



{"id":3117,"date":"2010-04-07T17:44:12","date_gmt":"2010-04-07T15:44:12","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3117"},"modified":"2010-04-08T22:58:21","modified_gmt":"2010-04-08T20:58:21","slug":"presse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3117","title":{"rendered":"Le Temps et L&rsquo;Agefi devraient-ils fusionner?"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/large070410.jpg\" alt=\"large070410.jpg\" title=\"large070410.jpg\" width=\"468\" height=\"311\" border=\"0\" \/>J&rsquo;ai repris la direction de L&rsquo;Agefi depuis tout juste un an, et Le Temps nomme Pierre Veya \u00e0 la t\u00eate de sa r\u00e9daction. On m&rsquo;a beaucoup demand\u00e9 si je le connaissais, ce que je pensais de sa nomination. A vrai dire, elle m\u2019a fait une dr\u00f4le d&rsquo;impression. J&rsquo;ai toujours dit que Pierre Veya \u00e9tait le meilleur ami que j&rsquo;avais dans ce m\u00e9tier. Nous ne nous voyons plus beaucoup, mais nous n&rsquo;avons pas besoin de nous parler pour nous comprendre. Nous n\u2019avons cess\u00e9 de nous croiser (lire ci-dessous), alors que j&rsquo;ai toujours pens\u00e9 que nous \u00e9tions faits pour travailler en tandem. Aujourd&rsquo;hui, nous nous retrouvons l&rsquo;un en face de l&rsquo;autre, dans deux titres frontalement concurrents. Il doit y avoir une dimension psychanalytique.<\/p>\n<p>La concurrence de L&rsquo;Agefi est une pr\u00e9occupation constante pour Le Temps. Depuis l&rsquo;\u00e9poque du Journal de Gen\u00e8ve d\u00e9j\u00e0, dans les ann\u00e9es 1990, lorsque ce monument brillait dans les a\u00e9roports, en politique internationale et en culture, perdant sa position de m\u00e9dia de r\u00e9f\u00e9rence en mati\u00e8re \u00e9conomique et financi\u00e8re. Au profit de L&rsquo;Agefi. <\/p>\n<p>A ma connaissance, Le Temps n&rsquo;a atteint qu&rsquo;une ou deux fois l&rsquo;\u00e9quilibre en plus de dix ans d&rsquo;existence. Les annonces financi\u00e8res, bancaires et luxe qui lui manquent pour \u00eatre rentable sont en bonne partie capt\u00e9es par L&rsquo;Agefi. En 2005, Jean-Jacques Roth, directeur et r\u00e9dacteur en chef du Temps, d\u00e9clarait <a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.largeur.com\/?p=1820\">sur Largeur.com<\/a> que L&rsquo;Agefi \u00e9tait le concurrent direct du \u00abM\u00e9dia suisse de r\u00e9f\u00e9rence\u00bb. Dot\u00e9 d&rsquo;une direction marketing et commerciale de premier plan, Le Temps a fait du bon travail dans les cinq ans qui ont suivi. L&rsquo;Agefi, affaibli par des probl\u00e8mes de management, a perdu du terrain. J&rsquo;y suis revenu pour relancer le titre. Je ne suis donc pas \u00e9tonn\u00e9 de voir aujourd&rsquo;hui Pierre Veya, ancien r\u00e9dacteur en chef de L&rsquo;Agefi, \u00e0 la t\u00eate de la r\u00e9daction du Temps. C&rsquo;est en quelque sorte une reconnaissance et un honneur pour nous.<\/p>\n<p>Plus prosa\u00efquement, le public s&rsquo;\u00e9tonne d&rsquo;une vague de changements donnant l&rsquo;impression que les r\u00e9dacteurs en chef de Suisse occidentale passent d&rsquo;un titre \u00e0 l&rsquo;autre, qu&rsquo;il n&rsquo;y a ni rel\u00e8ve ni renouvellement. Je pense que la raison principale de cet apparent jeu de chaises musicales vient de l&rsquo;\u00e9tendue et de la gravit\u00e9 de la crise actuelle des m\u00e9dias. