: \u00abJe constate dans ma pratique que de plus en plus de cadres cherchent \u00e0 harmoniser leur vie priv\u00e9e et professionnelle et \u00e0 aligner cette derni\u00e8re selon leurs propres valeurs. Ils cherchent \u00e0 mieux g\u00e9rer leur temps et leur \u00e9nergie disponible, quitte \u00e0 gagner moins d\u2019argent.\u00bb Un ph\u00e9nom\u00e8ne que la conseill\u00e8re en carri\u00e8re explique par une recherche de sens \u00e0 la vie, face \u00e0 un monde du travail de plus en plus orient\u00e9 vers la production et le profit \u00e0 court terme.<\/p>\n<p>\u00abLe mod\u00e8le lin\u00e9aire de progression de carri\u00e8re est \u00e9galement mis \u00e0 mal, ajoute Eva von Rohr. Il existe de moins en moins d\u2019opportunit\u00e9s d\u2019\u00e9volution car les structures hi\u00e9rarchiques sont devenues plus horizontales. Alors certains cadres se disent que s\u2019ils ne peuvent pas progresser, pourquoi ne pas opter pour une position moins stressante, \u00e0 temps partiel m\u00eame si elle est moins bien r\u00e9mun\u00e9r\u00e9e.\u00bb Pour la sociologue du travail Nicky Le Feuvre, professeure \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne, cette tendance s\u2019explique aussi par \u00abune r\u00e9sistance \u00e0 un horaire hebdomadaire qui se rallonge et un rythme de travail qui s\u2019intensifie. Malheureusement, seule une minorit\u00e9 d\u2019employ\u00e9s peuvent se permettre un tel changement, les autres n\u2019ayant pas de salaires assez \u00e9lev\u00e9s pour cela.\u00bb<\/p>\n<p>Cons\u00e9quence logique de leur augmentation, les cadres qui choisissent de ralentir le rythme sont de moins en moins consid\u00e9r\u00e9s comme atypiques, que ce soit au sein de l\u2019entreprise ou aupr\u00e8s de leur entourage. \u00abLe concept du work-life balance, qui nous vient des pays anglo-saxons, tr\u00e8s en avance sur nous \u00e0 ce sujet, commence \u00e0 faire son chemin aupr\u00e8s des directeurs de ressources humaines\u00bb, explique Vincent Chevalley, directeur de la r\u00e9gion de Gen\u00e8ve chez Manpower. Traditionnellement privil\u00e9gi\u00e9 par les femmes avec enfants, le temps partiel commence par exemple \u00e0 \u00eatre davantage l\u2019apanage des hommes et il est demand\u00e9 pour des raisons autres que familiales. \u00abCela peut \u00eatre pour une passion, un engagement politique ou associatif, ou souvent, pour b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un mode de vie moins stressant\u00bb, souligne Edna Didisheim.<\/p>\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, plusieurs entreprises romandes ont mis en place des politiques de ressources humaines qui soutiennent les employ\u00e9s d\u00e9sireux d\u2019\u00e9voluer vers d\u2019autres fonctions ou plus de temps libre. Parmi celles-ci, on trouve de grandes soci\u00e9t\u00e9s comme Eli Lilly, Credit Suisse ou La Poste, et aussi de plus petites comme le CSEM \u00e0 Neuch\u00e2tel. \u00abIl s\u2019agit d\u2019une tendance de fond, indique Karin Berney, directrice des ressources humaines chez Eli Lilly. Nous l\u2019int\u00e9grons dans notre politique: tout collaborateur peut demander \u00e0 diminuer son temps de travail. Si cela n\u2019est pas possible, nous \u00e9valuons ensemble la possibilit\u00e9 de changer de fonction. Actuellement, 20% de nos employ\u00e9s travaillent \u00e0 temps partiel. Lorsque l\u2019\u00e9quilibre d\u2019un employ\u00e9 est assur\u00e9, on peut compter sur une performance sup\u00e9rieure et un taux d\u2019absent\u00e9isme plus bas que la moyenne.\u00bb<br \/>\nM\u00eame constat du c\u00f4t\u00e9 du CSEM: \u00abNotre personnel souhaite davantage d\u2019\u00e9quilibre de vie, commente Anne-Marie Van Rampaey, directrice des ressources humaines. 16% de nos ing\u00e9nieurs travaillent \u00e0 temps partiel, pour des raisons familiales ou pour vivre une passion en dehors du travail. Nous y gagnons en fid\u00e9lisation du personnel et en efficacit\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Si certaines entreprises sont plus ouvertes que d\u2019autres, obtenir un temps partiel ou un changement de poste n\u2019en reste pas moins d\u00e9licat. \u00abIl est plus facile de demander une r\u00e9duction de temps de travail aupr\u00e8s de son employeur lorsque l\u2019on est d\u00e9j\u00e0 au b\u00e9n\u00e9fice d\u2019un emploi que de chercher un poste \u00e0 temps partiel sur le march\u00e9 du travail, souligne Vincent Chevalley. En recherche d\u2019emploi, il faut \u00e9videmment valoriser ses comp\u00e9tences, en montrant la valeur ajout\u00e9e que l\u2019on apporte \u00e0 l\u2019entreprise.