



{"id":3199,"date":"2010-07-23T16:32:35","date_gmt":"2010-07-23T14:32:35","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3199"},"modified":"2010-08-13T16:10:51","modified_gmt":"2010-08-13T14:10:51","slug":"ecologie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3199","title":{"rendered":"Bioapply, l&rsquo;affaire est dans le sac"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/large260710.jpg\" alt=\"large260710.jpg\" title=\"large260710.jpg\" width=\"468\" height=\"301\" border=\"0\" \/>Si un sac en plastique met jusqu\u2019\u00e0 400 ans avant d\u2019\u00eatre d\u00e9compos\u00e9, son utilisation effective ne d\u00e9passe pas vingt minutes. En d\u00e9couvrant cette absurdit\u00e9 \u00e9cologique, Fr\u00e9d\u00e9ric Mauch a eu une r\u00e9action double. \u00abJ\u2019y ai vu \u00e0 la fois un challenge \u00e9thique et une niche commerciale\u00bb, raconte le fondateur de BioApply, start-up sp\u00e9cialis\u00e9e dans les sacs biod\u00e9gradables qui emploie aujourd\u2019hui six personnes \u00e0 Gland (VD).<\/p>\n<p>Fabriqu\u00e9s \u00e0 partir d\u2019amidon de ma\u00efs ou de pommes de terre, les cabas de BioApply sont conformes \u00e0 la norme europ\u00e9enne EN 13432 et certifi\u00e9s \u00abOK Compost\u00bb, avec une dur\u00e9e d\u2019utilisation d\u2019environ 24 mois. Contrairement aux produits simplement oxod\u00e9gradables (qui se fragmentent mais restent pr\u00e9sents dans la nature), les sacs BioApply se d\u00e9composent compl\u00e8tement apr\u00e8s deux mois de compostage, valoris\u00e9s en humus, ce qui leur procure un r\u00e9el avantage concurrentiel.<\/p>\n<p>Fr\u00e9d\u00e9ric Mauch, dont le p\u00e8re poss\u00e9dait une entreprise, s\u2019est toujours imagin\u00e9 devenir entrepreneur. Apr\u00e8s des \u00e9tudes \u00e0 Rolle, \u00e0 New York University et \u00e0 Sciences-po Paris, il a d\u2019abord lanc\u00e9 une soci\u00e9t\u00e9 d\u2019accessoires de mode fabriqu\u00e9s en Chine. L\u2019id\u00e9e de cr\u00e9er BioApply lui est venue en 2005. \u00abAu d\u00e9part, nos sacs suscitaient beaucoup de scepticisme, se souvient-il. Mais aujourd\u2019hui, on observe un changement d\u2019\u00e9tat d\u2019esprit vers le d\u00e9veloppement durable, comparable \u00e0 la r\u00e9volution internet, qui traverse toute l\u2019\u00e9conomie et toute la soci\u00e9t\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Un changement qui se refl\u00e8te dans le bilan commercial de BioApply. En 2009, la start-up a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 un chiffre d\u2019affaires de 1 million de francs et Fr\u00e9d\u00e9ric Mauch peut citer des noms tels que Wenger, Alinghi, Le Shop et Switcher parmi ses clients; \u00e0 partir de septembre, le groupe textile vaudois pr\u00e9voit d\u2019ailleurs de remplacer ses sacs en plastique par des cabas de BioApply. \u00abCes produits r\u00e9pondent tr\u00e8s bien \u00e0 notre \u00e9thique de d\u00e9veloppement durable\u00bb, souligne Ueli Anken, responsable de communication chez Switcher.<\/p>\n<p>Dans un march\u00e9 des bioplastiques en forte croissance, BioApply pr\u00e9voit un chiffre d\u2019affaires de 12 millions de francs d\u00e8s 2015. D\u2019ici l\u00e0, son effectif devrait passer \u00e0 16 personnes. Outre l\u2019Europe et les Etats-Unis, son d\u00e9veloppement va passer par les Emirats arabes unis, dont la ville de Masdar, \u00e0 Abou Dhabi, s\u2019est fix\u00e9 l\u2019objectif d\u2019un bilan \u00e9cologique neutre. La start-up vaudoise y commercialise d\u00e9j\u00e0 ses sacs.<\/p>\n<p>Mais si les cabas de BioApply se composent effectivement d\u2019une majorit\u00e9 d\u2019amidon de ma\u00efs et d\u2019une petite proportion d\u2019additifs biocompatibles d\u00e9riv\u00e9s de p\u00e9trole, elle devra encore convaincre ses futurs partenaires du r\u00e9el bilan \u00e9cologique de ses produits, qui d\u00e9pend beaucoup du processus de compostage. \u00abNos nouveaux bioplastiques approchent le 0% d\u2019additifs plastifiants. Selon les derni\u00e8res \u00e9tudes, notre sac a un bilan sup\u00e9rieur aux sacs en plastique ou en papier\u00bb, pr\u00e9cise Fr\u00e9d\u00e9ric Mauch.<\/p>\n<p>\u00abSi le compost est mal a\u00e9r\u00e9, un volume assez important de m\u00e9thane &#8212; puissant gaz \u00e0 effet de serre &#8212; est \u00e9mis, ce qui peut rendre le bilan carbone pire que celui d\u2019un sac en plastique, estime Vincent Rossi chez Quantis, une spin-off de l\u2019EPFL sp\u00e9cialis\u00e9e en bilans \u00e9cologiques. Si au contraire le sac est biom\u00e9thanis\u00e9 en r\u00e9cup\u00e9rant et en valorisant le m\u00e9thane produit, le bilan sera nettement meilleur.\u00bb Au niveau mondial, la large utilisation des sacs en plastique laisse entrevoir un potentiel immense pour le proc\u00e9d\u00e9 de BioApply. \u00abNotre but ne consiste pas \u00e0 remplacer tous les sacs en plastique par des cabas en bior\u00e9sine, pr\u00e9cise Fr\u00e9d\u00e9ric Mauch. Pour un nombre croissant de pays, la France ou l\u2019Italie par exemple, il s\u2019agit plut\u00f4t de r\u00e9duire le volume total de sacs.\u00bb<\/p>\n<p>Pour diversifier ses activit\u00e9s, la start-up de Gland vient notamment de breveter un nouveau bioplastique de tr\u00e8s faible densit\u00e9, adapt\u00e9 \u00e0 l\u2019injection par moule et permettant de produire des articles flexibles. Fr\u00e9d\u00e9ric Mauch a imagin\u00e9 un nouveau cr\u00e9neau: les tongs biod\u00e9gradables.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans l&rsquo;Hebdo.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec 6 millions de cabas vendus en 2009, la start-up de Gland est devenue leader suisse des sacs biod\u00e9gradables. Son d\u00e9veloppement passe par Abou Dhabi. Histoire.<\/p>\n","protected":false},"author":19810,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-3199","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3199","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19810"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3199"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3199\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3199"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3199"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3199"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}