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une v\u00e9ritable lutte pour le positionnement et la survie. Les \u00e9diteurs de presse cherchent tout naturellement \u00e0 r\u00e9duire les risques, pr\u00e9f\u00e9rant en l&rsquo;occurrence s&rsquo;appuyer sur des managers qui ont d\u00e9j\u00e0 fait leur preuve. <\/p>\n<p>L&rsquo;Agefi est lui aussi d\u00e9ficitaire depuis 2003. On peut trouver \u00e9trange dans ces conditions que les probl\u00e8mes structurels des deux titres n&rsquo;aient pas trouv\u00e9 de solution commune. <\/p>\n<p>Pourquoi Le Temps et L&rsquo;Agefi ne fusionnent-ils pas? A l&rsquo;\u00e9poque du tout internet, o\u00f9 personne ne sait exactement ce qu&rsquo;il va rester des quotidiens papier, o\u00f9 l&rsquo;on se dit que m\u00eame les titres les plus prestigieux du monde devront \u00eatre financ\u00e9s un jour par des fondations et des m\u00e9c\u00e8nes, comment imaginer que ces deux concurrents puissent s&rsquo;en sortir autrement sur le micro-march\u00e9 de la Suisse francophone? <\/p>\n<p>Plut\u00f4t que de s&rsquo;\u00e9puiser \u00e0 vouloir \u00e9puiser son petit rival, pourquoi Le Temps ne fait-il pas de L&rsquo;Agefi sa partie \u00e9conomique et financi\u00e8re? Il est possible que ce vieux sc\u00e9nario se r\u00e9alise un jour. Il faudrait pour cela que les questions actionnariales et de valorisation des deux soci\u00e9t\u00e9s deviennent surmontables (ce qui n&rsquo;est toujours pas le cas aujourd&rsquo;hui). Il faudrait aussi que l&rsquo;un des deux titres parvienne \u00e0 redevenir clairement et durablement rentable: l&rsquo;int\u00e9gration de deux entreprises boiteuses ne favorise gu\u00e8re la r\u00e9ussite d\u2019une nouvelle entit\u00e9. <\/p>\n<p>Ind\u00e9pendamment de ces importantes contingences, on peut aussi se demander ce qu&rsquo;il resterait d&rsquo;un Agefi inclus dans un quotidien g\u00e9n\u00e9raliste. Si le Temps ne parvient pas \u00e0 accorder aujourd&rsquo;hui \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie la place qu&rsquo;elle devrait avoir dans une r\u00e9gion dont la dimension industrielle et de services est bien plus importante &#8212; en termes de rayonnement &#8212; que la politique, la culture et le sport r\u00e9unis, pourquoi y parviendrait-il sans la concurrence de L&rsquo;Agefi? Pourquoi les \u00abnouveaux journalistes\u00bb \u00e9conomiques du Temps (les anciens avec ceux de L&rsquo;Agefi) deviendraient-ils plus performants? <\/p>\n<p>Imaginons, \u00e0 une toute autre \u00e9chelle, que la r\u00e9daction des Echos, en France, soit int\u00e9gr\u00e9e aux pages saumon du Figaro. Le nouveau quotidien qui en ressortirait n&rsquo;h\u00e9riterait certainement pas de l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 des lecteurs et annonceurs actuels des Echos (d\u2019autant qu\u2019ils sont souvent aussi lecteurs et annonceurs du Figaro). Apr\u00e8s quelques mois ou quelques ann\u00e9es, les contraintes de co\u00fbts iraient forc\u00e9ment dans le sens d&rsquo;une r\u00e9duction de la mati\u00e8re \u00e9conomique et financi\u00e8re, aux taux de lecture plus restreints (et qui finirait probablement par retrouver son niveau de d\u00e9part, le bilan de l&rsquo;op\u00e9ration \u00e9quivalant \u00e0 la disparition pure et simple des Echos).<\/p>\n<p>La position du Figaro en France est, de plus, tr\u00e8s diff\u00e9rente de ce que peut se permettre la Suisse romande en mati\u00e8re de diversit\u00e9 m\u00e9diatique. Sa vocation g\u00e9n\u00e9raliste se trouve elle-m\u00eame en concurrence avec de grands titres comme le Monde ou Lib\u00e9ration (sans parler des hebdomadaires). Il s&rsquo;agit clairement d&rsquo;une culture de droite, oppos\u00e9e \u00e0 des sensibilit\u00e9s de centre-gauche et de gauche. En Suisse, Le Temps n&rsquo;est consid\u00e9r\u00e9 comme un journal de droite que par ses nombreux lecteurs de gauche