



{"id":3072,"date":"2010-02-05T18:51:22","date_gmt":"2010-02-05T16:51:22","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3072"},"modified":"2010-02-07T21:47:21","modified_gmt":"2010-02-07T19:47:21","slug":"science","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3072","title":{"rendered":"Les chasseurs de mol\u00e9cules"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/large080210.jpg\" alt=\"large080210.jpg\" title=\"large080210.jpg\" width=\"468\" height=\"308\" border=\"0\" \/>Mali, Tha\u00eflande, Ethiopie, Br\u00e9sil, Indon\u00e9sie, Panama, Bangladesh, Pakistan, Maroc, Vietnam, Chine\u2026 En vingt-huit ans de carri\u00e8re, Kurt Hostettmann, ancien professeur et directeur du laboratoire de pharmacognosie et phytochimie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Gen\u00e8ve (Unige), a parcouru le monde. \u00abJ\u2019ai beaucoup voyag\u00e9\u00bb, commente sobrement le chercheur qui a pris sa retraite le 30 septembre 2009. Motif de ces d\u00e9placements: trouver dans la nature des mol\u00e9cules naturelles capables de soigner les \u00eatres humains.<\/p>\n<p>\u00abChanvre, quinine, morphine\u2026 L\u2019homme a toujours puis\u00e9 dans son environnement de quoi calmer sa douleur et gu\u00e9rir ses maux, rappelle Kurt Hostettmann. Le potentiel th\u00e9rapeutique de la nature est \u00e9norme.\u00bb En Europe, plus de 35% des m\u00e9dicaments prescrits proviennent de substances naturelles.  <\/p>\n<p>A l\u2019heure de la mod\u00e9lisation informatique, de la g\u00e9nomique et du drug design, ce recours \u00e0 la nature peut para\u00eetre obsol\u00e8te. En effet, l\u2019av\u00e8nement de la biologie cellulaire et mol\u00e9culaire a fait croire un temps que les m\u00e9dicaments seraient d\u00e9sormais tous cr\u00e9\u00e9s sur mesure. L\u2019id\u00e9e est simple: connaissant une voie de signalisation biologique impliqu\u00e9e dans une pathologie, les chercheurs dessinent \u00e0 l\u2019ordinateur un compos\u00e9 cl\u00e9 capable d\u2019interrompre le processus menant \u00e0 la maladie. En th\u00e9orie cette logique fonctionne. Mais en pratique, il s\u2019av\u00e8re extr\u00eamement complexe de d\u00e9finir ex nihilo une nouvelle substance \u00e9trang\u00e8re \u00e0 tout ce qui est connu. C\u2019est pourquoi les chercheurs et les entreprises pharmaceutiques continuent de puiser largement dans la nature des combinaisons mol\u00e9culaires originales ayant un pouvoir th\u00e9rapeutique. Par exemple, des mol\u00e9cules initialement extraites de l\u2019\u00e9corce de l\u2019if de l\u2019Ouest, le Taxol et son d\u00e9riv\u00e9 le Taxot\u00e8re, sont devenues d\u00e8s 1995 des m\u00e9dicaments tr\u00e8s utilis\u00e9s dans le traitement du cancer.  <\/p>\n<p>\u00abLa diversit\u00e9 mol\u00e9culaire pr\u00e9sente dans les plantes d\u00e9passe l\u2019imagination humaine, souligne Kurt Hostettmann. Il existe plus de 330\u2019000 plantes sur terre, et seulement 10% ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9es aux niveaux phytochimique et pharmacochimique.