\u00bb<br \/>\nPour Eva von Rohr, en cas de r\u00e9orientation professionnelle, \u00abil ne faut pas seulement quitter quelque chose, mais aller vers un objectif que l\u2019on aura pr\u00e9alablement d\u00e9fini. Tous les aspects financiers et psychologiques doivent \u00eatre pris en compte dans le nouveau projet. Se jeter dans le vide n\u2019apporte souvent rien de bon.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abJ\u2019apporte quelque chose \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9\u00bb<\/strong><br \/>\n<em>Sophie Barathieu, animatrice de Pro-Philo<\/em><\/p>\n<p>A42 ans, Sophie Barathieu a d\u00e9j\u00e0 deux transitions de carri\u00e8re \u00e0 son actif. Entr\u00e9e dans la vie professionnelle comme aide comptable, elle a gravi les \u00e9chelons d\u2019une grande entreprise genevoise et obtenu son brevet f\u00e9d\u00e9ral. Devenue cheffe des finances et de l\u2019administration, elle confie avoir tout donn\u00e9 \u00e0 son travail. \u00abJe vivais dans un d\u00e9s\u00e9quilibre constant. Je ressentais une forte pression de la direction, qui me for\u00e7ait \u00e0 \u00eatre exigeante et dure avec mes employ\u00e9s. Lorsque l\u2019une de mes collaboratrices a craqu\u00e9, je me suis regard\u00e9e dans le miroir et je me suis rendu compte que ces valeurs ne me correspondaient pas.\u00bb Marqu\u00e9e par cette exp\u00e9rience, Sophie Barathieu cr\u00e9e alors une structure de coaching. \u00abJ\u2019en ai aussi profit\u00e9 pour r\u00e9duire un peu le rythme de travail. Cette exp\u00e9rience m\u2019a fait prendre conscience que ce qui comptait le plus pour moi c&rsquo;\u00e9tait les relations humaines.\u00bb A 40 ans, elle d\u00e9cide de faire le grand saut et s\u2019inscrit \u00e0 la Haute Ecole de travail social \u00e0 Gen\u00e8ve. Sur le point de terminer ses \u00e9tudes, elle travaille actuellement comme animatrice \u00e0 l\u2019association Pro-Philo, dont l\u2019objectif consiste \u00e0 d\u00e9velopper la soci\u00e9t\u00e9 au moyen de la philosophie. \u00abIl s\u2019agit \u00e9videmment d\u2019un sacrifice financier, que j\u2019ai pu me permettre car je n\u2019ai pas de charge de famille. Mais ma qualit\u00e9 de vie s\u2019est tellement am\u00e9lior\u00e9e que je n\u2019y pense m\u00eame pas. J\u2019apporte quelque chose \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 qui correspond \u00e0 mes valeurs. Il me reste en plus du temps pour faire du sport et voir mon compagnon. Un pur bonheur!\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abOn m\u2019a trait\u00e9 de gonfl\u00e9\u00bb<\/strong><br \/>\n<em>Marc Benninger, r\u00e9dacteur en chef de \u00abHR Today\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Sans \u00eatre UDC ni conservateurs, ma femme et moi avons d\u00e9cid\u00e9 de nous occuper nous-m\u00eames de nos quatre enfants. Nous souhaitions leur offrir une enfance stable, sans devoir courir partout ni leur imposer des horaires de fous.\u00bb Marc Benninger et son \u00e9pouse ont d\u00e9cid\u00e9 il y a dix ans de travailler les deux \u00e0 50%. \u00abJe d\u00e9butais alors dans le journalisme. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 plusieurs fois sur le point d\u2019obtenir des bons postes, mais lorsque j\u2019avais fait part de mon souhait de travailler \u00e0 50%, mes futurs employeurs ne souhaitaient plus entrer en mati\u00e8re. On m\u2019a souvent trait\u00e9 de \u00abgonfl\u00e9\u00bb de refuser de telles propositions.\u00bb Le jeune homme, aujourd\u2019hui \u00e2g\u00e9 de 35 ans, persiste et signe. Et finit par trouver son bonheur, avec le poste de r\u00e9dacteur en chef \u00e0 60% de la version fran\u00e7aise du magazine HR Today . \u00abBien s\u00fbr que je gagne moins et j\u2019ai d\u00fb sacrifier des opportunit\u00e9s de carri\u00e8re. Il faut assumer son choix. Je consid\u00e8re que ma qualit\u00e9 de vie est bien meilleure. Et je n\u2019exclus pas d\u2019augmenter peut-\u00eatre mon temps de travail d\u2019ici \u00e0 quelques ann\u00e9es.