insatisfaits. A lire ses pages opinion et son courrier des lecteurs, il est m\u00eame vraisemblable que la gauche repr\u00e9sente une large majorit\u00e9 du lectorat. <\/p>\n<p>De fait, Le Temps est un authentique et respectable journal social-d\u00e9mocrate (le Journal de Gen\u00e8ve l&rsquo;\u00e9tait d\u00e9j\u00e0), qui prend toujours &#8212; ou \u00e0 peu pr\u00e8s &#8212; le parti implicite des institutions contre les int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques priv\u00e9s, ne croit plus au secret bancaire depuis longtemps, promeut l&rsquo;adh\u00e9sion \u00e0 l&rsquo;Union europ\u00e9enne au nom de la fatalit\u00e9 des rapports de force politiques et \u00e9conomiques (contre lesquels il est utopique de vouloir s&rsquo;opposer durablement). <\/p>\n<p>L&rsquo;int\u00e9gration, dans son concept \u00e9ditorial, d&rsquo;une approche de l&rsquo;actualit\u00e9 consid\u00e9rant l&rsquo;\u00e9conomique et le financier comme les plus importants piliers de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral r\u00e9duirait sensiblement son public de gauche (sans parvenir \u00e0 compenser avec de nouveaux lecteurs de droite, r\u00e9fractaires \u00e0 ses analyses politiques). L&rsquo;Hebdo, qui avait beaucoup tabl\u00e9 sur des pages \u00e9conomiques fortes dans les ann\u00e9es 1990, a connu ce genre de ph\u00e9nom\u00e8ne. Plus il y avait d&rsquo;\u00e9conomie dans ses pages, plus les lecteurs s&rsquo;\u00e9loignaient (les plus int\u00e9ress\u00e9s par l&rsquo;\u00e9conomie ne comprenant pas sa mani\u00e8re d&rsquo;en parler).<\/p>\n<p>Dans ce jeu subtil de sensibilit\u00e9s plus ou moins compatibles, L&rsquo;Agefi repr\u00e9sente une alternative cr\u00e9dible. Modeste il est vrai en termes de lectorat (rien que le prix des abonnements en fait clairement un produit de niche), mais qui a l&rsquo;avantage d&rsquo;exister (depuis soixante ans). L&rsquo;Agefi est un m\u00e9dia ind\u00e9pendant des groupes de presse et des milieux \u00e9conomiques, qui consid\u00e8re que l&rsquo;information et la promotion des int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s, au quotidien, combinant les approches locales et globales, contribue fortement \u00e0 la prosp\u00e9rit\u00e9 publique. Que la conservation des marges de man\u0153uvre par rapport \u00e0 l&rsquo;Union Europ\u00e9enne est dans l&rsquo;ensemble un privil\u00e8ge important pour la place industrielle et financi\u00e8re. Ou encore que la conservation d&rsquo;un des syst\u00e8mes sociaux les plus g\u00e9n\u00e9reux du monde (\u00e0 d\u00e9faut d&rsquo;\u00eatre le plus \u00e9quitable) passe par la force d&rsquo;attraction fiscale. <\/p>\n<p>L&rsquo;exp\u00e9rience montre que le m\u00e9lange des perspectives sur ces options fondamentales (tout \u00e0 fait normal \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle personnelle de l&rsquo;individu citoyen) \u00e9volue tr\u00e8s vite vers le centre-gauche. Fortement conditionn\u00e9 par des fili\u00e8res \u00absciences humaines\u00bb plus attentives \u00e0 l&rsquo;aspect \u00e9thique imm\u00e9diat qu&rsquo;\u00e0 la dimension syst\u00e9mique de l&rsquo;\u00e9conomie et de la soci\u00e9t\u00e9, le milieu des journalistes n&rsquo;est pas naturellement enclin \u00e0 mettre l&rsquo;int\u00e9r\u00eat priv\u00e9 au premier plan. Ni \u00e0 faire ressortir en quoi il contribue au bien public. C&rsquo;est un travail de laboratoire permanent et exigeant, que la client\u00e8le des m\u00e9dias g\u00e9n\u00e9ralistes et divertissants n&rsquo;appr\u00e9cie gu\u00e8re.