\u00bb Mais comment s\u2019y retrouver dans une telle diversit\u00e9 et s\u00e9lectionner les plantes qui, une fois analys\u00e9es, fourniront peut-\u00eatre une mol\u00e9cule aux effets th\u00e9rapeutiques? \u00abNous suivons trois grands principes compl\u00e9mentaires, explique Matthias Hamburger, directeur du d\u00e9partement de pharmacologie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de B\u00e2le. Soit on r\u00e9colte toutes les plantes que l\u2019on croise (random screening), soit on se concentre sur des esp\u00e8ces appartenant \u00e0 une famille d\u00e9j\u00e0 r\u00e9put\u00e9e pour enfermer des substances utiles (chimiotaxonomie), soit on se r\u00e9f\u00e8re aux utilisations traditionnelles des plantes (ethnopharmacologie).\u00bb   <\/p>\n<p>A Gen\u00e8ve, Kurt Hostettmann s\u2019est principalement concentr\u00e9 sur une approche ethnopharmacologique. \u00abIl ne faut jamais m\u00e9priser le savoir ancestral, souligne-t-il. Au Panama, par exemple, j\u2019ai beaucoup appris sur les plantes en interviewant des Indiens kunas. En Ethiopie, l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS) m\u2019avait confi\u00e9 une mission sur la schistosomiase. Cette maladie touche entre 200 et 300 millions de personnes, ce qui en fait la deuxi\u00e8me plus importante infection parasitaire apr\u00e8s le paludisme. Nous avions remarqu\u00e9 que dans certaines r\u00e9gions \u00e9thiopiennes son incidence \u00e9tait moindre. En interrogeant la population, nous avons d\u00e9couvert que selon les plantes moussantes utilis\u00e9es par les femmes comme lessive, la population \u00e9tait plus ou moins touch\u00e9e. Nous avons alors d\u00e9couvert que certains de ces v\u00e9g\u00e9taux peuvent tuer les escargots d\u2019eau douce qui agissent comme vecteurs du parasite.\u00bb <\/p>\n<p>Si les \u00abchasseurs de mol\u00e9cules\u00bb se d\u00e9placent de pr\u00e9f\u00e9rence dans les pays tropicaux, c\u2019est parce que ces r\u00e9gions du globe pr\u00e9sentent une v\u00e9g\u00e9tation tr\u00e8s riche et peu connue. \u00abPour autant, il ne faut pas n\u00e9gliger les ressources europ\u00e9ennes, pr\u00e9vient Kurt Hostettmann. Je dois d\u2019ailleurs l\u2019un de mes plus grands succ\u00e8s \u00e0 une plante qui vit pr\u00e8s de chez nous: l\u2019\u00e9pilobe. J\u2019avais lu dans un journal que les Autrichiens consommaient une tisane \u00e0 l\u2019\u00e9pilobe. Or dans cette r\u00e9gion, l\u2019incidence de l\u2019hyperplasie prostatique est inf\u00e9rieure \u00e0 celle des autres pays europ\u00e9ens. Apr\u00e8s analyse, nous avons d\u00e9couvert que cette plante contient une mol\u00e9cule qui permet de prot\u00e9ger la prostate et, dans bien des cas, de repousser un \u00e9ventuel recours \u00e0 la chirurgie.\u00bb  <\/p>\n<p><strong>Dix \u00e0 quinze ans de la nature \u00e0 la pharmacie<\/strong><br \/>\nA la station biologique de Roscoff, en Bretagne, l\u2019\u00e9quipe de Laurent Meijer, directeur de recherche au CNRS (Centre fran\u00e7ais de recherche scientifique), crible les mol\u00e9cules extraites d\u2019\u00e9ponges de mer et d\u2019invert\u00e9br\u00e9s marins. Objectif: identifier des compos\u00e9s qui permettraient de lutter contre des maladies comme Parkinson, Alzheimer, le paludisme et le cancer. Parmi les espoirs de son \u00e9quipe, la roscovitine, actuellement en test clinique de phase II pour le traitement des cancers du poumon et du pharynx. \u00abCette mol\u00e9cule n\u2019est pas issue directement d\u2019un animal marin, mais c\u2019est bien la nature qui nous a permis de l\u2019identifier, souligne Laurent Meijer. En effet, la prot\u00e9ine cible de la roscovitine a \u00e9t\u00e9 purifi\u00e9e \u00e0 partir d\u2019\u0153ufs d\u2019\u00e9toile de mer. Sans cette \u00e9toile, nous n\u2019aurions pas pu d\u00e9couvrir cette mol\u00e9cule et \u00e9tudier ses effets.