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abIl est possible de g\u00e9rer son entreprise \u00e0 80%\u00bb<\/strong><br \/>\n<em>Pietro Godenzi, codirecteur Ecoservices<\/em><\/p>\n<p>On nous avait pr\u00e9venus que \u00e7a allait \u00eatre impossible, sourit Pietro Godenzi, cofondateur, avec Eric Dubouloz, de la PME genevoise Ecoservices. Lorsque nous sommes devenus p\u00e8res, nous avons d\u00e9cid\u00e9 d\u2019engager une troisi\u00e8me collaboratrice afin de nous mettre tous \u00e0 80%.\u00bb Dix ans plus tard, leur entreprise prosp\u00e8re et emploie une vingtaine de personnes. Avec une particularit\u00e9: pas un seul collaborateur ne travaille \u00e0 plus de 80%.<\/p>\n<p>\u00abNous avons un mod\u00e8le atypique, conc\u00e8de Pietro Godenzi. Cela marche chez nous, mais je ne souhaiterais pas donner de le\u00e7ons. Nous avons \u00e9labor\u00e9 un mod\u00e8le sp\u00e9cifique d\u2019organisation et surtout accept\u00e9 de gagner moins pour avoir plus de temps.\u00bb Sp\u00e9cialis\u00e9e dans le conseil en environnement et en s\u00e9curit\u00e9, Ecoservices a fait du d\u00e9veloppement durable sa priorit\u00e9, \u00e9galement pour ses employ\u00e9s: \u00abNous privil\u00e9gions la confiance et ne mettons pas de pression inutile sur les collaborateurs. Nous prenons diverses mesures pour pr\u00e9server la sant\u00e9 de nos employ\u00e9s et investissons beaucoup dans leur formation.\u00bb Avec pour r\u00e9sultat, un taux de rotation et d\u2019absent\u00e9isme quasi nul. Et surtout, Pietro Godenzi en est convaincu, beaucoup de cr\u00e9ativit\u00e9, car \u00ables bonnes id\u00e9es viennent lorsqu\u2019on n\u2019a pas le nez dans le guidon\u00bb.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>\u00abLa libert\u00e9 n\u2019a pas de prix\u00bb<\/strong><br \/>\n<em>Philippe Plan, vigneron<\/em><\/p>\n<p>Tout allait bien pour Philippe Plan, responsable de produit dans une entreprise horlog\u00e8re genevoise, jusqu\u2019\u00e0 un changement de management. \u00abAvant, nous \u00e9tions une \u00e9quipe solidaire et passionn\u00e9e par notre travail. Apr\u00e8s, on nous a mis des objectifs et des plannings fantaisistes. Cela a d\u00e9t\u00e9rior\u00e9 l\u2019ambiance et la motivation. D\u2019un caract\u00e8re habituellement sociable, j\u2019ai pu \u00eatre odieux avec certains de mes coll\u00e8gues car j\u2019\u00e9tais pris dans ce syst\u00e8me.\u00bb<\/p>\n<p>Du jour au lendemain, Philippe Plan d\u00e9cide de donner sa d\u00e9mission. Il a alors 31 ans et ne poss\u00e8de pas d\u2019autre projet professionnel. \u00abJ\u2019ai eu beaucoup de chance, car mon beau-p\u00e8re vigneron \u00e9tait sur le point de prendre sa retraite et il m\u2019a propos\u00e9 de reprendre le domaine.\u00bb Sans \u00eatre un grand connaisseur de vin, Philippe Plan se met au travail et obtient un brevet d\u2019\u0153nologue \u00e0 l\u2019Ecole d\u2019agriculture de Changins. \u00abJe travaille parfois davantage qu\u2019avant, pour un salaire moindre. Mais je suis beaucoup moins stress\u00e9! Car je suis libre et prends mes propres d\u00e9cisions. Je peux passer voir mes filles de 2 et 5 ans quand j\u2019en ai envie et g\u00e9rer mon emploi du temps comme je l\u2019entends. Cela n\u2019a pas de prix.\u00bb Philippe Plan appr\u00e9cie \u00e9galement les relations humaines de son<br \/>\nnouveau m\u00e9tier, qu\u2019il consid\u00e8re comme plus authentiques. \u00abTout n\u2019est pas rose, mais il existe une solidarit\u00e9 et un \u00e9tat d\u2019esprit qui ont malheureusement disparu de l\u2019industrie suisse.\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans PME Magazine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De nombreux cadres ne veulent plus de responsabilit\u00e9s. Ils pr\u00e9f\u00e8rent renoncer \u00e0 leur carri\u00e8re plut\u00f4t que d\u2019accumuler le stress. Une tendance qui progresse. 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