



{"id":3098,"date":"2010-03-15T20:04:08","date_gmt":"2010-03-15T18:04:08","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3098"},"modified":"2010-04-07T18:03:10","modified_gmt":"2010-04-07T16:03:10","slug":"guide","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3098","title":{"rendered":"Comment choisir son MBA pour viser haut et gagner plus"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/large160310.jpg\" alt=\"large160310.jpg\" title=\"large160310.jpg\" width=\"468\" height=\"300\" border=\"0\" \/>\u00abLa plupart des entreprises n\u2019offrent plus \u00e0 l\u2019heure actuelle un plan de carri\u00e8re tout trac\u00e9 \u00e0 leurs cadres.\u00bb Le constat de Pierre Taurian, chasseur de t\u00eates chez Oprandi, implique alors d\u2019envisager seul ses objectifs professionnels les plus judicieux et les besoins de formation qui y correspondent. Dans ce contexte, la mode des Masters of Business Administration (MBA) s\u2019est naturellement impos\u00e9e, comme une pl\u00e9thore d\u2019autres formations. Au point de compliquer le choix du bon programme. Investissement consid\u00e9rable de temps et d\u2019argent, les formations post-grades ne s\u2019imposent pas avec la m\u00eame pertinence dans toutes les carri\u00e8res, ni \u00e0 tout \u00e2ge.<\/p>\n<p>Formation g\u00e9n\u00e9raliste, le MBA se pr\u00e9sente comme la bo\u00eete \u00e0 outils id\u00e9ale, con\u00e7ue sur mesure pour toute ambition entrepreneuriale. Strat\u00e9gie, marketing, finances, RH et management: dans les grandes \u00e9coles internationales comme dans les structures locales, on met en avant la dimension pratique de cet apprentissage \u00e0 mi-parcours, o\u00f9 foisonnent les \u00abworkshops\u00bb, \u00absoft skills\u00bb et \u00abhandworks\u00bb. Un pragmatisme \u00e0 l\u2019anglo-saxonne que r\u00e9sume le slogan de l\u2019IMD, \u00abreal world, real learning\u00bb.<\/p>\n<p>\u00abLes programmes de l\u2019IMD fonctionnent comme de v\u00e9ritables boosters de carri\u00e8re, des charni\u00e8res d\u2019\u00e9volution qui permettent \u00e0 chacun de r\u00e9viser ses bases de fonctionnement, de se confronter \u00e0 des cas pratiques\u00bb, estime Jo\u00eblle Rossier, directrice du prestigieux bureau de recrutement Passer &#038; Tabet. Un enthousiasme que nuance son confr\u00e8re Pierre Taurian du cabinet Oprandi: \u00abLe MBA consiste \u00e0 se baser sur les pratiques pass\u00e9es pour pronostiquer l\u2019avenir. Ce qui peut \u00eatre utile dans un secteur stable, comme l\u2019industrie alimentaire, l\u2019est par exemple moins dans le domaine des nouvelles technologies.\u00bb<\/p>\n<p>Avant d\u2019investir dans une telle formation, il s\u2019agit de consid\u00e9rer les risques et de l\u2019inscrire dans un plan de carri\u00e8re. \u00abLes entreprises qui recrutent aupr\u00e8s des grandes \u00e9coles ont tendance \u00e0 privil\u00e9gier les profils les plus jeunes, pr\u00e9cise Eva von Rohr, directrice du cabinet de conseil en gestion de carri\u00e8re Von Rohr &#038; Associates. En commen\u00e7ant un MBA apr\u00e8s 35 ans, les participants risquent \u00e0 la sortie, de se retrouver confront\u00e9s \u00e0 un d\u00e9calage entre leurs attentes et leur r\u00e9el acc\u00e8s au march\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de 35 ou 40 ans, un programme d\u2019Executive MBA (EMBA), moins lourd et plus cibl\u00e9, se r\u00e9v\u00e8le souvent davantage appropri\u00e9. \u00abMieux vaut privil\u00e9gier des formations plus pointues \u00e0 partir d\u2019un certain \u00e2ge, confirme Michel de Girolamo, chasseur de t\u00eates sp\u00e9cialis\u00e9 dans le domaine bancaire. Dans ce secteur, par exemple, ce ne sont pas des profils g\u00e9n\u00e9ralistes qui nous permettront de sortir de la crise\u2026\u00bb.