\u00bb  <\/p>\n<p>Le scientifique a d\u00e9j\u00e0 particip\u00e9 \u00e0 deux op\u00e9rations de pr\u00e9l\u00e8vement en Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise. \u00abBien s\u00fbr, il s\u2019agit de voyages agr\u00e9ables, puisque nous nous rendons dans des pays chauds et que nous s\u00e9journons sur le littoral, sourit Laurent Meijer. Mais ces p\u00e9riples sont \u00e9galement tr\u00e8s fatigants, parce qu\u2019il faut rester en permanence dans l\u2019eau. La plupart de notre travail de r\u00e9colte se fait en apn\u00e9e \u00e0 proximit\u00e9 imm\u00e9diate des c\u00f4tes. Il y a aussi un c\u00f4t\u00e9 un peu frustrant: pendant un mois, vous r\u00e9coltez beaucoup de mat\u00e9riel, mais in fine il reste tr\u00e8s peu de choses utilisables.\u00bb  <\/p>\n<p>Que les partisans de la biodiversit\u00e9 se rassurent: dans la plupart des cas, il suffit d\u00e9sormais de quelques feuilles ou de quelques \u00e9ponges pour caract\u00e9riser une mol\u00e9cule active. Une fois pr\u00e9lev\u00e9s, les extraits sont s\u00e9ch\u00e9s, broy\u00e9s, fractionn\u00e9s, puis analys\u00e9s au laboratoire, afin d\u2019isoler le compos\u00e9 actif. Un v\u00e9ritable travail de fourmi. \u00abLa r\u00e9colte n\u2019est qu\u2019une infime partie de notre activit\u00e9, confirme Laurent Meijer. L\u2019essentiel du travail se fait au labo.\u00bb   <\/p>\n<p>\u00abPour s\u00e9parer les mol\u00e9cules, nous utilisons la technique de chromatographie en phase liquide \u00e0 haute performance (HPLC), qui permet d\u2019isoler les compos\u00e9s en fonction de leur hydrophobicit\u00e9, explique Matthias Hamburger. En parall\u00e8le, nous r\u00e9cup\u00e9rons des micro-\u00e9chantillons sur lesquels nous pouvons tester l\u2019activit\u00e9 in vitro et d\u00e9terminer la structure mol\u00e9culaire par r\u00e9sonance magn\u00e9tique.\u00bb La s\u00e9lection est ensuite draconienne. \u00abSur 20\u2019000 mol\u00e9cules actives d\u00e9couvertes, une seule va devenir un m\u00e9dicament, calcule Kurt Hostettmann. Personnellement, j\u2019ai d\u00fb mettre en \u00e9vidence 2000 \u00e0 3000 mol\u00e9cules dans ma carri\u00e8re, mais aucune n\u2019est encore devenue un blockbuster.\u00bb Un constat qui ne d\u00e9sesp\u00e8re pas le scientifique: \u00abCes compos\u00e9s ne sont pas perdus. Ils sont rang\u00e9s dans des tiroirs et peut-\u00eatre qu\u2019un jour ils serviront.\u00bb <\/p>\n<p>En plus d\u2019\u00eatre s\u00e9lectif, le chemin menant de la plante au m\u00e9dicament demeure extr\u00eamement long. Ainsi, l\u2019activit\u00e9 anti-tumorale de l\u2019if de l\u2019Ouest fut d\u00e9couverte d\u00e8s 1962, par le botaniste am\u00e9ricain Arthur Barclay. Mais il fallut attendre 1979 pour isoler la mol\u00e9cule active (le Taxol), 1983 pour commencer les tests cliniques et 1995 pour que le Taxol soit effectivement commercialis\u00e9. \u00abEntre l\u2019isolement d\u2019un principe actif et la mise sur le march\u00e9 du m\u00e9dicament, il se passe toujours entre 10 et 15 ans\u00bb, r\u00e9sume Laurent Meijer. <\/p>\n<p><strong>Transfert Nord-Sud <\/strong><br \/>\nUne fois que le