<\/p>\n<p>Il est \u00e9vident que la possibilit\u00e9 \u00e9conomique et les modes de financement d&rsquo;un tel quotidien resteront toujours probl\u00e9matiques. S&rsquo;agissant des avantages culturels sur le plan local, il n&rsquo;y a en revanche gu\u00e8re de doute: la concurrence du Temps et de L&rsquo;Agefi g\u00e9n\u00e8re de la diversit\u00e9 dans l&rsquo;information, l&rsquo;analyse, les grands points de vue. Le support papier repr\u00e9sente lui-m\u00eame une offre de diff\u00e9renciation et de confort rev\u00eatant un sens particulier pour un public connect\u00e9 \u00e0 longueur de journ\u00e9e. On peut certainement consid\u00e9rer tout cela comme un luxe dans un bassin de population de moins de deux millions de r\u00e9sidents. Comme d&rsquo;avoir deux op\u00e9ras, plusieurs grands th\u00e9\u00e2tres, autant de mus\u00e9es d&rsquo;art, diff\u00e9rents programmes de t\u00e9l\u00e9vision et de radio. L&rsquo;est-ce vraiment dans un environnement \u00e9conomique, technologique, financier et de formation notoirement surdimensionn\u00e9? C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment ce qu&rsquo;il s&rsquo;agira d&rsquo;\u00e9tablir ces prochaines ann\u00e9es.<\/p>\n<ul>\n<strong>Parcours crois\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>En 1994, c\u2019est Pierre Veya qui fait venir Fran\u00e7ois Schaller de L&rsquo;Agefi \u00e0 L&rsquo;Hebdo, pour les pages \u00e9conomiques dont il a la responsabilit\u00e9. <\/p>\n<p>Deux ans plus tard, Schaller retourne \u00e0 L&rsquo;Agefi comme r\u00e9dacteur en chef adjoint. <\/p>\n<p>Apr\u00e8s quelque temps, Veya a des probl\u00e8mes de compatibilit\u00e9 avec la nouvelle direction de L&rsquo;Hebdo. Schaller le fait venir \u00e0 L&rsquo;Agefi pour le remplacer car il se consacre alors \u00e0 un projet d&rsquo;hebdomadaire \u00e9conomique compl\u00e9mentaire au quotidien, qui n&rsquo;a jamais vu le jour. <\/p>\n<p>En avril 1999, Schaller quitte L&rsquo;Agefi pour s&rsquo;isoler et \u00e9crire un livre. Pendant l&rsquo;\u00e9t\u00e9, Veya, qui s&rsquo;est fait remarquer en participant \u00e0 un r\u00e9seau suisse de lobbyisme pour la promotion des nouvelles technologies, est contact\u00e9 par le groupe Axel Springer pour reprendre la direction de PME Magazine \u00e0 Gen\u00e8ve. Il propose de faire de ce mensuel une r\u00e9f\u00e9rence en mati\u00e8re de technologies. Face au scepticisme de ses interlocuteurs, il finit par renoncer, et sugg\u00e8re au groupe de nommer Schaller, ce qu&rsquo;il fera. <\/p>\n<p>Veya rejoint Le Temps en 2005. Schaller quitte PME Magazine en 2009 et revient \u00e0 L\u2019Agefi (pour la troisi\u00e8me fois).<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrefois r\u00e9dacteur en chef de L\u2019Agefi, Pierre Veya prendra bient\u00f4t les commandes du Temps. Longtemps \u00e9voqu\u00e9e, la fusion des deux quotidiens romands n\u2019a jamais eu lieu. Fran\u00e7ois Schaller, actuel r\u00e9dacteur en chef de L\u2019Agefi, livre ici son analyse politique et \u00e9conomique sur ces deux titres et, plus largement, sur l\u2019\u00e9volution de la presse.<\/p>\n","protected":false},"author":19787,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-3117","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3117","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19787"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3117"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3117\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3117"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3117"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3117"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}