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Plusieurs crit\u00e8res permettent de clarifier l\u2019offre et de mieux situer son choix:<\/strong><\/p>\n<p>1. Le prix<\/p>\n<p>Entre les programmes prestigieux des grandes \u00e9coles priv\u00e9es et les formations plus locales, les tarifs varient consid\u00e9rablement (lire ci-dessous). Le diff\u00e9rentiel tarifaire ne refl\u00e8te pourtant que partiellement la qualit\u00e9 des professeurs, comme le prouve la r\u00e9putation de la Facult\u00e9 des HEC de Lausanne. \u00abLe rapport qualit\u00e9-prix de notre programme d\u00e9fie toute concurrence. Avec une logique purement marchande, nous pourrions pratiquer des tarifs bien plus \u00e9lev\u00e9s\u00bb, dit Fatima Gueroui, en charge de la communication de l\u2019institution.<\/p>\n<p>2. La pratique contre l\u2019acad\u00e9mique<\/p>\n<p>C\u2019est dans le ratio entre enseignement acad\u00e9mique et pratique, deuxi\u00e8me crit\u00e8re de choix, qu\u2019il faut plut\u00f4t chercher la particularit\u00e9 des programmes publics. Si la tendance au pragmatisme s\u2019impose partout, certains programmes priv\u00e9s ne font, par exemple, intervenir que des professeurs issus du monde des affaires et insistent davantage sur le partage d\u2019exp\u00e9riences que sur la ma\u00eetrise de concepts manag\u00e9riaux.<\/p>\n<p>3. La dur\u00e9e<\/p>\n<p>La dur\u00e9e et l\u2019organisation purement horaire du programme constituent un troisi\u00e8me crit\u00e8re, qui n\u2019a pas que des implications pratiques: en temps partiel, le recrutement se fait plus local, alors que les modules plus compacts autorisent des participations plus internationales. Avec le choix de la langue de travail, ces param\u00e8tres ont un impact sur le type de profils attir\u00e9s par le programme.<\/p>\n<p>4. Le r\u00e9seau<\/p>\n<p>La qualit\u00e9 du r\u00e9seau qui permet de d\u00e9velopper la formation d\u00e9termine finalement la pertinence de l\u2019orientation envisag\u00e9e: \u00abLes tests d\u2019admission des \u00e9coles telles que l\u2019IMD sont extr\u00eamement exigeants, et seuls 10% des candidats qui les passent sont finalement accept\u00e9s, note Eva von Rohr. Son r\u00e9seau d\u2019alumni ouvre les portes d\u2019une \u00e9lite internationale. \u00bb En fonction de son parcours, reste \u00e0 chacun d\u2019\u00e9valuer l\u2019utilit\u00e9 de tisser des contacts de San Francisco \u00e0 Singapour.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Il faut diff\u00e9rencier plusieurs types d\u2019\u00e9tablissements:<\/strong><\/p>\n<p>1. Les grandes \u00e9coles internationales<\/p>\n<p>Dans la cat\u00e9gorie des \u00abmeilleurs MBA du monde\u00bb, on trouve en t\u00eate de liste (hors Etats-Unis) des programmes tels que ceux de l\u2019INSEAD et de l\u2019IMD. Leurs co\u00fbts \u00e9lev\u00e9s, les processus de s\u00e9lection draconiens invitent cependant \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 deux fois. A Fontainebleau (Ile-de-France), l\u2019INSEAD propose un MBA \u00e0 plein temps. Pris\u00e9 par des vol\u00e9es de plusieurs centaines de personnes, il ne compte pourtant jamais plus de 10% d\u2019une m\u00eame nationalit\u00e9. \u00abLa s\u00e9lectivit\u00e9 garantit la richesse des parcours de nos candidats, \u00e9l\u00e9ment crucial pour un programme ax\u00e9 sur les interactions et le partage d\u2019exp\u00e9riences\u00bb, estime Lucile Lafaurie, de l\u2019INSEAD. Une diversit\u00e9 des profils qui impose fatalement l\u2019anglais comme langue de travail.