m\u00e9dicament se trouve en pharmacie, une autre question se pose: comment r\u00e9partir les profits? Les laboratoires occidentaux, seuls \u00e0 pouvoir investir de gigantesques sommes dans la recherche et le d\u00e9veloppement, ont longtemps \u00e9t\u00e9 accus\u00e9s de biopiraterie pour avoir puis\u00e9 dans la biodiversit\u00e9 des pays du Sud sans aucune contrepartie. Un probl\u00e8me qui semble aujourd\u2019hui r\u00e9solu. \u00abLa Convention de Rio de Janeiro sur la biodiversit\u00e9 de juin 1992 a r\u00e9gl\u00e9 la question de mani\u00e8re tr\u00e8s claire, explique Kurt Hostettmann. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, aucun brevet n\u2019est d\u00e9pos\u00e9 sur une mol\u00e9cule d\u2019origine v\u00e9g\u00e9tale. En revanche, le proc\u00e9d\u00e9 d\u2019extraction de la substance peut \u00eatre prot\u00e9g\u00e9. Dans ce cas, le pays h\u00f4te de la plante est associ\u00e9 au brevet.\u00bb<\/p>\n<p>Par ailleurs, les chercheurs des pays du Nord essaient de plus en plus d\u2019impliquer leurs homologues du Sud. Concr\u00e8tement, le travail de terrain, c\u2019est-\u00e0-dire la r\u00e9colte des \u00e9chantillons, est de plus en plus effectu\u00e9e par des locaux. \u00abJ\u2019ai particip\u00e9 \u00e0 plusieurs op\u00e9rations de collecte de par le monde, raconte Matthias Hamburger. Mais, la situation a chang\u00e9. Depuis plusieurs ann\u00e9es, je ne ramasse pour ainsi dire plus de plantes moi-m\u00eame et nous n\u2019en importons plus non plus. Les \u00e9chantillons restent dans les pays h\u00f4tes et nous ne recevons au laboratoire que quelques dizaines de milligrammes d\u2019extrait.\u00bb  <\/p>\n<p>\u00abL\u2019objectif est que la plus grande partie du travail soit r\u00e9alis\u00e9e sur place. J\u2019ai ainsi form\u00e9 de nombreux chercheurs qui exercent d\u00e9sormais dans leur pays d\u2019origine que ce soit le Br\u00e9sil, l\u2019Indon\u00e9sie, le Mali, le Bangladesh, le Pakistan, le Maroc ou la Chine, poursuit Kurt Hostettmann. Dans la mesure des moyens techniques dont ils disposent, ils peuvent produire les extraits v\u00e9g\u00e9taux et r\u00e9aliser les fractions, c\u2019est-\u00e0-dire les premi\u00e8res s\u00e9parations des milliers de substances chimiques que contient chaque plante. En revanche, la purification de chaque compos\u00e9 et la d\u00e9termination de leur structure mol\u00e9culaire restent des t\u00e2ches peu accessibles aux pays du Sud, car elles demandent du mat\u00e9riel de pointe tr\u00e8s on\u00e9reux (r\u00e9sonance magn\u00e9tique, HPLC, spectrom\u00e9trie de masse\u2026), que seuls les laboratoires occidentaux peuvent acqu\u00e9rir et entretenir.\u00bb  <\/p>\n<p>La protection de la biodiversit\u00e9 est devenue une autre pr\u00e9occupation des chercheurs. \u00abLorsque des esp\u00e8ces disparaissent, elles emportent avec elles des mol\u00e9cules qui sont potentiellement utiles\u00bb, rappelle Laurent Meijer. D\u2019o\u00f9 l\u2019int\u00e9r\u00eat de prot\u00e9ger au mieux la diversit\u00e9 biologique, ou au moins de cribler tr\u00e8s vite le vivant. N\u00e9anmoins, d\u00e9couvrir une substance active potentiellement prometteuse peut, paradoxalement, repr\u00e9senter une menace pour la survie de la plante qui la s\u00e9cr\u00e8te. Ainsi, une foug\u00e8re chinoise, l\u2019Huperzia serrata, a failli dispara\u00eetre lorsque des chercheurs ont d\u00e9couvert qu\u2019elle renfermait de l\u2019huperzine A, une mol\u00e9cule int\u00e9ressante dans le traitement de la maladie d\u2019Alzheimer. Heureusement, des chercheurs sont parvenus \u00e0 r\u00e9aliser une synth\u00e8se chimique de cette mol\u00e9cule avant que la plante ne disparaisse compl\u00e8tement sous forme de m\u00e9dicament.