



{"id":3050,"date":"2010-01-06T19:03:50","date_gmt":"2010-01-06T17:03:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.largeur.com\/?p=3050"},"modified":"2010-01-06T19:36:38","modified_gmt":"2010-01-06T17:36:38","slug":"genres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/largeur.com\/?p=3050","title":{"rendered":"Ni homme ni femme: entre deux"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/large070110.jpg\" alt=\"large070110.jpg\" title=\"large070110.jpg\" border=\"0\" width=\"468\" height=\"291\" \/>\u00abAlors votre b\u00e9b\u00e9, c&rsquo;est une petite fille ou un petit gar\u00e7on?\u00bb Pour les parents, il peut arriver que la r\u00e9ponse \u00e0 cette question soit plus complexe qu\u2019il y para\u00eet. Car entre les deux genres, il existe des variantes, comme l\u2019a r\u00e9cemment montr\u00e9 le cas Caster Semenya, championne du monde du 800 m\u00e8tres f\u00e9minin en ao\u00fbt 2009 puis d\u00e9clar\u00e9e hermaphrodite (lire ci-dessous). Pour d\u00e9signer ces variantes, le corps m\u00e9dical a adopt\u00e9, en 2005, l\u2019appellation tr\u00e8s th\u00e9rapeutique de \u00abtrouble du d\u00e9veloppement sexuel\u00bb (DSD, pour Disorder of Sex Development). Avant, on parlait d\u2019hermaphrodisme.<\/p>\n<p>Les personnes concern\u00e9es, elles, pr\u00e9f\u00e8rent le terme d\u2019intersexu\u00e9, moins d\u00e9valorisant \u00e0 leurs yeux. \u00abCe terme regroupe un ensemble de personnes qui pr\u00e9sentent des organes g\u00e9nitaux (internes et\/ou externes) atypiques, explique Blaise Meyrat, chirurgien p\u00e9diatre au CHUV (Centre hospitalier universitaire vaudois). Dans la plupart des cas, il est difficile de parler de patients, car ces personnes ne sont pas malades \u00e0 proprement parler, m\u00eame si certaines sont st\u00e9riles.\u00bb<\/p>\n<p>Les DSD sont dus \u00e0 une alt\u00e9ration du m\u00e9tabolisme des hormones st\u00e9ro\u00efdiennes, qui influence le d\u00e9veloppement du f\u0153tus. \u00abJusqu\u2019\u00e0 la huiti\u00e8me semaine de d\u00e9veloppement, les embryons m\u00e2les et femelles sont identiques, rappelle la g\u00e9n\u00e9ticienne Jo\u00eblle Wiels, directrice de recherche au CNRS. Ensuite le gar\u00e7on d\u00e9veloppe un p\u00e9nis et un scrotum sous l&rsquo;effet de la testost\u00e9rone, et les filles un clitoris et des grandes l\u00e8vres en l&rsquo;absence de testost\u00e9rone.\u00bb Dans le cas des DSD, un f\u0153tus femelle produisant trop d\u2019hormones m\u00e2les va se viriliser avec l\u2019apparition de testicules, d\u2019un petit p\u00e9nis, voire dans certains cas de tous les attributs masculins. A l\u2019inverse, un embryon m\u00e2le peut se f\u00e9miniser s\u2019il ne re\u00e7oit pas assez d\u2019hormones st\u00e9ro\u00efdiennes.<\/p>\n<p>Face \u00e0 ces cas, les parents sont souvent perplexes et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s. \u00abC\u2019est tr\u00e8s difficile pour eux, confirme Jo\u00eblle Wiels. Ils sont boulevers\u00e9s car ils ne peuvent concevoir un enfant de sexe ambigu. Ce sentiment est d\u00fb \u00e0 l\u2019id\u00e9e re\u00e7ue qu\u2019il n\u2019existe que deux sexes: homme ou femme. Celui-ci serait d\u00e9termin\u00e9 une fois pour toutes au moment de la conception: soit l\u2019embryon a re\u00e7u deux chromosomes X et il deviendra une femme, soit il a un chromosome X et un Y et ce sera un homme. En fait, les choses sont plus complexes. Il existe des intersexu\u00e9s et, dans certains cas, des hommes XX et des femmes XY.\u00bb<\/p>\n<p>\u00abJ\u2019ai re\u00e7u r\u00e9cemment une jeune patiente, raconte le docteur Blaise Meyrat. M\u00eame nue, personne n\u2019aurait pu imaginer qu\u2019elle portait les chromosomes X et Y. Elle-m\u00eame ne l\u2019a appris que vers 16 ans lorsqu\u2019elle a consult\u00e9 un m\u00e9decin en raison d\u2019une absence de r\u00e8gles. Elle a v\u00e9cu cela comme un v\u00e9ritable traumatisme.