<\/p>\n<p>L\u2019existence d\u2019un institut jumeau, bas\u00e9 \u00e0 Singapour, permet par ailleurs de passer du campus europ\u00e9en \u00e0 celui asiatique tous les deux mois. \u00abToutes les \u00e9coles de MBA se disent internationales, mais notre p\u00f4le asiatique et le partenariat d\u2019enseignement et de recherche qu\u2019il autorise restent tr\u00e8s rares sur le march\u00e9 europ\u00e9en\u00bb, ajoute Lucile Lafaurie. La place de l\u2019INSEAD dans les classements d\u2019Europe s\u2019explique aussi par un simple calcul de \u00abretour sur investissements\u00bb: le suivi des candidats, initi\u00e9 avant m\u00eame leur arriv\u00e9e, peut s\u2019\u00e9tendre jusqu\u2019\u00e0 une ann\u00e9e apr\u00e8s la sortie. Vu l\u2019int\u00e9r\u00eat des multinationales pour ce dipl\u00f4me, les salaires de sortie sont g\u00e9n\u00e9ralement \u00e9lev\u00e9s, ce qui permet d\u2019amortir rapidement les co\u00fbts de formation. M\u00eame configuration \u00e0 l\u2019IMD. \u00abEn 2009, 62 soci\u00e9t\u00e9s se sont pr\u00e9sent\u00e9es aupr\u00e8s de nos services, pour seulement 75 \u00e9tudiants \u00e0 la recherche d\u2019emploi\u00bb, d\u00e9taille Katty Ooms Suter. La responsable de ce programme de formation insiste cependant sur l\u2019encadrement particuli\u00e8rement riche des candidats s\u00e9lectionn\u00e9s: sur plus d\u2019un millier de dossiers, seuls 90 se voient en effet offrir une place en MBA chaque ann\u00e9e. \u00abEt ces \u00e9tudiants b\u00e9n\u00e9ficient des enseignements de 35 professeurs, tous titulaires d\u2019un doctorat. \u00bb La petite taille du programme rend d\u2019autant plus efficace leur service carri\u00e8res, jug\u00e9 le plus performant du monde par le Wall Street Journal.<\/p>\n<p>Ce programme comporte trois projets de confrontation aux r\u00e9alit\u00e9s industrielles. Le premier, int\u00e9gr\u00e9 au projet de dipl\u00f4me, implique de contribuer au business plan de projets d\u2019entreprises locales, dont plusieurs start-up de l\u2019EPFL. Le second, appel\u00e9 \u00abexp\u00e9dition d\u00e9couverte\u00bb, am\u00e8ne les \u00e9tudiants \u00e0 passer une semaine en petite \u00e9quipe dans une entreprise \u00e9trang\u00e8re, avec pour objectif de contribuer autant que possible \u00e0 influencer les pratiques de la firme en question, en Afrique du Sud par exemple. Le troisi\u00e8me invite finalement les futurs dipl\u00f4m\u00e9s \u00e0 consacrer huit semaines en tant que consultants dans une grande multinationale. Un ancrage qui explique en partie un recrutement ult\u00e9rieur plus proche de la production industrielle (consumer goods, pharma, \u00e9nergie, etc. ) que celui de l\u2019INSEAD et de la London Business School, fortement ax\u00e9s sur les services financiers et de consulting.<\/p>\n<p>Les m\u00eames atouts caract\u00e9risent l\u2019EMBA de l\u2019IMD, connu pour la qualit\u00e9 de son \u00abProgram for Executive Development\u00bb. Des projets obligatoires en Inde, en Chine et aux Etats-Unis, en partenariat avec des entreprises sur place. \u00abCela rend les employ\u00e9s capables d\u2019appliquer directement ce qu\u2019ils apprennent au sein de leur entreprise\u00bb, r\u00e9sume Sarah Hutton, responsable du programme.<\/p>\n<p>2. Les formations universitaires et HES<\/p>\n<p>Les universit\u00e9s et hautes \u00e9coles romandes pratiquent quant \u00e0 elles des prix largement plus abordables et maintiennent un excellent niveau professoral. L\u2019EMBA de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne dispose par exemple d\u2019une sp\u00e9cialisation en management et finance d\u2019entreprise, en collaboration avec le tr\u00e8s r\u00e9put\u00e9 Swiss Finance Institute. Et son second programme, cibl\u00e9 sur le management des technologies, est organis\u00e9 conjointement avec l\u2019EPFL. Lanc\u00e9 il y a pr\u00e8s de trente ans, le programme b\u00e9n\u00e9ficie aussi d\u2019un r\u00e9seau d\u2019anciens de plusieurs centaines de membres, issus de petites classes tri\u00e9es sur le volet.