<br \/>\n_______<\/p>\n<p><strong>Les m\u00e9dicaments sortis du bois  <\/strong><\/p>\n<p>La morphine<br \/>\nM\u00e9dicament analg\u00e9sique le plus efficace pour soulager la douleur physique, la morphine fut d\u00e9couverte en 1804 dans les fleurs de Pavot. Le compos\u00e9 actif fut isol\u00e9 en 1817 par le pharmacien allemand Friedrich Wilhelm Sert\u00fcrner.  <\/p>\n<p>L\u2019aspirine<br \/>\nL\u2019\u00e9corce de saule est connue depuis l\u2019Antiquit\u00e9 pour ses vertus curatives. Ainsi, Hippocrate (460\u2013377 av. J.-C.) conseillait d\u00e9j\u00e0 une pr\u00e9paration \u00e0 partir de l\u2019\u00e9corce du saule blanc pour soulager les douleurs et fi\u00e8vres. En 1829, l\u2019acide ac\u00e9tylsalicylique, principe actif de l\u2019aspirine, est isol\u00e9 par le pharmacien fran\u00e7ais Pierre-Joseph Leroux. La synth\u00e8se chimique est r\u00e9alis\u00e9e en 1897 par Felix Hoffmann, chimiste allemand au service des laboratoires Bayer.   <\/p>\n<p>La digitaline<br \/>\nExtraite de la digitale pourpre (Digitalis purpurea) et de la digitale laineuse (Digitalis lanata), la digitaline est un r\u00e9gulateur cardiaque, dont le principe actif a \u00e9t\u00e9 isol\u00e9 en 1868 par Claude-Adolphe Nativelle.  <\/p>\n<p>La quinine<br \/>\nD\u00e9j\u00e0 au XVIIIe si\u00e8cle, l\u2019\u00e9corce de quinquina \u00e9tait connue des Incas pour ses propri\u00e9t\u00e9s antipyr\u00e9tiques et antipaludiques. Le principe actif fut isol\u00e9 par le pharmacien fran\u00e7ais Joseph Bienaim\u00e9 Caventou, en 1820.  <\/p>\n<p>La cyclosporine<br \/>\nSynth\u00e9tis\u00e9e par un champignon microscopique, Tolypocladium inflatum, la cyclosporine fut d\u00e9couverte dans un extrait de sol norv\u00e9gien \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1960. Ses propri\u00e9t\u00e9s immunosuppressives, qui rendent cette mol\u00e9cule tr\u00e8s utile pour \u00e9viter les rejets de greffes, furent d\u00e9couvertes en 1972 par le laboratoire Sandoz (devenu Novartis) \u00e0 B\u00e2le.<br \/>\n_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans le magazine Reflex. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour d\u00e9couvrir les m\u00e9dicaments de demain, ces chercheurs explorent les for\u00eats tropicales. Leurs travaux sont riches en promesses, car les propri\u00e9t\u00e9s de neuf plantes sur dix restent encore inconnues. Rencontre.<\/p>\n","protected":false},"author":19489,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-3072","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3072","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19489"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3072"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3072\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3072"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3072"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3072"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}