\u00bb<\/p>\n<p>Si certains intersexu\u00e9s sont d\u00e9couverts \u00e0 la pubert\u00e9, \u00abla majeure partie des cas sont identifi\u00e9s \u00e0 la naissance lorsque l\u2019attribution d\u2019un sexe au nouveau-n\u00e9 n\u2019est pas imm\u00e9diatement possible, explique Stephen Lortat-Jacob, chirurgien p\u00e9diatre \u00e0 l\u2019H\u00f4pital Necker enfants malades, \u00e0 Paris. Il peut s\u2019agir, par exemple, d\u2019un enfant qui pr\u00e9sente un clitoris trop gros, un p\u00e9nis trop petit, un vagin incomplet ou des testicules sous-cutan\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<p>Une fois le diagnostic \u00e9tabli se pose un v\u00e9ritable dilemme: faut-il op\u00e9rer ou non? \u00abJusqu\u2019\u00e0 tr\u00e8s r\u00e9cemment, les m\u00e9decins intervenaient le plus vite possible lors\u00adqu\u2019un enfant naissait avec une ambigu\u00eft\u00e9 g\u00e9nitale, explique le professeur Fran\u00e7ois Ansermet, chef du service de psychiatrie de l\u2019enfant et de l\u2019adolescent aux H\u00f4pitaux universitaires de Gen\u00e8ve (HUG). Il fallait d\u00e9cider d\u2019un sexe le plus t\u00f4t possible, op\u00e9rer l\u2019enfant et le soumettre \u00e0 un traitement hormonal. Le corps m\u00e9dical agissait selon le paradigme dit de Johns Hopkins, du nom de l\u2019h\u00f4pital am\u00e9ricain o\u00f9 exer\u00e7ait le fameux endocrinologue p\u00e9diatre John Money.\u00bb<\/p>\n<p>Ce fut le cas de B., jeune intersexu\u00e9e genevoise de 23 ans. \u00abJe suis n\u00e9 avec un petit p\u00e9nis, raconte-t-elle. A l\u2019\u00e2ge de 2 ans, je me suis fait op\u00e9rer. Les m\u00e9decins m\u2019ont enlev\u00e9 le p\u00e9nis et m\u2019ont reconstruit un ut\u00e9rus. Si je n\u2019ai aucun souvenir de l\u2019op\u00e9ration, je me souviens parfaitement de mon sexe. Lorsque j\u2019\u00e9tais enfant, je demandais tout le temps \u00e0 mes parents: \u00abIl est o\u00f9 mon petit zizi?\u00bb Ils me r\u00e9pondaient que je n\u2019avais pas de zizi et que tout cela relevait de mon imagination. Finalement, j\u2019ai appris \u00e0 20 ans que j\u2019\u00e9tais intersexu\u00e9, lors d\u2019un contr\u00f4le m\u00e9dical.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Le cas John\/Joan <\/strong><\/p>\n<p>Le paradigme de Johns Hopkins est d\u00e9sormais remis en cause, notamment en raison du cas John\/Joan, de son vrai nom David Reimer. Suite \u00e0 une circoncision mal pratiqu\u00e9e, les m\u00e9decins furent oblig\u00e9s de r\u00e9aliser, chez cet enfant n\u00e9 en bonne sant\u00e9, une ablation du p\u00e9nis. Pensant que c\u2019\u00e9tait le mieux \u00e0 faire, les m\u00e9decins pratiqu\u00e8rent une r\u00e9assignation sexuelle et ses parents l\u2019\u00e9lev\u00e8rent comme une fille.<\/p>\n<p>Psychologue attitr\u00e9 de l\u2019enfant, John Money publia pendant des ann\u00e9es des rapports sur l&rsquo;\u00e9volution de Joan, d\u00e9crivant chez elle un d\u00e9veloppement f\u00e9minin r\u00e9ussi. Il utilisa cet exemple pour soutenir qu&rsquo;une r\u00e9assignation sexuelle avec reconstruction chirurgicale \u00e9tait parfaitement r\u00e9alisable, m\u00eame dans les cas o\u00f9 il n&rsquo;y avait pas d&rsquo;intersexualit\u00e9. Pour le psychologue am\u00e9ricain, la diff\u00e9rence de comportement entre gar\u00e7ons et filles \u00e9tait essentiellement le r\u00e9sultat de l\u2019apprentissage social. Mais, en fait, Joan n\u2019avait pas l\u2019impression d\u2019\u00eatre une fille. A 15 ans, elle d\u00e9cida de reprendre une identit\u00e9 masculine et se soumit \u00e0 un traitement hormonal pour inverser la r\u00e9assignation, puis subit une double mastectomie (ablation des seins) et une phalloplastie (reconstruction du p\u00e9nis), afin de redevenir John. Finalement, John\/Joan se suicida \u00e0 38 ans.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9chec du cas John\/Joan montre que l\u2019\u00e9ducation et les traitements hormonaux ne suffisent pas \u00e0 d\u00e9terminer le genre d\u2019un enfant. Une partie de ce processus se fait durant la grossesse. Les hormones pr\u00e9natales exercent en effet une forte influence sur la diff\u00e9rentiation du cerveau. \u00abMes parents me disaient toujours: \u00abArr\u00eate de te comporter comme un homme! Tu es une femme!