<\/p>\n<p>Sur un mod\u00e8le voisin, l\u2019Universit\u00e9 de Gen\u00e8ve propose un programme en fran\u00e7ais (MBA en emploi) et son \u00e9quivalent anglais (Executive MBA). On privil\u00e9giera ce dernier si l\u2019on souhaite d\u00e9velopper son r\u00e9seau parmi la Gen\u00e8ve internationale et les multinationales. Tous deux \u00e9tablissent un \u00e9quilibre entre enseignement acad\u00e9mique et participation de chefs d\u2019entreprise.<\/p>\n<p>Lanc\u00e9 il y a dix ans, l\u2019EMBA de la Haute Ecole de gestion de Fribourg est quant \u00e0 lui con\u00e7u en modules de deux semaines, dont un s\u00e9jour \u00e0 Burlington (USA), aupr\u00e8s de l\u2019Universit\u00e9 du Vermont. Organis\u00e9 en collaboration avec la HES de Berne, ce programme pr\u00e9sente l\u2019avantage unique du trilinguisme, avec ses deux classes parall\u00e8les, donn\u00e9 \u00e0 60% en allemand ou en fran\u00e7ais, compl\u00e9t\u00e9 d\u2019anglais et de la seconde langue nationale. Une exigence qui lui assure une qualit\u00e9 de \u00abMBA de proximit\u00e9\u00bb. Eric D\u00e9costerd, responsable du programme, a par ailleurs su d\u00e9velopper d\u00e8s le d\u00e9part une formation ax\u00e9e sur deux des principaux nouveaux d\u00e9fis manag\u00e9riaux: \u00abLa capacit\u00e9 \u00e0 anticiper les changements, \u00e0 les ma\u00eetriser au sein de l\u2019entreprise, mais aussi le besoin d\u2019assurer une innovation permanente.\u00bb<\/p>\n<p>3. Les \u00e9coles priv\u00e9es locales<\/p>\n<p>Dans un contexte plus r\u00e9gional, les cursus priv\u00e9s jouent \u00e9galement la concurrence, \u00e0 des tarifs comp\u00e9titifs. Le Centre de formation en management (CRPM) lausannois propose par exemple une \u00abalternative \u00e0 un Executive MBA\u00bb \u00e0 travers son cours de direction d\u2019entreprise. Un cours r\u00e9sidentiel organis\u00e9 par modules, qui parvient \u00e0 attirer un public h\u00e9t\u00e9roclite malgr\u00e9 un niveau de prix proche des formations universitaires.<\/p>\n<p>Assurances, banques, PME: les acteurs locaux ont une tendance croissante \u00e0 offrir ce programme \u00e0 leurs cadres sup\u00e9rieurs, malgr\u00e9 son absence de certification. \u00abNous n\u2019utilisons pas le label d\u2019EMBA afin de conserver davantage de libert\u00e9s d\u2019organisation\u00bb, explique Caroline Gueissaz, responsable du programme. Le CRPM rassemble pourtant des intervenants prestigieux, comme le philosophe Andr\u00e9 Comte-Sponville et plusieurs professeurs de l\u2019IMD voisin. \u00abNotre programme, enti\u00e8rement francophone, ax\u00e9 sur l\u2019interactivit\u00e9 et les cas pratiques, n\u2019a pas son pareil sur le march\u00e9 romand\u00bb, poursuit Caroline Gueissaz. L\u2019int\u00e9gration r\u00e9cente de modules de gestion de l\u2019innovation, du leadership et de d\u00e9veloppement durable en fait une alternative int\u00e9ressante aux grandes \u00e9coles, \u00e0 condition de ne pas esp\u00e9rer un tremplin international.<\/p>\n<p>A la Business School de Lausanne (BSL), associ\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9cole genevoise de management et communication (ESM) au travers du groupe L\u00e9mania, le programme de formation vient d\u2019\u00eatre r\u00e9vis\u00e9 pour int\u00e9grer ces nouveaux d\u00e9fis: pour faire un maximum de place aux connaissances pratiques, les mati\u00e8res th\u00e9oriques de base ont \u00e9t\u00e9 retir\u00e9es des cours. \u00abCe qui fait la diff\u00e9rence en emploi tient plus de la capacit\u00e9 \u00e0 s\u2019adapter aux changements, \u00e0 communiquer de fa\u00e7on constructive et \u00e0 prendre du recul. Ces \u00absoft skills\u00bb ne s\u2019apprennent pas dans les livres\u00bb, estime Katrin Muff, doyenne de l\u2019\u00e9tablissement.<\/p>\n<p>Son \u00e9cole propose cependant des formations en ligne pour les mati\u00e8res mises de c\u00f4t\u00e9, gr\u00e2ce \u00e0 un partenariat avec l\u2019Universit\u00e9 Harvard. Enti\u00e8rement anglophone, le programme de la BSL n\u2019int\u00e8gre que des professeurs issus du monde des affaires, bien que 70% d\u2019entre eux au moins soient titulaires d\u2019une th\u00e8se. L\u2019organisation contribue ici encore \u00e0 la flexibilit\u00e9 du programme: \u00abCertains participants rejoignent la classe ponctuellement, en provenance du Mexique comme de Kuala Lumpur, poursuit Katrin Muff. Ce sang neuf apporte beaucoup aux interactions. \u00bb Les vol\u00e9es de 15 personnes ne comptent jamais plus de 2 \u00e9tudiants de la m\u00eame nationalit\u00e9 et sont activement coach\u00e9es \u00e0 la recherche d\u2019emploi durant les six derniers mois de formation.<\/p>\n<p>Le programme genevois de l\u2019ESM, quant \u00e0 lui enti\u00e8rement francophone, se concentre \u00e9galement sur \u00abl\u2019op\u00e9rationnalit\u00e9 des dirigeants\u00bb et devrait \u00eatre r\u00e9vis\u00e9 sur le mod\u00e8le lausannois d\u2019ici un \u00e0 deux ans. Pour ceux qui privil\u00e9gient l\u2019approche pragmatique, ces cursus priv\u00e9s constituent une alternative int\u00e9ressante aux programmes universitaires.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Les diff\u00e9rents types d\u2019\u00e9coles et leurs tarifs:<\/strong><\/p>\n<p>1. Les grandes \u00e9coles<\/p>\n<p>IMD MBA \u00e0 85&rsquo;000 francs, plein-temps sur onze mois. Programme d\u2019EMBA \u00e0 126&rsquo;000 francs pour seize mois de formation, horaires flexibles.<\/p>\n<p>INSEAD MBA \u00e0 51&rsquo;000 euros (75&rsquo;000 francs), plein-temps sur dix mois. Programme de Global EMBA \u00e0 90&rsquo;000 euros (130&rsquo;000 francs), modules r\u00e9partis sur quatorze mois.<\/p>\n<p>2. Les formations universitaires et HES<\/p>\n<p>UNIL EMBA \u00e0 25&rsquo;000 francs, organis\u00e9s sur quinze mois, les vendredis et samedis, une semaine sur deux environ.<\/p>\n<p>UNIGE MBA en emploi et EMBA \u00e0 27&rsquo;300 francs sur deux ans.<\/p>\n<p>HEG-FRE MBA \u00e0 27 000 francs, modules intensifs de deux semaines r\u00e9partis sur deux ans.<\/p>\n<p>3. Les cursus priv\u00e9s locaux<\/p>\n<p>CRPM Cours de direction d\u2019entreprise \u00e0 24&rsquo;800 francs, cours r\u00e9sidentiel, organis\u00e9 par modules de quatre jours ouvrables sur une p\u00e9riode de neuf mois.<\/p>\n<p>BSL MBA \u00e0 44&rsquo;800 francs, modules de trois jours r\u00e9partis sur une ann\u00e9e. M\u00eame prix pour l\u2019EMBA, organis\u00e9 les samedis sur dix-huit mois environ.<\/p>\n<p>ESM MBA francophone \u00e0 31&rsquo;450 francs, douze mois \u00e0 temps partiel, suivis d\u2019un travail de dipl\u00f4me. M\u00eame prix et dur\u00e9e pour l\u2019EMBA organis\u00e9 les samedis.<br \/>\n_______<br \/>\n<strong><br \/>\nPeut-on se fier aux rankings?<\/strong><\/p>\n<p>Les crit\u00e8res donnent passablement d\u2019importance \u00e0 la r\u00e9putation des formations et aux attentes du march\u00e9 international.