\u00bb raconte B. Moi, je n\u2019arrivais pas \u00e0 m\u2019y faire. Je me disais, je suis un homme, il doit y avoir un probl\u00e8me.\u00bb<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui encore, le corps m\u00e9dical demeure divis\u00e9 sur la marche \u00e0 suivre face aux intersexu\u00e9s. \u00abIl n\u2019y a pas toujours de bon choix, mais il y a souvent un moins mauvais. Personnellement, j\u2019essaie d\u2019op\u00e9rer le plus rapidement possible, vers l\u2019\u00e2ge de 2 ans, dit Stephen Lortat-Jacob. Elever un enfant sans sexe d\u00e9termin\u00e9, en laissant un organe ambigu, serait id\u00e9al, mais socialement c\u2019est extr\u00eamement difficile.\u00bb<\/p>\n<p>Un avis que ne partage pas son confr\u00e8re Blaise Meyrat: \u00abJe refuse de faire une op\u00e9ration irr\u00e9versible, telle une gonadectomie (ablation des ovaires ou des testicules), sur un enfant de 2 ans. Pour moi, il faut attendre de conna\u00eetre l\u2019orientation de l\u2019enfant. On ne peut jamais \u00eatre s\u00fbr, mais vers 5 \u00e0 6 ans, on commence \u00e0 avoir une bonne id\u00e9e. A ce moment-l\u00e0, nous conseillons les parents pour qu\u2019ils \u00e9l\u00e8vent leur enfant plut\u00f4t comme une fille ou un gar\u00e7on, tout en leur expliquant que ce n\u2019est pas d\u00e9finitif et qu\u2019il pourra d\u00e9cider de changer plus tard. Pour faire des vaginoplasties (reconstruction du vagin), j\u2019attends jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 15\u201316 ans, lorsque l\u2019enfant est en mesure de faire un choix lui-m\u00eame.\u00bb<\/p>\n<p>Cette possibilit\u00e9 de choisir, les intersexu\u00e9s la r\u00e9clament d\u00e9sormais. \u00abCertains individus, op\u00e9r\u00e9s \u00e0 la naissance, ont eu des parcours de vie tr\u00e8s difficiles, explique Fran\u00e7ois Ansermet. Ils demandent qu\u2019il n\u2019y ait plus d\u2019intervention irr\u00e9versible avant que le sujet puisse se prononcer, parce qu\u2019il n\u2019existe pas de marqueur simple de la diff\u00e9rence sexuelle. Certains patients que j\u2019ai eus tout petit estiment m\u00eame qu\u2019il est pr\u00e9f\u00e9rable de d\u00e9couvrir une sexualit\u00e9 hermaphrodite, plut\u00f4t que d\u2019en vivre une g\u00e9nitale mais douloureuse en raison des op\u00e9rations.\u00bb Un constat que partage B.: \u00abOn m\u2019a reconstruit un vagin \u00e0 partir d\u2019un morceau d\u2019intestin. Il est trop petit et douloureux. Alors oui, ext\u00e9rieurement je suis une femme \u00e0 cause des op\u00e9rations. Mais \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur qui suis-je? Je ne me sens ni homme ni femme, et il n\u2019existe aucune op\u00e9ration pour changer cela.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Les multiples causes de l\u2019intersexualit\u00e9<\/p>\n<p>Officiellement appel\u00e9s Disorders of Sex Development (DSD), l\u2019intersexuation concerne environ une naissance sur 2\u2019000 \u00e0 3&rsquo;000. La majeure partie des cas est li\u00e9e \u00e0 une maladie des glandes surr\u00e9nales, appel\u00e9e hyperplasie surr\u00e9nalienne cong\u00e9nitale. Dans ce cas, les surr\u00e9nales fabriquent trop d&rsquo;androg\u00e8nes (hormones st\u00e9ro\u00efdiennes m\u00e2les) durant l\u2019embryogen\u00e8se. Cela ne change rien si c&rsquo;est un petit gar\u00e7on, mais chez les filles les grandes l\u00e8vres fusionnent plus ou moins pour ressembler \u00e0 un scrotum et le clitoris se d\u00e9veloppe pour donner un petit p\u00e9nis.