<\/p>\n<p>Le Financial Times publie chaque ann\u00e9e un classement mondial des 100 meilleurs programmes de MBA. Un ranking qui confirme la progressive ascension des offres europ\u00e9ennes dans un univers noyaut\u00e9 par les grandes \u00e9coles am\u00e9ricaines avec l\u2019arriv\u00e9e en t\u00eate de liste de la London Business School pour 2010.<\/p>\n<p>Sur le plan europ\u00e9en, l\u2019INSEAD se classe en deuxi\u00e8me position, suivi des cursus espagnols de l\u2019IE, de l\u2019IESE et un peu plus loin de l\u2019ESADE (8e).<\/p>\n<p>L\u2019IMD d\u00e9croche quant \u00e0 elle la cinqui\u00e8me place, talonn\u00e9e par les Business School d\u2019Oxford (6e) et de Cambridge (9e).<\/p>\n<p>A l\u2019Association des MBA, organe d\u2019accr\u00e9ditation ind\u00e9pendant bas\u00e9 \u00e0 Londres, ses repr\u00e9sentants mettent cependant en garde les candidats qui voudraient s\u2019en remettre aveugl\u00e9ment aux syst\u00e8mes de ranking: \u00abLeurs crit\u00e8res donnent passablement d\u2019importance \u00e0 la r\u00e9putation des formations, aux attentes du march\u00e9 international. La prise en compte des hausses salariales \u00e0 moyen terme d\u00e9favorise par ailleurs les programmes les plus r\u00e9cents\u00bb, explique Tina Vifor, porte-parole de l\u2019association. Ce dernier \u00e9l\u00e9ment ne pr\u00e9sage d\u2019ailleurs pas de la rentabilit\u00e9 r\u00e9elle des co\u00fbts de formation investis.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>T\u00e9moignages:<\/strong><\/p>\n<p>Alexia Muteke-Ceppi, 37 ans<\/p>\n<p>Cette consultante a choisi le programme EMBA de la Business School Lausanne en 2006. Kenyane et anglophone d\u2019origine, elle se lance peu apr\u00e8s la naissance de son premier enfant dans une activit\u00e9 ind\u00e9pendante dans le marketing des \u00e9coles h\u00f4teli\u00e8res: \u00abLe programme de la BSL offrait tous les outils n\u00e9cessaires pour maximiser le potentiel de mon projet, me permettre de le g\u00e9rer seule de A \u00e0 Z. \u00bb Organis\u00e9 tous les samedis sur une ann\u00e9e, cet EMBA lui permet de s\u2019occuper de ses enfants et de continuer \u00e0 assumer son activit\u00e9 professionnelle. En 2008, elle rejoint la Lausanne Hospitality Consulting, une division de l\u2019Ecole h\u00f4teli\u00e8re de Lausanne, en tant que responsable de la formation continue. \u00abCet EMBA a eu un impact sur mon \u00e9tat d\u2019esprit lorsque je me suis pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 ce poste, il m\u2019a donn\u00e9 le sentiment d\u2019\u00eatre pleinement capable de l\u2019assumer.\u00bb<\/p>\n<p>Emanuel Barblan, 48 ans<\/p>\n<p>A l\u2019\u00e2ge de 40 ans, il a entrepris l\u2019EMBA de la HEG de Fribourg en tant qu\u2019employ\u00e9 du groupe Richemond. \u00abAvec quinze ans d\u2019exp\u00e9rience professionnelle, j\u2019ai ressenti le besoin de mettre \u00e0 jour mes connaissances, d\u2019\u00e9largir mes comp\u00e9tences professionnelles.\u00bb Il quitte pourtant le groupe apr\u00e8s une r\u00e9organisation en 2005, peu apr\u00e8s la fin de son programme. \u00abCet EMBA s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 tr\u00e8s utile pour retrouver des opportunit\u00e9s et repr\u00e9sente une belle carte de visite aupr\u00e8s des chasseurs de t\u00eates.\u00bb R\u00e9int\u00e9gr\u00e9 depuis deux ans au sein du groupe Richemond, il occupe d\u00e9sormais le poste de directeur de distribution (supply chain) pour la marque Panerai.<\/p>\n<p>Michel Chavanne, 45 ans<\/p>\n<p>Cet avocat s\u2019est lanc\u00e9 dans le programme de formation de la HEG de Fribourg apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es pass\u00e9es dans l\u2019administration f\u00e9d\u00e9rale. \u00abCette formation a constitu\u00e9 un excellent tremplin pour prendre un nouveau d\u00e9part.\u00bb Associ\u00e9 d\u2019un cabinet d\u2019avocat lausannois depuis fin 2004, il aborde d\u00e9sormais sans probl\u00e8me d\u2019ardus dossiers comptables, contrairement \u00e0 la plupart des juristes classiques. Le caract\u00e8re trilingue du programme s\u2019est av\u00e9r\u00e9 \u00eatre un plus: \u00abDe par son caract\u00e8re r\u00e9gional, il m\u2019a permis de constituer un r\u00e9seau plus adapt\u00e9 \u00e0 mes besoins. Celui-ci s\u2019active d\u2019ailleurs tr\u00e8s rapidement en cas de recherche d\u2019emploi.\u00bb<\/p>\n<p>Yves-Claude Aubert, 46 ans<\/p>\n<p>Administrateur et consultant ind\u00e9pendant depuis fin 2006, il a achev\u00e9 le programme EMBA de l\u2019IMD en 2002. Une formation qu\u2019il juge d\u00e9terminante dans un parcours professionnel: \u00abElle m\u2019a donn\u00e9 la confiance n\u00e9cessaire pour lancer ma propre affaire, les capacit\u00e9s \u00e0 g\u00e9rer et \u00e0 analyser un business, \u00e0 en placer les priorit\u00e9s avec suffisamment de recul.\u00bb<\/p>\n<p>Max Alter, 49 ans<\/p>\n<p>Il a privil\u00e9gi\u00e9 le programme intensif du CRPM pour gagner rapidement en aisance dans sa nouvelle fonction de directeur de Migros Valais. \u00abLa dimension romande du programme permet aussi de se familiariser avec le paysage \u00e9conomique local.\u00bb Il vient d\u2019initier un autre MBA \u00e0 la Business School de Lausanne: \u00abA douze ou treize ans avant la retraite, j\u2019ai pens\u00e9 qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas encore temps de rester confortablement assis sur mon fauteuil de directeur. Le pilotage d\u2019une entreprise ne cesse de se complexifier. Et l\u2019on est aujourd\u2019hui en droit d\u2019attendre des cadres qu\u2019ils se forment pour rester \u00e0 la page.\u00bb<\/p>\n<p>Francesco Belli, 45 ans<\/p>\n<p>Ce cadre a choisi le cursus de la Business School Lausanne en raison de son accr\u00e9ditation internationale et de la dimension intensive du programme: \u00abJe ne pouvais pas me permettre d\u2019y consacrer deux \u00e0 trois ans.\u00bb Par un concours de circonstances, il passe en cours de formation du poste de responsable d\u2019exploitation romand des radiodiffusions pour Swisscom Broadcasting \u00e0 une fonction identique au niveau suisse. Il ne recommande cependant pas \u00e0 tout le monde de se lancer dans un tel projet: \u00abLe programme doit \u00eatre en accord avec votre poste actuel, ce qui n\u2019est pas forc\u00e9ment utile pour un profil jeune. Mais, pour juger de la pertinence d\u2019un tel projet, le test ultime consiste souvent \u00e0 voir si votre employeur accepter de le financer\u2026\u00bb<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans le magazine Bilan.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Souvent d\u00e9terminant, un MBA se d\u00e9cline aujourd\u2019hui en d\u2019innombrables variantes. Une diversit\u00e9 de co\u00fbts, de m\u00e9thodes et de r\u00e9sultats qui compliquent le choix. Exemples et crit\u00e8res \u00e0 consid\u00e9rer.<\/p>\n","protected":false},"author":19629,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-3098","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-kapital","kapital"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3098","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19629"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3098"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3098\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3098"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3098"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3098"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}