<\/p>\n<p>Il y a plusieurs degr\u00e9s de virilisation avec des stades interm\u00e9diaires. Dans certains cas, cette affection pr\u00e9sente un risque vital et n\u00e9cessite un traitement \u00e0 vie, \u00e0 base de cortisone.Une autre cause est le syndrome d&rsquo;insensibilit\u00e9 aux androg\u00e8nes, qui affecte les embryons masculins XY. Il se caract\u00e9rise par une absence de r\u00e9cepteurs aux androg\u00e8nes. Si cette absence est totale, l&rsquo;enfant deviendra une femme st\u00e9rile de g\u00e9notype XY. Si l\u2019absence de r\u00e9cepteurs aux androg\u00e8nes est partielle, il s\u2019av\u00e8re difficile de d\u00e9terminer si l&rsquo;enfant, en grandissant, sera plut\u00f4t de ph\u00e9notype masculin ou f\u00e9minin.<\/p>\n<p>Pas forc\u00e9ment consid\u00e9r\u00e9 comme des intersexu\u00e9s, d\u2019autres pathologies comme la monosomie X0 ou la trisomie XXY (syndrome de Klinefelter) posent \u00e9galement des probl\u00e8mes lors de la diff\u00e9renciation sexuelle. Enfin, un cas particulier concerne les individus mosa\u00efques, dont une partie des cellules est XX et l\u2019autre XY.<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Les tests de f\u00e9minit\u00e9 en question<\/p>\n<p>Le cas de Caster Semenya, m\u00e9daille d\u2019or du 800 m\u00e8tres f\u00e9minin au dernier Championnat du monde \u00e0 Berlin en ao\u00fbt 2009, a relanc\u00e9 le d\u00e9bat sur les tests de f\u00e9minit\u00e9. Jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1960, ces tests consistaient en un simple examen physique par trois m\u00e9decins. Puis, avec l\u2019av\u00e8nement de la g\u00e9n\u00e9tique apparut le \u00abtest du corpuscule de Barr\u00bb, r\u00e9alis\u00e9 sur un \u00e9chantillon de salive. Ce corpuscule, petit morceau de mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique pr\u00e9sent dans le noyau de la cellule, n\u2019appara\u00eet que si l\u2019individu est porteur de deux chromosomes X: sa pr\u00e9sence est donc cens\u00e9e indiqu\u00e9e que l\u2019individu est XX. Probl\u00e8me, \u00abil existe des femmes XY, des hommes XX, des intersexu\u00e9s, ou encore des individus XXY\u2026\u00bb, note la g\u00e9n\u00e9ticienne Jo\u00eblle Wiels. R\u00e9sultat, le test de Barr est abandonn\u00e9 en 1992, pour un autre test g\u00e9n\u00e9tique consistant \u00e0 d\u00e9tecter un chromosome Y. Mais ce nouveau test n\u2019\u00e9chappe pas non plus aux critiques et finit par dispara\u00eetre. D\u00e9sormais, les tests de f\u00e9minit\u00e9 impliquent endocrinologues, g\u00e9n\u00e9ticiens, gyn\u00e9cologues, psychologues, analyse chromosomique et scanner\u2026 Un processus compliqu\u00e9 qui ne parvient pas toujours \u00e0 donner une r\u00e9ponse d\u00e9finitive.<\/p>\n<p>\u00abLe probl\u00e8me, c\u2019est qu\u2019il n\u2019existe pas de marqueur simple de la diff\u00e9rence sexuelle, souligne le professeur Fran\u00e7ois Ansermet. Entre le sexe chromosomique, le sexe endocrinien, le sexe c\u00e9r\u00e9bral, le sexe morphologique, le genre, le choix de chacun&#8230; Difficile d\u2019apporter une r\u00e9ponse simple.\u00bb<\/p>\n<p>_______<\/p>\n<p>Une version de cet article est parue dans le magazine Reflex.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour l\u2019Etat civil, les citoyens sont homme ou femme. Mais la r\u00e9alit\u00e9 s\u2019av\u00e8re plus complexe. Entre ces deux genres, il existe de nombreuses possibilit\u00e9s d&rsquo;intersexualit\u00e9, face auxquelles la m\u00e9decine ne dispose pas toujours de la bonne r\u00e9ponse. Enqu\u00eate.<\/p>\n","protected":false},"author":19489,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-3050","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-latitude","latitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3050","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/19489"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3050"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3050\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3050"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3050"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/largeur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3050"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}